Exclusivité Orange iPhone
Bouygues négocie toujours l'iPhone avec Apple [10.03.2009 14:32 - FI]
Le contact presse pour l'iPhone chez Bouygues Telecom a comme sursauté en apprenant que l'appareil d'Apple était annoncé dans les boutiques de l'opérateur à la "fin avril". Ce qu'affirmait ce matin le site de SVM Mac en indiquant que l'information avait été "confirmée par l'opérateur".
"Rien de tel n'a été dit" a répondu notre interlocuteur et aucune date n'est donnée "Bouygues Telecom est toujours en négociation avec Apple" a-t-il simplement commenté.
Fin avril ou pas, l'horloge tourne et l'on attend toujours l'offre de Bouygues, lui qui avait le premier bataillé pour faire casser l'exclusivité d'Orange. Le 8 avril son concurrent SFR commencera la vente de l'iPhone 3G. Et si Apple respecte le même calendrier que pour les deux précédentes générations d'iPhone, le futur modèle pourrait arriver au début de l'été.
"Rien de tel n'a été dit" a répondu notre interlocuteur et aucune date n'est donnée "Bouygues Telecom est toujours en négociation avec Apple" a-t-il simplement commenté.
Fin avril ou pas, l'horloge tourne et l'on attend toujours l'offre de Bouygues, lui qui avait le premier bataillé pour faire casser l'exclusivité d'Orange. Le 8 avril son concurrent SFR commencera la vente de l'iPhone 3G. Et si Apple respecte le même calendrier que pour les deux précédentes générations d'iPhone, le futur modèle pourrait arriver au début de l'été.
L'UFC-Que Choisir se dit déçue des tarifs proposés par SFR pour ses premiers forfaits iPhone. "Nous sommes extrêmement déçus, ça nous laisse penser qu'on est à nouveau victime de l'oligopole des opérateurs en France" a déclaré Marie de Prandieres une juriste de l'association, interrogée par PC Inpact.
Le 7 janvier, UFC-Que Choisir avait demandé à la Cour d'appel de Paris de rejeter la demande formulée par Orange et Apple visant à annuler la décision du Conseil de la concurrence "[…] elle a l'effet pervers d'empêcher une concurrence directe entre les offres de services de téléphonie mobile pour lesquelles le consommateur ne peut plus jouer son rôle d'arbitre." écrivait UFC-Que Choisir dans son communiqué.
Au vu des nombreuses ressemblances, tarifaires notamment, entre les offres d'Orange et celles de SFR, le client se retrouve comme un arbitre sans sifflet. Dernier espoir selon Marie de Prandieres, que Bouygues Telecom qui n'a pas encore dévoilé ses forfaits créé la surprise "On espère que Bouygues Télécom, à l'origine de la plainte contre Orange, va jouer les trublions et fera jouer la concurrence." "Il est nécessaire que le marché s'ouvre un peu plus" conclut la juriste, évoquant le principe d'un quatrième opérateur.
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SFR : précisions sur les forfaits iPhone
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Au vu des nombreuses ressemblances, tarifaires notamment, entre les offres d'Orange et celles de SFR, le client se retrouve comme un arbitre sans sifflet. Dernier espoir selon Marie de Prandieres, que Bouygues Telecom qui n'a pas encore dévoilé ses forfaits créé la surprise "On espère que Bouygues Télécom, à l'origine de la plainte contre Orange, va jouer les trublions et fera jouer la concurrence." "Il est nécessaire que le marché s'ouvre un peu plus" conclut la juriste, évoquant le principe d'un quatrième opérateur.
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La facture moyenne d'un possesseur d'iPhone chez Orange est de 86 € H.T. par mois. C'est pratiquement deux fois plus que la moyenne. Selon l'Arcep, le revenu mensuel moyen par client forfait en France était en juin dernier de 44,3 €.
Autre statistique transmise par Orange à la Cour d'Appel de Paris, un client iPhone s'engage sur 18 mois. L'opérateur a fait savoir d'autre part qu'il réalise une marge brute d'exploitation de l'ordre de 40%.
La Cour d'Appel a donc calculé "qu'au terme de 18 mois, les 450.000 clients ayant acheté un iPhone 3G auront permis à Orange de dégager un chiffre d'affaires de services de téléphonie de 696,6 millions d'euros, soit un bénéfice de 278,6 millions".
Toujours selon les calculs de la Cour d'Appel, pour obtenir le bénéfice net d'Orange, il faut soustraire le montant de la subvention qui est de 310 € par appareil. En effet, Apple vend son téléphone 409 € à l'opérateur. Sur 18 mois, la vente d'iPhone va donc rapporter un bénéfice net de 139,5 millions d'euros à Orange.
Au vu de ces chiffres, la Cour d'Appel a estimé que l'exclusivité accordée pour 3 ans était largement disproportionnée au regard des investissements spécifiques consentis par Orange qui s'élèvent à 16,5 millions d'euros.
Orange a vivement contesté les calculs de la Cour d'Appel une fois la décision rendue (lire : iPhone : Orange perd en appel).
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- iPhone : les coulisses de l'accord Apple et Orange
Autre statistique transmise par Orange à la Cour d'Appel de Paris, un client iPhone s'engage sur 18 mois. L'opérateur a fait savoir d'autre part qu'il réalise une marge brute d'exploitation de l'ordre de 40%.
La Cour d'Appel a donc calculé "qu'au terme de 18 mois, les 450.000 clients ayant acheté un iPhone 3G auront permis à Orange de dégager un chiffre d'affaires de services de téléphonie de 696,6 millions d'euros, soit un bénéfice de 278,6 millions".
Toujours selon les calculs de la Cour d'Appel, pour obtenir le bénéfice net d'Orange, il faut soustraire le montant de la subvention qui est de 310 € par appareil. En effet, Apple vend son téléphone 409 € à l'opérateur. Sur 18 mois, la vente d'iPhone va donc rapporter un bénéfice net de 139,5 millions d'euros à Orange.
Au vu de ces chiffres, la Cour d'Appel a estimé que l'exclusivité accordée pour 3 ans était largement disproportionnée au regard des investissements spécifiques consentis par Orange qui s'élèvent à 16,5 millions d'euros.
Orange a vivement contesté les calculs de la Cour d'Appel une fois la décision rendue (lire : iPhone : Orange perd en appel).
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La Cour d'appel de Paris a confirmé ce matin la décision du Conseil de la Concurrence de suspendre l'exclusivité de la vente de l'iPhone dont bénéficiait Orange. Une décision qui pourrait dès lors accélérer la mise à disposition de l'appareil dans les boutiques de SFR et Bouygues Telecom.La concurrence se réjouit
"Orange ne peut plus être l'unique distributeur de l'iPhone en France", a indiqué à l'AFP Maître Jérôme Franck, avocat de l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir. "Cette décision est favorable aux consommateurs: elle va réintroduire de la concurrence sur la vente de ce produit, et certainement faire baisser les prix de l'iPhone", a-t-il estimé. Selon lui, elle va également "réinstaller de la concurrence sur les offres associées, d'internet mobile notamment, sur lesquelles Orange n'était pas le mieux placé" >> Lire la suite
C'est ce mercredi à 9h30 que la cour d'appel de Paris jugera en appel la suspension de l'exclusivité de la vente de l'iPhone accordée à Orange. L'opérateur avait fait appel, rejoint par Apple, pour faire casser cette décision du Conseil de la Concurrence. En face, Bouygues Telecom avait été épaulé par SFR et l'association UFC Que Choisir afin que soit maintenue cette suspension de l'exclusivité.
Selon une source de l'AFP, Bouygues Telecom et SFR n'attendent que le rejet de cet appel pour finaliser les négociations entamées avec Apple et démarrer la vente de l'iPhone dans leurs boutiques. Ceci fait, il faudrait patienter encore 5 à 6 semaines pour voir les concurrents d'Orange approvisionnés en quantités suffisantes.
Le Conseil de la Concurrence se prononcera ensuite "sur le fond". Mais cela pourrait n'intervenir que d'ici un an.
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Orange et l'iPhone : le jugement bientôt en appel
Selon une source de l'AFP, Bouygues Telecom et SFR n'attendent que le rejet de cet appel pour finaliser les négociations entamées avec Apple et démarrer la vente de l'iPhone dans leurs boutiques. Ceci fait, il faudrait patienter encore 5 à 6 semaines pour voir les concurrents d'Orange approvisionnés en quantités suffisantes.
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Le quotidien les Echos indique que le jugement en appel sur la décision du Conseil de la Concurrence de casser l'exclusivité d'Orange pour l'iPhone interviendra au plus tard le 4 février. Apple, liée contractuellement à Orange, s'est associée à ce dernier dans cet appel.
En face l'association UFC Que Choisir (ainsi que SFR) a rejoint Bouygues Télécom afin que la mesure conservatoire actuelle soit maintenue, jusqu'au jugement sur le fond qui lui devrait intervenir d'ici plusieurs mois.
UFC Que Choisir dans un communiqué joliment baptisé intitulé "L’iPhone : les consommateurs doivent pouvoir croquer « la Pomme », sans pour autant avaler « l’Orange » précise sa position :
En face l'association UFC Que Choisir (ainsi que SFR) a rejoint Bouygues Télécom afin que la mesure conservatoire actuelle soit maintenue, jusqu'au jugement sur le fond qui lui devrait intervenir d'ici plusieurs mois.
UFC Que Choisir dans un communiqué joliment baptisé intitulé "L’iPhone : les consommateurs doivent pouvoir croquer « la Pomme », sans pour autant avaler « l’Orange » précise sa position :
Alors que cette décision est une importante avancée pour les consommateurs, sa remise en cause serait un immense gâchis.En parallèle, SFR et Bouygues Télécom ont indiqué à l'AFP qu'ils continuaient à négocier avec Apple pour obtenir des iPhone.
[…]
L’engouement de l’iPhone 3G a entraîné une captation de très nombreux consommateurs par Orange. En effet, pour ces derniers, il est le seul mobile offrant une utilisation de l’internet confortable et aisée et, pour les très nombreux possesseurs de l’iPod, le seul smartphone leur permettant de lire simplement la musique compilée sur leur bibliothèque iTunes.
La stratégie d’exclusivité prolongée d’Orange et Apple affaiblit ainsi la concurrence sur le marché de la téléphonie mobile en renforçant la position prééminente d’Orange sur le marché des services de téléphonie mobile. En outre, elle a l’effet pervers d’empêcher une concurrence directe entre les offres de services de téléphonie mobile pour lesquelles le consommateur ne peut plus jouer son rôle d’arbitre.
Enfin, cet accord limite anormalement la concurrence au niveau du prix de vente de l’iPhone lui-même. Preuve en est, après la décision du Conseil de la concurrence, pendant la période des fêtes, le prix de l’iPhone nouvellement vendu avec un forfait Bouygues Telecom est descendu jusqu’à 19 € !
Si la décision du Conseil de la concurrence n’était pas confirmée, il est à craindre qu’une telle stratégie ne soit répliquée par les autres opérateurs de téléphonie mobile au détriment des consommateurs. SFR a d’ailleurs déjà emboîté le pas d’Orange avec le Blackberry Storm. Or, comme le souligne régulièrement l’UFC-Que Choisir, le marché de la téléphonie mobile souffre déjà d’un grave déficit de concurrence. Il est primordial de ne pas l’aggraver.
The Phone House propose trois nouveaux opérateurs, en plus d'Orange, pour l'iPhone 3G : SFR, Bouygues et un virtuel, Virgin. Seul le modèle 8 Go est proposé avec ce choix, les autres iPhone restent calés sur Orange.
Quant aux tarifs d'acquisition ils sont nettement plus élevés qu'avec un forfait Orange, puisqu'ils démarrent à 279 euros avec un forfait Bouygues lui-même à 59 euros. L'option d'un forfait moins cher, chez l'un ou l'autre, entraînant mécaniquement une hausse du prix du mobile.

Quant aux tarifs d'acquisition ils sont nettement plus élevés qu'avec un forfait Orange, puisqu'ils démarrent à 279 euros avec un forfait Bouygues lui-même à 59 euros. L'option d'un forfait moins cher, chez l'un ou l'autre, entraînant mécaniquement une hausse du prix du mobile.

Bouygues dévoile sur sa boutique en ligne le détail de ses forfaits pour les iPhone 8 Go et iPhone 16 Go. Ils s'appuient sur des formules Neo.2, impliquent un engagement sur 24 mois et démarrent à 34,90 euros par mois, avec 2h, 3h, 4h ou 6h. Dans la seconde capture, on retrouvera les forfaits Origami Star pour iPhone chez Orange. Le prix d'acquisition des téléphones en revanche n'est pas encore précisé.
À noter que chez Bouygues comme chez Orange l'Internet illimité se traduit par un seuil de 500 Mo avec réduction du débit en cas de dépassement.
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À noter que chez Bouygues comme chez Orange l'Internet illimité se traduit par un seuil de 500 Mo avec réduction du débit en cas de dépassement.
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C'est l'effervescence chez SFR. Deux jours après la décision du Conseil de la concurrence, qui a brisé l'exclusivité d'Orange sur l'iPhone, le numéro deux français du mobile a mis en ligne un formulaire pour tenir informés ses clients, actuels et futurs, de l'arrivée du téléphone d'Apple dans ses magasins. "SFR met tout en oeuvre pour vous proposer l'iPhone 3G le plus rapidement possible", rappelle-t-il en ouverture de cette nouvelle page, venue remplacer une éphémère iphone.sfr.fr.
Interrogé par BFM vendredi, le directeur général grand public de SFR, Jean-Marc Tassetto, n'a pas minimisé cet emballement, témoin du poids commercial que revêt l'iPhone. "On est en train de mettre en branle toute l'entreprise, de contacter Apple pour avoir les produits dans les meilleurs délais, pour les fêtes de Noël. J'attends un coup de fil d'Apple pour me rendre où ils veulent, à Cupertino... [le siège américain d'Apple, NDLR]", a-t-il déclaré, selon des propos retranscrits par Le Point.
"Le terminal, qualifié d'"appareil référent" par Jean-Marc Tassetto, pourrait coûter aux alentours de 100 euros pour un forfait tournant autour de 50 euros", ajoute le site internet de l'hebdomadaire.
Interrogé par BFM vendredi, le directeur général grand public de SFR, Jean-Marc Tassetto, n'a pas minimisé cet emballement, témoin du poids commercial que revêt l'iPhone. "On est en train de mettre en branle toute l'entreprise, de contacter Apple pour avoir les produits dans les meilleurs délais, pour les fêtes de Noël. J'attends un coup de fil d'Apple pour me rendre où ils veulent, à Cupertino... [le siège américain d'Apple, NDLR]", a-t-il déclaré, selon des propos retranscrits par Le Point.
"Le terminal, qualifié d'"appareil référent" par Jean-Marc Tassetto, pourrait coûter aux alentours de 100 euros pour un forfait tournant autour de 50 euros", ajoute le site internet de l'hebdomadaire.
Phone House paraît vouloir prendre tout le monde de vitesse pour la vente de l'iPhone avec d'autres forfaits que ceux d'Orange. Son blog affirme que le 3G sera proposé dès la semaine prochaine avec non pas trois mais quatre opérateurs. Et d'indiquer que l'opération pourrait démarrer ce week-end sur son site, avec, dans le meilleur des cas, des précisions tarifaires aujourd'hui même. Il évoque également la disponibilité de modèles débloqués.
[MAJ] Mobinaute a obtenu de TPH l'info selon laquelle les boutiques proposeront l'iPhone avec les forfaits des trois opérateurs ainsi qu'en version désimlockée à partir de mardi prochain. Les détails et prix ne sont pas encore arrêtés.

[MAJ] Mobinaute a obtenu de TPH l'info selon laquelle les boutiques proposeront l'iPhone avec les forfaits des trois opérateurs ainsi qu'en version désimlockée à partir de mardi prochain. Les détails et prix ne sont pas encore arrêtés.

La Tribune publie une interview de Jean-Yves Larrouturou, le directeur exécutif de France Télécom, qui revient notamment sur la fin de l'exclusivité pour l'iPhone imposée par le Conseil de la Concurrence.
Jean-Yves Larrouturou s'étonne de cette décision : "Qu'est-ce qui justifie cette décision grave ? Nous ne voyons pas quel est le dommage pour Bouygues Télécom ni l'urgence. C'est en réalité une décision de principe assez contestable, une décision de fond qui n'a pas été instruite comme telle. Pour toutes ces raisons, nous avons décidé de faire appel."
Pour France Télécom il explique que cette décision n'aura pas d'impact sur le chiffre d'affaires de la fin d'année mais que l'opérateur voit ses plans chamboulés : "[…] elle remet en cause notre business plan qui était bâti sur une exclusivité de trois ans prolongée éventuellement de deux ans, et non sur trois mois. Si cette nouvelle règle des exclusivités de trois mois est confirmée, nous ne serons plus en mesure d'investir autant pour déployer de nouveaux terminaux innovants. Nous avons investi une centaine de millions d'euros sur l'iPhone, en plateformes informatiques, en effort commercial, en formation des vendeurs, etc.
C'est une décision structurante qui change vraiment les règles du marché, également pour SFR. A-t-on procédé à une étude d'impact pour le consommateur ? Ce sera également désastreux pour les fabricants de téléphones.
C'est une décision sans équivalent en Europe, Telefonica a l'exclusivité de l'iPhone au Royaume-Uni et en Espagne, Deutsche Telekom en Allemagne. Ce type de décision peut-il être prise sans se préoccuper de ce qu'il se passe dans d'autres pays ?"
Sur ce sujet voir également l'opinion d'Alain Ronzano, juriste au Centre de recherche sur le droit des affaires de la CCI de Paris à qui ElectronLibre a donné la parole. Cet observateur se dit surpris de la décision du Conseil de la Concurrence et ne se montre guère optimiste s'agissant du bénéfice que pourraient retirer les clients de cette redistribution des cartes.
Du reste, il est permis de douter que l’injonction prononcée, aux termes de laquelle l’iPhone devra être commercialisé par tout autre opérateur souhaitant bâtir une offre avec ce terminal, soit de nature à réduire, sinon les prix, du moins les durées d’engagement - 12 voire 24 mois - pour les nouveaux souscripteurs, en raison justement de la structure oligopolistique de ce marché et du fait que les acquisitions d’iPhone sont associées à des forfaits relativement chers et à des consommations importantes d’Internet mobile et d’usages multimédias, et qu’elles concernent donc les abonnés à plus forte valeur pour les opérateurs.
Sur le même sujet :
L'actualité de la fin de l'exclusivité Orange sur MacGeneration
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Pour France Télécom il explique que cette décision n'aura pas d'impact sur le chiffre d'affaires de la fin d'année mais que l'opérateur voit ses plans chamboulés : "[…] elle remet en cause notre business plan qui était bâti sur une exclusivité de trois ans prolongée éventuellement de deux ans, et non sur trois mois. Si cette nouvelle règle des exclusivités de trois mois est confirmée, nous ne serons plus en mesure d'investir autant pour déployer de nouveaux terminaux innovants. Nous avons investi une centaine de millions d'euros sur l'iPhone, en plateformes informatiques, en effort commercial, en formation des vendeurs, etc.
C'est une décision structurante qui change vraiment les règles du marché, également pour SFR. A-t-on procédé à une étude d'impact pour le consommateur ? Ce sera également désastreux pour les fabricants de téléphones.
C'est une décision sans équivalent en Europe, Telefonica a l'exclusivité de l'iPhone au Royaume-Uni et en Espagne, Deutsche Telekom en Allemagne. Ce type de décision peut-il être prise sans se préoccuper de ce qu'il se passe dans d'autres pays ?"
Sur ce sujet voir également l'opinion d'Alain Ronzano, juriste au Centre de recherche sur le droit des affaires de la CCI de Paris à qui ElectronLibre a donné la parole. Cet observateur se dit surpris de la décision du Conseil de la Concurrence et ne se montre guère optimiste s'agissant du bénéfice que pourraient retirer les clients de cette redistribution des cartes.
Du reste, il est permis de douter que l’injonction prononcée, aux termes de laquelle l’iPhone devra être commercialisé par tout autre opérateur souhaitant bâtir une offre avec ce terminal, soit de nature à réduire, sinon les prix, du moins les durées d’engagement - 12 voire 24 mois - pour les nouveaux souscripteurs, en raison justement de la structure oligopolistique de ce marché et du fait que les acquisitions d’iPhone sont associées à des forfaits relativement chers et à des consommations importantes d’Internet mobile et d’usages multimédias, et qu’elles concernent donc les abonnés à plus forte valeur pour les opérateurs.
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L'actualité de la fin de l'exclusivité Orange sur MacGeneration
Bouygues Telecom et SFR n'auront pas attendu longtemps pour rendre compte sur leurs sites de la décision du Conseil de la Concurrence cassant l'exclusivité d'Orange sur l'iPhone.
Chacun avertit les visiteurs qu'il travaille d'arrache pied à la mise en place de la vente de l'appareil dans son réseau. Bouygues invite à "revenir dans quelques jours" pour découvrir les modalités d'acquisition, tandis que SFR se met en quatre pour l'avoir le "plus rapidement possible".
>> Lire la suite
Chacun avertit les visiteurs qu'il travaille d'arrache pied à la mise en place de la vente de l'appareil dans son réseau. Bouygues invite à "revenir dans quelques jours" pour découvrir les modalités d'acquisition, tandis que SFR se met en quatre pour l'avoir le "plus rapidement possible".
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Dans un commentaire adressé à l'AFP, cette dernière rapporte qu'Apple s'est déclarée "profondément déçu" de la décision du Conseil de la Concurrence de casser l'exclusivité de la vente de l'iPhone en France par Orange. Et d'ajouter "Notre partenariat avec Orange nous a permis de distribuer aux clients français un produit inédit (...) à un prix extrêmement attractif".
Lors d'un point presse à l'issue de son jugement, un membre du Conseil de la Concurrence avait eu ce commentaire à propos d'Apple "il n'est pas sûr qu'il soit si mécontent" car "ça lui redonne de la liberté".
Lors des auditions des protagonistes de ce dossier ouvert suite à une plainte de Bouygues Telecom, Apple avait souligné qu'à l'occasion de l'arrivée de l'iPhone 3G elle avait abandonné dans tous les nouveaux pays son modèle économique basé sur des contrats exclusifs avec des opérateurs :
iPhone : les coulisses de l'accord Apple et Orange
Lors d'un point presse à l'issue de son jugement, un membre du Conseil de la Concurrence avait eu ce commentaire à propos d'Apple "il n'est pas sûr qu'il soit si mécontent" car "ça lui redonne de la liberté".
Lors des auditions des protagonistes de ce dossier ouvert suite à une plainte de Bouygues Telecom, Apple avait souligné qu'à l'occasion de l'arrivée de l'iPhone 3G elle avait abandonné dans tous les nouveaux pays son modèle économique basé sur des contrats exclusifs avec des opérateurs :
"Le contrat [avec Orange, ndr] est conclu pour une durée de 5 ans à compter de la date du lancement de l’iPhone 2G, soit le 29 novembre 2007. Apple bénéficie d’une clause de sortie sans contrepartie à l’issue d’une période de trois ans. Au cours de son audition, la vice-présidente (sic) de la société Apple Inc a précisé : « Dans notre esprit, il s'agit plutôt d'un contrat de trois ans. Ce point a été central dans la négociation. Apple aurait préféré une période plus courte que trois ans pour cette faculté de sortie. »Sur le même sujet :
iPhone : les coulisses de l'accord Apple et Orange
À vrai dire, la décision en référé du Conseil de la concurrence fait bien les affaires non seulement des consommateurs, mais également d'Apple. C'est la perspective, pour tous les abonnés "captifs" de SFR et de Bouygues Telecom, de bénéficier à terme du téléphone d'Apple. En espérant aussi que cela fasse le jeu de la concurrence sur les abonnements : ainsi, il n'est pas exclu que ces deux opérateurs proposent des conditions plus favorables que celles d'Orange.
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À l'occasion d'un point presse qui a suivi le rendu de son jugement le Conseil de la Concurrence a apporté quelques précisions. Tout d'abord, cette mesure a été prise à titre conservatoire "en raison de la période de Noël, propice aux ventes de mobiles". Le conseil se prononcera sur le fond de ce dossier d'ici 12 à 15 mois. Avec peut-être des sanctions à l'encontre d'Apple et d'Orange s'il apparaissait que cette exclusivité a eu des effets anti-concurrentiels.
Le Conseil se dit néanmoins ouvert et favorable à certaines exclusivités lorsqu'elles sont nécessaires pour construire un modèle économique ou protéger l'innovation. Mais la durée du contrat signé entre Apple et Orange - cinq ans - jugée "particulièrement longue" a pesé dans la balance.
L'AFP qui rend compte de ces commentaires rappelle que la décision d'Orange de faire appel n'est pas suspensive et que l'opérateur a déjà dû, à deux reprises, payer un total de 40 millions d'euros d'amende pour ne pas s'être exécuté suite à des injonctions du Conseil de la Concurrence.
Dernier commentaire du Conseil, cette fois à l'endroit d'Apple "il n'est pas sûr qu'il soit si mécontent" car "ça lui redonne de la liberté" en lui permettant de vendre plus de téléphones.
En revanche, il reste à voir si les Bouygues et SFR sauront profiter du peu de temps qu'il reste avant les fêtes de Noël ou si, et ce ne sera pas une consolation pour Orange, il ne feront que retarder sinon annuler des départs de leur abonnés vers Orange.
Le Conseil se dit néanmoins ouvert et favorable à certaines exclusivités lorsqu'elles sont nécessaires pour construire un modèle économique ou protéger l'innovation. Mais la durée du contrat signé entre Apple et Orange - cinq ans - jugée "particulièrement longue" a pesé dans la balance.
L'AFP qui rend compte de ces commentaires rappelle que la décision d'Orange de faire appel n'est pas suspensive et que l'opérateur a déjà dû, à deux reprises, payer un total de 40 millions d'euros d'amende pour ne pas s'être exécuté suite à des injonctions du Conseil de la Concurrence.
Dernier commentaire du Conseil, cette fois à l'endroit d'Apple "il n'est pas sûr qu'il soit si mécontent" car "ça lui redonne de la liberté" en lui permettant de vendre plus de téléphones.
En revanche, il reste à voir si les Bouygues et SFR sauront profiter du peu de temps qu'il reste avant les fêtes de Noël ou si, et ce ne sera pas une consolation pour Orange, il ne feront que retarder sinon annuler des départs de leur abonnés vers Orange.
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Février 2012
