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SDK : les réactions des développeurs

par Christophe Laporte le 07.03.2008 à 10:03
De manière générale, développeurs, analystes et décideurs informatiques ont été agréablement surpris par les annonces de Steve Jobs. Beaucoup n’en attendaient pas tant.

Une nouvelle plate-forme

Paul Kafasis de Rogue Amoeba estime que "c’est une toute nouvelle plate-forme - une plate-forme que les développeurs voulaient depuis neuf mois, quand Apple affirmait que ‘les applications Web étaient la bonne solution. Il a fallu attendre, mais cela vient enfin et c’est une bonne nouvelle pour tout le monde. Sauf peut-être pour Palm, RIM et Win CE".

L’un des motifs de satisfaction de bon nombre de développeurs, c’est d’avoir un package complet avec des outils avec lesquels ils sont habitués de travailler sur Macintosh. John Casasanta à qui l’on doit iClip, affirme pour sa part que «c’est fantastique qu’Apple mette à disposition [des développeurs] les mêmes outils qu’ils utilisent en interne».

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Le fait de proposer les mêmes outils que pour le Mac est une bénédiction pour eux. «Les développeurs Mac auront une longueur d’avance sur les autres. Pendant que les développeurs venus d’autres plates-formes devront se familiariser avec Xcode, les développeurs Mac auront déjà commercialisé leurs applications», estime Paul Kafasis. De son côté, John Gruber pense que le kit de développement l’iPhone va jouer le même rôle auprès des développeurs que l’iPod chez utilisateurs Windows : un effet halo ! Ils vont commencer à se faire la main avec l’iPhone, puis sortiront des logiciels pour Mac…

Techniquement, il faudra un peu de temps pour que les programmeurs s’aperçoivent des forces et faiblesses de l’environnement de développement de l’iPhone. Habitués aux multiples transitions imposées par Apple, ils se méfient des démonstrations de Steve Jobs qui a montré plusieurs exemples d’applications conçues en quelques jours. «Sauf si Apple a trouvé la solution magique, solution qu’elle s’est bien gardée de présenter hier, une petite application pour l’iPhone prendra toujours des mois à développer, et les applications les plus importantes des années», résume John Casasanta.

Pour sa part, John Carmack d'id Software qui n'a pas toujours eu des propos très tendres au sujet d'Apple (lire l'article : J. Carmack critique envers Apple et les jeux), estime que tout cela va dans la bonne direction. Apple offre selon lui le meilleur des deux mondes en proposant un simulateur et un débogueur natif.

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Certains ont noté déjà l’absence de Core Data sur l’iPhone, ce qui n’est pas une mauvaise chose selon eux, car c’est une API relativement lourde. En revanche, ils se réjouissent qu’Apple ait intégré SQLite à son téléphone.

Tous souhaitent visiblement écrire des applications pour l’iPhone, mais demandent un peu de temps pour exposer leurs plans. Seul Paul Kafasis a rappelé qu’il s’était engagé à porter Airfoil sur un iPhone. Il devrait donc être possible tôt ou tard de diffuser la musique présente sur son iPhone sur une chaîne de salon reliée à une borne Airport Express.

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La distribution

La décision d’Apple de prendre une commission de 30 % sur chaque transaction sur l’App Store les divise. Paul Kafasis estime que c’est un bon deal. Le pourcentage selon lui peut paraître élevé par rapport à la marge que réalise sa société sur la vente d’un logiciel Mac, mais l’App Store, avec sa forte visibilité, devrait permettre de faire du volume, indique-t-il en substance. Ken Aspeslagh, d’Ecamm Network, ne partage pas cet avis et trouve pour sa part ce pourcentage «élevé». Enfin, selon John Carmack, Apple est tout simplement en train de mettre au point le mode distribution du futur pour les terminaux mobiles.

L’entreprise

John Gruber note qu’Apple se donne les moyens d’attaquer le marché de l’entreprise avec l’iPhone. Même son de cloche chez Andy Ihnatko qui met enfin à disposition des décideurs informatiques les outils dont ils avaient besoin. David Sobotta qui a occupé par le passé plusieurs postes importants chez Apple se félicite du support d’Exchange. Sur son blog, il explique avoir milité - sans succès - il y a quelques années pour que le Mac offre une véritable compatibilité avec Exchange. Cette décision selon lui montre bien où est l’intérêt d’Apple et quel appareil a la préférence de Jobs.

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Vos réactions (48 réactions)
gutiero [07/03/2008 10:19]

On ne perd pas le nord chez Apple. 30% c'est quand même énorme, visibilité accrue ou non!
v1nce [07/03/2008 10:32]

Programmeur && Opérateur Télécom == même combat !

30% dans votre face !
oomu [07/03/2008 10:33]

pas plus énorme qu'autre chose.

ils gèrent le stockage, la certification et la distribution. Les faiseurs d'applications commerciales sauront se débrouiller et voir avec apple si finalement cela ne va pas.

grenoble [07/03/2008 10:38]

Le point noir qu'entrevoit les développeurs, c'est le bac à sable pour chaque appli... Ca risque d'empêcher une interopérabilité pourtant essentielle pour un assistant de poche, souvenons-nous le Newton.
En gros, une appli peut s'appuyer sur des bases communes: les contacts du carnet d'adresse, les rendez-vous de l'agenda, les signets de Safari etc.
Si chaque appli ne peut pas atteindre tout ça, ça limite énormément le champ d'action.
ShowMeHowToLive [07/03/2008 10:51]

30% ce n'est pas énorme contrairement à la distrib en boite ou shareware. Là, tu as accès à une forte audience, tu es sûr d'être payé et sans trop de piratage à priori...
BioSS [07/03/2008 10:52]

Elle peut atteindre tout ça, il y a des API faites pour, faudrait peut-être se renseigner.
pbas400 [07/03/2008 11:02]

30% c est vraiment un taux normal.

En France, independant en informatique, les apporteurs d'affaires prennent en moyenne 20% pour te trouver une mission.


neckaros [07/03/2008 11:10]

30% c'est pas énorme sachant qu'ils se chargent de la communication, de la distribution, des serveurs... Par contre c'est trés monopolistique le fait que Apple soit le seul décideur mais bon, moi pour l'instant sa me dérange pas.
Je pense que les 30% servent aussi à amortir le cout de distribution des applications gratuites.
FredX [07/03/2008 11:14]

Oui 30% me parait raisonnable sauf sur des applis qui seront vendues cher. Mais là je pense qu'il pourra y avoir négociation.
Sinon n'oublions pas que les freewares seront présents et que là Apple prend tout à sa charge, c'est un très très bon point pour Apple qui ne nous a pas forcément habituée à être généreuse...
creatix [07/03/2008 11:27]

Oui 30% c'est juste comme % je trouve c'est pas énorme pour l'hébergement, la diffusion et autres....
littledon [07/03/2008 11:28]

après la période hégémonique du 20/80, voici l'ére du 30 !!!!

:)

Sinon cette annonce du SDK est pleine de promesses ; j'ai hâte d'être à juin.
Thierry61 [07/03/2008 11:31]

Grenoble : En ce qui concerne le "bac à sable", ce qu'on doit en penser dépend du point de vue dans lequel on se place :
une technologie bac à sable peut intéresser l'utilisateur et le responsable informatique en cela qu'elle sécurise la plate-forme, limite les risques d'incompabilité ou de dégradation de l'environnement logiciel de l'iPhone.

Faut voir qu'aujourd'hui sont en train d'émerger des solution de "streaming applicatif" pour les poste de travail. Ces solutions s'appuient sur des mécanisme de type "bac à sable" pour protéger le poste de travail.

En optant pour cette approche, Apple ne fait que se conformer à une pratique de l'industrie (voir par exemple ce que font des boites comme Citrix et VMware dans le domaine).
egw [07/03/2008 11:31]

Si 30% peut ne pas paraitre enorme (je suis de cet avis) pour le service rendu, ce qui me choque est par contre l'aspect monopolistique de la chose. Oui, on quelque chose en echange des 30%, mais pourquoi debattre de l'interet d'une transaction si on n'a d'autre choix que de s'y soumettre ? Surtout que ce dont j'ai peur (enfin, j'ai pas d'iPhone), c'est que beaucoup de developpeurs, etant libres de fixer le prix d'entrer, ne soient tentes de mettre un prix plus elever afin de faire correspondre le revenu net a leurs attentes. En somme, que ce soit l'utilisateur qui paye les 30%.
Question: qu'est-ce qui empecherait de mettre une appli en freeware et de mettre en place un systeme de numero de serie pour forcer un paiement, mais en dehors de ce circuit ? La decision souveraine d'Apple d'autoriser ou non telle appli ? Surement en fait.
David_b [07/03/2008 11:32]

je comprends pas ça:
"Cette décision selon lui montre bien (...) quel appareil a la préférence de Jobs."
(je comprends pas en anglais non plus, hein ;-))
Je pige pas le lien entre pousser le iPhone vers les entreprises et "la machine préférée de Jobs" ?

merci d'éclairer ma misérable lanterne :)
poco [07/03/2008 11:33]

En tout cas ils ont de la chance d'avoir pû le télécharger ou d'accéder au site.

C'est bouché de chez bouché!
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