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Apple ne fera pas fusionner tablettes et ordinateurs portables [25.04.2012 12:00 - AZ]
« Vous pouvez fusionner un grille-pain et un réfrigérateur, mais ça ne va sans doute pas plaire à l'utilisateur. » : c'est ainsi que Tim Cook a balayé d'un revers de la main la possibilité qu'Apple rapproche les MacBook de l'iPad. Le CEO d'Apple répondait à une question mentionnant Windows 8 et les ultrabooks tactiles : Apple ne devrait donc pas ajouter une couche tactile aux écrans des MacBook Air, OS X n'étant de toute manière pas adapté à la manipulation au doigt.

De ce point de vue, la stratégie d'Apple est claire, et s'oppose directement à celle de Microsoft. Le tactile est apporté à OS X par le biais du trackpad, mais le système lui même garde une apparence et un fonctionnement conventionnels. iOS est quant à lui optimisé pour la manipulation tactile, au prix d'une simplification de certains paradigmes. Les deux systèmes sont unifiés fonctionnellement par le biais des services et notamment d'iCloud. Microsoft a privilégié une unification formelle, celle de l'interface Metro.
Hors de question donc, pour Tim Cook, de rapprocher ce qui n'a pas à être rapproché : « vous pouvez forcer la fusion de tout et n'importe quoi. Le problème est que ces produits sont conçus par le compromis, et que vous commencez à faire des compromis jusqu'à ce qu'au final, le résultat ne plaise à personne. » Selon le CEO d'Apple, il ne sert à rien d'apporter le tactile au Mac lorsque l'on peut mettre en avant une expérience conçue dès le premier jour pour le tactile : « de notre point de vue, le marché de la tablette est énorme. Et nous l'avons dit dès le premier jour. » En deux ans, Apple a vendu 67 millions d'iPad : il lui a fallu 24 ans pour vendre autant de Mac.
Il ne sert à rien non plus d'apporter le tactile au Mac si cela le dénature, alors qu'il est un segment pertinent représentant des usages différents du tout-tactile : « il y a un marché important pour le MacBook Air, et nous allons continuer d'innover dans ce segment. Je pense qu'il s'adresse à un public ayant des attentes légèrement différentes. » Deux types de mobilité, sans compromis, voici donc la stratégie martelée par Tim Cook : « nous n'allons pas jouer [au jeu de la convergence]. D'autres vont sûrement. D'autres vont sûrement de manière défensive, notamment. Mais nous jouerons sur les deux tableaux. »

Le Lenovo Ideapad Yoga est un ultrabook au format Tablet PC à écran tactile.
De ce point de vue, la stratégie d'Apple est claire, et s'oppose directement à celle de Microsoft. Le tactile est apporté à OS X par le biais du trackpad, mais le système lui même garde une apparence et un fonctionnement conventionnels. iOS est quant à lui optimisé pour la manipulation tactile, au prix d'une simplification de certains paradigmes. Les deux systèmes sont unifiés fonctionnellement par le biais des services et notamment d'iCloud. Microsoft a privilégié une unification formelle, celle de l'interface Metro.
Hors de question donc, pour Tim Cook, de rapprocher ce qui n'a pas à être rapproché : « vous pouvez forcer la fusion de tout et n'importe quoi. Le problème est que ces produits sont conçus par le compromis, et que vous commencez à faire des compromis jusqu'à ce qu'au final, le résultat ne plaise à personne. » Selon le CEO d'Apple, il ne sert à rien d'apporter le tactile au Mac lorsque l'on peut mettre en avant une expérience conçue dès le premier jour pour le tactile : « de notre point de vue, le marché de la tablette est énorme. Et nous l'avons dit dès le premier jour. » En deux ans, Apple a vendu 67 millions d'iPad : il lui a fallu 24 ans pour vendre autant de Mac.
Il ne sert à rien non plus d'apporter le tactile au Mac si cela le dénature, alors qu'il est un segment pertinent représentant des usages différents du tout-tactile : « il y a un marché important pour le MacBook Air, et nous allons continuer d'innover dans ce segment. Je pense qu'il s'adresse à un public ayant des attentes légèrement différentes. » Deux types de mobilité, sans compromis, voici donc la stratégie martelée par Tim Cook : « nous n'allons pas jouer [au jeu de la convergence]. D'autres vont sûrement. D'autres vont sûrement de manière défensive, notamment. Mais nous jouerons sur les deux tableaux. »
Selon Paul Thurrott de ZDNet, Microsoft pourrait avoir décidé de supprimer l'environnement de bureau de Windows 8 sur les tablettes à processeur ARM. Celles-ci utiliseraient uniquement l'environnement Metro, avec ses tuiles et ses toutes nouvelles applications disponibles via le Marketplace. Dans la version de développement actuelle de Windows 8, le traditionnel bureau est disponible sur les tablettes ARM.
Le journaliste spécialiste de Microsoft ne sait pas si cette décision concernerait aussi les éventuels ordinateurs utilisant des puces ARM. Dans tous les cas, elle aurait un impact considérable, un Windows unique aurait un fonctionnement différent sur deux appareils, avec une rupture de la compatibilité logicielle. Microsoft prend un risque sans en prendre : si elle a toujours tenu à préserver la rétro-compatibilité des applications sur les PC quitte à handicaper Windows, elle crée ici de fait un nouvel OS pour les tablettes.
Ce nouvel environnement, Metro, est l'occasion pour Microsoft de repartir de zéro : l'utilisateur va utiliser une nouvelle interface, qui est une véritable force de proposition à l'heure du tactile (lire : iPad : les leçons à tirer de Windows 8), et le développeur va devoir utiliser de nouveaux outils, et utiliser le Marketplace. Si cette décision se confirmait, elle pourrait accentuer l'intérêt déjà vif pour Windows 8, qui s'annonce comme un point d'inflexion pour Microsoft.
On devrait en savoir plus au prochain CES, qui aura lieu à Las Vegas au début de l'année 2012. Selon The Next Web en effet, Microsoft devrait y présenter une bêta de Windows 8, nouvelle étape avant une sortie à la fin de l'année. Cette bêta serait distribuée aux développeurs dans la foulée, au mois de février.
Le journaliste spécialiste de Microsoft ne sait pas si cette décision concernerait aussi les éventuels ordinateurs utilisant des puces ARM. Dans tous les cas, elle aurait un impact considérable, un Windows unique aurait un fonctionnement différent sur deux appareils, avec une rupture de la compatibilité logicielle. Microsoft prend un risque sans en prendre : si elle a toujours tenu à préserver la rétro-compatibilité des applications sur les PC quitte à handicaper Windows, elle crée ici de fait un nouvel OS pour les tablettes.
Ce nouvel environnement, Metro, est l'occasion pour Microsoft de repartir de zéro : l'utilisateur va utiliser une nouvelle interface, qui est une véritable force de proposition à l'heure du tactile (lire : iPad : les leçons à tirer de Windows 8), et le développeur va devoir utiliser de nouveaux outils, et utiliser le Marketplace. Si cette décision se confirmait, elle pourrait accentuer l'intérêt déjà vif pour Windows 8, qui s'annonce comme un point d'inflexion pour Microsoft.
On devrait en savoir plus au prochain CES, qui aura lieu à Las Vegas au début de l'année 2012. Selon The Next Web en effet, Microsoft devrait y présenter une bêta de Windows 8, nouvelle étape avant une sortie à la fin de l'année. Cette bêta serait distribuée aux développeurs dans la foulée, au mois de février.
C'est bien connu, l'union fait la force. De la même manière que le ralliement des fabricants de PC derrière l'étendard Windows a assuré à cette plateforme son hégémonie sur toute l'informatique, beaucoup ont prédit que le scénario se reproduirait avec Android et l'iPhone. De fait, la part de marché d'Android a dépassé celle de l'iPhone. Mais se limiter à ces seuls pourcentages ne donnerait qu'une image très parcellaire du paysage, car la donne est en réalité bien différente de celle qui oppose OS X à Windows.
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Le succès de la TouchPad est aussi soudain qu’inattendu. Mais il est vrai qu’en vendant sa tablette à 99 $, HP a fait le maximum pour se débarrasser de son lot d’invendus. Une méthode brutale, mais efficace et riche d’enseignements pour tous ceux qui essaient de faire un peu d’ombre à l’iPad !
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« Nous considérons la tablette comme un PC » : c'est par cette petite phrase qu'Andy Lees, président de Microsoft en charge de Windows Phone, a résumé toute l'ambiguïté de la démarche de la firme de Redmond sur ce terrain. Bien qu'elle veuille concurrencer l'iPad, tenant du « post-PC », Microsoft tient à réaffirmer la « normalité » de la tablette, qui serait un PC comme les autres.
Contrairement à ce qu'en disent les équipes de Steve Jobs (lire : Pourquoi le "post-pc" révolutionne l'informatique), le format de la tablette, les usages qu'il permet et entretient et les nouveaux modes de distribution ne seraient pas pertinents selon Microsoft. La firme de Redmond se refuse ainsi à utiliser « un OS mobile », ce qui serait « contradictoire » avec ses intérêts : Lees assure que les utilisateurs veulent un OS de bureau sur leur tablette, quand bien même le marché ne lui donne pas raison.
Lees s'exprimait dans le cadre de la Worldwide Partners Conference, peu après une démonstration de Windows 8 et de sa déclinaison serveur. Il rappelle la stratégie de Microsoft : plutôt que d'adapter son OS mobile (Windows Phone 7) à la tablette, elle va adapter l'interface de son OS de bureau (Windows 8) à la manipulation tactile et son cœur aux composants spécifiques de ces appareils (systèmes ARM). Les premières démonstrations de Windows 8 ont ainsi levé le voile sur une refonte complète de l'interface, qui reprend les codes de Metro, le système de tuiles de Windows Phone 7 (lire : Microsoft dévoile Windows 8).
Deux visions radicalement différentes vont donc s'opposer ces prochaines années, Apple ayant l'(énorme) avantage d'être en pleine consolidation de sa plateforme quand Microsoft a à peine esquissé les contours de la sienne.
Contrairement à ce qu'en disent les équipes de Steve Jobs (lire : Pourquoi le "post-pc" révolutionne l'informatique), le format de la tablette, les usages qu'il permet et entretient et les nouveaux modes de distribution ne seraient pas pertinents selon Microsoft. La firme de Redmond se refuse ainsi à utiliser « un OS mobile », ce qui serait « contradictoire » avec ses intérêts : Lees assure que les utilisateurs veulent un OS de bureau sur leur tablette, quand bien même le marché ne lui donne pas raison.
Lees s'exprimait dans le cadre de la Worldwide Partners Conference, peu après une démonstration de Windows 8 et de sa déclinaison serveur. Il rappelle la stratégie de Microsoft : plutôt que d'adapter son OS mobile (Windows Phone 7) à la tablette, elle va adapter l'interface de son OS de bureau (Windows 8) à la manipulation tactile et son cœur aux composants spécifiques de ces appareils (systèmes ARM). Les premières démonstrations de Windows 8 ont ainsi levé le voile sur une refonte complète de l'interface, qui reprend les codes de Metro, le système de tuiles de Windows Phone 7 (lire : Microsoft dévoile Windows 8).
Deux visions radicalement différentes vont donc s'opposer ces prochaines années, Apple ayant l'(énorme) avantage d'être en pleine consolidation de sa plateforme quand Microsoft a à peine esquissé les contours de la sienne.
Il y a un an, le 27 janvier 2010, Steve Jobs présentait l’iPad, du fond de son fauteuil Le Corbusier LC3. Il fermait ainsi une décennie ponctuée par la sortie de divers concepts de tablettes et émaillée de rumeurs d’une tablette Apple. Et ouvrait une année qui a certainement dépassé les attentes des observateurs, des utilisateurs, et peut-être bien d’Apple elle-même…>> Lire la suite
Lors de la présentation de Windows Phone 7, Steve Ballmer a réaffirmé le fait que son OS mobile n'était conçu que pour les seuls smartphones. S'il attend encore de voir l'évolution du marché pour se faire un avis définitif, il pense que pour le moment Windows 7 et sa déclinaison Windows CE 7 sont mieux armés. Pourtant partenaire de Microsoft, Lenovo a un tout autre avis : pour le fabricant chinois, Windows 7 n'est pas adapté aux tablettes.
Howard Locker, directeur technique de Lenovo, explique en effet « que le problème avec Windows 7 est qu'il est basé sur le modèle de l'informatique de 1985 — il a une interface optimisée pour le clavier et la souris ». Pour Ballmer, la force de Windows 7 est justement l'héritage de ces années de développement, qui lui permet de tourner sur toutes les configurations.
Lenovo ne compte pas concevoir de tablette utilisant Windows 7, même avec une interface adaptée. La société chinoise préfère se tourner vers Android, mais pas avant l'été 2011. Google déconseille en effet d'utiliser Android 2.2 Froyo sur les tablettes, contrairement à ce que fait Samsung par exemple, ce qui n'avait pas manqué d'être ironiquement relevé par Steve Jobs (lire : Steve Jobs égratigne RIM et Google).
Alors qu'on attendait les premières tablettes avec un Android parfaitement adapté pour la fin de l'année, il semble qu'il faudra attendre au moins 3 mois de plus : sans que l'on ne sache vraiment pourquoi, Google a repoussé la validation des spécifications de la tablette de HTC au printemps 2011. La société taïwanaise est pourtant un des partenaires privilégiés de Google, allant jusqu'à produire son Nexus One, et elle devait concevoir une tablette haut de gamme utilisant la plateforme Tegra 2. D'ici à sa sortie, cette tablette HTC pourrait utiliser Android 3.5 Honeycomb, qui devrait être parfaitement adaptée aux tablettes.
C'est donc Motorola qui devrait dégainer la première, avec une tablette sous Android 3.0 (en grande partie optimisé pour les grands écrans) qui arriverait d'ici la fin de l'année. Une confusion qui pourrait profiter à l'iPad qui, malgré le manque de caméra ou de la toute dernière génération de processeurs ARM, sera la seule tablette à profiter des fêtes de fin d'année. Le temps que ces tablettes aux spécifications à peu près arrêtées sortent, la firme de Cupertino pourrait avoir eu le temps de revoir de fond en comble la sienne, et proposer un iPad v2 qui leur serait supérieur.
Howard Locker, directeur technique de Lenovo, explique en effet « que le problème avec Windows 7 est qu'il est basé sur le modèle de l'informatique de 1985 — il a une interface optimisée pour le clavier et la souris ». Pour Ballmer, la force de Windows 7 est justement l'héritage de ces années de développement, qui lui permet de tourner sur toutes les configurations.
Lenovo ne compte pas concevoir de tablette utilisant Windows 7, même avec une interface adaptée. La société chinoise préfère se tourner vers Android, mais pas avant l'été 2011. Google déconseille en effet d'utiliser Android 2.2 Froyo sur les tablettes, contrairement à ce que fait Samsung par exemple, ce qui n'avait pas manqué d'être ironiquement relevé par Steve Jobs (lire : Steve Jobs égratigne RIM et Google).
Alors qu'on attendait les premières tablettes avec un Android parfaitement adapté pour la fin de l'année, il semble qu'il faudra attendre au moins 3 mois de plus : sans que l'on ne sache vraiment pourquoi, Google a repoussé la validation des spécifications de la tablette de HTC au printemps 2011. La société taïwanaise est pourtant un des partenaires privilégiés de Google, allant jusqu'à produire son Nexus One, et elle devait concevoir une tablette haut de gamme utilisant la plateforme Tegra 2. D'ici à sa sortie, cette tablette HTC pourrait utiliser Android 3.5 Honeycomb, qui devrait être parfaitement adaptée aux tablettes.
C'est donc Motorola qui devrait dégainer la première, avec une tablette sous Android 3.0 (en grande partie optimisé pour les grands écrans) qui arriverait d'ici la fin de l'année. Une confusion qui pourrait profiter à l'iPad qui, malgré le manque de caméra ou de la toute dernière génération de processeurs ARM, sera la seule tablette à profiter des fêtes de fin d'année. Le temps que ces tablettes aux spécifications à peu près arrêtées sortent, la firme de Cupertino pourrait avoir eu le temps de revoir de fond en comble la sienne, et proposer un iPad v2 qui leur serait supérieur.
L'année 2010 devrait se terminer sur la vente, dans le monde, de 19,5 millions de tablettes d'après les prévisions de Gartner. Et atteindre 54,8 millions dans les projections de 2011. La société se risque même à chiffrer l'horizon 2014 avec 154 millions d'unités écoulées.
La part de l'iPad dans les résultats de cette année 2010 n'est pas donnée, mais on l'imagine aisément assez importante, tant la tablette d'Apple manque encore d'adversaires. Samsung va sortir la sienne, Microsoft en promet aussi pour Noël, mais leur poids devrait rester marginal sur cette période de seulement deux mois.
Pour Gartner, l'arrivée de tablettes de petits formats - écran 7" à moins de 300$ d'ici 2 ans - devrait malmener les ventes de consoles, de baladeurs vidéo ou encore de liseuses électroniques.
Autres victimes désignées par ces tablettes compactes : les smartphones haut de gamme. Le scénario étant que le propriétaire d'une tablette 7" préférera l'accompagner d'un smartphone à bas prix. À l'inverse les portables classiques affichés à des tarifs grand public ne souffriraient guère de la concurrence de ces tablettes.
Cependant, Gartner ne mise que sur un succès temporaire pour ces prochaines tablettes 7", avant que le marché ne leur préfère les 10", plus confortables d'utilisation.
En 2010 les tablettes Wi-Fi/3G compteront pour 55% des ventes avant de passer à 80% dans quatre ans. Ce qui n'est guère étonnant soit dit en passant, on l'a vu avec les smartphones, la 3G devient une caractéristique banale d'un téléphone.
Les opérateurs devraient largement contribuer à la diffusion des tablettes en mettant l'accent sur leur subvention, et ce, aux dépens de celles appliquées aux netbook. Entraînant une adoption de ces appareils chez ceux qui jugeaient le prix de ces équipements encore trop élevé.
Rappelons qu'Apple communiquera en fin de soirée ses résultats annuels 2010. Ce sera l'occasion de savoir combien d'iPad ont été vendus depuis le début avril. Sachant que cette tablette est proposée dans environ 20 pays maintenant.
Sur le même sujet :
- Tablettes : AMD viendra, mais plus tard
- Tablettes : Intel en veut un gros morceau
La part de l'iPad dans les résultats de cette année 2010 n'est pas donnée, mais on l'imagine aisément assez importante, tant la tablette d'Apple manque encore d'adversaires. Samsung va sortir la sienne, Microsoft en promet aussi pour Noël, mais leur poids devrait rester marginal sur cette période de seulement deux mois.
Pour Gartner, l'arrivée de tablettes de petits formats - écran 7" à moins de 300$ d'ici 2 ans - devrait malmener les ventes de consoles, de baladeurs vidéo ou encore de liseuses électroniques.
Autres victimes désignées par ces tablettes compactes : les smartphones haut de gamme. Le scénario étant que le propriétaire d'une tablette 7" préférera l'accompagner d'un smartphone à bas prix. À l'inverse les portables classiques affichés à des tarifs grand public ne souffriraient guère de la concurrence de ces tablettes.
Cependant, Gartner ne mise que sur un succès temporaire pour ces prochaines tablettes 7", avant que le marché ne leur préfère les 10", plus confortables d'utilisation.
En 2010 les tablettes Wi-Fi/3G compteront pour 55% des ventes avant de passer à 80% dans quatre ans. Ce qui n'est guère étonnant soit dit en passant, on l'a vu avec les smartphones, la 3G devient une caractéristique banale d'un téléphone.
Les opérateurs devraient largement contribuer à la diffusion des tablettes en mettant l'accent sur leur subvention, et ce, aux dépens de celles appliquées aux netbook. Entraînant une adoption de ces appareils chez ceux qui jugeaient le prix de ces équipements encore trop élevé.
Rappelons qu'Apple communiquera en fin de soirée ses résultats annuels 2010. Ce sera l'occasion de savoir combien d'iPad ont été vendus depuis le début avril. Sachant que cette tablette est proposée dans environ 20 pays maintenant.
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- Tablettes : Intel en veut un gros morceau
Après Intel, l'iPad s'est invité à la présentation des résultats du troisième trimestre fiscal d'AMD. Interrogé à propos de l'impact de la tablette d'Apple sur les ventes de portables, Dirk Meyer, comme Paul Otellini chez Intel, ne l'a pas minoré tout en relevant le caractère encore volatile de ce marché (lire aussi : Tablettes : Intel en veut un gros morceau).“Je pense que, clairement, sur le précédent ou les deux précédents trimestres, les tablettes ont perturbé le marché des portables. À la question de savoir dans quelle mesure il y a eu une cannibalisation des ventes des portables ou de celles des netbook, si vous posez la question à cinq personnes du secteur, vous obtiendrez cinq réponses différentes. Je crois personnellement que les deux ont été touchés, vu le positionnement tarifaire assez élevé de l'iPad. Il est probable qu'il y ait même une cannibalisation sur les ventes de portables traditionnels”
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Compal est un constructeur informatique taïwanais qui fabrique nombre de modèles distribués en « marque blanche » auprès de divers partenaires tels que Lenovo, Acer ou encore Dell. Son PDG, Ray Chen, s'est exprimé lors d'une rencontre avec des investisseurs au sujet de l'état du marché.
Selon lui, les fabricants qui se ruent actuellement sur le marché des tablettes, emboîtant le pas à l'iPad, vont au devant de déconvenues : il estime qu'il ne s'en vendra pas plus de 12 millions en 2011, un chiffre que l'iPad pourrait atteindre à lui seul sur 8 mois de 2010. Ray Chen prédit que nombre de constructeurs sortiront aussi vite de ce marché qu'ils y sont rentrés, face à une Apple qui continuera de tirer son épingle du jeu. Pour mémoire, on estime qu'il s'écoulera cette année quelques 1,25 millions de TabletPC.
Mais l'iPad ne cause pas du tort qu'aux autres tablettes : Chen indique avoir été le premier témoin de l'impact de la tablette d'Apple sur les ventes de Netbooks. Il estime que Microsoft et Intel devront s'investir sur l'une des deux options qui s'offrent à eux : améliorer les performances des Netbooks, ou faire encore baisser leur tarif.
Chen aimerait beaucoup prendre part à la fabrication de l'iPad, pour l'essentiel sous la coupe de son concurrent Foxconn, ce qui n'est pas à exclure sachant qu'Apple a besoin de faire face à une forte demande et d'augmenter sa production, quitte à multiplier les fournisseurs.
Selon lui, les fabricants qui se ruent actuellement sur le marché des tablettes, emboîtant le pas à l'iPad, vont au devant de déconvenues : il estime qu'il ne s'en vendra pas plus de 12 millions en 2011, un chiffre que l'iPad pourrait atteindre à lui seul sur 8 mois de 2010. Ray Chen prédit que nombre de constructeurs sortiront aussi vite de ce marché qu'ils y sont rentrés, face à une Apple qui continuera de tirer son épingle du jeu. Pour mémoire, on estime qu'il s'écoulera cette année quelques 1,25 millions de TabletPC.
Mais l'iPad ne cause pas du tort qu'aux autres tablettes : Chen indique avoir été le premier témoin de l'impact de la tablette d'Apple sur les ventes de Netbooks. Il estime que Microsoft et Intel devront s'investir sur l'une des deux options qui s'offrent à eux : améliorer les performances des Netbooks, ou faire encore baisser leur tarif.
Chen aimerait beaucoup prendre part à la fabrication de l'iPad, pour l'essentiel sous la coupe de son concurrent Foxconn, ce qui n'est pas à exclure sachant qu'Apple a besoin de faire face à une forte demande et d'augmenter sa production, quitte à multiplier les fournisseurs.
La question des tablettes est venue sur la table chez Microsoft à l'occasion d'une conférence annuelle avec des analystes financiers. Steve Ballmer a mis l'accent dans une partie de sa présentation (document Word) sur l'activité grand public de son entreprise.
Apple, on l'a déjà dit, toute petite qu'elle soit sur le marché de l'ordinateur personnel, reste un point de fixation pour les analystes et les commentateurs alors Microsoft a une nouvelle fois voulu remettre les choses en perspective, au travers des niveaux de ventes d'ordinateurs de chacun (lire aussi Apple reste une obsession pour Microsoft).
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Apple, on l'a déjà dit, toute petite qu'elle soit sur le marché de l'ordinateur personnel, reste un point de fixation pour les analystes et les commentateurs alors Microsoft a une nouvelle fois voulu remettre les choses en perspective, au travers des niveaux de ventes d'ordinateurs de chacun (lire aussi Apple reste une obsession pour Microsoft).







Mai 2013
