Web 2.0 Summit : Apple, présente absente
par Anthony Nelzin le Lundi 22 Novembre 2010 à 14:04
Jim Balsillie : « le Web n'a pas besoin d'applications »
« Si Steve était là, que lui diriez-vous ? — Ah, tu es enfin venu » : ainsi commence l'interview de celui qui n'a pas manqué de mots à l'encontre d'Apple ces derniers mois. Jim Balsillie, co-PDG de RIM, agit comme le maître d'une citadelle assiégée dont le flanc gauche est pris d'assaut par Apple, le flanc droit sur le point de succomber aux attaques d'Android.
Partenaire d'Adobe, Balsillie en a complètement absorbé le langage : « il n'y a pas besoin d'applications pour le Web ». « L'idée qu'il faille passer par un SDK et certains outils spécifiques et que la bataille se jour sur le nombre de sites Web qui ont été retravaillés pour telle ou telle plateforme […] n'est pas ce en quoi nous croyons ». Son idée est que les applications ont un rôle, mais que ce rôle n'est pas « l'appification du Web » : si les jeux ou les clients lourds peuvent être des applications, l'idée d'utiliser un SDK « fermé » et des outils « propriétaires » pour habiller du contenu Web et l'adapter aux situations de mobilité semble le révulser.
Balsillie esquive cependant le débat lorsqu'on lui demande qui de l'application Web ou de l'application native est la plus performante : il répond en citant les tests de performance de la tablette Playbook, opposée à l'iPad (lire : RIM compare son PlayBook à l'iPad) — en oubliant qu'elle n'est pas encore sortie, tourne sous QNX alors que tous ses produits utilisent BlackBerry OS 5 ou BlackBerry 6, et que ses composants matériels sont ceux de la prochaine génération. Une contradiction qui ne semble pas le gêner le moins du monde, alors que les qualités intrinsèques de QNX devraient lui suffire à illustrer son idée.
Reste que son argument est recevable et fait partie des questions que l'on se pose souvent : à l'heure où il faut supporter de plus en plus de plateformes mobiles différentes, faut-il privilégier l'approche applicative qui impose une certaine dispersion des efforts, ou mieux vaut-il se tourner vers une application Web unique, tous les navigateurs mobiles utilisant les mêmes standards — et souvent le même moteur, WebKit ? On touche là une vraie différence philosophique entre les différentes plateformes, même si RIM promeut des outils (Flash, AIR) qui ne sont pas moins propriétaires que ceux d'Apple.
Mark Zuckerberg : « Apple doit prendre le train du social en marche »
Mark Zuckerberg a précisé sa vision de la position de Facebook dans le paysage du Web : il le voit comme une brique, un composant social sur lequel pourraient se greffer différents services et programmes. C'est ainsi que Zuckerberg peut décréter que Facebook est ouvert, alors même qu'Eric Schmidt le décrit comme le service le plus fermé du Web : le patron de Google voudrait pouvoir accéder au graphe social et l'indexer (l'ensemble des connexions entre des personnes), élément central que Facebook veut garder derrière des barrières, sans donner d'URL à chacun des éléments postés sur le réseau pour justement éviter toute indexation. Mais Zuckerberg veut permettre l'accès à ce graphe social via un jeu d'API disponible aux développeurs, soit qu'ils créent des applications sur Facebook (comme les très populaires jeux de Zynga) ou sur toute autre plateforme — tant que Facebook est la brique sociale choisie, le catalyseur folksonomique.
« Nous voulons juste construire une plate-forme ouverte » jure-t-il, assurant que passé des composants centraux (graphe social, messagerie, groupes), Facebook n'a pas l'ambition de construire des applications, bien au contraire. Le business-model est simple : tout le monde peut se connecter à Facebook pour apporter une dimension sociale à son projet ; si ce projet devient un jour si gros qu'il pèse sur les serveurs de Facebook, alors il faudra formaliser le partenariat avec le réseau social et en venir à un accord financier, comme cela a été fait avec Zynga ou Electronic Arts. Un modèle jugé gagnant-gagnant, mais qui semble-t-il n'a pas plu à Steve Jobs, qui jugeait les termes de Facebook « contraignants ». Zuckerberg laisse pourtant la porte ouverte : « nous n'avons pas de partenariat avec Ping — pour le moment ».
« Nous entrons dans une période où les gens vont vouloir travailler avec nous. Nous avons atteint une certaine masse qui fait que si la plupart de vos utilisateurs sont aussi utilisateurs de Facebook, il peut être intéressant d'intégrer Facebook à votre application », explique-t-il, ajoutant que la dimension sociale transforme la manière d'utiliser les applications. Le but est un jour de pouvoir relier les applications entre elles, de fournir un graphe social ouvert et interopérable qui serait un composant de base des applications et permettrait de cartographier les usages et les personnes. Une perspective que certains rejettent, le patron de Facebook semblant en être conscient — mais « tout est appelé à être social » selon Zuckerberg : le Web n'a pas à être différente de la « vie réelle », où les interactions sociales sont la base de notre fonctionnement, voire la définition même de l'humanité.
« On a fait un tas de choses avec Apple » : la firme de Cupertino a été une des premières à croire dans Facebook, et a à certains moments de l'histoire du réseau social été sa principale source de revenus par le biais de son groupe sponsorisé. « Mais mon point de vue est que d'ici cinq ans, tout produit sera revu pour devenir social : prends le train en marche » : Zuckerberg remarque qu'Apple l'a bien compris en lançant Ping et le Game Center. « Les gens finiront par y venir, et finiront par comprendre qu'il y a un valeur ajoutée au social. Je ne pense pas que prendre son temps est une mauvaise chose. »
Apple a donc été au centre de nombreuses discussions lors de cet événement annuel, reflet de la position centrale qu'elle a prise dans le monde actuel de l'informatique et l'Internet, mais aussi des controverses qui ont secoué la Silicon Valley cette année, notamment autour de Flash, mais aussi et surtout du fait du total rebattement de cartes dans le monde du mobile. On sent se dessiner les grandes tendances de 2011 : Android tiendra-t-il la cadence et dépassera-t-il RIM ? iOS sera-t-il alors en mauvaise position ? Le modèle des App Store va-t-il s'essouffler ? Va-t-on vers une plus grande fragmentation des applications ? Facebook va-t-il devenir un nouvel enjeu de la bataille entre Apple et Google ? Des questions pour le moment sans réponse, mais qui donneront à n'en pas douter beaucoup de travail aux observateurs d'Apple et des autres grands acteurs du monde de l'informatique.
« Si Steve était là, que lui diriez-vous ? — Ah, tu es enfin venu » : ainsi commence l'interview de celui qui n'a pas manqué de mots à l'encontre d'Apple ces derniers mois. Jim Balsillie, co-PDG de RIM, agit comme le maître d'une citadelle assiégée dont le flanc gauche est pris d'assaut par Apple, le flanc droit sur le point de succomber aux attaques d'Android.Partenaire d'Adobe, Balsillie en a complètement absorbé le langage : « il n'y a pas besoin d'applications pour le Web ». « L'idée qu'il faille passer par un SDK et certains outils spécifiques et que la bataille se jour sur le nombre de sites Web qui ont été retravaillés pour telle ou telle plateforme […] n'est pas ce en quoi nous croyons ». Son idée est que les applications ont un rôle, mais que ce rôle n'est pas « l'appification du Web » : si les jeux ou les clients lourds peuvent être des applications, l'idée d'utiliser un SDK « fermé » et des outils « propriétaires » pour habiller du contenu Web et l'adapter aux situations de mobilité semble le révulser.
Balsillie esquive cependant le débat lorsqu'on lui demande qui de l'application Web ou de l'application native est la plus performante : il répond en citant les tests de performance de la tablette Playbook, opposée à l'iPad (lire : RIM compare son PlayBook à l'iPad) — en oubliant qu'elle n'est pas encore sortie, tourne sous QNX alors que tous ses produits utilisent BlackBerry OS 5 ou BlackBerry 6, et que ses composants matériels sont ceux de la prochaine génération. Une contradiction qui ne semble pas le gêner le moins du monde, alors que les qualités intrinsèques de QNX devraient lui suffire à illustrer son idée.
Reste que son argument est recevable et fait partie des questions que l'on se pose souvent : à l'heure où il faut supporter de plus en plus de plateformes mobiles différentes, faut-il privilégier l'approche applicative qui impose une certaine dispersion des efforts, ou mieux vaut-il se tourner vers une application Web unique, tous les navigateurs mobiles utilisant les mêmes standards — et souvent le même moteur, WebKit ? On touche là une vraie différence philosophique entre les différentes plateformes, même si RIM promeut des outils (Flash, AIR) qui ne sont pas moins propriétaires que ceux d'Apple.
Mark Zuckerberg : « Apple doit prendre le train du social en marche »
Mark Zuckerberg a précisé sa vision de la position de Facebook dans le paysage du Web : il le voit comme une brique, un composant social sur lequel pourraient se greffer différents services et programmes. C'est ainsi que Zuckerberg peut décréter que Facebook est ouvert, alors même qu'Eric Schmidt le décrit comme le service le plus fermé du Web : le patron de Google voudrait pouvoir accéder au graphe social et l'indexer (l'ensemble des connexions entre des personnes), élément central que Facebook veut garder derrière des barrières, sans donner d'URL à chacun des éléments postés sur le réseau pour justement éviter toute indexation. Mais Zuckerberg veut permettre l'accès à ce graphe social via un jeu d'API disponible aux développeurs, soit qu'ils créent des applications sur Facebook (comme les très populaires jeux de Zynga) ou sur toute autre plateforme — tant que Facebook est la brique sociale choisie, le catalyseur folksonomique.« Nous voulons juste construire une plate-forme ouverte » jure-t-il, assurant que passé des composants centraux (graphe social, messagerie, groupes), Facebook n'a pas l'ambition de construire des applications, bien au contraire. Le business-model est simple : tout le monde peut se connecter à Facebook pour apporter une dimension sociale à son projet ; si ce projet devient un jour si gros qu'il pèse sur les serveurs de Facebook, alors il faudra formaliser le partenariat avec le réseau social et en venir à un accord financier, comme cela a été fait avec Zynga ou Electronic Arts. Un modèle jugé gagnant-gagnant, mais qui semble-t-il n'a pas plu à Steve Jobs, qui jugeait les termes de Facebook « contraignants ». Zuckerberg laisse pourtant la porte ouverte : « nous n'avons pas de partenariat avec Ping — pour le moment ».
« Nous entrons dans une période où les gens vont vouloir travailler avec nous. Nous avons atteint une certaine masse qui fait que si la plupart de vos utilisateurs sont aussi utilisateurs de Facebook, il peut être intéressant d'intégrer Facebook à votre application », explique-t-il, ajoutant que la dimension sociale transforme la manière d'utiliser les applications. Le but est un jour de pouvoir relier les applications entre elles, de fournir un graphe social ouvert et interopérable qui serait un composant de base des applications et permettrait de cartographier les usages et les personnes. Une perspective que certains rejettent, le patron de Facebook semblant en être conscient — mais « tout est appelé à être social » selon Zuckerberg : le Web n'a pas à être différente de la « vie réelle », où les interactions sociales sont la base de notre fonctionnement, voire la définition même de l'humanité.
« On a fait un tas de choses avec Apple » : la firme de Cupertino a été une des premières à croire dans Facebook, et a à certains moments de l'histoire du réseau social été sa principale source de revenus par le biais de son groupe sponsorisé. « Mais mon point de vue est que d'ici cinq ans, tout produit sera revu pour devenir social : prends le train en marche » : Zuckerberg remarque qu'Apple l'a bien compris en lançant Ping et le Game Center. « Les gens finiront par y venir, et finiront par comprendre qu'il y a un valeur ajoutée au social. Je ne pense pas que prendre son temps est une mauvaise chose. »
Apple a donc été au centre de nombreuses discussions lors de cet événement annuel, reflet de la position centrale qu'elle a prise dans le monde actuel de l'informatique et l'Internet, mais aussi des controverses qui ont secoué la Silicon Valley cette année, notamment autour de Flash, mais aussi et surtout du fait du total rebattement de cartes dans le monde du mobile. On sent se dessiner les grandes tendances de 2011 : Android tiendra-t-il la cadence et dépassera-t-il RIM ? iOS sera-t-il alors en mauvaise position ? Le modèle des App Store va-t-il s'essouffler ? Va-t-on vers une plus grande fragmentation des applications ? Facebook va-t-il devenir un nouvel enjeu de la bataille entre Apple et Google ? Des questions pour le moment sans réponse, mais qui donneront à n'en pas douter beaucoup de travail aux observateurs d'Apple et des autres grands acteurs du monde de l'informatique.
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Vos réactions (38 réactions)
oomu
[22/11/2010 14:40]
l'exemple pris par Schmidt de "rpm vs deb" est à mon avis des plus pertinents :
1: c'est un exemple d'ingénieur, voir de geek. choix totalement obscure et abscons, RPM ou DEB ce ne sont que des formats d'archives pour distribuer des logiciels. rpm ou deb, ne présume en rien de l'interface du logiciel, de sa technologie. RPM ou DEB n'intéresse jamais l'utilisateur d'un ordinateur. Uniquement le geek motivé par la compréhension des arcanes veut savoir RPM ou DEB. C'est très prégnant avec Google: une société d'ingénieur.
2: la fragmentation du monde linux vient de la dichotomie KDE vs GNOME (vous ne pouvez _PAS_ faire un logiciel qui soit à la fois bon citoyen gnome et kde, les 2 environnements ont des choix d'interfaces _opposés_). Tout logiciel linux est un logiciel linux, tout comme tout logiciel android est un logiciel android. Mais cela ne présume en rien de sa totale intégration dans votre environnement.
3: linux (ou android) n'est pas fragmenté comme l'ancien monde unix. La compatibilité dite "binaire" est forte, stricte, claire et net : un logiciel compilé linux tourne sur n'importe quel linux. Mais ce que propose Apple est au delà du simple débat des années 90. Apple dit carrément "la compatibilité unix c'est une bataille vaincue, maintenant on en est à l'intégration forte dans l'interface même du système".
C'est typique de google vs apple en fait. Google répond par des problématiques d'ingénierie (rpm ou deb, vi ou emacs, etc) là où Apple parle de produits finaux pour utilisateurs.
-
Google est dans une logique d'équipementiers (comme microsoft). Leurs clients ce n'est pas vous, utilisateurs, mais les opérateurs télécoms et les constructeurs.
Ce n'est pas google street view, l'indexage du web et la puissance demesurée de leurs statistiques pour la pub qui leur fera perdre leur "âme" et les rendra enfin "evil", mais exactement comme microsoft, c'est leur dépendance à leur véritable client : l'industrie. Cela les éloignera des utilisateurs.
l'exemple pris par Schmidt de "rpm vs deb" est à mon avis des plus pertinents :
1: c'est un exemple d'ingénieur, voir de geek. choix totalement obscure et abscons, RPM ou DEB ce ne sont que des formats d'archives pour distribuer des logiciels. rpm ou deb, ne présume en rien de l'interface du logiciel, de sa technologie. RPM ou DEB n'intéresse jamais l'utilisateur d'un ordinateur. Uniquement le geek motivé par la compréhension des arcanes veut savoir RPM ou DEB. C'est très prégnant avec Google: une société d'ingénieur.
2: la fragmentation du monde linux vient de la dichotomie KDE vs GNOME (vous ne pouvez _PAS_ faire un logiciel qui soit à la fois bon citoyen gnome et kde, les 2 environnements ont des choix d'interfaces _opposés_). Tout logiciel linux est un logiciel linux, tout comme tout logiciel android est un logiciel android. Mais cela ne présume en rien de sa totale intégration dans votre environnement.
3: linux (ou android) n'est pas fragmenté comme l'ancien monde unix. La compatibilité dite "binaire" est forte, stricte, claire et net : un logiciel compilé linux tourne sur n'importe quel linux. Mais ce que propose Apple est au delà du simple débat des années 90. Apple dit carrément "la compatibilité unix c'est une bataille vaincue, maintenant on en est à l'intégration forte dans l'interface même du système".
C'est typique de google vs apple en fait. Google répond par des problématiques d'ingénierie (rpm ou deb, vi ou emacs, etc) là où Apple parle de produits finaux pour utilisateurs.
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Google est dans une logique d'équipementiers (comme microsoft). Leurs clients ce n'est pas vous, utilisateurs, mais les opérateurs télécoms et les constructeurs.
Ce n'est pas google street view, l'indexage du web et la puissance demesurée de leurs statistiques pour la pub qui leur fera perdre leur "âme" et les rendra enfin "evil", mais exactement comme microsoft, c'est leur dépendance à leur véritable client : l'industrie. Cela les éloignera des utilisateurs.
oomu
[22/11/2010 14:41]
par pertinent, je voulais dire digne d'être décortiqué tellement il en dit long sur la mentalité de Schmidt et Google.
par pertinent, je voulais dire digne d'être décortiqué tellement il en dit long sur la mentalité de Schmidt et Google.
oomu
[22/11/2010 14:42]
notez que le discours de "ouvert" est exactement celui de Microsoft avec windows et ses millions de APIs dans les années 90 pour l'industrie PC.
Reprenez vos archives, vos vieux journaux et lisez les interventions de Bill Gates.
notez que le discours de "ouvert" est exactement celui de Microsoft avec windows et ses millions de APIs dans les années 90 pour l'industrie PC.
Reprenez vos archives, vos vieux journaux et lisez les interventions de Bill Gates.
oomu
[22/11/2010 14:49]
Finalement, je pense toujours que par une inversion de valeur ironiques (de loin on ne s'y attend pas), Apple reste la boite la plus pro-web du tas :
Apple laisse le web être ce qu'il est : un formidable outil de diffusion de contenu hypertexte, libre de droit et standardisé, accessible à tous et se préoccupe juste d'être compatible avec.
Pour le reste, Apple donne les moyens de créer des _logiciels_, des applications pour faire le boulot d'applications.
le SDK permet de créer des Omnigraffles, des Pages et des Pac-man. Pas des Wired, des Le Monde et des bouquins.
D'ailleurs il est flagrant que le tout cocoa pour pondre un journal/magazine/livre est saugrenu. Très vite PDF s'est imposé (quasi tous les quotidiens sont soit du PDF bricolé ou du html déguisé) ou des solutions basés autour des bons vieux logiciels de PAO/design (Wired avec adobe etc).
Apple pousse epub pour faire des livres, pas du cocoa avec NSString.
-
chaque outil à sa place. html/Css/javascript sont formidables mais les tirés à l'extrême pour en faire l'égale de Cocoa/Java/.NET c'est accoucher d'un Monstre.
Inversement, faire du web avec Cocoa/Java/.Net serait une abomination.
-
Apple maitrise son matériel, ses logiciels et son environnement et cela reste en travers de la gorge de tous ses concurrents. Apple n'est pas là pour "participer" à "l'industrie", mais faire vivre ses produits. C'est ce que devrait faire toute compagnie qui veut vendre de bons produits aux gens.
Je salue donc la volonté de HP de maintenir SON système pour SES produits selon SES considérations et refuser la "gentillesse des autres".
Finalement, je pense toujours que par une inversion de valeur ironiques (de loin on ne s'y attend pas), Apple reste la boite la plus pro-web du tas :
Apple laisse le web être ce qu'il est : un formidable outil de diffusion de contenu hypertexte, libre de droit et standardisé, accessible à tous et se préoccupe juste d'être compatible avec.
Pour le reste, Apple donne les moyens de créer des _logiciels_, des applications pour faire le boulot d'applications.
le SDK permet de créer des Omnigraffles, des Pages et des Pac-man. Pas des Wired, des Le Monde et des bouquins.
D'ailleurs il est flagrant que le tout cocoa pour pondre un journal/magazine/livre est saugrenu. Très vite PDF s'est imposé (quasi tous les quotidiens sont soit du PDF bricolé ou du html déguisé) ou des solutions basés autour des bons vieux logiciels de PAO/design (Wired avec adobe etc).
Apple pousse epub pour faire des livres, pas du cocoa avec NSString.
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chaque outil à sa place. html/Css/javascript sont formidables mais les tirés à l'extrême pour en faire l'égale de Cocoa/Java/.NET c'est accoucher d'un Monstre.
Inversement, faire du web avec Cocoa/Java/.Net serait une abomination.
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Apple maitrise son matériel, ses logiciels et son environnement et cela reste en travers de la gorge de tous ses concurrents. Apple n'est pas là pour "participer" à "l'industrie", mais faire vivre ses produits. C'est ce que devrait faire toute compagnie qui veut vendre de bons produits aux gens.
Je salue donc la volonté de HP de maintenir SON système pour SES produits selon SES considérations et refuser la "gentillesse des autres".
oomu
[22/11/2010 14:50]
la notion de "ouverture" est un propos vieux comme le monde dans l'industrie informatique. Cela fait des décennies qu'on est abreuvé d'ouverture.
ce n'est pas pour rien que le "logiciel libre" a pris le terme de "libre" (ou free(dom) en anglais) et que très vite en réaction est apparu l'initative "opensource.com" (soutenu par des industriels). Il s'agissait aussi d'une rupture avec le discours ronflant de "ouverture".
(le point c'est que l'ouverture est d'une banalité affligeante. tout le monde est ouvert : de Apple à Microsoft en passant par IBM. mais la Liberté, houla ça, ça se compte sur les doigts d'une main broyée par une porte. Le web n'est pas que ouvert, il est LIBRE. La liberté c'est beaucoup plus fort et subversif : c'est une ouverture que VOUS pouvez vous approprier sans demander l'autorisation)
En un sens, Apple a été plus subversif que tout ce petit monde en adoptant KHTML, logiciel libre, pour faire le projet "webkit". Webkit n'est pas que ouvert, il est un logiciel libre.
Pour le reste, Apple est une entreprise propriétaire, qui reste à sa place et n'en déborde pas. et c'est tant mieux.
la notion de "ouverture" est un propos vieux comme le monde dans l'industrie informatique. Cela fait des décennies qu'on est abreuvé d'ouverture.
ce n'est pas pour rien que le "logiciel libre" a pris le terme de "libre" (ou free(dom) en anglais) et que très vite en réaction est apparu l'initative "opensource.com" (soutenu par des industriels). Il s'agissait aussi d'une rupture avec le discours ronflant de "ouverture".
(le point c'est que l'ouverture est d'une banalité affligeante. tout le monde est ouvert : de Apple à Microsoft en passant par IBM. mais la Liberté, houla ça, ça se compte sur les doigts d'une main broyée par une porte. Le web n'est pas que ouvert, il est LIBRE. La liberté c'est beaucoup plus fort et subversif : c'est une ouverture que VOUS pouvez vous approprier sans demander l'autorisation)
En un sens, Apple a été plus subversif que tout ce petit monde en adoptant KHTML, logiciel libre, pour faire le projet "webkit". Webkit n'est pas que ouvert, il est un logiciel libre.
Pour le reste, Apple est une entreprise propriétaire, qui reste à sa place et n'en déborde pas. et c'est tant mieux.
Silverscreen
[22/11/2010 14:57]
AMEN !
AMEN !
Stalmicmac
[22/11/2010 15:03]
Finalement, c'est assez drôle... Apple ne se déplace pas, ne se prends pas la tête à défendre sa position et continue son bonhomme de chemin sans s'occuper des autres.
Finalement, c'est assez drôle... Apple ne se déplace pas, ne se prends pas la tête à défendre sa position et continue son bonhomme de chemin sans s'occuper des autres.
usb09
[22/11/2010 15:05]
via MacG Mobile
Sincèrement cette histoire de "fermé" ou "ouvert" est complètent absurde. Que les protagonistes ou journalistes usent du terme pour se croire cohérent, commence vraiment a me saouler.
Sincèrement cette histoire de "fermé" ou "ouvert" est complètent absurde. Que les protagonistes ou journalistes usent du terme pour se croire cohérent, commence vraiment a me saouler.
Titov
[22/11/2010 15:39]
Merci oomu pour tes explications claires et précises. Je partage ta vision d'Apple. Je suis sur Mac depuis un certain PowerBook 145 B acheté bien cher à la FNAC mais en ayant la certitude que j'avais fait le bon choix.
Merci oomu pour tes explications claires et précises. Je partage ta vision d'Apple. Je suis sur Mac depuis un certain PowerBook 145 B acheté bien cher à la FNAC mais en ayant la certitude que j'avais fait le bon choix.
rocksolide
[22/11/2010 15:41]
@oomu
Tu nous a plus laissé un argument à dire :)
Mais sinon, à ceux qui voient encore Apple Vs MS comme une bataille, ces 2 sociétés ne jouent pas sur le même terrain depuis bien longtemps. Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi l'un se moque de l'autre, et l'autre réplique, etc... C'est vrai que dans l'absolue, ça reste un ordinateur, donc du point de vue de l'utilisateur, c'est un ordi. Le mac est joli et stylé, le PC c'est bien, on peut y jouer.... voilà l'avis, vulgairement dit, général.
La société qui me surprend la plus, c'est quand même google. Parti comme le bras droit d'Apple, aujourd'hui c'est certainement la société concurrente sur quasiment tous les plans d'Apple. Peut être que Google veut suivre le modèle MS pour se faire (encore) plus d'argent.
Concernant le web, il n'y a jamais eu, comme il n'y en aura jamais, UN standard unique qui mettera tout le monde sur la même longueur d'onde. Chacun voit internet à sa façon, la mieux adaptée aux appareils fournis par chaque entreprise. Aujourd'hui il ne faut plus voir le téléphone comme un terminal indépendant, car derrière, il y aura toujours une liste de service associés, et pour en bénéficier, il faut un compte sur gmail pour Android, un abonnement MobileMe pour Apple, un Entreprise Server pour tirer le plus de profit d'un BlackBerry (honnêtement, je n'ai jamais compris pourquoi avoir un BB si on n'utilise pas le serveur BB... Le BB reste très professionel).
Reste avoir jusqu'où cette guerre entre ces différentes entreprises vont mener les utilisateurs d'un coté, et les développeurs de l'autre
@oomu
Tu nous a plus laissé un argument à dire :)
Mais sinon, à ceux qui voient encore Apple Vs MS comme une bataille, ces 2 sociétés ne jouent pas sur le même terrain depuis bien longtemps. Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi l'un se moque de l'autre, et l'autre réplique, etc... C'est vrai que dans l'absolue, ça reste un ordinateur, donc du point de vue de l'utilisateur, c'est un ordi. Le mac est joli et stylé, le PC c'est bien, on peut y jouer.... voilà l'avis, vulgairement dit, général.
La société qui me surprend la plus, c'est quand même google. Parti comme le bras droit d'Apple, aujourd'hui c'est certainement la société concurrente sur quasiment tous les plans d'Apple. Peut être que Google veut suivre le modèle MS pour se faire (encore) plus d'argent.
Concernant le web, il n'y a jamais eu, comme il n'y en aura jamais, UN standard unique qui mettera tout le monde sur la même longueur d'onde. Chacun voit internet à sa façon, la mieux adaptée aux appareils fournis par chaque entreprise. Aujourd'hui il ne faut plus voir le téléphone comme un terminal indépendant, car derrière, il y aura toujours une liste de service associés, et pour en bénéficier, il faut un compte sur gmail pour Android, un abonnement MobileMe pour Apple, un Entreprise Server pour tirer le plus de profit d'un BlackBerry (honnêtement, je n'ai jamais compris pourquoi avoir un BB si on n'utilise pas le serveur BB... Le BB reste très professionel).
Reste avoir jusqu'où cette guerre entre ces différentes entreprises vont mener les utilisateurs d'un coté, et les développeurs de l'autre
oomu
[22/11/2010 15:50]
@rocksolide [22/11/2010 15:41]
"Mais sinon, à ceux qui voient encore Apple Vs MS comme une bataille, que ces 2 sociétés ne jouent pas sur le même terrain depuis bien longtemps. Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi l'un se moque de l'autre, et l'autre réplique, etc..."
je pense que vous vous attendez à une explication technique (l'un aurait des forces que l'autre n'a pas et nous sommes des bisounours dans un monde de gentille rationnalité). Non. La réponse la plus sincère que je puisse vous donner pour vous expliquer ces disputes pleines d'insultes est la suivante :
nous (humain) sommes irrationnels et avons des passions irrationnels pour nos choix.
Attention, le choix d'un "pc" (lequel ? y a en des millions) ou du Mac est presque toujours un choix rationnel (on veut certains logiciels, on a un certain budget, notre famille est déjà équipé en telle marque, etc).
Mais l'informatique n'est pas seulement de simple bidule qui fait bip.
Comme c'est un outil quotidien, qui a une Culture (au sens propre du terme, comme la musique, le théâtre, etc) et des usages forts (tenir un blog n'est pas anodin, Word ou Pages c'est pas pareil), nos choix prennent une grande importance.
Avoir choisi du PC et découvrir que ce ne serait pas le meilleur choix du monde est vécu comme une agression.
A l'inverse, choisir le Mac en opposition près de 25 ans de bourrage du crane par les journaux PC Expert, Zdnet et 01 informatique, a demandé une constante auto-justification.
Le débat avec lequel j'ironise souvent : Emacs vs VI n'est pas que pure bêtise : ces 2 logiciels ont 2 philosophies différentes. Les défendre revient à défendre l'une de ces philosophies.
Bref : nos choix en informatique sont vu comme des engagements (et c'est vrai : cela coute de l'argent, cela va vous entrainer vers certains produits, logiciels, formats, entreprises et une CULTURE) et donc on les défends.
Il est difficile de se remettre en question face à un questionnement sans exploser.
@rocksolide [22/11/2010 15:41]
"Mais sinon, à ceux qui voient encore Apple Vs MS comme une bataille, que ces 2 sociétés ne jouent pas sur le même terrain depuis bien longtemps. Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi l'un se moque de l'autre, et l'autre réplique, etc..."
je pense que vous vous attendez à une explication technique (l'un aurait des forces que l'autre n'a pas et nous sommes des bisounours dans un monde de gentille rationnalité). Non. La réponse la plus sincère que je puisse vous donner pour vous expliquer ces disputes pleines d'insultes est la suivante :
nous (humain) sommes irrationnels et avons des passions irrationnels pour nos choix.
Attention, le choix d'un "pc" (lequel ? y a en des millions) ou du Mac est presque toujours un choix rationnel (on veut certains logiciels, on a un certain budget, notre famille est déjà équipé en telle marque, etc).
Mais l'informatique n'est pas seulement de simple bidule qui fait bip.
Comme c'est un outil quotidien, qui a une Culture (au sens propre du terme, comme la musique, le théâtre, etc) et des usages forts (tenir un blog n'est pas anodin, Word ou Pages c'est pas pareil), nos choix prennent une grande importance.
Avoir choisi du PC et découvrir que ce ne serait pas le meilleur choix du monde est vécu comme une agression.
A l'inverse, choisir le Mac en opposition près de 25 ans de bourrage du crane par les journaux PC Expert, Zdnet et 01 informatique, a demandé une constante auto-justification.
Le débat avec lequel j'ironise souvent : Emacs vs VI n'est pas que pure bêtise : ces 2 logiciels ont 2 philosophies différentes. Les défendre revient à défendre l'une de ces philosophies.
Bref : nos choix en informatique sont vu comme des engagements (et c'est vrai : cela coute de l'argent, cela va vous entrainer vers certains produits, logiciels, formats, entreprises et une CULTURE) et donc on les défends.
Il est difficile de se remettre en question face à un questionnement sans exploser.
oomu
[22/11/2010 15:57]
"Mais la société qui me surprend le plus, c'est quand même google. Parti comme le bras droit d'Apple, aujourd'hui c'est certainement la société concurrente sur quasiment tous les plans d'Apple. Peut être que Google veut suivre le modèle MS pour se faire (encore) plus d'argent.
"
ce que je défends comme explication des relations tordues dans l'industrie informatique est la suivante :
Google n'est PAS un concurrent de Apple.
J'explique : Google ne vend pas de produits qui concurrence ceux d'Apple.
Google ne vend pas d'ordinateurs élégants.
Google n'a pas de magasins
Google ne vends pas de dvd avec google docs ni même de licence de google docs.
Google ne vends pas de téléphone
Google est un équipementier. Google vends des solutions, systèmes etc pour des Entreprises comme Apple.
Ses clients sont HTC, Samsung, etc.
Apple n'est pas cliente de Google ni de Microsoft.
Pour des entreprises globales comme Google et Microsoft c'est pire que tout : c'est une insulte et une menace.
Apple aurait du être cliente de Google et de Microsoft.
Maintenant relisez TOUTES les interventions des dirigeants de Google et Microsoft avec en tête cette idée.
Vous verrez que ce qu'ils déplorent c"est :
- apple utilise pas android :(
- apple veut pas utiliser notre beau windows :(
- apple est méchant et indexe pas les statistiques itunes via google :(
- apple veut pas diffuser notre beau silverlight :(
- apple tv n'utilise pas google tv :(
Globalement, ils déplorent (et cela chaque année) qu'Apple, contrairement à tous les autres (presque), ne veut pas devenir LEUR client.
Vous comprenez qu'en réalité, Google et Microsoft rêvent de démarcher Apple.
-
Le truc, c'est qu'Apple (et quelques autres, tels nokia ou hp) sait pertinemment qu'on ne peut pas être simplement client d'une société globale telle Google ou Microsoft.
Abandonner le contrôle du logiciel revient à abandonner la maitrise du Matériel.
C'est un enseignement difficile à admettre : le Logiciel est FONDAMENTAL.
"Mais la société qui me surprend le plus, c'est quand même google. Parti comme le bras droit d'Apple, aujourd'hui c'est certainement la société concurrente sur quasiment tous les plans d'Apple. Peut être que Google veut suivre le modèle MS pour se faire (encore) plus d'argent.
"
ce que je défends comme explication des relations tordues dans l'industrie informatique est la suivante :
Google n'est PAS un concurrent de Apple.
J'explique : Google ne vend pas de produits qui concurrence ceux d'Apple.
Google ne vend pas d'ordinateurs élégants.
Google n'a pas de magasins
Google ne vends pas de dvd avec google docs ni même de licence de google docs.
Google ne vends pas de téléphone
Google est un équipementier. Google vends des solutions, systèmes etc pour des Entreprises comme Apple.
Ses clients sont HTC, Samsung, etc.
Apple n'est pas cliente de Google ni de Microsoft.
Pour des entreprises globales comme Google et Microsoft c'est pire que tout : c'est une insulte et une menace.
Apple aurait du être cliente de Google et de Microsoft.
Maintenant relisez TOUTES les interventions des dirigeants de Google et Microsoft avec en tête cette idée.
Vous verrez que ce qu'ils déplorent c"est :
- apple utilise pas android :(
- apple veut pas utiliser notre beau windows :(
- apple est méchant et indexe pas les statistiques itunes via google :(
- apple veut pas diffuser notre beau silverlight :(
- apple tv n'utilise pas google tv :(
Globalement, ils déplorent (et cela chaque année) qu'Apple, contrairement à tous les autres (presque), ne veut pas devenir LEUR client.
Vous comprenez qu'en réalité, Google et Microsoft rêvent de démarcher Apple.
-
Le truc, c'est qu'Apple (et quelques autres, tels nokia ou hp) sait pertinemment qu'on ne peut pas être simplement client d'une société globale telle Google ou Microsoft.
Abandonner le contrôle du logiciel revient à abandonner la maitrise du Matériel.
C'est un enseignement difficile à admettre : le Logiciel est FONDAMENTAL.
oomu
[22/11/2010 16:03]
Quand Apple utilise du ARM dans ses iphones, immédiatement, intel se met à parler comme microsoft.
Est ce que intel est concurrente de Apple ?
non.
Mais intel déplore dramatiquement qu'Apple ne soit pas cliente de ses zolis cpu intels.
Quand Apple vend des tonnes d'appareils basés sur ARM, cela montre que le processeur ARM est un produit de qualité.
Si un constructeur tel apple choisit du ARM par un fondeur concurrent d'intel. D'autres constructeur pourrait faire de même.
Intel a donc intérêt à soit courtiser Apple, soit ridiculiser Apple en public. "haha, il est tout pourri le cpu choisi par Apple, tout pourri le ziphon".
Quand Apple choisit du intel pour ses macs, Intel est tout heureux et adore Apple.
-
Bref, ce sont des relations conflictuels d'équipementiers et de clients.
Après, Google et Microsoft ont tellement d'activités qu'elles sont parfois en concurrence , sur la marge, avec leurs propres clients.
Mais le point est là : Apple par sa notoriété fait un tort considérable à un "équipementier" quand elle rejette publiquement une de leurs solutions.
C'est un peu comme si Airbus abandonnait unilatéralement Rolls Royce. Rolls Royce serait fort chagriné.
Quand Apple utilise du ARM dans ses iphones, immédiatement, intel se met à parler comme microsoft.
Est ce que intel est concurrente de Apple ?
non.
Mais intel déplore dramatiquement qu'Apple ne soit pas cliente de ses zolis cpu intels.
Quand Apple vend des tonnes d'appareils basés sur ARM, cela montre que le processeur ARM est un produit de qualité.
Si un constructeur tel apple choisit du ARM par un fondeur concurrent d'intel. D'autres constructeur pourrait faire de même.
Intel a donc intérêt à soit courtiser Apple, soit ridiculiser Apple en public. "haha, il est tout pourri le cpu choisi par Apple, tout pourri le ziphon".
Quand Apple choisit du intel pour ses macs, Intel est tout heureux et adore Apple.
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Bref, ce sont des relations conflictuels d'équipementiers et de clients.
Après, Google et Microsoft ont tellement d'activités qu'elles sont parfois en concurrence , sur la marge, avec leurs propres clients.
Mais le point est là : Apple par sa notoriété fait un tort considérable à un "équipementier" quand elle rejette publiquement une de leurs solutions.
C'est un peu comme si Airbus abandonnait unilatéralement Rolls Royce. Rolls Royce serait fort chagriné.
oomu
[22/11/2010 16:08]
Je critique l'analyse soit disant humoristique mais en réalité méprisante d'y voir des "religions". (avec son tralala de toges, capuches, etc)
L'informatique est divisée en Culture. Ces cultures ont des qualités et des raisons d'être. C'est cela que les gens défendent avec passion.
Je critique l'analyse soit disant humoristique mais en réalité méprisante d'y voir des "religions". (avec son tralala de toges, capuches, etc)
L'informatique est divisée en Culture. Ces cultures ont des qualités et des raisons d'être. C'est cela que les gens défendent avec passion.
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Mai 2012