Chrome : une extension pour le Kindle [15.08.2012 11:47 - CL]
Amazon propose au téléchargement une extension pour Chrome. Baptisée "Send to Kindle for Google Chrome", elle permet d'envoyer en un seul clic un article, ou un bout de texte directement vers sa liseuse.

L'extension comporte une fonction de prévisualisation afin de vous donner une idée du rendu de la page sur le Kindle. Notez qu'il est aussi bien possible d'envoyer un article vers la liseuse d'Amazon que vers l'application Kindle pour iOS, par exemple.
Ce service est gratuit si vous l'utilisez en Wi-Fi et payant en 3G (si vous l'utilisez avec une liseuse Amazon).
En proposant une extension de la sorte, le géant du commerce en ligne reprend en quelque sorte le principe d'Instapaper, qui permet d'envoyer chaque jour sur un Kindle tous les articles que vous aviez repéré pendant la journée.
Amazon a d'ores et déjà fait savoir qu'elle proposerait prochainement une version pour Safari et Firefox de son extension.
En introduisant la "désintermédiation" à tous les étages, Internet a plus que chamboulé la manière dont nous consommons les biens culturels. Les "œuvres de l'esprit" ne sont désormais plus distribuées ni consommées comme auparavant, et la dématérialisation a été jusqu'à modifier la façon même dont les œuvres sont créées (lire : Quand les supports influaient sur les œuvres). C'est désormais un autre pan de l'industrie culturelle qui évolue, avec la production elle-même qui tombe entre les mains du public.Chefs-d'œuvre en péril
Le métier de producteur a très mauvaise presse depuis quelques années maintenant. À en croire les propos que l'on peut trouver sur la toile, de plus ou moins bonne foi, on pourrait brosser un portrait assez caricatural du producteur, qui serait un vampire des temps modernes, dont la seule fonction tiendrait à ponctionner de l'argent sur les ventes des œuvres (les producteurs mythiques, de Quincy Jones à Phil Spector, apprécieront).
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Quelle inextricable situation pour la justice américaine ! En lançant une procédure pour entente illicite à l'encontre d'Apple et de cinq éditeurs, le Département de la Justice met le doigt sur un véritable imbroglio : à y regarder de plus près, il semble que la justice va devoir choisir son camp entre deux positions dominantes opposées, sur deux niveaux différents du marché.
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1Password [3.9.1 – Français – 39,99 € – OS X 10.7 – Agile Web Solutions] gère désormais plus de navigateurs, tout en restant sur son trio de base (Safari, Chrome et Firefox). Cette nouvelle version est compatible avec les versions de développement ou libre de ces navigateurs : respectivement Webkit, Chrome Canary ou Chromium. Cette nouvelle version améliore également ses performances notamment lors de la mise à jour ou suppression de plusieurs éléments et elle corrige beaucoup de bugs et modifie de nombreux éléments mineurs.
JC Lattès a revu le prix de la version française de la biographie sur l'iBookstore suisse. À sa sortie, Steve Jobs valait CHF 33, deux fois plus que la traduction italienne par exemple. L'éditeur a un peu baissé son prix et vend maintenant le livre CHF 25. C'est mieux, mais c'est encore la traduction la plus chère du lot… C'est aussi le cas en France d'ailleurs : le livre en Français est vendu 18,99 €, contre 15,99 € pour l'original.
Unes - Ailleurs > Amazon présente sa tablette Kindle Fire et un Kindle à 79 $ [28.09.2011 16:56 - AZ]
La Kindle Fire est d'abord et avant tout une tablette Kindle, plus qu'une tablette multimédia : elle n'a pas de capteur photo, pas de microphone, pas même de puce 3G (mais une puce WiFi quand même). Ces sacrifices permettent de définir cette tablette en même temps qu'ils tirent son prix vers le bas. Amazon ne le dit pas, mais sa tablette dispose de 8 Go de stockage interne et d'une autonomie de 8h. Il s'agit non pas tant de rivaliser avec l'iPad que de répondre aux liseuses survitaminées comme le Nook Touch de Barnes & Noble.
Le PDG d'Amazon croit que le succès de sa tablette viendra de la force de son écosystème de contenus : Amazon est sur ce plan le seul rival d'Apple (lire : Amazon, le meilleur ennemi d'Apple), les deux sociétés étant à des années-lumières de HP, RIM et même Google. Amazon a posé patiemment ses pions ces dernières années : livres évidemment (Kindle), mais aussi musique (Amazon MP3), films, séries TV (Amazon Prime), applications (AppStore), et maintenant magazines. Ces contenus sont le meilleur argument de la Kindle Fire, qui est d'ailleurs vendue avec un essai de 30 jours à Amazon Prime, le service premium d'Amazon qui comporte un système de VOD (11 000 films et séries TV).
Amazon reprend ainsi un petit format, proche du livre, le 7" (le Kindle possède un écran d'une diagonale de 6") : la Kindle Fire ne pesant que 413 grammes, on peut aisément la tenir à une main. Dotée d'un processeur double-cœur, elle a accès à tous les services d'Amazon, et servira aussi bien de liseuse que de visionneuse de films ou de support de jeux.
Amazon utilise une technologie baptisée Silk pour optimiser le contenu des pages Web servies à la Kindle Fire et accélérer le rendu et l'affichage : les pages sont stockées en cache sur des serveurs EC2, optimisées, et poussées vers les tablettes à la demande. Le JavaScript s'exécute toujours en local, et le navigateur supporte Flash (sans qu'Amazon s'en vante d'ailleurs). Le chargement est donc accéléré. Au passage, Amazon s'ouvre la possibilité de lancer des enquêtes comportementales sur la masse des données de navigation des clients Kindle Fire.
La Kindle Fire utilise les bases d'Android, qui est ici complètement masqué sous une interface Amazon : Google n'est pas ici un allié, mais un concurrent. L'interface rappelle une étagère, et mélange les divers types de contenus — applications y comprises. Les éléments les plus fréquemment utilisés s'affichent sur la première page, les éléments les plus gros de cette première page étant ceux qui ont été récemment utilisés. Aucun aspect du logiciel ne rappelle les racines de l'OS utilisé par Amazon.


Concurrente de l'iPad, cette Kindle Fire ? Pas sûr. Mais l'iPod touch, lui, pourrait en souffrir : les appareils ne sont pas directement concurrents, mais le prix du PMP d'Apple pourra maintenant apparaître comme trop élevé. Ce concept d'appareil intermédiaire, iPhone sans forfait, iPad portable, va peut-être devoir être redéfini, par le prix ou par les fonctions. La Kindle Fire sera disponible le 15 novembre, et peut d'ores et déjà être précommandée.
Au-delà de cette tablette, Amazon a revu sa gamme de liseuses à écran eInk. Le Kindle touch est le premier Kindle tactile, un terrain sur lequel Jeff Bezos n'avait jamais souhaité s'aventurer à cause d'obstacles techniques (ajout de reflets, perte de lisibilité). Sans clavier, il ressemble aux liseuses concurrentes de chez Barnes & Noble, Kobo ou Sony, et possède un fonctionnement identique : on tape au milieu de l'écran pour aller au menu, à gauche et à droite pour tourner les pages.
Ces zones peuvent être personnalisées (système EasyReach) pour faciliter la manipulation à une main : on peut ainsi minimiser la zone servant à revenir une page en arrière, rejeter la zone pour appeler le menu en haut de l'écran, et laisser un maximum de place à la zone pour avancer la lecture. L'interface de lecture et de navigation est très semblable à celle de l'application Kindle pour iOS. Utilisant la dernière technologie eInk et un écran tactile à infrarouges, le Kindle touch est proposé à 99 $ en WiFi, 149 $ en modèle 3G (connexion offerte à vie).
Pour répondre aux liseuses les moins chères, Amazon a présenté un Kindle à 79 $, qui n'est pas tactile, et ne possède plus le quasi-inutile clavier de ses prédécesseurs. Ce modèle, disponible dès aujourd'hui et 30 % plus léger que le modèle précédent (170 g), se contente d'un nombre minimal de boutons. Tous ces nouveaux modèles affichent des publicités sur leur écran de veille, un mécanisme inauguré un peu plus tôt dans l'année et qui n'interrompt jamais la lecture (lire : 25 $ de réduction sur le Kindle 3 contre de la pub). Sans publicité, le Kindle passe à 109 $, le Kindle touch à 139 $ et le Kindle touch 3G à 189 $.
Seul le Kindle bas de gamme peut-être commandé depuis la France, les autres modèles restant pour le moment U.S. only.
[Images TiMN]
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On trouve tout d'abord des liseuses numériques. On a déjà évoqué la version Mac du Kindle (Gratuit) d'Amazon (lire : Kindle : aussi sur le Mac App Store), mais il y en a d'autres, plus souples (Kindle est limité aux seuls livres achetés sur le Kindle store). Ehon [1.0 / Demo – Français – 14,49 € (promotion)] en est un bon exemple : ce gestionnaire de livres numérisés, des romans aux bandes dessinées en passant par des magazines, dispose d'une interface très Mac OS, agréable et efficace. Un mode plein écran est également inclus pour faciliter la lecture.
Le Mac App Store récupère déjà une partie de ses applications de l'App Store iOS. Angry Birds Mac (3,99 €), par exemple, est un port de la version iPad (3,99 €). Or l'App Store est plein de livres plus ou moins interactifs qui devraient, en partie au moins, se retrouver sur le Mac App Store. Premier cas concret de ce transfert, Goldilocks [1.0.0 – US – Gratuit (promo)] qui est une version (légèrement) interactive du conte "Boucles d'or". L'exemple n'est pas des plus convaincants d'ailleurs : l'interactivité est réduite (quelques animations, lecture audio), la maniabilité mal pensée pour la cible (trois petites flèches en bas de l'écran, impossible de contrôler la lecture au clavier), pas de mode plein écran. On est loin des applications proposées par So Ouat (lire : Interview : histoire d'un livre pour enfants sur iPad), mais cet exemple prouve que l'idée d'un livre interactif sur Mac est intéressante, même si la tablette semble, a priori, plus adaptée.
L'absence de catégorie dédiée à la lecture dans le Mac App Store n'a pas découragé les premiers éditeurs présents dans le magasin virtuel. Si l'on suppose que les livres ne prendront pas autant d'importance sur Mac OS que sur iOS (c'est la plus grosse catégorie de l'App Store), ils ont certainement leur place.
L'application Kindle pour Mac OS ressemble fort, dans le principe, à la version iPad. Les livres à votre disposition sont présentées par leurs couvertures sous forme de grille. Des points lumineux donnent à la fois une idée sur la longueur du livre et la position de lecture. Position qui est bien sûr synchronisée entre tous les périphériques Kindle.
L'interface de lecture ne fait pas preuve d'originalité particulière, mais elle est efficace. Une ou deux pages de texte, avec la possibilité de modifier l'affichage (taille de police, couleur de fond, nombre de mots par ligne). On peut surligner un mot ou une expression et ajouter une annotation, tout cela étant aussi synchronisé. Un panneau apparaît sur le côté pour gérer ces annotations. Signalons enfin qu'Amazon a prévu un mode plein écran bienvenu pour lire confortablement sur un ordinateur.
L'application Mac ne contient pas le magasin qui permet d'acheter les livres, mais un achat dans le navigateur Internet les enverra automatiquement à l'application. Kindle sur Mac ne permet pas de lire autre chose que des livres achetés sur le magasin en ligne d'Amazon. On ne pourra donc ajouter ni PDF, ni livres au format ePub achetés dans un autre magasin. Mais peut-être qu'Apple finira, elle aussi par proposer une version Mac d'iBooks (Gratuit) ?
Le logiciel synchronisera également vers le Kindle les marques pages et notes créés sur le Mac ainsi que le repère de la dernière page lue (et vice versa depuis la tablette vers le Mac). A l'avenir un moteur de recherche ainsi que la possibilité d'éditer les notes dans cette applications seront ajoutés. Ce logiciel est compatible à partir de Leopard mais il nécessite un Mac Intel. Il est encore en bêta et en anglais. Il existait déjà dans une version iPhone (Gratuite).

Wired s'est ingénié à exhumer les citations de Steve Jobs qui entrent en contradiction avec ce qu'il a fait par la suite, et si une chose est claire, c'est que le patron d'Apple n'a pas peur de se contredire dans les faits, à moins qu'il ne cherche à brouiller les pistes intentionnellement. En 2008, Steve Jobs répondait à ceux qui le pressaient de faire un netbook : « Nous ne savons pas faire un appareil à moins de $500 qui ne soit pas de la camelote ». On en connaît quelques-uns qui auront tôt fait de reprendre la citation à leur compte pour l'appliquer à l'iPad…
En 2003, à Walt Mossberg : « Nous n'avons aucun projet de tablette. Il s'avère que les gens veulent un clavier… On s'est penché sur les tablettes, et on pense que ça va échouer. » Si la prophétie s'est largement vérifiée depuis, espérons qu'elle ne s'applique pas à la tablette d'Apple…
Durant la même interview : « J'ai beaucoup de pression pour faire un PDA. Ce que les gens ont l'air de vouloir faire avec ceux-ci c'est de sortir leurs données. Nous pensons que les téléphones mobiles vont transporter ces données. Nous ne pensons pas que nous nous en tirerions bien dans le marché du téléphone mobile. Ce que nous avons fait à la place, c'est d'écrire ce que nous pensons être le meilleur logiciel du monde pour synchroniser les informations entre appareils. Nous croyons que ce mode est celui vers lequel les téléphones doivent s'approcher. Nous avons choisi de faire l'iPod au lieu du PDA. » Apple a semble-t-il appris beaucoup de choses sur le monde de la téléphonie entre 2003 et 2007…
En 2008, au sujet du Kindle dans le New York Times : « Peu importe si le produit est bon ou mauvais, la réalité c'est que les gens ne lisent plus. Quarante pour-cent des gens aux États-Unis ont lu un livre ou moins l'année dernière. La conception est faussée depuis le début parce que les gens ne lisent tout simplement plus. » Les américains se seraient-ils pris de passion pour la lecture depuis ?
A Mossberg, en 2003 : « Je ne suis pas convaincu que les gens aient envie de regarder des films sur des écrans minuscules. Pour paraphraser Bill Clinton : "it's the music, stupid, it's the music!*" La musique fait partie de nos vies depuis longtemps, et continuera de le faire, c'est énorme ». Deux ans plus tard la cinquième génération d'iPod permettait de lire des vidéos sur leur écran 2,7 pouces, en 2007 l'iPod nano poussait la chose plus loin encore avec un écran de 2 pouces.
(*Une des phrases de la campagne présidentielle de Bill Clinton face à George Bush Senior en 1992 était "It's the economy, stupid")
En septembre 2009, David Pogue demandait à Jobs dans une interview pour le New York Times pourquoi l'iPod nano bénéficiait d'une caméra et pas l'iPod touch. Jobs lui répond qu'il s'agit d'une réduction de coûts pour rendre l'iPod touch accessible à tous : « Ce sur quoi nous nous sommes focalisés c'est de baisser le prix de vente à $199. Ca n'est pas la peine d'ajouter des nouvelles choses. Il nous faut baisser le prix à un niveaux qui permette à tous de se l'offrir. »
On découvrait plus tard que l'iPod touch incluait un emplacement pour une caméra (lire : La caméra cachée de l'iPod touch 3G), et AppleInsider révélait que c'est non pas pour une question de coûts, mais à cause d'un problème technique, que ces caméras n'ont pas été incluses à la dernière minute…(lire : iPod touch : les dessous de l'affaire).
Comme on le voit, il ne faut surtout pas prendre les déclarations du patron d'Apple comme parole d'Evangile… Steve Jobs se réfère beaucoup à ce qu'il pense que les gens veulent ou ne veulent pas dans ces déclarations. Or s'il est un savoir-faire qu'Apple a amplement démontré, c'est sa capacité à mettre au point des produits dont on ignorait jusque là avoir besoin ou envie…
Dernièrement, Jobs a indiqué qu'Apple n'avait aucune intention de se lancer dans le marché de la télévision, malgré ce qu'avait annoncé LCI (lire : LCI s'avance sur un téléviseur Apple). Si Jobs continue de jouer les boussoles inversées, on peut lancer les paris…
En à peine quelques jours, alors qu'il n'est pas même encore disponible à la vente, l'iPad a complètement bouleversé l'échiquier de la distribution en ligne des livres numériques, jusqu'ici chasse gardée d'Amazon. La collaboration mâtinée de concurrence entre les deux sociétés ne date pourtant pas d'aujourd'hui, mais les derniers développements ont exacerbé la situation, et Amazon se trouve bousculée sur différents fronts.>> Lire la suite
Une application Kindle est déjà disponible pour iPhone, Amazon continue donc sur sa lancée visant non pas à faire du Kindle une plateforme, mais à devenir un fournisseur de contenu pour tout type de plateforme. Même sur la iTablet tant attendue ?
Sur le même sujet :
- Test : six mois avec le Kindle d'Amazon

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Mai 2013