iBookstore : retour sur la plainte contre Apple et des éditeurs
par Florian Innocente le Mardi 15 Mai 2012 à 16:38
Plusieurs détails ont émergé d'une plainte de 17 États américains déposée contre Apple [PDF] et deux maisons d'édition. Il s'agit toujours de cette accusation de collusion entre Apple, Macmillan et Penguin pour fixer - à la hausse - les prix des livres électroniques. La plainte n'est pas nouvelle, mais certains éléments étaient restés occultés et ils viennent d'être rendus publics (via PaidContent).
Au départ, en janvier 2010, l'iBookstore du premier iPad fut annoncé avec le renfort de cinq des six plus grandes maisons d'édition américaines, la dernière rejoignit le groupe un an plus tard. Mais deux ans plus tard (le mois dernier), trois de ces éditeurs se sont résignés (Hachette, HarperCollins, et Simon & Schuster) à signer un accord avec le Département de la Justice américaine (DOJ) et à abandonner le modèle de vente adopté à l'époque, dit "d'agence". Apple et deux autres partenaires ont choisi eux de se défendre. Le sixième et le plus important de ces éditeurs, Random House, n'a pas été visé par l'enquête et les plaintes, on comprendra plus loin pourquoi.
Modèle d'agence
Ce n'est pas tant le modèle d'agence qui est critiqué (il n'a rien d'illégal en soi, il permet à l'éditeur de fixer le prix de vente au client) que le fait qu'il aurait été décidé et imposé de concert par tous les grands éditeurs, emmenés par Apple. Avec comme conséquence, estiment les plaignants, de former une sorte de cartel empêchant toute concurrence sur les prix des e-books, au détriment du consommateur. Face à eux, Amazon, qui a tout intérêt à retrouver l'ancien modèle où il pouvait décider du prix de vente sur son site, quitte à le faire à perte puisque son objectif est d'abord d'inonder le marché de ses Kindle.
Dans le modèle de vente traditionnel qui prévalait jusqu'en 2010 et que l'accord avec le DOJ va peut-être réactualiser, l'éditeur définit un prix de vente pour un ouvrage (ex : 26$), il vend ensuite ce livre au distributeur et aux libraires en leur consentant une remise (mettons 50%, ce qui amène le prix à 13$) et ce distributeur peut ensuite choisir son tarif de vente au client, situé entre ces 13$ et 26$.
Amazon a, lui, généralisé un prix de vente de 9,99$, afin de populariser le format numérique et par ricochet, sa liseuse. Et ce, au grand dam des circuits de distribution traditionnels qui ne pouvaient se rabattre sur un support électronique pour compenser la perte sur les ventes de livres. Depuis, on a vu certains d'entre eux - au moins ceux qui pouvaient se le permettre - développer leur propre liseuse (le Nook chez le libraire Barnes & Noble) ou prendre la licence d'un modèle existant (la Fnac et le Kobo).
Un gros risque pour les éditeurs (et par extension les libraires traditionnels) était de voir Amazon devenir omnipotent, exiger par exemple une remise plus importante encore. Ou qu'Amazon négocie directement avec des auteurs souhaitant court-circuiter les éditeurs installés en préférant le tout électronique. Enfin, en vendant à perte, Amazon popularisait le format électronique aux dépens du papier générateur de marges plus importantes.
Avec le modèle dit d'agence, les éditeurs reprennent la main et définissent le prix de vente au consommateur, les distributeurs n'étant que des intermédiaires qui prélèvent leur écot au passage.
Un front anti-Amazon
La plainte déposée par les 17 états rappelle la chronologie des événements. On y croise Steve Jobs, Eddy Cue, le patron des services et logiciels Internet d'Apple (ci-contre) et le petit monde des maisons d'éditions et grands libraires.
À la fin de l'été 2009, Hachette, HaperCollins, Macmillan, Penguin et Simon&Schuster - qui s'étaient baptisés "Le Club" se sont mis d'accord pour procéder à une augmentation du prix de vente des e-books, affirment les plaignants. Seconde étape, à la mi-décembre, quatre d'entre eux (Penguin excepté) ont convenu de retarder la mise à disposition au format électronique de certains ouvrages les plus récents. L'objectif était d'exercer une pression sur Amazon afin de renégocier les prix à la hausse.À la mi-décembre, Apple approche les éditeurs pour leur annoncer qu'il va vendre des livres (l'iPad sera annoncé un mois plus tard). C'est au cours de ces conversations qu'Apple découvre qu'Amazon vend ses e-books moins chers (9,99$) que ce qu'il les payent aux éditeurs. À l'inverse d'Amazon, Apple souhaite dégager un bénéfice sur la vente de chaque livre, ou du moins ne pas perdre d'argent. Macmillan et Simon & Schuster lui ont à ce moment-là parlé du modèle d'agence : un prix - plus élevé - imposé par eux et sur lequel le distributeur - Apple et ses concurrents - prélèvera sa commission.
Entre le 4 et le 6 janvier 2010 (l'iPad doit être annoncé le 27 et le temps presse), Eddy Cue envoie un e-mail aux maisons d'édition pour leur proposer un contrat autour du modèle d'agence comprenant la commission de 30% habituelle chez Apple. Il leur soumet aussi une grille qui verrait les prix de certains best-sellers augmenter de manière notable. Les plaignants estiment qu'à partir de ce moment, Apple a fait tous les efforts nécessaires pour que ce modèle de vente soit adopté collectivement et appliqué à tous les distributeurs.
Le rôle d'Apple est décrit comme actif dans l'organisation, la mise en place et la généralisation de cette nouvelle politique. L'entreprise rassurait ainsi chacun de ses interlocuteurs sur le fait que les autres donneraient leur accord. Juste après la démonstration de l'iPad, Steve Jobs a publiquement laissé entendre que les prix allaient changer. Lorsque Walt Mossberg du New York Times lui fait remarquer que les livres sur l'iBoosktore semblent être vendus plus chers que chez Amazon (l'iBookstore n'ouvrira qu'à l'été suivant, mais on voyait des tarifs dans la démo faite par Jobs), le patron d'Apple lui a brièvement répondu que les prix des concurrents s'aligneraient sur les siens [vidéo à 2 min].
Avant cela, le 11 janvier, après avoir fait des propositions de prix, le PDG de Macmillan est revenu vers Eddy Cue pour obtenir une réduction de la commission des 30%, ce qu'Apple refusa. Durant ces négociations, certaines maisons d'édition craignaient que leurs pairs ne suivent pas le mouvement, et de voir leurs prix augmenter tandis que chez les autres ils resteraient plus bas. Apple, le 21 janvier, pressa chacun de partenaires de parvenir à un accord, car l'iPad allait être annoncé la semaine suivante.
Apple leur dit alors à chacun qu'elle avait signé, ou était sur le point de le faire, avec les autres. Chacun appela alors ses homologues pour vérifier la réalité de l'avancement de ces discussions. La fréquence et la destination de ces appels furent enregistrées et ont été versées au dossier par les enquêteurs. Toutes choses qui peuvent conduire à accréditer la thèse d'une concertation.

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Vos réactions (11 réactions)
rom54
[15/05/2012 17:30]
Un gros risque pour les éditeurs (et par extension les libraires traditionnels) était de voir Amazon devenir omnipotent, exiger par exemple une remise plus importante encore. Ou qu'Amazon négocie directement avec des auteurs souhaitant court-circuiter les éditeurs installés en préférant le tout électronique.
Ce qui serait une tres bonne chose. Un auteur, comme un musicien, n'a aucun interet a rester sous le joug d'un editeur et encore moins d'une chaine de distribution. Cette situation appauvrit l'auteur et contraint son travail, son oeuvre, selon des critères économiques favorisant l'éditeur uniquement...
Dans le cas decrit (on verra ce qui ressort du proces) il y a deux choses interdites:
- vente a perte => dumping pour Amazon
- entente entre concurrents => editeurs
Et peut etre meme une 3eme s'il est avere que les editeurs ont "freinés" volontairement la livraison d'e-book notamment vers Amazon.
Utilisez le terme "modele d'agence" est trompeur car en realité il s'agit d'une pratique de cartel visant a imposer un prix de distribution, autrement dit une entrave gravissime aux regles de concurrences.
Car si Amazon est convaincu de dumping, c'est a ses frais alors que l'entente entre concurrents (editeurs) pour imposer un prix de vente (jusqu'au distributeur final) se fait sur le dos du consommateur (et probablement aussi de l'auteur).
Mais le fonctionnement de cartel n'est pas , helas, une nouveauté dans le monde de l'edition...
Ce qui va etre interressant c'est de voir vers quoi vont tendre les condamnations. Dans tous les cas, le cartel devrait etre plus lourdement sanctionné qu'Amazon et l'autorité de regulation va etre oblige de controler ce secteur en profondeur, enfin!
Quant a Apple, est elle plus coupable que victime dans cette histoire?
Ce sera a la justice de se prononcer...
De toute maniere, on le voit partout, le marché du livre physique s'effondre, et cela a cause uniquement de la politique des editeurs :(
Un gros risque pour les éditeurs (et par extension les libraires traditionnels) était de voir Amazon devenir omnipotent, exiger par exemple une remise plus importante encore. Ou qu'Amazon négocie directement avec des auteurs souhaitant court-circuiter les éditeurs installés en préférant le tout électronique.
Ce qui serait une tres bonne chose. Un auteur, comme un musicien, n'a aucun interet a rester sous le joug d'un editeur et encore moins d'une chaine de distribution. Cette situation appauvrit l'auteur et contraint son travail, son oeuvre, selon des critères économiques favorisant l'éditeur uniquement...
Dans le cas decrit (on verra ce qui ressort du proces) il y a deux choses interdites:
- vente a perte => dumping pour Amazon
- entente entre concurrents => editeurs
Et peut etre meme une 3eme s'il est avere que les editeurs ont "freinés" volontairement la livraison d'e-book notamment vers Amazon.
Utilisez le terme "modele d'agence" est trompeur car en realité il s'agit d'une pratique de cartel visant a imposer un prix de distribution, autrement dit une entrave gravissime aux regles de concurrences.
Car si Amazon est convaincu de dumping, c'est a ses frais alors que l'entente entre concurrents (editeurs) pour imposer un prix de vente (jusqu'au distributeur final) se fait sur le dos du consommateur (et probablement aussi de l'auteur).
Mais le fonctionnement de cartel n'est pas , helas, une nouveauté dans le monde de l'edition...
Ce qui va etre interressant c'est de voir vers quoi vont tendre les condamnations. Dans tous les cas, le cartel devrait etre plus lourdement sanctionné qu'Amazon et l'autorité de regulation va etre oblige de controler ce secteur en profondeur, enfin!
Quant a Apple, est elle plus coupable que victime dans cette histoire?
Ce sera a la justice de se prononcer...
De toute maniere, on le voit partout, le marché du livre physique s'effondre, et cela a cause uniquement de la politique des editeurs :(
joneskind
[15/05/2012 17:31]
via MacG Mobile
C'est une affaire complexe, principalement liée au fait que la vente à perte est autorisée aux États-Unis. Si ce n'était pas le cas, Amazon ne pourrai pas pratiquer des prix aussi bas. Le problème vient aussi du fait que la production/vente des livres est très mal maitrisée (impossible de prévoir le best seller, tant le bouche à oreille est important en librairie), et que l'équilibre de cette industrie est précaire. C'est pas facile tout ça. Mais je ne comprends toujours pas pourquoi le livre papier est traité de la même manière que le livre numérique. Le coût de ces 2 types de production est pourtant aux antipodes.
C'est une affaire complexe, principalement liée au fait que la vente à perte est autorisée aux États-Unis. Si ce n'était pas le cas, Amazon ne pourrai pas pratiquer des prix aussi bas. Le problème vient aussi du fait que la production/vente des livres est très mal maitrisée (impossible de prévoir le best seller, tant le bouche à oreille est important en librairie), et que l'équilibre de cette industrie est précaire. C'est pas facile tout ça. Mais je ne comprends toujours pas pourquoi le livre papier est traité de la même manière que le livre numérique. Le coût de ces 2 types de production est pourtant aux antipodes.
gaetan
[15/05/2012 17:58]
En France, les éditeurs (micro et gros) se doivent de proposer leurs ouvrages papier à prix de gros avec une remise libraire de 50% à Amazon. C'est non négociable. Si l'éditeur refuse, Amazon ne vend pas l'ouvrage. Chez les autres et chez les libraires (de quartier et plus gros), les remises sont de l'ordre de 30 à 40%. Je ne vais pas pleurer sur Amazon...
En France, les éditeurs (micro et gros) se doivent de proposer leurs ouvrages papier à prix de gros avec une remise libraire de 50% à Amazon. C'est non négociable. Si l'éditeur refuse, Amazon ne vend pas l'ouvrage. Chez les autres et chez les libraires (de quartier et plus gros), les remises sont de l'ordre de 30 à 40%. Je ne vais pas pleurer sur Amazon...
YARK
[15/05/2012 18:37]
Sûr que je vais pas pleurer non plus.
L'achat sur internet, c'est beau, c'est pratique.
MAIS.
Dans le monde RÉEL, que constate-t-on ?
Les centre-villes se délestent de tout ce qui en faisait leur charme :
disquaires disparus, libraires en sursis, et même vendeurs de brun (hi-fi, informatique) sur le déclin.
Jusqu'au chaussures achetées sur Internet et les vêtements où l'on sent un frémissement dans le même sens.
Ça va être mignon, les villes de 2020 : un centre-ville désert où survivront les boîtes de requins : banques, assurances...
Des hypermarchés à leur tour désertés et laissés en l'état faute d'argent au profit de la course au rendement (à l'armemement ?) de leurs cousins e-drive.
Et les alentours peuplés de pavillons grignotant de plus en plus les terres agricoles.
Jusqu'au jour où l'on va se rendre compte que la bouffe issue de ces terres agricoles n'est pas soluble dans le monde virtuel.
Vous pourrez toujours taper "j'ai faim" sur votre ordi, celui-ci ne fera pas pousser des radis.
Monde inquiétant : on est en train d'inventer un monde qui de lui même va nous en éjecter !
Plus fort qu'Avatar ! Et aussi con que le mec qui coupe la branche sur lequel il est assis.
Sûr que je vais pas pleurer non plus.
L'achat sur internet, c'est beau, c'est pratique.
MAIS.
Dans le monde RÉEL, que constate-t-on ?
Les centre-villes se délestent de tout ce qui en faisait leur charme :
disquaires disparus, libraires en sursis, et même vendeurs de brun (hi-fi, informatique) sur le déclin.
Jusqu'au chaussures achetées sur Internet et les vêtements où l'on sent un frémissement dans le même sens.
Ça va être mignon, les villes de 2020 : un centre-ville désert où survivront les boîtes de requins : banques, assurances...
Des hypermarchés à leur tour désertés et laissés en l'état faute d'argent au profit de la course au rendement (à l'armemement ?) de leurs cousins e-drive.
Et les alentours peuplés de pavillons grignotant de plus en plus les terres agricoles.
Jusqu'au jour où l'on va se rendre compte que la bouffe issue de ces terres agricoles n'est pas soluble dans le monde virtuel.
Vous pourrez toujours taper "j'ai faim" sur votre ordi, celui-ci ne fera pas pousser des radis.
Monde inquiétant : on est en train d'inventer un monde qui de lui même va nous en éjecter !
Plus fort qu'Avatar ! Et aussi con que le mec qui coupe la branche sur lequel il est assis.
Stanley Lubrik
[15/05/2012 19:39]
Je partage sans réserve l'avis de Yark car au lieu de petite boutiques multiples avec plein d'indépendants, on finit par suralimenter quelques piliers d'un marché oligopolistique* dont Apple et Amazon sont parties prenantes pour le sujet dont il est question ici.
Du coup, je donne à Yark deux petits liens pour compléter sa sortie :
"Jusqu'au jour où l'on va se rendre compte que la bouffe issue de ces terres agricoles n'est pas soluble dans le monde virtuel.Vous pourrez toujours taper "j'ai faim" sur votre ordi, celui-ci ne fera pas pousser des radis...".
http://avenirenquestions.over-blog.fr/article-nous-sommes-ce-que-nous-mangeons-66861336.html
http://www.i-services.com/membres/newsbox/151229-97380-1643-39692/claude-bourguignon-histoire-chimique-dune-tarte-aux-cerises-de-supermarche.php
*
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oligopole
Je partage sans réserve l'avis de Yark car au lieu de petite boutiques multiples avec plein d'indépendants, on finit par suralimenter quelques piliers d'un marché oligopolistique* dont Apple et Amazon sont parties prenantes pour le sujet dont il est question ici.
Du coup, je donne à Yark deux petits liens pour compléter sa sortie :
"Jusqu'au jour où l'on va se rendre compte que la bouffe issue de ces terres agricoles n'est pas soluble dans le monde virtuel.Vous pourrez toujours taper "j'ai faim" sur votre ordi, celui-ci ne fera pas pousser des radis...".
http://avenirenquestions.over-blog.fr/article-nous-sommes-ce-que-nous-mangeons-66861336.html
http://www.i-services.com/membres/newsbox/151229-97380-1643-39692/claude-bourguignon-histoire-chimique-dune-tarte-aux-cerises-de-supermarche.php
*
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oligopole
philiipe
[16/05/2012 01:03]
HORS SUJET
The Pirate Bay est inaccessible depuis les FAI Orange et Darty.
Le début de la censure ou du réalisme ?
HORS SUJET
The Pirate Bay est inaccessible depuis les FAI Orange et Darty.
Le début de la censure ou du réalisme ?
kaos
[16/05/2012 02:35]
Étrange mutation que nous vivons là, alors que le livre numérique aurait pu être un plus pour le papier , nous retombons encore dans cette dualité nauséabonde dictée par une industrie devenue folle et incapable de s'adapter .
Je vais pas la ramener sur un sujet dont je maitrise finalement peu les enjeux mais je sens bien, question de bon sens, que quelques chose ne marche pas, sinon nous n'aurions pas ces discutions.
Parce que rien ne peut aller dans un monde ou celui qui diffuse fait plus de marges et de profit que celui qui crée, qui fait pousser ou produit ...
A nous, lorsque cela nous est possible de consommer différemment .
Étrange mutation que nous vivons là, alors que le livre numérique aurait pu être un plus pour le papier , nous retombons encore dans cette dualité nauséabonde dictée par une industrie devenue folle et incapable de s'adapter .
Je vais pas la ramener sur un sujet dont je maitrise finalement peu les enjeux mais je sens bien, question de bon sens, que quelques chose ne marche pas, sinon nous n'aurions pas ces discutions.
Parce que rien ne peut aller dans un monde ou celui qui diffuse fait plus de marges et de profit que celui qui crée, qui fait pousser ou produit ...
A nous, lorsque cela nous est possible de consommer différemment .
ledocteur
[16/05/2012 10:42]
via iGeneration pour iPad
une question sur la notion de vente à perte : si un éditeur, tout comme un développeur d'ailleurs, rend son livre disponible gratuitement et temporairement sur l'ibookstore, cela ne peut-il pas être associé à de la vente à perte interdite en France ?
une question sur la notion de vente à perte : si un éditeur, tout comme un développeur d'ailleurs, rend son livre disponible gratuitement et temporairement sur l'ibookstore, cela ne peut-il pas être associé à de la vente à perte interdite en France ?
FredEspagne
[16/05/2012 18:19]
Je commence vraiment par être gavé par les pleurs des éditeurs (de livres ou de musique) Quand on a travaillé chez ses requins, on sait parfaitement que les lamentations sur les droits d'auteur ne sont qu'un écran de fumée pour cacher des profits inavouables. Pour être précis, le prix de revient d'un CD est de l'ordre de 0.80 euro (support, jaquette et étui inclus) auquel s'ajoute 50 cts de droits d'auteur. Comparez avec le prix de vente que vous payez en magasin. Pour les DVD, on ajoute 15 cts. Dans le domaine des livres, c'est à la tête du client (ou plutôt de l'auteur) Vous êtes connu et vous avez vendu des best-sellers, on vous paiera sur votre réputation même si votre oeuvre ne vaut rien. Vous êtes nouveau, vous aurez du mal à trouver un éditeur ou alors vous vous tournez sur l'édition à compte d'auteur où vous payez tous les frais et vous commercialisez vous-même vos ouvrages. Il serait bien plus intéressant pour les auteurs de nmusique et de littérature de vendre en direct leurs oeuvres sur internet à prix modique (1 à 2 euros) ils en tireraient plus de profits et de lecteurs ou auditeurs car ce serait accessible à tous. La culture s'en porterait beaucoup mieux.
Je commence vraiment par être gavé par les pleurs des éditeurs (de livres ou de musique) Quand on a travaillé chez ses requins, on sait parfaitement que les lamentations sur les droits d'auteur ne sont qu'un écran de fumée pour cacher des profits inavouables. Pour être précis, le prix de revient d'un CD est de l'ordre de 0.80 euro (support, jaquette et étui inclus) auquel s'ajoute 50 cts de droits d'auteur. Comparez avec le prix de vente que vous payez en magasin. Pour les DVD, on ajoute 15 cts. Dans le domaine des livres, c'est à la tête du client (ou plutôt de l'auteur) Vous êtes connu et vous avez vendu des best-sellers, on vous paiera sur votre réputation même si votre oeuvre ne vaut rien. Vous êtes nouveau, vous aurez du mal à trouver un éditeur ou alors vous vous tournez sur l'édition à compte d'auteur où vous payez tous les frais et vous commercialisez vous-même vos ouvrages. Il serait bien plus intéressant pour les auteurs de nmusique et de littérature de vendre en direct leurs oeuvres sur internet à prix modique (1 à 2 euros) ils en tireraient plus de profits et de lecteurs ou auditeurs car ce serait accessible à tous. La culture s'en porterait beaucoup mieux.
Gepat
[17/05/2012 09:42]
Je suis un peu hors sujet ... mais où se trouvent donc la manne d'iBooks qui allait être créée par tout un chacun via l'application iBooks Author ? Je pensais qu'une section aurait été créée dans l'iBook Store mais je ne vois rien ou je regarde mal. Une idée ? Bonne journée !
Je suis un peu hors sujet ... mais où se trouvent donc la manne d'iBooks qui allait être créée par tout un chacun via l'application iBooks Author ? Je pensais qu'une section aurait été créée dans l'iBook Store mais je ne vois rien ou je regarde mal. Une idée ? Bonne journée !
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Mai 2013

Ça sent le perdu pour Apple quand même.