OS X 10.8.2 avec Facebook est disponible en bêta [23.08.2012 17:54 - NF]
La nouveauté la plus intéressante d'OS X 10.8.2 est toutefois l'ajout de Facebook. On savait que ce système aurait droit au partage sur ce réseau social, en plus de Twitter présent depuis la première version. Apple a toujours indiqué que l'intégration de Facebook serait ajoutée à l'automne, on peut alors se risquer à dire que cette deuxième mise à jour mineure sera publiée en version finale d'ici un mois ou deux.

Google, Facebook, Amazon et eBay se sont alliées pour former l'« Internet Association », un lobby qui ira défendre ses positions à Washington. Le Washington Post explique que ce groupe de pression, qui sera officiellement lancé en septembre, compte d'autres sociétés de moindre importance, pour le moment encore anonymes.
Toutes auront néanmoins en commun d'être des acteurs de l'internet, à un moment où le corps législatif américain, influencé notamment par les opérateurs de télécommunication, avance vers une régulation de cet espace. Une régulation que redoutent les acteurs de l'internet si elle porte sur les technologies plus que sur les usages : « il est inutile de réguler des technologies, elles avancent et contournent la loi. Si vous voulez réguler, régulez une idée, comme le respect de la vie privée, et les technologies seront limitées par un cadre. » disait ainsi récemment Eric Schmidt.
Les quatre grandes sociétés à la tête de ce lobby ont la plupart du temps des avis opposés sur les grands problèmes légaux autour de l'internet — impositions, droit d'auteur, vie privée… Il y a néanmoins un sur lequel elles s'entendent, le plus strict respect de la neutralité du net, pas tant d'ailleurs pour la défense des utilisateurs que pour celle de leurs propres intérêts. Aux États-Unis, l'Internet Association devrait donc directement affronter les opérateurs sur le sujet : AT&T, Verizon, mais aussi et surtout Comcast et Time Warner ont un pied dans le réseau et un pied dans les contenus et sont en faveur d'un internet facturé au service.
La nouveauté la plus importante est la prise en charge de l'intégration de Facebook dans iOS 6. La mise à jour du système mobile d'Apple est actuellement en développement et attendue pour l'automne. Elle intègre notamment le réseau social et propose à l'utilisateur d'enregistrer ses identifiants dans les réglages, pour y accéder ensuite depuis n'importe quelle application. Le SDK version 3.0 prendra en charge cette fonction, mais offre aux développeurs un support jusqu'à iOS 4 : sur les systèmes plus anciens, l'identification se fera comme aujourd'hui par le biais de l'application Facebook (Gratuit).
Ce n'est pas la seule nouveauté. Facebook simplifie le travail des développeurs en améliorant la gestion des sessions : un nouveau module fait tout le travail par défaut, même s'il est bien entendu possible de le personnaliser. Le réseau propose également des vues prêtes à l'emploi pour accéder à la liste d'amis et aux lieux à proximité et ainsi permettre à l'utilisateur de sélectionner l'un ou l'autre. Le SDK 3.0 se met au passage au goût du jour avec les dernières nouveautés en matière de développement en Objective-C, en particulier la prise en charge d'ARC.
Dans sa réponse, Samsung mentionne Family Story, son service destiné à la famille qui permet de partager des contenus à travers des smartphones, tablettes, téléviseurs et le web. L'entreprise est en train de développer une mise à jour pour Family Story, « mais c'est loin d'être un "Samsung Facebook" comme certains le prétendent. »
La rumeur provenait du Korea Times qui croyait savoir qu'un projet baptisé « Samsung Facebook » était actuellement en cours chez le constructeur coréen et qu'il visait à concurrencer le réseau social aux centaines de millions d'utilisateurs (lire : Rumeur : Samsung voudrait concurrencer Facebook). L'ambition du coréen n'est donc au final pas si démesurée.
Selon des employés de Samsung restés anonymes, la firme coréenne développerait un réseau social qui pourrait concurrencer Facebook. Le site serait accessible sur à peu près tous les terminaux électroniques, y compris les téléviseurs et les appareils photo connectés.
Samsung se reposerait sur Family Story, un réseau déjà existant centré sur la famille, pour construire son futur service. La plateforme de cloud computing d'Amazon serait choisie au niveau technique pour supporter le réseau qui n'a pas encore de nom.
« Le but est d'étendre notre service de média social sur des terminaux de constructeurs différents et à travers plusieurs plateformes. Cela comprend des appareils photo, des téléviseurs et des lecteurs blu-ray. [...] Nous sommes convaincus que le service sera populaire à travers le monde entier » explique un employé de l'entreprise.
Samsung a d'ores et déjà sorti un service de messagerie sur toutes les plateformes mobiles, ChatON (lire : ChatOn : la messagerie universelle de Samsung est sur iOS). Le constructeur coréen pourrait chercher à unifier ses différents services pour proposer une solution harmonisée à même de se poser comme un concurrent de Facebook.
Mac OS X > L'intégration de Facebook pas avant cet automne dans Mountain Lion [MàJ] [12.06.2012 10:29 - SM]
Le communiqué de presse de la firme de Cupertino est aussi clair sur ce point, la mention de l'intégration de Facebook renvoie à une note de page : « L'intégration de Facebook sera disponible dans une prochaine mise à jour logicielle de Mountain Lion. »
Facebook est déjà intégré dans la bêta d'iOS 6. [MàJ] : Facebook n'est pas intégré nativement à la Developer Preview 4 parue hier soir (lire : Mountain Lion DP4 et Safari 6 sur le Mac Dev Center). Il faut télécharger un package à part pour apporter le support de Facebook dans la DP4.
Les applications Facebook à utiliser directement dans le navigateur ont droit à une interface unique et elles sont toutes rassemblées en un même endroit. À ce titre, l'Espace Applications leur offre un peu de visibilité supplémentaire.
La marge de manœuvre de Facebook reste en revanche limitée pour les applications de l'App Store iOS. Chaque application a droit à sa page, avec un descriptif et des captures d'écrans, mais aussi ce qui fait la force du réseau social : vous saurez quel(s) ami(s) utilise(nt) l'application. Facebook a bien ajouté un bouton "Send to Mobile", mais celui-ci envoie une notification via l'application iOS qui redirige alors vers l'App Store.
Internet > Brevets : Yahoo et Facebook pourraient trouver un terrain d'entente [04.06.2012 10:24 - SM]
Sur fond de guerre de brevets, un accord entre Yahoo et Facebook serait en cours. Yahoo avait porté plainte contre le réseau social en mars en l'accusant de violer sa technologie liée à la publicité, la personnalisation, la gestion de confidentialité et la messagerie entre autres. Selon All Things D, l'accord incluerait une importante mise en place de licences croisées entre les deux firmes ainsi qu'une « intégration poussée de Facebook dans Yahoo et vice versa ».
L'ex-CEO de Yahoo, Scott Thompson, qui a récemment démissionné, aurait poursuivi Facebook en justice dans l'espoir de gagner plusieurs milliards de dollars. Or, dans le cadre de cet accord, le réseau social ne serait pas prêt à verser une grosse somme.
Facebook est très actif en ce moment sur le marché des brevets. La firme de Zuckerberg a acheté 650 brevets à Microsoft pour 550 millions de dollars au mois d'avril (Transaction de brevets AOL entre Microsoft et Facebook).
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Un nouveau mode de connexion qui pèse sur les recettes de la firme américaine, puisqu'elle n'affiche pas de publicités sur les terminaux mobiles. « Nous ne tirons pas de recettes directes significatives de l'utilisation de Facebook sur portables, et notre capacité à le faire reste à prouver », explique l'entreprise.
Le bénéfice net a baissé de 12 % au premier trimestre pour s'établir à 205 millions de dollars. Le chiffre d'affaires lui grimpe de 45 % à 1,058 milliard de dollars. Une progression qui a fortement ralenti par rapport à l'année précédente où Facebook avait vu son chiffre d'affaires annuel presque doubler (+ 88 %).
Un utilisateur rapporte en moyenne au réseau social 1,21 dollar au premier trimestre 2012, soit 12 % de moins que le dernier trimestre 2011, mais 6 % de plus sur un an. Enfin, Facebook a fait part de ses ambitions : « Il y a plus de deux milliards d'internautes dans le monde, selon un rapport IDC publié en août 2011, et nous avons pour but de tous les connecter. »
Microsoft a acheté à AOL 800 brevets (le nombre a été réévalué à 925 brevets depuis) il y a deux semaines pour un milliard de dollars... et l'entreprise se sépare déjà de 650 d'entre eux.Le nouvel acquéreur est Facebook, qui rachète ces 650 brevets contre 550 millions de dollars. Avec cette somme le réseau social bénéficie aussi d'une licence sur les 275 autres brevets que Microsoft ne revend pas.
La firme de Redmond est la grande gagnante de cette opération, puisqu'en plus de récupérer plus de la moitié de la somme qu'elle a déboursée à AOL, elle conserve une licence sur les brevets qu'elle vend à Facebook. De quoi étendre son portefeuille de brevets et de licences à moindres frais.
On ne sait pas en revanche si c'est Mark Zuckerberg qui est allé encore une fois faire seul ses emplettes. Mais au vu du timing et de la tournure de l'opération, il ne serait pas étonnant que Microsoft et Facebook — par ailleurs partenaires dans plusieurs domaines — se soient entendus en amont sur cette affaire.
Suite à l'accord entre Skype et Facebook, il était déjà possible de communiquer avec ses amis sur Facebook à l'aide de la technologie de Skype, mais l'intégration des deux services devient un peu plus ténue avec l'intégration de votre mur d'actualités au sein même de l'application Skype. De même, votre statut Skype sera publié sur votre mur Facebook.
Au passage, le réseau social a confirmé qu'il travaillait à une application Mac. Aucune date n'a été donnée et on ne sait rien à ce jour à son propos, même si on imagine que les fonctions et l'interface resteront extrêmement proches de la version Windows. Parmi les fonctions absentes, citons le chat vidéo qui reste ainsi l'apanage du site Internet. C'est toutefois logique : on retrouve ainsi les mêmes fonctions que dans Facebook Messenger (Gratuit), la version iOS.
Le formulaire S-1, publié par la SEC (Security and Exchange Commission, le gendarme américain de la bourse) révèle que Facebook a levé un total de 2,4 milliards de dollars. Cotée sous le symbole FB, elle cherche à lever cinq milliards de dollars supplémentaires, ce qui valoriserait la société à environ 100 milliards de dollars.
Le salaire de base de Mark Zuckerberg était en 2011 de 500 000 $, auquel il faut ajouter 1,7 million de dollars de compensations diverses. Dès 2013, son salaire sera ramené à un dollar symbolique — mais avec 533 801 850 actions, il est le plus grand actionnaire de Facebook. Les 28,2 % de la société qu'il possède valent potentiellement 30 milliards de dollars : Zuckerberg est d'ores et déjà un des hommes les plus riches des États-Unis.
Le fonds d'investissement Accel détient 11,4 % de la société, son co-fondateur Dustin Moskovitz 7,6 %, le fond DST 5,4 % et l'investisseur Peter Thiel 2,5 %. De manière générale, on retrouve beaucoup de business angels et de fonds d'investissement dans le capital de Facebook : Marc Andressen, Reid Hoffman, La-Ka Shing, Elevation Partners ou encore Goldman Sachs.
Facebook compte 845 millions d'utilisateurs actifs, 483 millions se connectant tous les jours, 425 millions avec un mobile — la croissance est régulière, et s'est effectuée au taux de 39 % en 2011. Les utilisateurs ont créé un réseau de 100 milliards d'interconnexions et ont laissé 2,7 milliards de « J'aime » et de commentaires chaque jour pendant les trois derniers mois de l'année 2011. La croissance de Facebook est globale : elle explose certes au Brésil et en Inde (respectivement + 288 et + 132 % en 2011), mais elle reste confortable aux États-Unis (+ 16 %). Le réseau social compte 179 millions d'utilisateurs en Amérique du Nord, 229 millions en Europe, 212 millions en Asie et 225 millions dans le reste du monde.
Des utilisateurs qui ont permis à Facebook de générer en 2011 un chiffre d'affaires de 3,7 milliards de dollars pour 1 milliard de dollars de bénéfices, des chiffres en hausse de respectivement 88 et 65 % en 2011. Le formulaire S-1 confirme d'ailleurs que le réseau social est bénéficiaire depuis 2009, contrairement à ce que prétendaient certaines Cassandres. Facebook dégage une marge nette de 27 %, similaire à celle des autres ténors du domaine (Google affiche 26 %), et possède un trésor de guerre de 3,9 milliards de dollars.
85 % du chiffre d'affaires de Facebook est généré par la publicité, le reste venant de la vente de biens virtuels. Les jeux de Zynga, dont le créateur Marc Pincus est d'ailleurs actionnaire de Facebook, représentent à eux seuls 12 % du chiffre d'affaires du réseau social. Les clics répétés et hébétés des utilisateurs valent donc près d'un demi-milliard de dollars. La part de la vente de biens virtuels augmente régulièrement dans l'activité de Facebook, qui dépendait à 98 % de la publicité en 2009.
Le chiffre d'affaires de Facebook signifie que chaque utilisateur vaut 5,02 $, soit 3,83 € ; une valorisation de 100 milliards de dollars rendrait chaque utilisateur responsable de 118 $ de la valeur de Facebook, soit 90,11 €.
La Federal Trade Commision (FTC) et Facebook sont parvenus à un accord autour de problèmes de respect de la vie privée et de l'exploitation des données personnelles des utilisateurs du réseau social. Facebook s'est engagé à modifier certaines de ses pratiques et a accepté le principe d'une surveillance régulière pendant 20 ans. La FTC, dans un communiqué, observe que Facebook, à plusieurs reprises, a trompé ses utilisateurs sur la manière dont elle gérait leurs informations et par rapport aux engagements et promesses qu'il faisait.- En décembre 2009, Facebook a modifié unilatéralement son site avec comme conséquences que des informations désignées comme privées par les utilisateurs - leur liste d'amis par exemple - ont été rendues publiques. Facebook n'a pas averti ses utilisateurs à l'avance de ce changement ni sollicité leur accord préalable.
- Facebook a affirmé que les applications tierces que les utilisateurs installaient n'auraient accès qu'aux informations indispensables à leur fonctionnement. En réalité elles pouvaient accéder à quasiment toutes les données personnelles - données dont elles n'avaient pas besoin.
- Facebook a dit à ses utilisateurs qu’ils pourraient limiter le partage de données à un public restreint, ex : les amis seulement. En fait, ce choix n'a pas empêché que leurs informations soient partagées après d'applications tierces que leurs amis utilisaient.
- Facebook avait un programme "Application vérifiée" et il affirmait qu'il certifiait de leur sécurité. Ce qu'il ne faisait pas.
- Facebook a promis aux utilisateurs qu'il ne partagerait pas leurs informations personnelles avec les annonceurs. Il l'a fait.
- Facebook a assuré que lorsque les utilisateurs supprimaient ou désactivaient leurs comptes, leurs photos et vidéos deviendraient inaccessibles. Mais Facebook rendait possible l'accès à ce contenu même après la désactivation et la suppression du compte par les utilisateurs.
- Facebook prétendait qu'il se conformait au cadre américano-européen dit du 'Safe Harbor' qui régit le transfert des données entre les États-Unis et l'Union européenne. Il ne l'a pas fait.
Devant cet inventaire de mauvaises conduites, la FTC a enjoint Facebook à revoir sa manière de procéder. Il devra obtenir le consentement des utilisateurs à chaque changement qui viendrait modifier leurs réglages de confidentialité. Lors de la suppression d'un compte, il doit empêcher l'accès à ses données durant les 30 jours qui suivent. Facebook devra mettre en place un programme pour gérer ces questions de vie privée. Tous les deux ans pendant 20 ans, un audit sera mené par une entité indépendante afin de veiller à l'application de ces consignes.
Facebook acquiesce
Mark Zuckerberg a répondu dans un long billet. Il insiste sur la volonté - depuis l'origine de Facebook - de veiller au respect des données privées des utilisateurs. Il admet cependant une série d'erreurs par le passé, lesquelles auraient fait de l'ombre aux améliorations réalisées par ailleurs. Des changements ou l'apparition de nouveaux outils pour régler plus finement ce que l'on veut montrer ou pas.
Il reprend également certains constats faits par la FTC (les points 4 et 5) et explique qu'ils ont été déjà corrigés fin 2009 et mi 2010. Enfin, deux nouveaux responsables ont été désignés pour s'occuper de ces sujets à l'intérieur du groupe.
Ce réglement à l'amiable survient alors que le réseau social vise une introduction en bourse à l'horizon du printemps/été 2012. L'objectif serait de lever 10 milliards de dollards (7,5 milliards d'euros) pour une valorisation de 100 milliards.
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Mai 2013