Jon Rubinstein
Avie Tevanian retrouve Fred Anderson [12.01.2010 18:55 - ADLG]
Avadis "Avie" Tevanian fut responsable des développements chez Apple, où il supervisa la création de Mac OS X suite au rachat de NeXT, jusqu'en 2006 où il quitta la firme de Cupertino. Il avait rejoint une semaine plus tard le conseil d'administration de la société Tellme (voir notre article Des nouvelles d'Avie). Ce départ s'était fait peu après celui de Jon Rubinstein, ancien patron de la division iPod qui a fini par prendre les rennes de Palm (voir notre article Jon Rubinstein devient le patron de Palm), ce qui aurait été très mal vécu par Steve Jobs (voir notre article Newsweek : Rubinstein, Apple et Palm).
Parmi les investisseurs de Palm, on trouve notamment Elevation Partners (voir notre article Les raisons d'un pari à 425 millions sur Palm), dont un des fondateurs n'est autre que Fred Anderson, ancien directeur financier d'Apple, "démissioné" en 2004 suite à la polémique des actions antidatées (voir notre article Accord à l'amiable avec Anderson). C'est d'ailleurs ces liens qui ont mené Fred Anderson à siéger au conseil d'administration de Palm.
Et c'est justement chez Elevation Partners qu'on retrouve aujourd'hui Avie Tevanian, embauché en qualité de Directeur Général, le réunissant avec Fred Anderson. Les deux compères se sont félicités de ces retrouvailles dans le communiqué de presse qui signale cette embauche de marque. Le petit monde de Palm ressemble décidément de plus en plus à une amicale des anciens d'Apple (voir également Palm poursuit son marché chez Apple).
Parmi les investisseurs de Palm, on trouve notamment Elevation Partners (voir notre article Les raisons d'un pari à 425 millions sur Palm), dont un des fondateurs n'est autre que Fred Anderson, ancien directeur financier d'Apple, "démissioné" en 2004 suite à la polémique des actions antidatées (voir notre article Accord à l'amiable avec Anderson). C'est d'ailleurs ces liens qui ont mené Fred Anderson à siéger au conseil d'administration de Palm.
Et c'est justement chez Elevation Partners qu'on retrouve aujourd'hui Avie Tevanian, embauché en qualité de Directeur Général, le réunissant avec Fred Anderson. Les deux compères se sont félicités de ces retrouvailles dans le communiqué de presse qui signale cette embauche de marque. Le petit monde de Palm ressemble décidément de plus en plus à une amicale des anciens d'Apple (voir également Palm poursuit son marché chez Apple).
Au CES, dans le cadre d'une conférence organisée par le Wall Street Journal, Jon Rubinstein a confessé ne jamais avoir utilisé d'iPhone. Rappelons que l'homme qui fut par le passé vice-président du développement matériel, puis responsable de la division iPod, a quitté Apple en 2006, quelques mois avant la présentation du premier iPhone.
Paradoxalement, cela ne l'a pas empêché de dire que l'iPhone est un "super produit" et qu'il reste toujours admiratif de ce que la firme de Cupertino produit. Les ingénieurs de Palm travaillent sur Mac. Mais il a également insisté sur le fait que sa société avait sa propre vision des choses, centrée sur le cloud notamment.
Interrogé au sujet d'iTunes, il regrette qu'Apple bloque la synchronisation avec le Palm Pre. Sur ce front, il promet que de nouvelles choses vont arriver. Pour le moment, il recommande à ses clients de rester avec iTunes 9.0.1 qui permet la synchronisation avec les smartphones de Palm ou encore d'utiliser doubleTwist, une solution permettant de synchroniser facilement ses fichiers multimédias entre plusieurs appareils. Ce dernier d'ailleurs a récemment fait l'objet d'une mise à jour.
Durant l'entretien, il a présenté le Pixi comme étant le smartphone idéal pour débuter. Invité à comparer son offre avec celle de Google, le P.D.G de Palm estimé que l'offre du géant de l'internet était tourné davantage vers les geeks alors que Palm visait plus le grand public. Il a cependant affirmé que Google faisait vraiment du bon travail.
Par contre, il ne croit pas à la méthode de commercialisation du Nexus One. Google le vend directement sur son site désimlocké pour 529 $. Rubinstein rappelle que Palm faisait pareil avec les Treo il y a quelques années, mais selon lui, les gens sont trop habitués aux appareils subventionnés par les opérateurs.
Concentré actuellement sur le marché des smartphones, John Rubinstein n'exclut pas un jour de faire évoluer webOS de manière à pouvoir l'adapter à d'autres types de produits. Enfin, il a déclaré que s’il avait pris les rênes de Palm, ce n'était pas dans l'objectif de la revendre au plus offrant.
Sur le même sujet :
- Palm : rattraper le temps perdu
Paradoxalement, cela ne l'a pas empêché de dire que l'iPhone est un "super produit" et qu'il reste toujours admiratif de ce que la firme de Cupertino produit. Les ingénieurs de Palm travaillent sur Mac. Mais il a également insisté sur le fait que sa société avait sa propre vision des choses, centrée sur le cloud notamment.
Interrogé au sujet d'iTunes, il regrette qu'Apple bloque la synchronisation avec le Palm Pre. Sur ce front, il promet que de nouvelles choses vont arriver. Pour le moment, il recommande à ses clients de rester avec iTunes 9.0.1 qui permet la synchronisation avec les smartphones de Palm ou encore d'utiliser doubleTwist, une solution permettant de synchroniser facilement ses fichiers multimédias entre plusieurs appareils. Ce dernier d'ailleurs a récemment fait l'objet d'une mise à jour.

Durant l'entretien, il a présenté le Pixi comme étant le smartphone idéal pour débuter. Invité à comparer son offre avec celle de Google, le P.D.G de Palm estimé que l'offre du géant de l'internet était tourné davantage vers les geeks alors que Palm visait plus le grand public. Il a cependant affirmé que Google faisait vraiment du bon travail.
Par contre, il ne croit pas à la méthode de commercialisation du Nexus One. Google le vend directement sur son site désimlocké pour 529 $. Rubinstein rappelle que Palm faisait pareil avec les Treo il y a quelques années, mais selon lui, les gens sont trop habitués aux appareils subventionnés par les opérateurs.
Concentré actuellement sur le marché des smartphones, John Rubinstein n'exclut pas un jour de faire évoluer webOS de manière à pouvoir l'adapter à d'autres types de produits. Enfin, il a déclaré que s’il avait pris les rênes de Palm, ce n'était pas dans l'objectif de la revendre au plus offrant.
Sur le même sujet :
- Palm : rattraper le temps perdu
Jon Rubinstein, le patron de Palm, et ancien bras droit de Steve Jobs pour le Mac et l'iPod était l'invité du Engadget Show. Il est un moment revenu sur sa période Apple et celle qui a vu la création de l'iPod. Il raconte qu'à l'occasion d'un voyage au Japon pour rencontrer des fournisseurs on lui présenta un petit disque dur de 1,8 pouces dont le fabricant, Toshiba, ne savait trop quoi faire. Rubinstein si, qui y vit immédiatement l'un des maillons essentiels pour réaliser le futur iPod. Les autres chainons : iTunes et le FireWire étaient déjà sur les rails.
Rubinstein révèle aussi qu'à l'époque (on était entre 2000 et 2002) Apple subissait la pression de HP qui vendait des ordinateurs capables de graver des CD, d'où l'idée de lancer le projet iTunes (voir aussi Histoire : De SoundJam MP à iTunes 9).
Enfin, le journaliste d'Engadget n'a pas manqué de l'interroger sur le jeu de chat et de la souris entre Palm et Apple autour de la synchronisation du Pre avec iTunes et sur le timing des annonces de Palm comme calé sur celui d'Apple (le Pre en janvier date de Macworld et le nouveau Pixi juste avant les nouveaux iPod). Rubinstein a aisément esquivé la partie sur iTunes - sans relance du journaliste, dommage - en ne répondant pas.
Quant aux périodes de lancement proches entre les deux sociétés, il a réfuté toute volonté de coller aux basques d'Apple, rappelant que ces sorties se préparent pendant des mois et que la période de Noël n'est pas pour rien dans le choix d'annoncer ce Pixi en septembre…
Enfin, sur le fait que personne n'avait vu venir le Pre (un appareil qui ne fut précédé d'aucune rumeur), Rubinstein a eu une réponse très simple pour expliquer comment Palm avait pu garder le secret "Le nombre de personnes extérieure qui était au courant était très réduit et surtout, personne n'attendait rien de nous, tout le monde se fichait de ce que l'on faisait, et personne ne venait fouiller dans nos poubelles."
Rubinstein révèle aussi qu'à l'époque (on était entre 2000 et 2002) Apple subissait la pression de HP qui vendait des ordinateurs capables de graver des CD, d'où l'idée de lancer le projet iTunes (voir aussi Histoire : De SoundJam MP à iTunes 9).
Enfin, le journaliste d'Engadget n'a pas manqué de l'interroger sur le jeu de chat et de la souris entre Palm et Apple autour de la synchronisation du Pre avec iTunes et sur le timing des annonces de Palm comme calé sur celui d'Apple (le Pre en janvier date de Macworld et le nouveau Pixi juste avant les nouveaux iPod). Rubinstein a aisément esquivé la partie sur iTunes - sans relance du journaliste, dommage - en ne répondant pas.
Quant aux périodes de lancement proches entre les deux sociétés, il a réfuté toute volonté de coller aux basques d'Apple, rappelant que ces sorties se préparent pendant des mois et que la période de Noël n'est pas pour rien dans le choix d'annoncer ce Pixi en septembre…
Enfin, sur le fait que personne n'avait vu venir le Pre (un appareil qui ne fut précédé d'aucune rumeur), Rubinstein a eu une réponse très simple pour expliquer comment Palm avait pu garder le secret "Le nombre de personnes extérieure qui était au courant était très réduit et surtout, personne n'attendait rien de nous, tout le monde se fichait de ce que l'on faisait, et personne ne venait fouiller dans nos poubelles."
Le sort en est donc jeté, Eric Schmidt a quitté officiellement ses fonctions au sein du conseil d'administration d'Apple. Après 3 ans pile de service parmi l'équipe dirigeante de la firme de Cupertino, les lignes de concurrence ont grandement évolué, poussant même la Commission Fédérale du Commerce à diligenter une enquête (voir notre une : Apple/Google : de trop bons amis?).Avec Android, puis Chrome OS, Google est entré de plein pied en compétition avec Apple. On pourrait se demander dans quelle mesure ça ne va pas compliquer les très cordiales relations entre les deux entreprises, à voir comme Apple s'entend comme chien et chat avec Microsoft, un autre concurrent de taille. Et de fait, la circonspection semble de mise : Apple n'a fait aucun commentaire sur l'annonce du système d'exploitation de Google, en dehors des questions de contingence qu'elle a entraînées sur son conseil d'administration. Cependant il est vrai qu'il n'y a pour l'heure pas grand chose à en dire, au vu du peu qu'on en sait encore.
Au fil des ans, les deux sociétés ont multiplié les collaborations. Ainsi, on retrouve Google Maps non seulement dans iPhoto 09, mais également au sein même de l'iPhone, tout comme YouTube d'ailleurs, sans que ça semble poser le moindre cas de conscience à Apple de faire figurer sur son téléphone une technologie appartenant à la même société qui produit Android, le système d'exploitation dédié aux smartphones initié par Google. De même, l'outil de recherche se retrouve de facto dans les trois versions de Safari (Mac, iPhone, Windows). Le succès de l'iPhone dépend pour partie de ces collaborations, et Apple aurait probablement plus à perdre que Google si ces accords prenaient fin. Qu'adviendrait-il si par malheur le torchon brûlait entre les deux entreprises? Après tout, les rumeurs ne prêtent-elle pas à Steve Jobs quelque rancœur nourrie à l'encontre de Jon Rubinstein, parti d'Apple pour appliquer les recettes de son succès au chevet de Palm? (voir notre article : Newsweek : Rubinstein, Apple et Palm.)
Malgré tout, il n'y a pas lieu de s'inquiéter outre mesure concernant les relations entre Google et Apple : les deux sociétés partagent suffisamment de valeurs et d'intérêts communs pour que la compétition soit saine et confraternelle. Toutes deux iconoclastes et faisant montre d'un certain goût pour sortir des sentiers battus, elle collaborent donc sur nombre de projets, et font également front commun face à leur ennemi affiché, Microsoft. Une querelle ne ferait que renforcer leur adversaire, et chacun est bien conscient des enjeux. En outre, l'utilisation des services de Google tels que Google Maps ou son moteur de recherche ne posent pas de problème à Apple dans la mesure où il s'agit d'un savoir faire qui lui est externe. En somme, Google porte différentes casquettes, selon ses champs d'activité.
S'il fallait une preuve que la bonne entente est toujours de mise, on peut la trouver dans le fait qu'un autre membre du conseil d'administration d'Apple, Arthur Levinson, est également aux commandes de Google, et que ce dernier continue de présider aux destins des deux sociétés. Et même si les choses devaient s'envenimer, la querelle de chiffonier entre Apple et Microsoft ne les a malgré tout jamais empêchées de continuer à proposer leurs solutions respectives sur la plate-forme adverse. Et qui sait, peut-être Apple proposera-t-elle même des Macs équipés de Chrome OS en plus de Mac OS X ?
Sur le même sujet :
- Eric Schmidt quitte le conseil d'Apple
Lors de la présentation des résultats financiers de Palm, Jon Rubinstein a présenté sa vision du marché des smartphones. Pour lui, Palm n'a pas besoin de battre à plat de couture la concurrence pour se faire une place au soleil. Le marché des smartphones est promis à un bel avenir et d'après lui, il y a de la place pour plusieurs acteurs - entre trois et cinq — sur ce segment. Si l'on se fie à son raisonnement, il y a à l'heure actuelle deux acteurs qui sont suffisamment bien positionnés pour tirer leur épingle du jeu : Apple et Research In Motion. Reste à savoir si Palm, Google, Microsoft, Nokia et les autres arriveront à créer une même dynamique autour de leur plate-forme qu'Apple et RIM.
En attendant, la situation de Palm demeure délicate. Sa perte nette a plus que doublé au 4e trimestre qui a pris fin juste avant le lancement du Pre. En effet, l'entreprise a perdu 105 millions de dollars, contre 43,4 millions de dollars un an plus tôt. Pire encore, son chiffre d'affaires est passé en un an de 296,2 millions de dollars à 86,8 millions. Il était grand temps que le Pre arrive.
Sur le même sujet :
- Jon Rubinstein devient le patron de Palm
- webOS : le SDK à la fin de l'été
Jon Rubinstein a été nommé P.D.G de Palm. L'ancien responsable de la division iPod continuera également à occuper la fonction de président exécutif. Il succède à Ed Colligan qui était en place depuis 16 ans. Ce dernier va rejoindre Elevation Partners, la firme d'investissement qui dispose de 25% du capital de Palm.À certains égards, la montée en puissance de Jon Rubinstein dans l'organigramme de Palm fait penser à celle de Steve Jobs lors de son retour au sein d'Apple. Tous deux ont rapidement remplacé le P.D.G. en place dans des conditions très différentes il est vrai. D'autre part, ils ont tous deux fait arrêter le développement d'un netbook : l'eMate (et de manière générale le Newton) pour Steve Jobs et le Foleo pour Rubinstein.
"J'ai travaillé avec Steve [Jobs] pendant 16 ans. Maintenant je suis considéré comme un traître. Mais tout cela n'a rien à voir à voir avec Apple" explique Jon Rubinstein, ancien vice-président d'Apple et aujourd'hui président exécutif chez Palm dans un article de Newsweek.Son arrivée chez Palm après qu'il ait quitté Apple et se soit temporairement retiré des affaires aurait rendu Steve Jobs furieux. Puis la constitution d'une équipe formée pour partie d'anciens d'Apple n'aurait fait qu'aggraver cette colère à son endroit (voir l'article Palm poursuit son marché chez Apple).
>> Lire la suite
Jon Rubinstein a quitté discrètement Apple en 2006. Maillon essentiel dans l’organigramme de la société californienne, il avait supervisé pendant des années la division Macintosh hardware, avant de s'occuper brièvement de la division iPod.On dit que son départ fut lié à la volonté d’Apple d’utiliser des processeurs Intel (lire : Pourquoi Rubinstein a quitté Apple) ; Rubinstein a toujours été un défenseur de l’architecture PowerPC.
Comme il l’expliquait lors du keynote de Palm au CES, il pensait bien, après avoir quitté Apple, profiter de la vie au bord d’une plage, mais c’était sans compter le coup de fil de Fred Anderson, l’ancien directeur financier d’Apple, qui avait pour lui une opportunité « extraordinaire » : raviver l’esprit d’innovation au sein de Palm.
Palm : dans la même situation qu'Apple en 1997 ?
Lorsqu’il arrive en juin 2007 en tant que président exécutif, Palm est dans une situation assez similaire à celle qu’Apple a connue avant la fin des années 90. Société star des années 90 avec son Palm Pilot qui avait raflé la mise sur le marché des PDA à un certain Newton, elle ne parvient plus à se réinventer et à se doter d’un système d’exploitation moderne. En 2006, Palm, pour ne pas perdre pied sur certains marchés, vendit en quelque sorte son âme au diable en commercialisant un smartphone équipé de Windows Mobile, l'OS du grand rival de l’époque.
>> Lire la suite
Le salut de Palm viendra-t-il de Jon Rubinstein, ancien lieutenant de Steve Jobs avec qui il participa à la renaissance d'Apple ? Pris en tenaille entre les BlackBerry, les HTC et autres iPhone, Palm a pris des mesures depuis un an pour tenter un retour au premier plan, celui qu'il occupait à l'époque de son premier smartphone le Treo et avant lui sur le marché des PDA.Rubinstein avait suivi Steve Jobs chez Apple en 1997 où il s'occupa de la division matérielle avant de présider celle créée spécialement pour l'iPod. Il a quitté Apple il y a deux ans et rejoint Palm à l'été 2007 comme président exécutif. Et à lire l'article que lui consacre le New York Times, il ne passe pas ses journées à déplier des trombones.
Son objectif est moins de surpasser la concurrence que de se surpasser soi-même "Tout le monde est en train d'essayer de faire un iPhone killer, nous on veut faire un killer Palm product (un "produit Palm qui tue").
Lors de son recrutement, il s'était vu confier la charge de faire le ménage dans le matériel de Palm comme dans son logiciel. Des produits déjà annoncés et présentés au public ont été annulés, à l'image du Foleo, un portable ultraléger.

De nouvelles têtes sont apparues, Rubinstein a fait son marché parmi ses relations et de jouer aujourd'hui sur l'esprit d'équipe “Je ne vais pas sauver cette entreprise, ils vont sauver cette entreprise".
Stephane Maes le vice-président de la division marketing des smartphones raconte sa première réunion chez Rubinstein dans sa résidence secondaire près de Mexico. Maes était venu avec son équipe et un chargement d'à peu près 30 modèles de futurs Palm. Pendant trois jours ils sont passés sur le grill des questions de son nouveau patron qui, à l'issue de ce debriefing, a décidé d'abandonner plusieurs modèles. Pour d'autres, des modifications furent réclamées alors que leur lancement approchait.
Parmi les survivants il y avait le Centro sur lequel la société avait misé de nombreux espoirs. Des ingénieurs furent envoyés en Chine et à Taïwan afin de surveiller la production de plus près. Le logement de la batterie qui couinait fut redessiné et plusieurs bugs durent être corrigés dans le logiciel.

Les éléments plastiques de la coque nécessitaient également d'être paufinés. Lors d'une réunion, Rubinstein insista pour savoir qui était responsable de cette partie, et d'insister et insister encore jusqu'à qu'un nom émerge. Par le passé raconte un dirigeant de Palm ce genre de détails aurait été évacué. À l'instar de ce qui se fait chez Apple, même les emballages sont maintenant étudiés de près.
Chez Palm aujourd'hui il s'agit de poser de nouveaux rails "Ce n'est pas un seul produit qui va nous ramener sur la route du succès. Un produit n'est qu'une brique parmi les fondations. Et chacune doit être meilleure que la précédente" prévient Rubinstein.
Les noms de produits avec des numéros, Treo 680, 700… commencent également à disparaître au profit d'appellations comme "Centro" et le tout nouveau "Treo Pro" lancé cette semaine (ci-dessous). Puis l'amélioration du design des derniers produits s'est accompagnée d'un repositionnement vers de nouveaux publics.

Le Centro, vendu à 2 millions d'exemplaires (99$), a par exemple trouvé preneur auprès des femmes ou des jeunes qui cherchaient un premier smartphone pas trop onéreux. "La marque Palm n'est pas morte, elle est juste endormie" estime l'un de ses responsables. Et d'espérer probablement qu'un analyste cité dans l'article ait raison "Pile au moment où vous pensez qu'ils sont fichus, ils font quelque chose d'intéressant."
Sur le même sujet :
Palm poursuit son marché chez Apple
Rubinstein passe le balai chez Palm
Palm ne veut plus du Foleo
Pourquoi Rubinstein a quitté Apple
Andrew Brown, le patron de Palm a dressé un parallèle entre sa société et Apple lors d'une conférence organisée par JPMorgan. Preuve avancée de ce cousinage, le fait que Palm soit l'architecte à la fois de son matériel et de son logiciel.
Évidemment, certains Palm Treo fonctionnent avec Windows Mobile qui n'est pas à proprement parler un OS fait maison… Mais il permet de dégager des marges supérieures. Le patron de Palm a également mis en avant sa nouvelle équipe avec quelques anciennes pointures d'Apple dont Jon Rubinstein l'ex patron du matériel et de la division iPod (voir l'article Palm poursuit son marché chez Apple).
Enfin, il a été confirmé que le prochain OS de Palm, basé sur Linux sortirait à la fin de l'année avec une intégration dans les smartphones au premier semestre 2009. Ce système a connu un développement passablement agité depuis trois ans.
Évidemment, certains Palm Treo fonctionnent avec Windows Mobile qui n'est pas à proprement parler un OS fait maison… Mais il permet de dégager des marges supérieures. Le patron de Palm a également mis en avant sa nouvelle équipe avec quelques anciennes pointures d'Apple dont Jon Rubinstein l'ex patron du matériel et de la division iPod (voir l'article Palm poursuit son marché chez Apple).
Enfin, il a été confirmé que le prochain OS de Palm, basé sur Linux sortirait à la fin de l'année avec une intégration dans les smartphones au premier semestre 2009. Ce système a connu un développement passablement agité depuis trois ans.
La liaison de bus entre Apple et Palm marche bien. Le blog Wallywag écrit que le fabricant de PDA a embauché, début mars, au service communication Lynn Fox, qui jusque là supervisait celle des Macintosh.
Elle y croisera, parmi le comité de direction, Mike Bell - patron du développement produit - qui l'a précédé en quittant (au bout de 16 ans) son poste de vice président logiciel, également dans la division Mac.
Elle reconnaîtra peut-être aussi John Hartnett - responsable des marchés internationaux - bien qu'il ait lui quitté Apple il y a un bon siècle, à l'époque de Claris et d'Applesoft.
Brodie Keast, le patron du marketing, lui contera peut-être ses souvenirs de campagnes publicitaires pour les PowerBook.
Enfin et surtout elle aura comme directeur exécutif, un certain Jon Rubinstein, ancien patron de la division iPod après avoir dirigé toute l'activité matérielle d'Apple depuis le retour de Steve Jobs.
Plus que Steve Jobs et Jonathan Ive et ça commencera à ressembler à quelque chose.
Elle y croisera, parmi le comité de direction, Mike Bell - patron du développement produit - qui l'a précédé en quittant (au bout de 16 ans) son poste de vice président logiciel, également dans la division Mac.
Elle reconnaîtra peut-être aussi John Hartnett - responsable des marchés internationaux - bien qu'il ait lui quitté Apple il y a un bon siècle, à l'époque de Claris et d'Applesoft.
Brodie Keast, le patron du marketing, lui contera peut-être ses souvenirs de campagnes publicitaires pour les PowerBook.
Enfin et surtout elle aura comme directeur exécutif, un certain Jon Rubinstein, ancien patron de la division iPod après avoir dirigé toute l'activité matérielle d'Apple depuis le retour de Steve Jobs.
Plus que Steve Jobs et Jonathan Ive et ça commencera à ressembler à quelque chose.
Citant un article du Wall Street Journal, MacNN raconte que Jon Rubinstein est en train de donner un grand coup de balai chez Palm. L'homme est le nouveau président exécutif de la société après avoir passé 15 ans chez Apple où il a supervisé tous les développements matériels jusqu'à l'iPod avant son départ début 2006 (notre dépêche) sur, dit-on, des désaccords autour de la décision d'abandonner le PowerPC.
Rubinstein (qui aura été à bonne école avec Steve Jobs) aurait complètement réorganisé l'équipe de développement en lui donnant consigne de se concentrer sur des appareils personnels.
Des ingénieurs jugés indispensables pour la société auraient été promus, des cadres importants auraient eux été écartés et des primes à l'embauche mises en place pour accélérer les recrutements de nouveaux talents.
On prête aussi à Rubinstein d'avoir pesé dans la décision de dernière minute d'annuler la sortie de l'ultra-portable Foleo (ci-contre) alors même qu'il avait été officiellement présenté. Et d'avoir dicté quelques changements d'ordre tarifaires dans le dernier né de Palm, le Centro.
Palm est aujourd'hui dans une situation difficile et son prochain grand rendez-vous sera vers la fin 2008 avec la sortie de son nouveau système d'exploitation basé sur Linux et maintes fois reportée.
Rubinstein (qui aura été à bonne école avec Steve Jobs) aurait complètement réorganisé l'équipe de développement en lui donnant consigne de se concentrer sur des appareils personnels.Des ingénieurs jugés indispensables pour la société auraient été promus, des cadres importants auraient eux été écartés et des primes à l'embauche mises en place pour accélérer les recrutements de nouveaux talents.
On prête aussi à Rubinstein d'avoir pesé dans la décision de dernière minute d'annuler la sortie de l'ultra-portable Foleo (ci-contre) alors même qu'il avait été officiellement présenté. Et d'avoir dicté quelques changements d'ordre tarifaires dans le dernier né de Palm, le Centro.
Palm est aujourd'hui dans une situation difficile et son prochain grand rendez-vous sera vers la fin 2008 avec la sortie de son nouveau système d'exploitation basé sur Linux et maintes fois reportée.
Jon Rubinstein a quitté Apple il y a un peu plus d'un an. Ce proche de Steve Jobs a longtemps occupé le poste de vice-président du développement matériel avant de prendre la tête de la division iPod. En 2006, il quittait Apple officiellement pour prendre sa retraite. Ces derniers jours, Jon Rubinstein est revenu sur le devant de la scène en rejoignant Palm en tant que Président exécutif. Cette annonce a refait resurgir certaines informations concernant son départ d'Apple. L'homme n'aurait en fait jamais digéré le passage à Intel. Attaché au PowerPC, il était l'un des principaux avocats il y a quelques années du fameux 'MegaHertz Myth'.
Palm est actuellement à la croisée des chemins. La société, qui a longtemps cherché à se vendre, préfère continuer seule, enfin presque… Le fonds d'investissement Elevation Partners vient d'acquérir un quart de la société pour 325 millions de dollars. Cette prise de participation est également l'occasion d'apporter un peu de sang frais à l'entreprise à qui l'on doit le Palm Pilot. De nombreux anciens d'Apple ont en effet été nommés à des postes stratégiques. Jon Rubinstein, longtemps responsable du hardware et de la division iPod à Cupertino, a été nommé Président exécutif et sera chargé de superviser le développement des produits. L'ancien Directeur financier d'Apple, Fred Anderson, qui est un partenaire d'Elevation Partners, va pour sa part rejoindre le conseil d'administration de Palm. Il remplacera Eric Benhamou, qui lui aussi est un ancien d'Apple.
L'arrivée de sang frais et de nouvelles forces vives va-t-elle permettre à Palm de redorer son blason et de soutenir la concurrence sur le marché des smartphones face à Microsoft, Research in Motion et Apple ? Rien n'est moins sûr… À bien des égards, Palm est dans une situation similaire à celle d'Apple à la fin des années 90. La société n'arrive plus à innover et son offre se distingue de moins en moins de la concurrence. Faute d'avoir un OS fiable, le constructeur a été contrait de commercialiser certains Treo avec Windows Mobile.
Palm espère opérer sa lente reconquête avec Foleo, un ultra portable présenté comme le compagnon idéal au smartphone. Disponible à partir de cet été pour 599 $, l'appareil est, selon la société américaine, aussi simple et conviviale que le Palm Pilot. Équipé d'un système Linux, il embarque un lecteur de mail, un navigateur web, une mini-suite bureautique, et un lecteur de document PDF. Reste à savoir s’il connaîtra le même succès que le Palm Pilot. Rien n'est moins sûr…
Fin juin, à la suite d'une investigation interne, Apple faisait savoir qu'elle avait découvert des irrégularités liées à l'émission de certaines attributions de stock options effectuées entre 1997 et 2001. À plusieurs reprises durant cette période, Apple aurait antidaté certaines stock options afin de maximiser les plus-values, une pratique critiquée, mais qui n'est pas interdite par la SEC (équivalent américain de l'AMF) à condition qu'elle figure dans des notifications et qu'elle soit autorisée par la société dans ses statuts. Lorsqu'Apple, qui dans ce dossier veut jouer la carte de la transparence, a fait part de la nouvelle, elle a également indiqué qu'elle avait embauché un cabinet indépendant pour tirer cette histoire au clair. La réaction des actionnaires ne se fit pas attendre. Certains ont décidé de se réunir et de porter plainte. Selon eux, les irrégularités liées à l'émission de certaines attributions de stock options ne remontent pas à 1997, mais à 1993. Parmi les personnes qui auraient reçu des stock options irrégulières, on retrouve notamment l'ancien patron d'Apple Michael Spindler, Avie Tevanian, Tim Cook, l'ancien Directeur financier Fred Anderson et Jon Rubinstein. Steve Jobs est également cité, mais ses stock options en question auraient été annulées selon Apple.
Apple n'est pas la première société à connaître ce type de problèmes. Une dizaine de sociétés high-tech ont fait l'objet d'enquêtes ces derniers mois concernant la manière dont elles attribuent des stock options à leurs dirigeants. Reste que la firme de Cupertino a intérêt à bien mener sa barque si elle ne veut pas perdre son statut de chouchou de Wall Street. La roue peut tourner très vite…
1 / 2 >>






Mars 2010