Portables : Apple en position de tenaille avancée
par Marc Geoffroy le Mercredi 01 Décembre 2010 à 12:24
En sortant cette année deux ordinateurs ultra-portables, l'iPad en avril dernier et le tout dernier MacBook Air il y a quelques semaines, Apple est-elle en train de s'essayer à l'inénarrable technique dite de la "tenaille avancée" ? Sur un marché de l'informatique où les ordinateurs portables représentent près de 69% des ventes, la neutralisation de certains de ces segments est susceptible de donner au Californien de nouvelles positions de force et de répondre coup pour coup à ses compétiteurs. Explications…
L'année 2007 a été marquée par un vent de folie. Après des années de tâtonnements, la sortie de l'Asus EEE PC concrétise la quête d'un petit ordinateur portable, léger et peu onéreux. Généralement vendu avec l'équipement nécessaire pour être connecté à Internet, ce nouveau segment, dénommé "netbook" par Intel en 2008, va provoquer une véritable ruée vers l'or. Près de 3000 % de croissance d'une année sur l'autre ! La plupart des constructeurs pensent alors, tandis que la crise économique et financière provoque un attentisme chez les consommateurs, que le netbook leur permettra de garantir leur croissance.
L'essor des netbooks
Il faut dire qu'à l'époque il a toutes les vertus : léger, il propose un design très acceptable sans être frappé des prix auxquels sont vendus les plus légers des ordinateurs portables de l'époque, les ultraportables. En fait, les netbooks peuvent alors être considérés comme des "ultraportables à bas prix", sans toutefois proposer des performances comparables. Les mois qui suivent donnent raison aux partisans de cette nouvelle famille : en 2009, les netbooks représentent plus de 10% des ventes d'ordinateurs portables. Et sur 2010, ils sont en passe d'atteindre les 20%.
Reste qu'au passage, l'industrie de l'informatique s'est tiré une sacrée balle dans le pied… Alors que les volumes d'ordinateurs ont continué d'augmenter dans des proportions conséquentes et qui lui permettent de présenter des taux de croissance à deux chiffres, on ne peut pas en dire autant de sa croissance en valeur. Celle-ci recule sensiblement.
En d'autres termes, en mettant sur le marché des ordinateurs portables à moins de 500 dollars, les constructeurs de PC ont laminé leurs marges, déjà amoindries par la concurrence implacable de nouveaux entrants sur le marché : Acer, Asus et consorts.
Pour ajouter l'injure à cette blessure, le lancement et la commercialisation "ratés" de Windows Vista ont terminé de pousser les consommateurs vers des solutions de rechange au remplacement de PC sous Windows XP, les netbooks n'en représentant d'ailleurs qu'un des volets.
Les netbook essorés
Trois ans après cette vague d'admiration béate pour cette nouvelle catégorie informatique, maintes fois définie comme celle de "portables sous-doués", le lancement de l'iPad en avril dernier lui a définitivement rivé le clou. Alors même que le pouvoir d'attraction des netbooks s'étiolait lentement mais sûrement depuis juillet 2009. Les intentions d'achats se sont en effet écroulées à partir de cet été-là et la tendance à la baisse ne s'est pas arrêtée depuis. Au dernier point en octobre, il n'y a plus que 14% des sondés qui entendent acheter un netbook comme ordinateur portable d'ici à janvier 2011. Au pic de l'attraction de cette catégorie, près d'un quart des sondés s'apprêtaient à en faire l'acquisition !
Même si les sondeurs des marchés informatiques comme Gartner ou IDC ne placent pas l'iPad et le netbook dans la même catégorie, à l'évidence ces deux objets informatiques recouvrent les mêmes fonctionnalités et répondent à des besoins similaires. Le coup de frein sur les ventes de ces petites machines depuis le printemps dernier, jette un coup de projecteur assez crû sur le recouvrement fonctionnel entre tablettes et netbooks. Apple l'a bien compris en positionnant son "ardoise magique" à 500 euros en entrée de gamme, et en facilitant le développement d'un écosystème logiciel aux tarifs inférieurs à ceux que l'on trouve sur les netbooks.
Bien qu'il soit situé nettement au sommet des tarifs des netbooks, l'iPad propose plus de valeurs à ses utilisateurs, en raison de la taille de son écran, de la très faible courbe d'apprentissage de son utilisation, et grâce à une bibliothèque d'"Apps bien plus accessible fonctionnellement et financièrement, et qui devrait s'étoffer de plus en plus. Les commentaires du président de Nvidia, Jen-Hsun Huang, ces derniers jours montrent à quel point l'industrie est impatiente d'obtenir de Google un OS susceptible d'offrir une expérience utilisateur similaire à celle d'iOS. Selon lui, “il en va de l'avenir de l'informatique.” (lire NVIDIA : "La tablette est un format révolutionnaire").
En attendant l'avenir, l'iPad n'en est qu'à ses débuts : même si sa courbe d'adoption semble très forte, il ne convaincra pas tous les utilisateurs d'ordinateurs portables. Surtout ceux qui ont besoin d'un peu plus de puissance, sans sacrifier l'autonomie et la légèreté. Cette catégorie, celle des ultraportables, encore appelée CULV (pour Consumer Ultra Low Voltage), a été relancée par Intel en 2009. Elle connaît actuellement la plus forte croissance au sein des trois segments d'informatique portable, avec 95% d'augmentation d'une année sur l'autre.
Les CULV sont clairement destinés à profiter du sillon tracé par le MacBook Air et de son pouvoir de séduction sur les cadres supérieurs. Les espoirs de ventes pour cette niche ont atteint 10 millions de pièces par an en 2009. Sans être des foudres de guerre, les CULV sont conçus pour fournir des performances "moyennes", des écrans autour de 13" ou plus, peser moins de 2 kilos, fournir de 3 à 7 heures d'autonomie et coûter entre 500 et 1000 euros. Plus chers qu'un netbook, plus puissants et plus fonctionnels également, ils répondent surtout à des besoins de mobilité et de petite bureautique.
L'intérêt d'Intel pour cette catégorie s'est surtout formalisé autour de sa nouvelle offre intégrée "Arrandale", avec des Core i5 et i7 qui intègrent le processeur, la puce graphique, ainsi que la mémoire cache, les contrôleurs mémoire et PCI Express. Une poussée en avant destinée à profiter de l'engouement des consommateurs, mais qui est aussi une manière d'exercer un bras de fer avec Apple, dont les ventes d'iPad sont susceptibles d'entraîner une baisse de revenus du fondeur sur le segment des netbooks. L'iPad est en effet doté d'un processeur ARM et est en train de voler des ventes à ce segment.
Apple a semble-t-il bien compris la manœuvre, et a décidé de ne pas adopter les processeurs Arrandale (s'en tenant aux anciens Core 2 Duo). La firme a amélioré le design du MacBook Air, a augmenté son autonomie tout en "baissant" son prix d'accès. L'opération est évidemment destinée à donner du fil à retordre aux différents constructeurs de portables CULV parmi lesquels on retrouve Asus, Acer, Dell, HP, Lenovo, Samsung, Sony ou Toshiba. Profitant de l'attrait du public pour l'iPhone et l'iPad, les ventes de Mac suivent résolument une courbe à la hausse, qu'Apple a décidé d'alimenter.
Il s'agit donc bien de la tactique de la "tenaille avancée" dans la forêt de Machecoul à laquelle nous assistons ! L'iPad et le MacBook Air se retrouvent en embuscade pour affaiblir les forces adverses. À cela s'ajoutent les rumeurs selon lesquelles Apple pourrait utiliser des processeurs AMD sur de futurs Mac (lire AMD Fusion Zacate : de quoi intéresser Apple ?). Elles soulignent le danger représenté désormais par Apple à l'égard d'Intel, un Apple dont les produits, déjà, n'embarquent pas tous ses processeurs, alors qu'ils captent trimestre après trimestre de nouvelles parts de marché. Le géant des processeurs a-t-il raison d'avoir peur de cette "Septième compagnie" ? L'avenir le dira.
Sur le même sujet :
- Test du MacBook Air 11" (1,4 GHz, 2010)
- Test du MacBook Air 13" (CTO 2,13 GHz, 2010)
L'année 2007 a été marquée par un vent de folie. Après des années de tâtonnements, la sortie de l'Asus EEE PC concrétise la quête d'un petit ordinateur portable, léger et peu onéreux. Généralement vendu avec l'équipement nécessaire pour être connecté à Internet, ce nouveau segment, dénommé "netbook" par Intel en 2008, va provoquer une véritable ruée vers l'or. Près de 3000 % de croissance d'une année sur l'autre ! La plupart des constructeurs pensent alors, tandis que la crise économique et financière provoque un attentisme chez les consommateurs, que le netbook leur permettra de garantir leur croissance.
L'essor des netbooks
Il faut dire qu'à l'époque il a toutes les vertus : léger, il propose un design très acceptable sans être frappé des prix auxquels sont vendus les plus légers des ordinateurs portables de l'époque, les ultraportables. En fait, les netbooks peuvent alors être considérés comme des "ultraportables à bas prix", sans toutefois proposer des performances comparables. Les mois qui suivent donnent raison aux partisans de cette nouvelle famille : en 2009, les netbooks représentent plus de 10% des ventes d'ordinateurs portables. Et sur 2010, ils sont en passe d'atteindre les 20%.

Reste qu'au passage, l'industrie de l'informatique s'est tiré une sacrée balle dans le pied… Alors que les volumes d'ordinateurs ont continué d'augmenter dans des proportions conséquentes et qui lui permettent de présenter des taux de croissance à deux chiffres, on ne peut pas en dire autant de sa croissance en valeur. Celle-ci recule sensiblement.
En d'autres termes, en mettant sur le marché des ordinateurs portables à moins de 500 dollars, les constructeurs de PC ont laminé leurs marges, déjà amoindries par la concurrence implacable de nouveaux entrants sur le marché : Acer, Asus et consorts.
Pour ajouter l'injure à cette blessure, le lancement et la commercialisation "ratés" de Windows Vista ont terminé de pousser les consommateurs vers des solutions de rechange au remplacement de PC sous Windows XP, les netbooks n'en représentant d'ailleurs qu'un des volets.
Les netbook essorés
Trois ans après cette vague d'admiration béate pour cette nouvelle catégorie informatique, maintes fois définie comme celle de "portables sous-doués", le lancement de l'iPad en avril dernier lui a définitivement rivé le clou. Alors même que le pouvoir d'attraction des netbooks s'étiolait lentement mais sûrement depuis juillet 2009. Les intentions d'achats se sont en effet écroulées à partir de cet été-là et la tendance à la baisse ne s'est pas arrêtée depuis. Au dernier point en octobre, il n'y a plus que 14% des sondés qui entendent acheter un netbook comme ordinateur portable d'ici à janvier 2011. Au pic de l'attraction de cette catégorie, près d'un quart des sondés s'apprêtaient à en faire l'acquisition !
Même si les sondeurs des marchés informatiques comme Gartner ou IDC ne placent pas l'iPad et le netbook dans la même catégorie, à l'évidence ces deux objets informatiques recouvrent les mêmes fonctionnalités et répondent à des besoins similaires. Le coup de frein sur les ventes de ces petites machines depuis le printemps dernier, jette un coup de projecteur assez crû sur le recouvrement fonctionnel entre tablettes et netbooks. Apple l'a bien compris en positionnant son "ardoise magique" à 500 euros en entrée de gamme, et en facilitant le développement d'un écosystème logiciel aux tarifs inférieurs à ceux que l'on trouve sur les netbooks.

Bien qu'il soit situé nettement au sommet des tarifs des netbooks, l'iPad propose plus de valeurs à ses utilisateurs, en raison de la taille de son écran, de la très faible courbe d'apprentissage de son utilisation, et grâce à une bibliothèque d'"Apps bien plus accessible fonctionnellement et financièrement, et qui devrait s'étoffer de plus en plus. Les commentaires du président de Nvidia, Jen-Hsun Huang, ces derniers jours montrent à quel point l'industrie est impatiente d'obtenir de Google un OS susceptible d'offrir une expérience utilisateur similaire à celle d'iOS. Selon lui, “il en va de l'avenir de l'informatique.” (lire NVIDIA : "La tablette est un format révolutionnaire").
En attendant l'avenir, l'iPad n'en est qu'à ses débuts : même si sa courbe d'adoption semble très forte, il ne convaincra pas tous les utilisateurs d'ordinateurs portables. Surtout ceux qui ont besoin d'un peu plus de puissance, sans sacrifier l'autonomie et la légèreté. Cette catégorie, celle des ultraportables, encore appelée CULV (pour Consumer Ultra Low Voltage), a été relancée par Intel en 2009. Elle connaît actuellement la plus forte croissance au sein des trois segments d'informatique portable, avec 95% d'augmentation d'une année sur l'autre.
Les CULV sont clairement destinés à profiter du sillon tracé par le MacBook Air et de son pouvoir de séduction sur les cadres supérieurs. Les espoirs de ventes pour cette niche ont atteint 10 millions de pièces par an en 2009. Sans être des foudres de guerre, les CULV sont conçus pour fournir des performances "moyennes", des écrans autour de 13" ou plus, peser moins de 2 kilos, fournir de 3 à 7 heures d'autonomie et coûter entre 500 et 1000 euros. Plus chers qu'un netbook, plus puissants et plus fonctionnels également, ils répondent surtout à des besoins de mobilité et de petite bureautique.

L'intérêt d'Intel pour cette catégorie s'est surtout formalisé autour de sa nouvelle offre intégrée "Arrandale", avec des Core i5 et i7 qui intègrent le processeur, la puce graphique, ainsi que la mémoire cache, les contrôleurs mémoire et PCI Express. Une poussée en avant destinée à profiter de l'engouement des consommateurs, mais qui est aussi une manière d'exercer un bras de fer avec Apple, dont les ventes d'iPad sont susceptibles d'entraîner une baisse de revenus du fondeur sur le segment des netbooks. L'iPad est en effet doté d'un processeur ARM et est en train de voler des ventes à ce segment.
Apple a semble-t-il bien compris la manœuvre, et a décidé de ne pas adopter les processeurs Arrandale (s'en tenant aux anciens Core 2 Duo). La firme a amélioré le design du MacBook Air, a augmenté son autonomie tout en "baissant" son prix d'accès. L'opération est évidemment destinée à donner du fil à retordre aux différents constructeurs de portables CULV parmi lesquels on retrouve Asus, Acer, Dell, HP, Lenovo, Samsung, Sony ou Toshiba. Profitant de l'attrait du public pour l'iPhone et l'iPad, les ventes de Mac suivent résolument une courbe à la hausse, qu'Apple a décidé d'alimenter.
Il s'agit donc bien de la tactique de la "tenaille avancée" dans la forêt de Machecoul à laquelle nous assistons ! L'iPad et le MacBook Air se retrouvent en embuscade pour affaiblir les forces adverses. À cela s'ajoutent les rumeurs selon lesquelles Apple pourrait utiliser des processeurs AMD sur de futurs Mac (lire AMD Fusion Zacate : de quoi intéresser Apple ?). Elles soulignent le danger représenté désormais par Apple à l'égard d'Intel, un Apple dont les produits, déjà, n'embarquent pas tous ses processeurs, alors qu'ils captent trimestre après trimestre de nouvelles parts de marché. Le géant des processeurs a-t-il raison d'avoir peur de cette "Septième compagnie" ? L'avenir le dira.
Sur le même sujet :
- Test du MacBook Air 11" (1,4 GHz, 2010)
- Test du MacBook Air 13" (CTO 2,13 GHz, 2010)
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Vos réactions (42 réactions)
johntitor
[01/12/2010 13:01]
via MacG Mobile
L'Ipad est un ordinateur finalement???!!!!!!!! Ou pas!!!!?????? ;)
L'Ipad est un ordinateur finalement???!!!!!!!! Ou pas!!!!?????? ;)
XdT03
[01/12/2010 13:06]
Je me rappelle pourtant que ce cher Steeve avait dit "Netbooks aren't good at anything and are just cheap laptops." Et il nous sort un nouveau MacBook Air 7". Apple ne produit plus uniquement des produits qui créés de nouveaux marchés mais sort des produits pour aller sur des marchés ou il y a de la croissance et de l'argent.
Par contre pour moi, l'Ipad n'a pas la même utilité qu'un netbook, c'est pour moi une simple liseuse de multimédia. Avec un netbook il est possible de créer de petites choses mais l'accès multimédia est beaucoup moins intuitif. Ce sont 2 secteurs différents.
Je me rappelle pourtant que ce cher Steeve avait dit "Netbooks aren't good at anything and are just cheap laptops." Et il nous sort un nouveau MacBook Air 7". Apple ne produit plus uniquement des produits qui créés de nouveaux marchés mais sort des produits pour aller sur des marchés ou il y a de la croissance et de l'argent.
Par contre pour moi, l'Ipad n'a pas la même utilité qu'un netbook, c'est pour moi une simple liseuse de multimédia. Avec un netbook il est possible de créer de petites choses mais l'accès multimédia est beaucoup moins intuitif. Ce sont 2 secteurs différents.
High Mack
[01/12/2010 13:06]
Bon article, mais la "tenaille" entre Macbook Air et iPad est de toute façon nécessaire pour tous les constructeurs : de même que pour l'automobile, un constructeur se doit de proposer en plus de ses berlines des citadines et mini-citadines.
Là où c'est interressant, c'est la volonté d'Apple de rester indépendant d'Intel en utilisant des processeurs ARM ou AMD : sinon, tout le marché des processeurs risque bien de ne pas échapper au "prédateur inside" ...
De toute façon, comme toujours, pour continuer d'exister, Apple doit inventer pour se démarquer et soigner la qualité pour confirmer.
Mais en 2011, la plupart des constructeurs auront la même gamme, du mobilephone jusqu'à l'ordi puissant en passant par les tablettes et netbooks ...
Bon article, mais la "tenaille" entre Macbook Air et iPad est de toute façon nécessaire pour tous les constructeurs : de même que pour l'automobile, un constructeur se doit de proposer en plus de ses berlines des citadines et mini-citadines.
Là où c'est interressant, c'est la volonté d'Apple de rester indépendant d'Intel en utilisant des processeurs ARM ou AMD : sinon, tout le marché des processeurs risque bien de ne pas échapper au "prédateur inside" ...
De toute façon, comme toujours, pour continuer d'exister, Apple doit inventer pour se démarquer et soigner la qualité pour confirmer.
Mais en 2011, la plupart des constructeurs auront la même gamme, du mobilephone jusqu'à l'ordi puissant en passant par les tablettes et netbooks ...
ErGo_404
[01/12/2010 13:25]
Ce sont peut être les mêmes utilisateurs qui achètent netbook et iPad, mais on ne peut vraiment pas dire que ce sont les mêmes fonctionnalités, les netbooks ne sont clairement pas fait pour de l'édition de documents. Du coup on peut pas travailler dessus, contrairement aux netbooks. Et ça, ça change pas mal de choses.
Ce sont peut être les mêmes utilisateurs qui achètent netbook et iPad, mais on ne peut vraiment pas dire que ce sont les mêmes fonctionnalités, les netbooks ne sont clairement pas fait pour de l'édition de documents. Du coup on peut pas travailler dessus, contrairement aux netbooks. Et ça, ça change pas mal de choses.
Rigat0n
[01/12/2010 13:28]
via MacG Mobile
@ XdT03 :
Le MacBook Air n'est pas un netbook. Il est plus performant qu'un netbook et plus cher qu'un netbook.
@ XdT03 :
Le MacBook Air n'est pas un netbook. Il est plus performant qu'un netbook et plus cher qu'un netbook.
ichp
[01/12/2010 13:42]
Les tablettes, de nouveaux objets pour les vaches à lait de consommateur que nous sommes.
A la différence d'un netbook, une tablette ne peut pas remplacer un "vrai" ordinateur pour la plupart de gens :
Tablette = simple outil de consommation de contenu
Netbook = outil productif limité techniquement
Donc heureusement qu'aucun cabinet ne les mettent dans la même catégorie.
Les tablettes, de nouveaux objets pour les vaches à lait de consommateur que nous sommes.
A la différence d'un netbook, une tablette ne peut pas remplacer un "vrai" ordinateur pour la plupart de gens :
Tablette = simple outil de consommation de contenu
Netbook = outil productif limité techniquement
Donc heureusement qu'aucun cabinet ne les mettent dans la même catégorie.
phverbeke
[01/12/2010 13:45]
La "tenaille" comme qui dirait, j'adore.
"Mais pas si viiite!"
Je retourne voir la trilogie de la 7ème compagnie :-)
La "tenaille" comme qui dirait, j'adore.
"Mais pas si viiite!"
Je retourne voir la trilogie de la 7ème compagnie :-)
Pax
[01/12/2010 13:47]
@ XdT03; le MacBook Air 7' n'est pas encore sorti, désolé de te contredire. Il y a un 13' et un 11'.
@ XdT03; le MacBook Air 7' n'est pas encore sorti, désolé de te contredire. Il y a un 13' et un 11'.
laurent_iMac
[01/12/2010 14:03]
Tiens, elles sont où les "commères" qui se retrouvaient il y a quelques années, autour du bénitier à l'époque de la sortie des Netbooks, demandant qu'Apple suive la mode ?
Nous ne les entendons plus geindre, gémir et râler. Silence radio sur toute la ligne. Avec la gamme des iPad et depuis peu le MacBook Air en 11' elles peuvent s'échanger sous le manteau des images saintes.
En tout cas, avec une telle politique de la "tenaille" comme expliqué dans l'article, Apple place la barre assez haut et en même temps effectivement "étouffe" la concurrence de manière subtile et intelligente, mettant une nouvelle fois Apple en avant.
Maintenant, il reste à savoir quel sera le prochain plan d'attaque d'Apple !
Tiens, elles sont où les "commères" qui se retrouvaient il y a quelques années, autour du bénitier à l'époque de la sortie des Netbooks, demandant qu'Apple suive la mode ?
Nous ne les entendons plus geindre, gémir et râler. Silence radio sur toute la ligne. Avec la gamme des iPad et depuis peu le MacBook Air en 11' elles peuvent s'échanger sous le manteau des images saintes.
En tout cas, avec une telle politique de la "tenaille" comme expliqué dans l'article, Apple place la barre assez haut et en même temps effectivement "étouffe" la concurrence de manière subtile et intelligente, mettant une nouvelle fois Apple en avant.
Maintenant, il reste à savoir quel sera le prochain plan d'attaque d'Apple !
XdT03
[01/12/2010 14:07]
@Pax : Pardon, c'est vrai, il n'y a que le 11", le 7" viendra avec le prochain Ipad.
@RigatOn : Pour moi le nouveau petit MacBook air est un netbook à la sauce apple. Plus performant et plus cher comme tu le dis à l'instar de la gamme d'ordinateur portable. Un MacBook Pro 15" est plus performant et plus cher qu'un PC et pourtant c'est le même segment.
@Pax : Pardon, c'est vrai, il n'y a que le 11", le 7" viendra avec le prochain Ipad.
@RigatOn : Pour moi le nouveau petit MacBook air est un netbook à la sauce apple. Plus performant et plus cher comme tu le dis à l'instar de la gamme d'ordinateur portable. Un MacBook Pro 15" est plus performant et plus cher qu'un PC et pourtant c'est le même segment.
eilon
[01/12/2010 14:13]
Attention aux conclusions trop hâtives.
Il faut savoir que le netbook s'est imposé et s'imposera encore sur le marché de l'informatique pendant longtemps : notamment grâce à des prix très attractifs (à partir de 180 euros pour avoir un eeePC). Et ce n'est pas près de s'arrêter avec la crise. Sans compter les jeunes étudiants qui auront toujours besoin de l'ordi le moins cher du marché.
Attention aux conclusions trop hâtives.
Il faut savoir que le netbook s'est imposé et s'imposera encore sur le marché de l'informatique pendant longtemps : notamment grâce à des prix très attractifs (à partir de 180 euros pour avoir un eeePC). Et ce n'est pas près de s'arrêter avec la crise. Sans compter les jeunes étudiants qui auront toujours besoin de l'ordi le moins cher du marché.
oomu
[01/12/2010 14:21]
@XdT03 [01/12/2010 14:07]
- quels seront les prochains numéro du loto ?
- le macbook air est peut être une réponse aux netbooks mais ce n'est pas un netbook tel que défini par les médias. le mba 11" a un processeur de catégorie inconnue dans les netbooks et un large clavier, c'est un portable ou ultra-portable. Le prix est cohérent avec sa gamme, aussi.
- un macbook pro 15" est un portable. il est dans le même segment que les portables PC.
ce n'est pas réellement une question de prix, le mba est techniquement différent d'un "netbook" : processeur puissant, clavier entier et large. c'est un mac portable fin.
@XdT03 [01/12/2010 14:07]
- quels seront les prochains numéro du loto ?
- le macbook air est peut être une réponse aux netbooks mais ce n'est pas un netbook tel que défini par les médias. le mba 11" a un processeur de catégorie inconnue dans les netbooks et un large clavier, c'est un portable ou ultra-portable. Le prix est cohérent avec sa gamme, aussi.
- un macbook pro 15" est un portable. il est dans le même segment que les portables PC.
ce n'est pas réellement une question de prix, le mba est techniquement différent d'un "netbook" : processeur puissant, clavier entier et large. c'est un mac portable fin.
GerFaut
[01/12/2010 14:36]
via MacG Mobile
En fait, avec sa gamme de matériel qui couvre maintenant tous les besoins multimédia, Apple applique une stratégie commerciale qui n'a rien de très nouveau : c'est une tenaille qui ratisse assez large. Mais c'est là qu'une fois de plus on perçoit le génie de Steve Jobs : occuper le terrain en temps et heure, patiemment mais subtilement. Fini les trois ou quatre modèles qui se battaient en duel. Du coup, il n'y a plus beaucoup d'espace pour la concurrence (si une concurrence est possible) qui ahane désespérément en tentant de suivre Apple. Même si le coté mercantile de Steve est un peu énervant, je suis toujours en admiration devant son génie stratégique.
PS : très bon article, excellente analyse.
En fait, avec sa gamme de matériel qui couvre maintenant tous les besoins multimédia, Apple applique une stratégie commerciale qui n'a rien de très nouveau : c'est une tenaille qui ratisse assez large. Mais c'est là qu'une fois de plus on perçoit le génie de Steve Jobs : occuper le terrain en temps et heure, patiemment mais subtilement. Fini les trois ou quatre modèles qui se battaient en duel. Du coup, il n'y a plus beaucoup d'espace pour la concurrence (si une concurrence est possible) qui ahane désespérément en tentant de suivre Apple. Même si le coté mercantile de Steve est un peu énervant, je suis toujours en admiration devant son génie stratégique.
PS : très bon article, excellente analyse.
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Juin 2013
