Psystar
Clones : Psystar fait finalement appel [15.01.2010 22:50 - AZ]
On pensait que ça en était fini de Psystar, qui allait se transformer en vendeur de tee-shirts à son effigie. D'après le Mac Observer, Psystar aurait pourtant décidé de faire appel de manière officielle, en déposant son recours auprès de la U.S. Court of Appeals for the Ninth Circuit, la plus grand cour d'appel des Etats-Unis, couvrant tout l'Ouest américain.
Depuis le 31 décembre 2009, la société n'a plus le droit de vendre d'ordinateurs équipés de Mac OS X, de vendre des logiciels permettant de contourner les mécanismes de contrôle de Mac OS X, ou même d'assister des utilisateurs à procéder à de tels contournements, en vertu d'une décision de justice prise par le juge Alsup.
Ce dépôt du dossier d'appel n'est que la première étape d'un long processus, dont le prochain arrêt est le choix par Psystar de trois juges qui devront examiner cette demande. Pendant ce temps, l'injonction à l'encontre de Psystar reste en vigueur. Bref, la suite, au prochain épisode…
Sur le même sujet : - La saga Psystar
Depuis le 31 décembre 2009, la société n'a plus le droit de vendre d'ordinateurs équipés de Mac OS X, de vendre des logiciels permettant de contourner les mécanismes de contrôle de Mac OS X, ou même d'assister des utilisateurs à procéder à de tels contournements, en vertu d'une décision de justice prise par le juge Alsup.
Ce dépôt du dossier d'appel n'est que la première étape d'un long processus, dont le prochain arrêt est le choix par Psystar de trois juges qui devront examiner cette demande. Pendant ce temps, l'injonction à l'encontre de Psystar reste en vigueur. Bref, la suite, au prochain épisode…
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Les serveurs de Psystar permettant d'activer Rebel EFI - son logiciel permettant d'installer Mac OS X sur PC - ne fonctionnent plus. Un client qui avait fait l'acquisition d'une licence en octobre dernier vient d'en faire l'expérience. Suite à un changement de disque dur sur son PC, il a été contraint de passer par la case activation, mais les serveurs Psystar sont depuis sa première tentative toujours hors ligne.
Fin décembre, Psystar avait expliqué qu'elle arrêtait la commercialisation de son programme tant qu'elle n'aurait pas l'accord de la Cour. Cependant, elle avait promis qu'elle continuerait à offrir le support technique à ses clients sur les matériels et logiciels dont elle a cessé la vente. Manifestement, ce n'est pas le cas.
Fin décembre, Psystar avait expliqué qu'elle arrêtait la commercialisation de son programme tant qu'elle n'aurait pas l'accord de la Cour. Cependant, elle avait promis qu'elle continuerait à offrir le support technique à ses clients sur les matériels et logiciels dont elle a cessé la vente. Manifestement, ce n'est pas le cas.
Chaque semaine semble apporter un changement sur le magasin en ligne de l'ex-cloneur Psystar. La société s'explique sur l'arrêt de la commercialisation de Rebel EFI, le logiciel qu'elle vendait $50 et qui permettait d'installer Mac OS X sur n'importe quel PC.
Dans un long message, Psystar indique que c'était l'attitude la plus sage à avoir en attendant d'avoir des précisions de la Cour concernant le cas de son logiciel. La société souligne qu'elle est plus déterminée que jamais à permettre à tout un chacun d'utiliser Mac OS X sur la machine de son choix. Elle indique également que toute personne qui achètera un t-shirt sur son magasin, ou qui fera une donation d'au moins $20 pour soutenir la cause, recevra une licence de Rebel EFI quand la Cour validera sa commercialisation, pour autant qu'elle le fasse jamais.
Psystar indique qu'elle est en profond désaccord avec le terme de "contrevenants au copyright irréductibles" dont la Cour l'a affublé. Elle souligne le fait qu'elle s'oppose farouchement au piratage de logiciel et que chaque licence de Mac OS X est ou sera dument payée à Apple. Le cœur du problème pour Psystar tient au fait qu'un utilisateur devrait avoir de droit de faire ce que bon lui semble du produit qu'il a acheté : selon elle, Apple ne devrait pas avoir le droit de vous empêcher d'installer Mac OS X sur un PC, pas plus qu'un éditeur ne peut vous empêcher de lire un de ses livres dans la salle de bain, ou qu'une maison de disque ne peut vous empêcher d'écouter un de ses titres en faisant du vélo, et il n'y a pas de raison que ça soit différent pour le logiciel.
L'ancien cloneur rappelle qu'il continuera à offrir du support technique à ses clients sur les matériels et logiciels dont il a cessé la vente, et que leurs garanties sont toujours valides. Il indique également qu'il proposera à nouveau des ordinateurs à la vente d'ici quelques jours, cette fois uniquement équipés de diverses versions de Linux. Il souligne d'autre part que ces machines sont incidemment pleinement compatibles avec Mac OS X, grâce à des composants dont il existe un driver pour l'OS d'Apple, soit provenant directement de la firme de Cupertino, soit par le biais de la communauté open-source. La chose facilitant l'installation d'un système d'exploitation basé sur XNU, y compris Pure Darwin…
Psystar promet également de nouvelles versions de Rebel EFI, pour peu que la justice tranche en sa faveur. Ces nouvelles versions seront dédiées à des machines en particulier, telles que le Dell 9 mini ou encore les netbooks de HP. Ces versions seront également proposés aux personnes bénéficiant d'une licence gratuite par le biais indiqué plus haut.
Enfin, on sait à quoi ressemble le t-shirt proposé par Psystar, désormais sa seule source de revenus en attendant le retour des machines sur le magasin. Sur la face avant est inscrit "j'ai attaqué Psystar en justice", et le dos ajoute "… et tout ce que j'ai récolté c'est une injonction foireuse", avec le logo de la société. Le magasin invite également à soutenir la cause par le biais de dons de 3 montants différents : $20, $50, et $100.
Dans un long message, Psystar indique que c'était l'attitude la plus sage à avoir en attendant d'avoir des précisions de la Cour concernant le cas de son logiciel. La société souligne qu'elle est plus déterminée que jamais à permettre à tout un chacun d'utiliser Mac OS X sur la machine de son choix. Elle indique également que toute personne qui achètera un t-shirt sur son magasin, ou qui fera une donation d'au moins $20 pour soutenir la cause, recevra une licence de Rebel EFI quand la Cour validera sa commercialisation, pour autant qu'elle le fasse jamais.
Psystar indique qu'elle est en profond désaccord avec le terme de "contrevenants au copyright irréductibles" dont la Cour l'a affublé. Elle souligne le fait qu'elle s'oppose farouchement au piratage de logiciel et que chaque licence de Mac OS X est ou sera dument payée à Apple. Le cœur du problème pour Psystar tient au fait qu'un utilisateur devrait avoir de droit de faire ce que bon lui semble du produit qu'il a acheté : selon elle, Apple ne devrait pas avoir le droit de vous empêcher d'installer Mac OS X sur un PC, pas plus qu'un éditeur ne peut vous empêcher de lire un de ses livres dans la salle de bain, ou qu'une maison de disque ne peut vous empêcher d'écouter un de ses titres en faisant du vélo, et il n'y a pas de raison que ça soit différent pour le logiciel.
L'ancien cloneur rappelle qu'il continuera à offrir du support technique à ses clients sur les matériels et logiciels dont il a cessé la vente, et que leurs garanties sont toujours valides. Il indique également qu'il proposera à nouveau des ordinateurs à la vente d'ici quelques jours, cette fois uniquement équipés de diverses versions de Linux. Il souligne d'autre part que ces machines sont incidemment pleinement compatibles avec Mac OS X, grâce à des composants dont il existe un driver pour l'OS d'Apple, soit provenant directement de la firme de Cupertino, soit par le biais de la communauté open-source. La chose facilitant l'installation d'un système d'exploitation basé sur XNU, y compris Pure Darwin…
Psystar promet également de nouvelles versions de Rebel EFI, pour peu que la justice tranche en sa faveur. Ces nouvelles versions seront dédiées à des machines en particulier, telles que le Dell 9 mini ou encore les netbooks de HP. Ces versions seront également proposés aux personnes bénéficiant d'une licence gratuite par le biais indiqué plus haut.
Enfin, on sait à quoi ressemble le t-shirt proposé par Psystar, désormais sa seule source de revenus en attendant le retour des machines sur le magasin. Sur la face avant est inscrit "j'ai attaqué Psystar en justice", et le dos ajoute "… et tout ce que j'ai récolté c'est une injonction foireuse", avec le logo de la société. Le magasin invite également à soutenir la cause par le biais de dons de 3 montants différents : $20, $50, et $100.

Après avoir disparu brièvement puis être revenu en ligne (voir notre article Psystar : KO définitif ?), le site de Psystar a quelque peu modifié son offre.
Son logiciel Rebel EFI, proposé en téléchargement pour $50, est marqué comme étant "épuisé". S'il est toujours possible de télécharger la démonstration, il n'est en revanche plus possible d'acheter un numéro de série.
On pourrait croire que Psystar n'a plus de moyens de générer des revenus, sachant par ailleurs que plus aucune machine n'est en vente, mais un nouvel élément vient d'être ajouté au magasin, désormais le seul en vente : des t-shirts à $15…
Son logiciel Rebel EFI, proposé en téléchargement pour $50, est marqué comme étant "épuisé". S'il est toujours possible de télécharger la démonstration, il n'est en revanche plus possible d'acheter un numéro de série.
On pourrait croire que Psystar n'a plus de moyens de générer des revenus, sachant par ailleurs que plus aucune machine n'est en vente, mais un nouvel élément vient d'être ajouté au magasin, désormais le seul en vente : des t-shirts à $15…

Suite à la décision de justice reconnaissant que Psystar Violait le copyright de Mac OS X, le cloneur californien avait retiré de la vente tous ses ordinateurs sous OS X, ne conservant en rayon que quelques références sous Windows 7. Ce n'est désormais plus le cas : depuis quelques heures, le site Web de Psystar n'est plus accessible — et il ne fait aucun doute qu'il ne reviendra pas.
« [Psystar], qui fabrique des machines qui font tourner le système d'exploitation populaire d'Apple, va licencier ses huit employés », a expliqué l'avocat du cloneur au journal Newswires. Le PDG de Psystar, Rudy Pedraza, aurait été encore plus clair, toujours selon l'avocat, annonçant qu'il « ferme boutique immédiatement ». Un peu plus tôt dans la semaine, le juge Alsup avait pourtant décidé de laisser une chance à Psystar en lui offrant la possibilité de défendre son droit de vendre Rebel EFI — mais il aurait fallu pour cela monter un tout nouveau dossier pour un tout nouveau procès.
Il semble que c'en est trop pour Psystar, qui fait aujourd'hui ses adieux à la scène publique, refermant un dossier ouvert en avril 2008. Apple sort une nouvelle gagnant d'un affrontement avec un cloneur, et réaffirme une nouvelle fois son copyright sur son système d'exploitation — aux Etats-Unis en tout cas, pas sûr que les cloneurs européens puissent être inquiétés de la même manière.
[MàJ] Le site est depuis revenu en ligne, mais les étagères sont quasi-vides. Seul le Rebel EFI, qui devrait faire l'objet des prochaines discussions entre Apple et Psystar, est encore listé, mais il n'est semble-t-il pas possible de le commander.
Il semble en fait que l'avocat de Psystar se serait un peu avancé, la firme représentant le cloneur en Floride (Psystar affronte Apple sur deux terrains dans deux cours) l'ayant démenti, affirmant que les consommateurs peuvent toujours « acheter une clef Rebel EFI, un PC chez Dell ou chez nous, et installer Mac OS X dessus avec Rebel EFI ». Affaire, donc, à suivre : Psystar a jusqu'au 31 décembre pour décider de son futur.
Sur le même sujet :
- Les clones de Psystar ont disparu
- Psystar définitivement débouté en Californie
- Psystar : Apple demande l'interdiction de Rebel EFI
« [Psystar], qui fabrique des machines qui font tourner le système d'exploitation populaire d'Apple, va licencier ses huit employés », a expliqué l'avocat du cloneur au journal Newswires. Le PDG de Psystar, Rudy Pedraza, aurait été encore plus clair, toujours selon l'avocat, annonçant qu'il « ferme boutique immédiatement ». Un peu plus tôt dans la semaine, le juge Alsup avait pourtant décidé de laisser une chance à Psystar en lui offrant la possibilité de défendre son droit de vendre Rebel EFI — mais il aurait fallu pour cela monter un tout nouveau dossier pour un tout nouveau procès.
Il semble que c'en est trop pour Psystar, qui fait aujourd'hui ses adieux à la scène publique, refermant un dossier ouvert en avril 2008. Apple sort une nouvelle gagnant d'un affrontement avec un cloneur, et réaffirme une nouvelle fois son copyright sur son système d'exploitation — aux Etats-Unis en tout cas, pas sûr que les cloneurs européens puissent être inquiétés de la même manière.
[MàJ] Le site est depuis revenu en ligne, mais les étagères sont quasi-vides. Seul le Rebel EFI, qui devrait faire l'objet des prochaines discussions entre Apple et Psystar, est encore listé, mais il n'est semble-t-il pas possible de le commander.
Il semble en fait que l'avocat de Psystar se serait un peu avancé, la firme représentant le cloneur en Floride (Psystar affronte Apple sur deux terrains dans deux cours) l'ayant démenti, affirmant que les consommateurs peuvent toujours « acheter une clef Rebel EFI, un PC chez Dell ou chez nous, et installer Mac OS X dessus avec Rebel EFI ». Affaire, donc, à suivre : Psystar a jusqu'au 31 décembre pour décider de son futur.
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- Les clones de Psystar ont disparu
- Psystar définitivement débouté en Californie
- Psystar : Apple demande l'interdiction de Rebel EFI
Suite à l'accord signé avec Apple, qui prenait acte de sa condamnation, Psystar avait affiché ses clones comme étant en rupture de stock (voir notre article Psystar à court de clones).
Depuis, la société a fait l'objet d'une injonction permanente en Californie (voir Psystar définitivement déboutée en Californie). Le site du cloneur s'en fait le reflet, puisque les ordinateurs litigieux en ont cette fois tout bonnement disparu. Tout au plus peut-on encore trouver quelques modèles livrés avec Windows 7, quoi que seul le stock de l'Open Pro ne soit pas indiqué comme étant épuisé. De même, aucune des machines livrée avec Linux ou Windows 2008 ne sont disponibles.
La page d'accueil de Psystar est bien déserte, mais demeure une dernière bravade, avec la présence persistante de Rebel EFI, bien que celui-ci fasse également l'objet de l'injonction californienne.
Seul reliquat attestant que les clones aient jamais existé, il reste encore quelques bannières faisant l'article de feu l'OpenDuo, qui affichent pudiquement le coffret de la Mac Box Set en lieu et place de Snow Leopard, mais les pages vers lesquelles celles-ci pointent ont disparu.
Depuis, la société a fait l'objet d'une injonction permanente en Californie (voir Psystar définitivement déboutée en Californie). Le site du cloneur s'en fait le reflet, puisque les ordinateurs litigieux en ont cette fois tout bonnement disparu. Tout au plus peut-on encore trouver quelques modèles livrés avec Windows 7, quoi que seul le stock de l'Open Pro ne soit pas indiqué comme étant épuisé. De même, aucune des machines livrée avec Linux ou Windows 2008 ne sont disponibles.
La page d'accueil de Psystar est bien déserte, mais demeure une dernière bravade, avec la présence persistante de Rebel EFI, bien que celui-ci fasse également l'objet de l'injonction californienne.

Seul reliquat attestant que les clones aient jamais existé, il reste encore quelques bannières faisant l'article de feu l'OpenDuo, qui affichent pudiquement le coffret de la Mac Box Set en lieu et place de Snow Leopard, mais les pages vers lesquelles celles-ci pointent ont disparu.

Après avoir entendu hier Apple et Psystar, le juge Alsup en Californie a accordé une injonction définitive au premier (PDF). Psystar n'a plus le droit de vendre Mac OS X (Leopard comme Snow Leopard) ou toute version dérivée du système, d'encourager à enfreindre le copyright qui lui est associé, de contourner ses mesures de protection afin de le faire fonctionner ailleurs que sur des Mac ou de participer à la création de telles méthodes, et plus généralement de faire quoi que ce soit qui enfreint les copyrights de Mac OS X. Psystar doit se conformer à cette injonction d'ici au 31 décembre et s'y atteler immédiatement.
Le cas de Rebel EFI cette application vendue 50$ pour faciliter l'installation de Mac OS X sur des PC n'a pas été complètement réglé. Il n'est pas cité dans les différents termes de l'injonction. Le juge s'est dit dans l'impossibilité de statuer de façon précise, car Psystar n'avait pas clairement expliqué l'objet de cet utilitaire.
Toutefois, le juge a mis en garde le cloner, estimant que faire valoir son droit à vendre Rebel EFI était à ses risques et périls, ses arguments étaient assez faibles et il risquait au final de se retrouver sous le coup des mêmes considérations qui ont mené à cette injonction. Psystar pour sa part estime que Rebel EFI "n'entre jamais en contact" avec Mac OS X et ne modifie en rien le système. Il reste encore à la cour de Floride de se prononcer sur l'autre volet de l'affaire qui ne porte lui que sur Snow Leopard.
Sur le même sujet :
Psystar : la stratégie d'Apple
Le cas de Rebel EFI cette application vendue 50$ pour faciliter l'installation de Mac OS X sur des PC n'a pas été complètement réglé. Il n'est pas cité dans les différents termes de l'injonction. Le juge s'est dit dans l'impossibilité de statuer de façon précise, car Psystar n'avait pas clairement expliqué l'objet de cet utilitaire.
Toutefois, le juge a mis en garde le cloner, estimant que faire valoir son droit à vendre Rebel EFI était à ses risques et périls, ses arguments étaient assez faibles et il risquait au final de se retrouver sous le coup des mêmes considérations qui ont mené à cette injonction. Psystar pour sa part estime que Rebel EFI "n'entre jamais en contact" avec Mac OS X et ne modifie en rien le système. Il reste encore à la cour de Floride de se prononcer sur l'autre volet de l'affaire qui ne porte lui que sur Snow Leopard.
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Psystar : la stratégie d'Apple
Nouvel épisode dans l'affaire Psystar : on se souvient que suite à l'accord signé avec Apple, Psystar avait fait valoir au juge que Rebel EFI ne devait pas être inclus dans l'injonction dont elle fait l'objet.
Rappelons que Rebel EFI est un logiciel, vendu $50, qui permet d'installer Snow Leopard sur n'importe quel PC. Psystar a souligné le fait qu'elle ne violait pas l'accord de licence de Mac OS X en vendant le logiciel, dans la mesure où la responsabilité d'une telle installation incombait à l'utilisateur final. Elle a d'autre part indiqué que Rebel EFI n'existait tout bonnement pas lorsqu'Apple a intenté son action en justice, et qu'en conséquence les attendus du procès ne pouvaient concerner ce fait nouveau qui sortait de son cadre initial.
Apple vient de rétorquer, en demandant au juge d'inclure Rebel EFI dans sa décision. "Même si Psystar a cessé de vendre des ordinateurs avec Mac OS X préinstallé, l'injonction doit interdire à Psystar de fournir un support matériel à une violation de nos droits par les clients de Psystar", avancent les avocats (voir notre article Psystar à court de clones)
Ils s'appuient sur une jurisprudence concernant un fabricant de t-shirts imprimés faisant figurer Mickey et Minnie sans avoir obtenu de licence de Disney. La cour avait condamné le contrefacteur non seulement à interrompre cette production, mais également à ne pas la poursuivre avec d'autres personnages de Disney dans le futur. Une injonction judiciaire peut donc, du moins selon la loi américaine, interdire la production passée et à venir de contrefaçons de manière continue, et porte au delà du cadre strict sur lequel elle a été prononcée.
Psystar a également fait valoir qu'une décision dans ce sens pourrait interférer avec le procès intenté en Floride, toujours pendant. Apple a rétorqué que précisément, cette Cour n'avait pour le moment pas délivré sa décision, et qu'en conséquence s'il devait y avoir incompatibilité, elle incomberait à cette seconde cour, et le juge de Californie a donc les mains libres.
Rebel EFI est le dernier élément auquel s'accroche Psystar dans cette affaire. Si la justice devait interdire sa vente, Psystar serait contrainte de devenir un fabricant de PC comme les autres. Cette dernière ressource lui sera précieuse, si elle veut pouvoir payer les 2,6 millions de dollars qu'elle a déjà été condamnée à payer (voir notre article Psystar accepte de verser 2,6 millions de dollars à Apple). Quoi qu'il en soit, on constate que, comme nous l'avions évoqué (voir notre une Psystar : la stratégie d'Apple), l'affaire est loin d'avoir trouvé son issue avec l'accord signé entre Apple et Psystar.
Rappelons que Rebel EFI est un logiciel, vendu $50, qui permet d'installer Snow Leopard sur n'importe quel PC. Psystar a souligné le fait qu'elle ne violait pas l'accord de licence de Mac OS X en vendant le logiciel, dans la mesure où la responsabilité d'une telle installation incombait à l'utilisateur final. Elle a d'autre part indiqué que Rebel EFI n'existait tout bonnement pas lorsqu'Apple a intenté son action en justice, et qu'en conséquence les attendus du procès ne pouvaient concerner ce fait nouveau qui sortait de son cadre initial.
Apple vient de rétorquer, en demandant au juge d'inclure Rebel EFI dans sa décision. "Même si Psystar a cessé de vendre des ordinateurs avec Mac OS X préinstallé, l'injonction doit interdire à Psystar de fournir un support matériel à une violation de nos droits par les clients de Psystar", avancent les avocats (voir notre article Psystar à court de clones)
Ils s'appuient sur une jurisprudence concernant un fabricant de t-shirts imprimés faisant figurer Mickey et Minnie sans avoir obtenu de licence de Disney. La cour avait condamné le contrefacteur non seulement à interrompre cette production, mais également à ne pas la poursuivre avec d'autres personnages de Disney dans le futur. Une injonction judiciaire peut donc, du moins selon la loi américaine, interdire la production passée et à venir de contrefaçons de manière continue, et porte au delà du cadre strict sur lequel elle a été prononcée.
Psystar a également fait valoir qu'une décision dans ce sens pourrait interférer avec le procès intenté en Floride, toujours pendant. Apple a rétorqué que précisément, cette Cour n'avait pour le moment pas délivré sa décision, et qu'en conséquence s'il devait y avoir incompatibilité, elle incomberait à cette seconde cour, et le juge de Californie a donc les mains libres.
Rebel EFI est le dernier élément auquel s'accroche Psystar dans cette affaire. Si la justice devait interdire sa vente, Psystar serait contrainte de devenir un fabricant de PC comme les autres. Cette dernière ressource lui sera précieuse, si elle veut pouvoir payer les 2,6 millions de dollars qu'elle a déjà été condamnée à payer (voir notre article Psystar accepte de verser 2,6 millions de dollars à Apple). Quoi qu'il en soit, on constate que, comme nous l'avions évoqué (voir notre une Psystar : la stratégie d'Apple), l'affaire est loin d'avoir trouvé son issue avec l'accord signé entre Apple et Psystar.
Suite à l'accord signé entre Apple et Psystar, les conséquences ne se seront pas faites attendre : tous les clones du fabricants sont indiqués comme étant en "rupture de stock". Une première étape cependant, puisque le site comprend toujours les captures d'écran de Mac OS X qui font partie des motifs de litige avec Apple sur ses marques déposées.
Il est donc désormais impossible d'acquérir la moindre machine, que ce soit celles dédiées au bureau ou le serveur au format rack. Par contre, Psystar continue de vendre des moniteurs LCD, des disques durs, des cartes Firewire 400 et 800, des barettes de RAM, des interfaces Bluetooth et Wifi, et des cartes vidéo.
Seuls reliquats de son activité dédiée à Mac OS X, Rebel EFI reste et demeure en vente, et la page consacrée aux offres de partenariats OEM est toujours en ligne. Rebel EFI doit encore faire l'objet de débats judiciaire, le 14 décembre en Californie, et ultérieurement en Floride. Le blog juridique Groklaw estime que Psystar a peu de chances de voir Rebel EFI épargné par la justice.
L'avocat de Psystar a confirmé que la société ne vendrait désormais plus de machines livrées avec Mac OS X préinstallé, tout en soulignant que l'accord signé avec Apple est "extrêmement favorable" à son client. Il indique également que cet accord était nécessaire pour pouvoir se pourvoir en appel devant la Cour d'Appel du 9e circuit (la Cour Fédérale qui gère les affaires de certains états, dont la Californie).
Psystar continuera toutefois à vendre des ordinateurs, mais ceux-ci ne seront plus équipés de Mac OS X. Psystar a commercialisé ses premiers clones en avril 2008, voilà qui met un terme à cette page de l'affaire.

Il est donc désormais impossible d'acquérir la moindre machine, que ce soit celles dédiées au bureau ou le serveur au format rack. Par contre, Psystar continue de vendre des moniteurs LCD, des disques durs, des cartes Firewire 400 et 800, des barettes de RAM, des interfaces Bluetooth et Wifi, et des cartes vidéo.
Seuls reliquats de son activité dédiée à Mac OS X, Rebel EFI reste et demeure en vente, et la page consacrée aux offres de partenariats OEM est toujours en ligne. Rebel EFI doit encore faire l'objet de débats judiciaire, le 14 décembre en Californie, et ultérieurement en Floride. Le blog juridique Groklaw estime que Psystar a peu de chances de voir Rebel EFI épargné par la justice.
L'avocat de Psystar a confirmé que la société ne vendrait désormais plus de machines livrées avec Mac OS X préinstallé, tout en soulignant que l'accord signé avec Apple est "extrêmement favorable" à son client. Il indique également que cet accord était nécessaire pour pouvoir se pourvoir en appel devant la Cour d'Appel du 9e circuit (la Cour Fédérale qui gère les affaires de certains états, dont la Californie).
Psystar continuera toutefois à vendre des ordinateurs, mais ceux-ci ne seront plus équipés de Mac OS X. Psystar a commercialisé ses premiers clones en avril 2008, voilà qui met un terme à cette page de l'affaire.
Un accord qui surprendLorsque les premiers échos d'un accord entre Psystar et Apple se sont fait entendre, ils avaient de quoi laisser dubitatif : lorsqu'une grosse entreprise attaque une petite entreprise pour violation de sa propriété intellectuelle, le scénario est immuable. La grosse société ne lâche jamais, jusqu'à ce que ses droits soient réaffirmés par le tribunal de façon pleine, entière, et incontestable.
Ça n'est pas tant pour les dommages et intérêts (la grosse société est quasi-certaine que la petite ne sera jamais en mesure de tout payer) que pour le respect de ses droits. Et ça n'est pas tant pour faire cesser le trafic de sa licence à ce petit niveau, que pour faire un exemple et décourager d'autres sociétés d'en faire autant sur une plus grande échelle : il s'agit d'endiguer la voie d'eau. Pour preuve, lorsqu'il arrive dans un procès similaire qu'une grosse société soit déboutée sur une question technique, il est fréquent de voir nombre d'autres petites sociétés s'essayer à la contrefaçon, avec l'espoir de s'en tirer à aussi bon compte. En outre, de telles pratiques concourent à la dilution de marque et à la concurrence déloyale, qui aboutissent au final à des dommages financiers bien sûr, mais surtout à une atteinte à ce qu'on appelle le droit moral, dont les conséquences peuvent être lourdes. Comme on le voit, la défense des droits est un enjeu crucial à plus d'un titre, et c'est particulièrement vrai pour Apple. >> Lire la suite
On en sait un peu plus sur l'accord que Psystar et Apple ont conclu : suite à la décision de justice qui a déterminé que Psystar s'était rendue coupable de violation de copyright, violation de contrat, et violation de la loi américaine Digital Millennium Copyright Act (interdisant le contournement des mesures de protection, voir notre article Psystar perd un gros match face à Apple), celle-ci a convenu de verser 2.675.050 dollars à Apple.
Il restait cependant dans cette affaire d'autres chefs d'accusation : violation de marque déposée (nominale et graphique), dilution de marque, et concurrence déloyale, qu'Apple accepte de ne pas poursuivre.
En outre, Apple consent à ne pas encaisser ladite somme tant que Psystar n'aura pas épuisé toutes les voies de recours, et les deux parties ont convenu que l'accord ne serait pas évoqué dans la deuxième procédure, jugée en Floride, et pour laquelle Apple avait demandé une confusion avec le procès jugé en Californie (voir notre article Psystar : Apple exige la fusion des procédures).
En somme, il s'agit essentiellement de solder la procédure Californienne, suite au revers essuyé par Psystar. L'affaire se poursuit cependant, tant sur les différents pourvois d'appel que Psystar peut invoquer en Californie, que sur la procédure de Floride. La question de Rebel EFI reste en suspens, si Psystar semble avoir l'intention de poursuivre sa commercialisation, nul doute qu'Apple ne l'entendra pas de cette oreille.
Il restait cependant dans cette affaire d'autres chefs d'accusation : violation de marque déposée (nominale et graphique), dilution de marque, et concurrence déloyale, qu'Apple accepte de ne pas poursuivre.
En outre, Apple consent à ne pas encaisser ladite somme tant que Psystar n'aura pas épuisé toutes les voies de recours, et les deux parties ont convenu que l'accord ne serait pas évoqué dans la deuxième procédure, jugée en Floride, et pour laquelle Apple avait demandé une confusion avec le procès jugé en Californie (voir notre article Psystar : Apple exige la fusion des procédures).
En somme, il s'agit essentiellement de solder la procédure Californienne, suite au revers essuyé par Psystar. L'affaire se poursuit cependant, tant sur les différents pourvois d'appel que Psystar peut invoquer en Californie, que sur la procédure de Floride. La question de Rebel EFI reste en suspens, si Psystar semble avoir l'intention de poursuivre sa commercialisation, nul doute qu'Apple ne l'entendra pas de cette oreille.
D'après Inforworld, l'affaire Psystar pourrait bien avoir trouvé un épilogue : un accord aurait été signé entre le cloneur et Apple, dans lequel Psystar accepte de verser des dommages et intérêts dont le montant n'a pas été divulgué. Apple de son côté accepte de retirer ses plaintes concernant la violation de son copyright, et accepte de ne pas encaisser la somme en question tant que Psystar n'est pas arrivée à bout des recours judiciaires possibles. De son côté Psystar pourra poursuivre la commercialisation de ses ordinateurs, sans toutefois continuer à les équiper de Mac OS X : à charge de l'utilisateur final de le faire, et d'en prendre la responsabilité. Psystar entend également poursuivre la commercialisation de Rebel EFI, un logiciel qui permet d'installer Mac OS X sur n'importe quel PC (voir notre article Psystar : un logiciel pour convertir tout PC en Mac).
La nouvelle laisse quelque peu perplexe : on se demande bien quel intérêt Apple aurait à accepter un tel accord, et quel moyen Psystar a pu trouver pour la convaincre. En effet, le montant des dommages et intérêts, comme la durée de la procédure, ont sans doute moins d'importance aux yeux de la firme de Cupertino que la protection pleine et entière de sa chasse gardée. On s'attendait plus à ce qu'Apple fasse un exemple de cette affaire, histoire de décourager toute vocation qu'elle aurait pu susciter chez des émules.
La nouvelle laisse quelque peu perplexe : on se demande bien quel intérêt Apple aurait à accepter un tel accord, et quel moyen Psystar a pu trouver pour la convaincre. En effet, le montant des dommages et intérêts, comme la durée de la procédure, ont sans doute moins d'importance aux yeux de la firme de Cupertino que la protection pleine et entière de sa chasse gardée. On s'attendait plus à ce qu'Apple fasse un exemple de cette affaire, histoire de décourager toute vocation qu'elle aurait pu susciter chez des émules.
Le long feuilleton de la bataille juridique entre Apple et le cloneur Psystar vient de connaître un nouveau développement. La semaine dernière, Apple a demandé à un juge fédéral de Floride d'annuler la procédure lancée dans cet Etat par Psystar en août dernier, ou de la renvoyer en Californie pour la confondre avec une autre procédure similaire.
En effet, les différents litiges opposant Apple à Psystar se déroulent dans deux Etats américains différents : la Californie, mère patrie d'Apple, où les débats sont jugés par Wiilliam Alsup, et donc la Floride, sous la tutelle du juge William Hoeveler.
Psystar avait en effet lancé deux procédures similaires à l'encontre d'Apple, l'une pour Leopard et l'autre pour Snow Leopard, arguant que les méthodes employées par Apple pour empêcher leur installation sur du matériel non frappé du sceau de la pomme étaient illégales et anti-concurrentielles. Apple avait dans un premier temps demandé à ce que la procédure soit jugée irrecevable, sans succès. Mais forte de sa dernière victoire en date (voir notre article Psystar perd un gros match face à Apple), et insistant sur le fait qu'il n'y a aucune différence fondamentale entre Leopard et Snow Leopard concernant la protection contre l'installation, Apple a donc demandé à ce que les deux procédures soient confondues et rapatriées en Californie. Apple insiste sur le fait que les méthodes de Psystar en l'occurrence ne constituent rien d'autre qu'une course au "mieux-disant judiciaire", multipliant les procédures dans différents Etats jusqu'à ce que l'un d'entre eux leur donne raison, tout en gagnant du temps pour continuer à écouler leurs machines litigieuses.
En effet, les différents litiges opposant Apple à Psystar se déroulent dans deux Etats américains différents : la Californie, mère patrie d'Apple, où les débats sont jugés par Wiilliam Alsup, et donc la Floride, sous la tutelle du juge William Hoeveler.
Psystar avait en effet lancé deux procédures similaires à l'encontre d'Apple, l'une pour Leopard et l'autre pour Snow Leopard, arguant que les méthodes employées par Apple pour empêcher leur installation sur du matériel non frappé du sceau de la pomme étaient illégales et anti-concurrentielles. Apple avait dans un premier temps demandé à ce que la procédure soit jugée irrecevable, sans succès. Mais forte de sa dernière victoire en date (voir notre article Psystar perd un gros match face à Apple), et insistant sur le fait qu'il n'y a aucune différence fondamentale entre Leopard et Snow Leopard concernant la protection contre l'installation, Apple a donc demandé à ce que les deux procédures soient confondues et rapatriées en Californie. Apple insiste sur le fait que les méthodes de Psystar en l'occurrence ne constituent rien d'autre qu'une course au "mieux-disant judiciaire", multipliant les procédures dans différents Etats jusqu'à ce que l'un d'entre eux leur donne raison, tout en gagnant du temps pour continuer à écouler leurs machines litigieuses.
Avant que la situation se gâte pour Psystar, la société a essayé de lever des fonds. Son objectif ? Lever 24 millions de dollars afin de pouvoir concurrencer Apple.
Lorsque les frères Pedraza présentaient leur société à des investisseurs, ils affichaient de grandes ambitions. Ils pensaient vendre "dans le pire des cas" 70 000 ordinateurs en 2009, 470 000 en 2010 et 1,45 million en 2011. Et dans le meilleur des scénarios, ils tablaient sur des ventes de 130 000 unités en 2009, de 1,87 million en 2010 et de 12 millions en 2011. À titre de comparaison, Apple a vendu pour la première fois de son histoire cette année plus de 10 millions de Macintosh (lire : Apple : 3 millions de Mac vendus ce trimestre).
Pour parvenir à ses fins, Psystar était convaincu qu’il fallait ajouter des ordinateurs portables à sa gamme de clones. La société prévoyait de lancer au premier trimestre OpenBook, un portable doté d’un écran de 13 pouces équipé d’un processeur Core 2 Duo à 2 GHz avec 2 Go de RAM et un disque dur de 250 Go. Le tout pour 699 $ soit 300 $ de moins que l’entrée de gamme chez Apple. Psystar a plusieurs fois mentionné publiquement travailler sur un portable, mais celui-ci n’a jamais vu le jour (lire : Un portable Psystar en préparation).
Matthew Lynde, consultant chez Cornerstone Research, a épluché les comptes de Psystar. Embauché par Apple pour chiffrer les dommages causés par le cloneur, il estime que ce dernier a vendu moins de 1000 ordinateurs entre avril 2008 et mi-août 2009. À partir des différents éléments comptables qui lui ont été transmis, il a recensé 768 machines vendues avec Mac OS X préinstallé. Ce chiffre est une estimation, les documents comptables remis par Psystar étaient incomplets. D’autre part, ses ventes de serveur sont également bien en dessous de ses prévisions les plus pessimistes.
Dans ses démarches auprès des investisseurs, Psystar ne manquait pas de toupet. Les frères Pedraza estimaient que les poursuites engagées par Apple leur feraient de la publicité et leur donneraient une certaine crédibilité. D’autre part, cela leur laissait le champ libre à court et moyen terme. Tant que l’affaire ne serait pas résolue, aucun fabricant majeur de PC n’oserait entrer sur ce marché.
L’ensemble de ces éléments a été envoyé par Apple au juge Alsup en début de semaine. La firme de Cupertino a également transmis une demande d'injonction visant à faire cesser toutes les activités de Psystar liées à la vente de PC contenant Mac OS X et à la distribution de dispositifs facilitant son installation sur ces machines.
Sur le même sujet :
- Apple espère bloquer Psystar
- Dans les coulisses de Psystar
Lorsque les frères Pedraza présentaient leur société à des investisseurs, ils affichaient de grandes ambitions. Ils pensaient vendre "dans le pire des cas" 70 000 ordinateurs en 2009, 470 000 en 2010 et 1,45 million en 2011. Et dans le meilleur des scénarios, ils tablaient sur des ventes de 130 000 unités en 2009, de 1,87 million en 2010 et de 12 millions en 2011. À titre de comparaison, Apple a vendu pour la première fois de son histoire cette année plus de 10 millions de Macintosh (lire : Apple : 3 millions de Mac vendus ce trimestre).
Pour parvenir à ses fins, Psystar était convaincu qu’il fallait ajouter des ordinateurs portables à sa gamme de clones. La société prévoyait de lancer au premier trimestre OpenBook, un portable doté d’un écran de 13 pouces équipé d’un processeur Core 2 Duo à 2 GHz avec 2 Go de RAM et un disque dur de 250 Go. Le tout pour 699 $ soit 300 $ de moins que l’entrée de gamme chez Apple. Psystar a plusieurs fois mentionné publiquement travailler sur un portable, mais celui-ci n’a jamais vu le jour (lire : Un portable Psystar en préparation).
Matthew Lynde, consultant chez Cornerstone Research, a épluché les comptes de Psystar. Embauché par Apple pour chiffrer les dommages causés par le cloneur, il estime que ce dernier a vendu moins de 1000 ordinateurs entre avril 2008 et mi-août 2009. À partir des différents éléments comptables qui lui ont été transmis, il a recensé 768 machines vendues avec Mac OS X préinstallé. Ce chiffre est une estimation, les documents comptables remis par Psystar étaient incomplets. D’autre part, ses ventes de serveur sont également bien en dessous de ses prévisions les plus pessimistes.

Dans ses démarches auprès des investisseurs, Psystar ne manquait pas de toupet. Les frères Pedraza estimaient que les poursuites engagées par Apple leur feraient de la publicité et leur donneraient une certaine crédibilité. D’autre part, cela leur laissait le champ libre à court et moyen terme. Tant que l’affaire ne serait pas résolue, aucun fabricant majeur de PC n’oserait entrer sur ce marché.
L’ensemble de ces éléments a été envoyé par Apple au juge Alsup en début de semaine. La firme de Cupertino a également transmis une demande d'injonction visant à faire cesser toutes les activités de Psystar liées à la vente de PC contenant Mac OS X et à la distribution de dispositifs facilitant son installation sur ces machines.
Sur le même sujet :
- Apple espère bloquer Psystar
- Dans les coulisses de Psystar
Dans l'affaire Apple/Psystar, la Pomme a transmis au juge Alsup une demande d'injonction visant à faire cesser toutes les activités de Psystar liées à la vente de PC contenant Mac OS X et à la distribution de dispositifs facilitant son installation sur ces machines.
Apple souhaite ainsi que Psystar se voit interdire toute contribution directe ou indirecte à des méthodes ou à des accessoires permettant de contourner les protections de Mac OS X, interdiction aussi de posséder ou de vendre de tels systèmes. Cette injonction est à relier notamment à l'une des dernières initiatives de Psystar qui consiste à proposer Rebel EFI, un utilitaire qui simplifie l'installation de Mac OS X sur des PC, aux côtés d'autres OS. Psystar anime également un espace web sur lequel il invite à partager des informations et sources de codes utiles à ces déménagements d'OS.
Selon The Mac Observer, Psystar dispose de quelques jours pour faire valoir ses arguments face à cette demande d'Apple. Il s'agirait aussi pour le cloneur d'éviter que le juge Alsup ne se prononce en faveur d'Apple à la fois sur Leopard et sur Snow Leopard. L'affaire instruite en Californie ne s'intéresse qu'au 10.5 alors que Psystar a ouvert depuis un second front en Floride en accusant Apple de pratiques anticoncurrentielles avec le 10.6.
Sur le même sujet :
Psystar : le Rebel EFI viole l'Apple Public Source License
Psystar aimerait jouer à domicile
Apple souhaite ainsi que Psystar se voit interdire toute contribution directe ou indirecte à des méthodes ou à des accessoires permettant de contourner les protections de Mac OS X, interdiction aussi de posséder ou de vendre de tels systèmes. Cette injonction est à relier notamment à l'une des dernières initiatives de Psystar qui consiste à proposer Rebel EFI, un utilitaire qui simplifie l'installation de Mac OS X sur des PC, aux côtés d'autres OS. Psystar anime également un espace web sur lequel il invite à partager des informations et sources de codes utiles à ces déménagements d'OS.
Selon The Mac Observer, Psystar dispose de quelques jours pour faire valoir ses arguments face à cette demande d'Apple. Il s'agirait aussi pour le cloneur d'éviter que le juge Alsup ne se prononce en faveur d'Apple à la fois sur Leopard et sur Snow Leopard. L'affaire instruite en Californie ne s'intéresse qu'au 10.5 alors que Psystar a ouvert depuis un second front en Floride en accusant Apple de pratiques anticoncurrentielles avec le 10.6.
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Mars 2010