Comment Palm et webOS ont sombré
par Stéphane Moussie le Vendredi 08 Juin 2012 à 16:00
HP comme capitaine
Le processus d'acquisition est entouré du plus grand secret, encore aujourd'hui. Le 28 avril 2010, la nouvelle tombe, HP achète Palm pour 1,2 milliard de dollars. Chez Palm, c'est la satisfaction qui l'emporte. Le premier fabricant de PC au monde a l'argent qu'il faut pour mettre au point des produits compétitifs.
Mark Hurd, le CEO de HP de l'époque, voit grand pour webOS. Le système d'exploitation sera intégré à tous les produits, des ordinateurs aux imprimantes. L'entreprise met au point une imprimante à base de webOS qui ne sera jamais commercialisée. HP ne sait pas comment vendre ce périphérique qui a tout d'un smartphone greffé à une imprimante, et qui coûte le prix d'un smartphone...
Mais si Hurd est très enthousiaste, ce n'est pas le cas des financiers de l'entreprise qui redoute la mainmise d'Apple sur les chaînes d'approvisionnement. « Nous avons dit à HP que nous avions besoin de meilleurs écrans [pour le Pre 3]. Ils sont venus nous dire "Apple a tout acheté. Nos fournisseurs nous disent que nous devons leur construire une usine si nous voulons les écrans" et ils n'étaient pas prêt à mettre plusieurs milliards de dollars pour le faire » explique une source à The Verge. La même situation se produit avec le capteur photo.
Sans le soutien financier total de HP, Palm se débrouille avec ce qu'il a. Et c'est à ce moment que les personnes les plus importantes derrière webOS commencent à partir. Matias Duarte, à l'origine de l'interface du système, quitte HP pour rejoindre Google et son équipe Android (lire : [MAJ] Le responsable de l'interface webOS quitte Palm… pour Google ?). En août 2010, le CEO de HP est pris dans une affaire de mauvaise conduite et se fait limoger par le conseil d'administration (lire : HP, un navire sans capitaine). Palm perd son soutien le plus important.
Le désintérêt de Léo Apotheker, le nouveau CEO, pour Palm est visible presque instantanément. Il se dit qu'il a visité le campus de Palm peut-être une fois, mais personne n'est capable de donner la date de sa visite ni son objet. La talentueuse équipe de Palm est alors rapidement la cible de recruteurs. Chaque employé a droit à un entretien individuel avec Rubinstein où celui-ci tente de les convaincre de ne pas partir.

Pendant ce temps, les équipes travaillent sur la TouchPad. En interne, l'équipe logicielle de Palm parle d'une tablette faite avec « les rebuts des composants de l'iPad. » Et pour cause, Apotheker ne veut pas investir dans un produit qui ne rapporte pas immédiatement des bénéfices.
Pour des raisons de comptabilité, HP insiste auprès de Palm pour que la TouchPad sorte en mars. Rubinstein table lui sur un lancement en juin. La TouchPad sort aux États-Unis le premier juillet 2011... et se révèle être un fiasco. Chez HP on explique cet échec de différentes manières. Pour les uns, le système d'exploitation était inachevé, pour les autres, le prix était trop important. Proposée au même tarif que l'iPad 2, la TouchPad ne pouvait pas lutter face à la tablette d'Apple déjà bien établie. Rubinstein quitte son poste de senior vice-president de webOS quelques jours plus tard mais reste chez HP.

Le naufrage de webOS
Le 18 août, coup de théâtre, HP annonce qu'il compte se séparer de sa division ordinateur et qu'il réfléchit à une autre stratégie pour webOS (lire : HP s'éloigne du PC et abandonne webOS). Tout le monde est pris par surprise chez Palm. La direction de HP avait laissé intentionnellement de côté Palm dans la prise de cette décision.
La TouchPad Go, la version 7" du TouchPad, vient d'être tuée alors que sa production devait commencer deux jours plus tard. Quant à la version pour Windows de webOS qui vient d'atteindre le stade de la bêta, l'équipe qui la développe est dissoute. Le Pre 3 et le Veer sont tout de même lancés mais ne sont pas soutenus par HP (lire : HP commercialise le Pre 3 en Europe).

« Léo [Apotheker] est la pire des personnes qui soit... la chose la plus toxique et de loin » déclare une source de The Verge. Un autre témoignage est moins sévère et fait une analogie avec Microsoft et son OS mobile. La firme de Redmond dépense des milliards de dollars chaque année pour se faire une petite place sur le marché du mobile, une situation qu'Apotheker n'a pas envie d'imiter. « C'est une décision tout à fait juste » estime cette autre source.
HP envisage de vendre webOS. Deux sociétés se montrent intéressées : Google et Apple. Aucun accord n'a été couché sur du papier (lire : webOS : HP voulait 1,2 milliard de dollars), mais Google est bien en pourparlers avec HP. Quant à Apple, elle ne serait là que pour faire monter le prix ou éviter que la firme de Mountain View ne s'empare de webOS. Au final, Palo Alto revoit sa stratégie et décide de ne pas offrir à un concurrent, même contre une grosse somme, sa plateforme.
Le 22 septembre 2011, « le conseil estime que le poste de PDG de HP exige maintenant des qualités supplémentaires pour exécuter avec succès la stratégie de l'entreprise. » La sentence est irrévocable, Apotheker démissionne et Meg Withman prend sa place.
Palm est alors un champ de ruines. L'équipe qui travaille sur le matériel est déserte et celle sur le logiciel fonctionne au ralenti. Complètement esseulées, ces équipes n'ont plus aucune consigne et l'hémorragie continue. Quelques ingénieurs planchent sur Enyo, un framework basé sur webOS et en font une démonstration sur un iPad 2.
Meg Whitman, le nouveau CEO, rencontre les équipes de Palm début novembre et leur indique honnêtement qu'elle ne sait pas encore quoi faire de cette division. Un mois plus tard, Whitman annonce que webOS va devenir open source. Une décision prise par défaut. HP ne veut pas jeter à la poubelle le travail réalisé par Palm mais il ne compte pas non plus sortir de nouveaux produits webOS. S'en suit une nouvelle vague de départs importants : Andy Grignon, un ancien d'Apple, fonde sa propre entreprise, Brian Hernacki, spécialiste de la sécurité, part chez Intel, etc.
Fin janvier 2012, HP dresse la feuille de route d'openWebOS, le système basé sur les modules open source de webOS 3.0. Open webOS 1.0 est prévu pour septembre. Quant à Jon Rubinstein, il quitte HP le 27 janvier par la petite porte. Quelques jours après son départ, Rubinstein se confie à The Verge :
Le mois dernier, on apprennait que Google avait débauché une grande partie de l'équipe de développement d'Enyo (lire : Open webOS : une partie de l'équipe file chez Google). Les développeurs rejoignent les rangs des employés travaillant sur Chrome. Chez HP, plus personne ou presque n'est à recenser dans l'équipe webOS.
Une situation qui rend « pratiquement impossible » la sortie d'un nouvel appareil équipé de webOS selon une source proche du dossier. Quant à la partie logicielle, le scepticisme règne sur une disponibilité de webOS 1.0 pour septembre. La firme de Palo Alto pourrait garder dans ses comptes Palm jusqu'au premier juillet... dans un souci d'optimisation fiscale. Meg Withman pourrait ensuite s'en débarrasser.
Palm — autrefois d'or — et webOS semblent avoir définitivement coulé.
Sur le même sujet :
- Le long déclin de HP
Le processus d'acquisition est entouré du plus grand secret, encore aujourd'hui. Le 28 avril 2010, la nouvelle tombe, HP achète Palm pour 1,2 milliard de dollars. Chez Palm, c'est la satisfaction qui l'emporte. Le premier fabricant de PC au monde a l'argent qu'il faut pour mettre au point des produits compétitifs.
Mark Hurd, le CEO de HP de l'époque, voit grand pour webOS. Le système d'exploitation sera intégré à tous les produits, des ordinateurs aux imprimantes. L'entreprise met au point une imprimante à base de webOS qui ne sera jamais commercialisée. HP ne sait pas comment vendre ce périphérique qui a tout d'un smartphone greffé à une imprimante, et qui coûte le prix d'un smartphone...
Mais si Hurd est très enthousiaste, ce n'est pas le cas des financiers de l'entreprise qui redoute la mainmise d'Apple sur les chaînes d'approvisionnement. « Nous avons dit à HP que nous avions besoin de meilleurs écrans [pour le Pre 3]. Ils sont venus nous dire "Apple a tout acheté. Nos fournisseurs nous disent que nous devons leur construire une usine si nous voulons les écrans" et ils n'étaient pas prêt à mettre plusieurs milliards de dollars pour le faire » explique une source à The Verge. La même situation se produit avec le capteur photo.
Sans le soutien financier total de HP, Palm se débrouille avec ce qu'il a. Et c'est à ce moment que les personnes les plus importantes derrière webOS commencent à partir. Matias Duarte, à l'origine de l'interface du système, quitte HP pour rejoindre Google et son équipe Android (lire : [MAJ] Le responsable de l'interface webOS quitte Palm… pour Google ?). En août 2010, le CEO de HP est pris dans une affaire de mauvaise conduite et se fait limoger par le conseil d'administration (lire : HP, un navire sans capitaine). Palm perd son soutien le plus important.
Le désintérêt de Léo Apotheker, le nouveau CEO, pour Palm est visible presque instantanément. Il se dit qu'il a visité le campus de Palm peut-être une fois, mais personne n'est capable de donner la date de sa visite ni son objet. La talentueuse équipe de Palm est alors rapidement la cible de recruteurs. Chaque employé a droit à un entretien individuel avec Rubinstein où celui-ci tente de les convaincre de ne pas partir.

Léo Apotheker
Pendant ce temps, les équipes travaillent sur la TouchPad. En interne, l'équipe logicielle de Palm parle d'une tablette faite avec « les rebuts des composants de l'iPad. » Et pour cause, Apotheker ne veut pas investir dans un produit qui ne rapporte pas immédiatement des bénéfices.
Pour des raisons de comptabilité, HP insiste auprès de Palm pour que la TouchPad sorte en mars. Rubinstein table lui sur un lancement en juin. La TouchPad sort aux États-Unis le premier juillet 2011... et se révèle être un fiasco. Chez HP on explique cet échec de différentes manières. Pour les uns, le système d'exploitation était inachevé, pour les autres, le prix était trop important. Proposée au même tarif que l'iPad 2, la TouchPad ne pouvait pas lutter face à la tablette d'Apple déjà bien établie. Rubinstein quitte son poste de senior vice-president de webOS quelques jours plus tard mais reste chez HP.

HP TouchPad
Le naufrage de webOS
Le 18 août, coup de théâtre, HP annonce qu'il compte se séparer de sa division ordinateur et qu'il réfléchit à une autre stratégie pour webOS (lire : HP s'éloigne du PC et abandonne webOS). Tout le monde est pris par surprise chez Palm. La direction de HP avait laissé intentionnellement de côté Palm dans la prise de cette décision.
La TouchPad Go, la version 7" du TouchPad, vient d'être tuée alors que sa production devait commencer deux jours plus tard. Quant à la version pour Windows de webOS qui vient d'atteindre le stade de la bêta, l'équipe qui la développe est dissoute. Le Pre 3 et le Veer sont tout de même lancés mais ne sont pas soutenus par HP (lire : HP commercialise le Pre 3 en Europe).

HP Pre 3
« Léo [Apotheker] est la pire des personnes qui soit... la chose la plus toxique et de loin » déclare une source de The Verge. Un autre témoignage est moins sévère et fait une analogie avec Microsoft et son OS mobile. La firme de Redmond dépense des milliards de dollars chaque année pour se faire une petite place sur le marché du mobile, une situation qu'Apotheker n'a pas envie d'imiter. « C'est une décision tout à fait juste » estime cette autre source.
HP envisage de vendre webOS. Deux sociétés se montrent intéressées : Google et Apple. Aucun accord n'a été couché sur du papier (lire : webOS : HP voulait 1,2 milliard de dollars), mais Google est bien en pourparlers avec HP. Quant à Apple, elle ne serait là que pour faire monter le prix ou éviter que la firme de Mountain View ne s'empare de webOS. Au final, Palo Alto revoit sa stratégie et décide de ne pas offrir à un concurrent, même contre une grosse somme, sa plateforme.
Le 22 septembre 2011, « le conseil estime que le poste de PDG de HP exige maintenant des qualités supplémentaires pour exécuter avec succès la stratégie de l'entreprise. » La sentence est irrévocable, Apotheker démissionne et Meg Withman prend sa place.
Palm est alors un champ de ruines. L'équipe qui travaille sur le matériel est déserte et celle sur le logiciel fonctionne au ralenti. Complètement esseulées, ces équipes n'ont plus aucune consigne et l'hémorragie continue. Quelques ingénieurs planchent sur Enyo, un framework basé sur webOS et en font une démonstration sur un iPad 2.
Meg Whitman, le nouveau CEO, rencontre les équipes de Palm début novembre et leur indique honnêtement qu'elle ne sait pas encore quoi faire de cette division. Un mois plus tard, Whitman annonce que webOS va devenir open source. Une décision prise par défaut. HP ne veut pas jeter à la poubelle le travail réalisé par Palm mais il ne compte pas non plus sortir de nouveaux produits webOS. S'en suit une nouvelle vague de départs importants : Andy Grignon, un ancien d'Apple, fonde sa propre entreprise, Brian Hernacki, spécialiste de la sécurité, part chez Intel, etc.
Fin janvier 2012, HP dresse la feuille de route d'openWebOS, le système basé sur les modules open source de webOS 3.0. Open webOS 1.0 est prévu pour septembre. Quant à Jon Rubinstein, il quitte HP le 27 janvier par la petite porte. Quelques jours après son départ, Rubinstein se confie à The Verge :
« Ça a été épuisant pendant quatre ans et demi. Ce que nous avons accompli en quatre ans et demi a été incroyable. Et je ne pense pas que les gens s'en rendent compte — ce que nous avons fait au cours de cette période a été incroyable. Vous savez, webOS a fait ses débuts environ six mois avant que je n'arrive chez Palm. Ils venaient juste de commencer. Ce n'était pas le webOS que l'on connaît aujourd'hui. C'était quelque chose de différent. Nous l'avons fait évoluer au fil du temps, mais ce fut une énorme quantité de travail pour un grand nombre de personnes, pendant plusieurs années. Donc quatre ans et demi après... je vais faire une pause. »
Le mois dernier, on apprennait que Google avait débauché une grande partie de l'équipe de développement d'Enyo (lire : Open webOS : une partie de l'équipe file chez Google). Les développeurs rejoignent les rangs des employés travaillant sur Chrome. Chez HP, plus personne ou presque n'est à recenser dans l'équipe webOS.
Une situation qui rend « pratiquement impossible » la sortie d'un nouvel appareil équipé de webOS selon une source proche du dossier. Quant à la partie logicielle, le scepticisme règne sur une disponibilité de webOS 1.0 pour septembre. La firme de Palo Alto pourrait garder dans ses comptes Palm jusqu'au premier juillet... dans un souci d'optimisation fiscale. Meg Withman pourrait ensuite s'en débarrasser.
Palm — autrefois d'or — et webOS semblent avoir définitivement coulé.
Sur le même sujet :
- Le long déclin de HP
| |
3
2
1
Vos réactions (32 réactions)
naas
[08/06/2012 16:18]
C'est une bien triste histoire que celle de palm, il fut un temps ou le nombre de logiciels disponibles sur palm etait juste énorme, un apple store avant l'heure. Handpsring faisait des edge de 136 Gr façon titanium G4. et puis les écrans couleurs sont apparus, les compaq même avec leur autonomie ridicule (celle des iphone aujourd’hui tiens) ont mis la première claque au palm 3C, et puis les tréo sont arrivés, wouaou des palm et telephone tout en un, la grande classe, les deux modèles K270 et G270 avec écran couleurs plus clavier physique ou tactile étaient somptueux.
et puis l'iphone est arrivé.
et patatra les mêmes errements de l'ere palmos palm les licences sony S700.
Un beau gâchis qui ne sera pas rattrapé par jeff ou donna, ou même par un illuminé de fondateur comme apple à eu la chance de posséder en la personne de S. Jobs.
C'est une bien triste histoire que celle de palm, il fut un temps ou le nombre de logiciels disponibles sur palm etait juste énorme, un apple store avant l'heure. Handpsring faisait des edge de 136 Gr façon titanium G4. et puis les écrans couleurs sont apparus, les compaq même avec leur autonomie ridicule (celle des iphone aujourd’hui tiens) ont mis la première claque au palm 3C, et puis les tréo sont arrivés, wouaou des palm et telephone tout en un, la grande classe, les deux modèles K270 et G270 avec écran couleurs plus clavier physique ou tactile étaient somptueux.
et puis l'iphone est arrivé.
et patatra les mêmes errements de l'ere palmos palm les licences sony S700.
Un beau gâchis qui ne sera pas rattrapé par jeff ou donna, ou même par un illuminé de fondateur comme apple à eu la chance de posséder en la personne de S. Jobs.
ShowMeHowToLive
[08/06/2012 16:27]
Palm n'a jamais eu l'obsession de la perfection qu'a Apple. J'ai eu des Palm et des Tréo et à chaque fois on avait l'impression d'avoir quelque chose de pas terminé, ça plantait pas mal alors qu'ils avaient presque tout pour en faire un iPhone (ils ont loupé l'écran capacitif et le multi touches, l'achat d'apps en passant par le PC ou le Mac était compliqué, cher etc.). Séparer le matériel et l'OS a été une grosse erreur aussi.
Quand ils ont commencé à bouger, c'était déjà trop tard. Un peu comme RIM. Ils ont loupé un train qui ne se rattrape pas à moins d'un accident de locomotive.
Pour HP, je me demande s'ils ne font pas une erreur.
Palm n'a jamais eu l'obsession de la perfection qu'a Apple. J'ai eu des Palm et des Tréo et à chaque fois on avait l'impression d'avoir quelque chose de pas terminé, ça plantait pas mal alors qu'ils avaient presque tout pour en faire un iPhone (ils ont loupé l'écran capacitif et le multi touches, l'achat d'apps en passant par le PC ou le Mac était compliqué, cher etc.). Séparer le matériel et l'OS a été une grosse erreur aussi.
Quand ils ont commencé à bouger, c'était déjà trop tard. Un peu comme RIM. Ils ont loupé un train qui ne se rattrape pas à moins d'un accident de locomotive.
Pour HP, je me demande s'ils ne font pas une erreur.
Vanton
[08/06/2012 16:42]
Ou comment gâcher de bien belles idées...
Ou comment gâcher de bien belles idées...
redchou
[08/06/2012 16:50]
Ils ont merdé en fabriquant des téléphones qu'un opérateur ne leur a pas, au final, acheté.
Ils auraient du prendre plus de précaution.
Après, tout ce qui s'en suit est inévitable. Reste que le rachat par HP, reste pour moi un grand mystère... Je ne vois pas quel était le but.
Ils ont merdé en fabriquant des téléphones qu'un opérateur ne leur a pas, au final, acheté.
Ils auraient du prendre plus de précaution.
Après, tout ce qui s'en suit est inévitable. Reste que le rachat par HP, reste pour moi un grand mystère... Je ne vois pas quel était le but.
FreDeR
[08/06/2012 17:02]
Citer la ou les sources serait du meilleur effet !
Citer la ou les sources serait du meilleur effet !
hadrien01
[08/06/2012 17:17]
2009 : "The pre, inspired by nature", Palm (voir dans la vidéo, vers 13 minutes)
2012 : "NatureUX, inspired by nature", Samsung
2009 : "The pre, inspired by nature", Palm (voir dans la vidéo, vers 13 minutes)
2012 : "NatureUX, inspired by nature", Samsung
stephmouss
[08/06/2012 17:18]
@FreDeR : La protection des sources, tu connais ?
@FreDeR : La protection des sources, tu connais ?
aleios
[08/06/2012 17:50]
WebOS va devenir le linux pour tablettes et smartphones: un OS libre pour ceux qui voudront bidouiller leur appareil ou ne plus dépendre d'un logiciel bridé...
WebOS va devenir le linux pour tablettes et smartphones: un OS libre pour ceux qui voudront bidouiller leur appareil ou ne plus dépendre d'un logiciel bridé...
aleios
[08/06/2012 17:56]
@redchou: le but c'était la TouchPad ! HP voulait absolument une place sur ce marché émergent de la tablette mais ils l'ont sortie trop tôt.
Ils on voulu se dépêcher mais c'était déjà trop tard Apple avait déjà la main mise sur ce marché.
Il aurait alors fallu avoir le courage d'attendre et surtout d'investir:
- a la fois dans les composants haut de gamme nécessaires pour faire une bonne tablette
- et également pour finaliser WebOS et sortir une version parfaitement stable et optimisée
Au lieu de cela ils ont préféré sortir tout de suite un produit en beta.
Cela dit Microsoft a fait exactement l'inverse pour Windows Phone 7 (ils ont pris le temps de tout refaire) et cela ne porte pas ses fruits non plus (pour l'instant en tout cas)
@redchou: le but c'était la TouchPad ! HP voulait absolument une place sur ce marché émergent de la tablette mais ils l'ont sortie trop tôt.
Ils on voulu se dépêcher mais c'était déjà trop tard Apple avait déjà la main mise sur ce marché.
Il aurait alors fallu avoir le courage d'attendre et surtout d'investir:
- a la fois dans les composants haut de gamme nécessaires pour faire une bonne tablette
- et également pour finaliser WebOS et sortir une version parfaitement stable et optimisée
Au lieu de cela ils ont préféré sortir tout de suite un produit en beta.
Cela dit Microsoft a fait exactement l'inverse pour Windows Phone 7 (ils ont pris le temps de tout refaire) et cela ne porte pas ses fruits non plus (pour l'instant en tout cas)
redchou
[08/06/2012 17:57]
via iGeneration pour iPad
@hadrien01
En même temps l'originalité de Sammy... Ils utilisent même des félins comme image sur leur TV et leur téléphone dans leur pub maintenant.. Ou ont-ils été chercher ça?
@hadrien01
En même temps l'originalité de Sammy... Ils utilisent même des félins comme image sur leur TV et leur téléphone dans leur pub maintenant.. Ou ont-ils été chercher ça?
julien1987
[08/06/2012 17:57]
via iGeneration pour iPad
Et la source MacGe ?!
http://www.theverge.com/2012/6/5/3062611/palm-webos-hp-inside-story-pre-postmortem
Et la source MacGe ?!
http://www.theverge.com/2012/6/5/3062611/palm-webos-hp-inside-story-pre-postmortem
S@muel
[08/06/2012 18:05]
Je rejoins les commentateurs précédents : déontologiquement, c'est très limite de ne citer qu'au détour du 8e §, en milieu de page, la source de ce qui n'est finalement qu'une traduction d'un article en anglais… Sans cette indication claire dès le début que l'article est une traduction résumée de cet article, on peut accuser l'auteur français au minimum de maladresse et au maximum de malhonnêteté…
Je rejoins les commentateurs précédents : déontologiquement, c'est très limite de ne citer qu'au détour du 8e §, en milieu de page, la source de ce qui n'est finalement qu'une traduction d'un article en anglais… Sans cette indication claire dès le début que l'article est une traduction résumée de cet article, on peut accuser l'auteur français au minimum de maladresse et au maximum de malhonnêteté…
babgond
[08/06/2012 18:18]
C'est bien dommage pour Palm.
Utilisateur de iOS de la premiere heure (iPhone v1 en EDGE) puis d'iPad v1. j'ai acquis un touchPad en aout pour 99€. Mon pere possédant une tableau Acer Android, j'ai pu comparer les 3 OS.
Franchement face a iOS, webos est en retard, mais le système n’était pas autant de recul que iOS. mais face à Android 3, Webos est largement plus conviviale.
Mon classement serait :
1 - iOS
2 - webOS
3 - Android.
C'est dommage pour webos qui avait un réel potentiel je pense...
C'est bien dommage pour Palm.
Utilisateur de iOS de la premiere heure (iPhone v1 en EDGE) puis d'iPad v1. j'ai acquis un touchPad en aout pour 99€. Mon pere possédant une tableau Acer Android, j'ai pu comparer les 3 OS.
Franchement face a iOS, webos est en retard, mais le système n’était pas autant de recul que iOS. mais face à Android 3, Webos est largement plus conviviale.
Mon classement serait :
1 - iOS
2 - webOS
3 - Android.
C'est dommage pour webos qui avait un réel potentiel je pense...
Macmmouth
[08/06/2012 18:45]
@aleos
"WebOS va devenir le linux pour tablettes et smartphones: un OS libre pour ceux qui voudront bidouiller leur appareil ou ne plus dépendre d'un logiciel bridé..."
Sauf que la force de WebOS, c'était la cohérence de l'interface et son intelligence de conception.
On voit bien ce que ça donne les interface graphique sur du linux.
Ca part dans tous les sens avec des tas de projets concurrent qui sont tout sauf ergonomiques et graphiquement hideux.
Je ne dis pas qu'il y a des bonnes idées dans tout ça, mais dès lors qu'il s'agit de goût en matière d'esthétique, de devoir trancher en matière d'ergonomie, difficile de trouver un consensus.
Pour ça il faut quelqu'un qui décide. Un despote éclairé en quelque sorte.
@aleos
"WebOS va devenir le linux pour tablettes et smartphones: un OS libre pour ceux qui voudront bidouiller leur appareil ou ne plus dépendre d'un logiciel bridé..."
Sauf que la force de WebOS, c'était la cohérence de l'interface et son intelligence de conception.
On voit bien ce que ça donne les interface graphique sur du linux.
Ca part dans tous les sens avec des tas de projets concurrent qui sont tout sauf ergonomiques et graphiquement hideux.
Je ne dis pas qu'il y a des bonnes idées dans tout ça, mais dès lors qu'il s'agit de goût en matière d'esthétique, de devoir trancher en matière d'ergonomie, difficile de trouver un consensus.
Pour ça il faut quelqu'un qui décide. Un despote éclairé en quelque sorte.
3
2
1
Réagir
Il n'est pas possible de réagir à cette dépêche. Si vous souhaitez toutefois réagir, n'hésitez pas à faire un tour dans nos forums.






Juin 2013
