Apple prête pour l'après Jobs
par Florian Innocente le Vendredi 19 Décembre 2008 à 16:35
L'annonce de la non-participation de Steve Jobs à la prochaine et ultime Macworld Expo n'en finit pas de susciter interrogations et commentaires. Le Wall Street Journal n'y déroge pas, mais il s'intéresse à une question lancinante : que deviendra Apple sans Steve Jobs ?
C'est l'optimisme qui prime estime le quotidien. Sauf à ce que l'entreprise soit victime d'un exode de cadres de tout premier rang, les équipes constituées sont solides. Et leur capacité à lancer des produits novateurs restera intacte, même après le départ de Jobs.
Chef d'aiguillage
Des équipes supervisées par des cadres dirigeants que Steve Jobs n'a pas manqué de mettre en avant lors des dernières conférences de lancement de produits. Phil Schiller est un habitué de l'exercice. Mais d'autres visages, connus ou moins connus, se sont faits plus présents. Ainsi, Jonathan Ive en charge du design, Scott Forstall (responsable d'iPhone OS) ou Tim Cook (directeur exécutif), lequel a assuré une large part de la conférence de présentation des derniers MacBook. D'autres, non moins importants, restent encore dans l'ombre, ainsi Ron Johnson, responsables des magasins Apple Store.
Des personnages clefs qui participent activement, avec leurs équipes, à la création des produits, sous la férule de Jobs. Celui-ci, expliquent des témoins qui l'ont vu à l'oeuvre, assure avant tout un rôle équivalent à celui d'un "rédacteur en chef" qui va suggérer des améliorations ou des modifications. "Il ne venait pas avec les idées il s'en tenait à les filtrer" raconte un ancien ingénieur d'Apple dans l'article.
Pour chaque projet en cours, Jobs consacre toutes les semaines ou deux semaines une longue réunion avec les personnes responsables de son développement. L'occasion de valider, modifier ou supprimer certains traits du produit. Glenn Reid, un ingénieur présent chez Apple jusqu'en 2003 raconte une anecdote sur iPhoto. Le développement était quasiment terminé, mais à la dernière minute Jobs imposa de supprimer une fonction d'index dont il estimait qu'elle rendrait le logiciel plus compliqué. Et tant pis pour le manuel utilisateur, déjà imprimé, qui décrivait cette fonction "c'était frustrant se rappelle ce participant mais le produit n'en a été que meilleur."
Une attention viscérale chez Jobs pour les détails qui remonte à loin. Un autre ingénieur, Georges Crow qui a travaillé chez Apple de 1980 à 85 puis y est revenu de 1998 à 2005 après avoir co-fondé NeXT, raconte que dans le premier Mac, son patron souhaitait que les câbles internes aient les mêmes couleurs que celles du logo Apple. L'ingénieur finit par lui faire admettre que cette dépense était superflue. Rebelote, cette fois chez NeXT où il parvint à convaincre Steve Jobs qu'une finition chromée pour le bloc d'alimentation interne coûtait trop cher.
C'est l'optimisme qui prime estime le quotidien. Sauf à ce que l'entreprise soit victime d'un exode de cadres de tout premier rang, les équipes constituées sont solides. Et leur capacité à lancer des produits novateurs restera intacte, même après le départ de Jobs.
Chef d'aiguillage
Des équipes supervisées par des cadres dirigeants que Steve Jobs n'a pas manqué de mettre en avant lors des dernières conférences de lancement de produits. Phil Schiller est un habitué de l'exercice. Mais d'autres visages, connus ou moins connus, se sont faits plus présents. Ainsi, Jonathan Ive en charge du design, Scott Forstall (responsable d'iPhone OS) ou Tim Cook (directeur exécutif), lequel a assuré une large part de la conférence de présentation des derniers MacBook. D'autres, non moins importants, restent encore dans l'ombre, ainsi Ron Johnson, responsables des magasins Apple Store.
Des personnages clefs qui participent activement, avec leurs équipes, à la création des produits, sous la férule de Jobs. Celui-ci, expliquent des témoins qui l'ont vu à l'oeuvre, assure avant tout un rôle équivalent à celui d'un "rédacteur en chef" qui va suggérer des améliorations ou des modifications. "Il ne venait pas avec les idées il s'en tenait à les filtrer" raconte un ancien ingénieur d'Apple dans l'article.
Pour chaque projet en cours, Jobs consacre toutes les semaines ou deux semaines une longue réunion avec les personnes responsables de son développement. L'occasion de valider, modifier ou supprimer certains traits du produit. Glenn Reid, un ingénieur présent chez Apple jusqu'en 2003 raconte une anecdote sur iPhoto. Le développement était quasiment terminé, mais à la dernière minute Jobs imposa de supprimer une fonction d'index dont il estimait qu'elle rendrait le logiciel plus compliqué. Et tant pis pour le manuel utilisateur, déjà imprimé, qui décrivait cette fonction "c'était frustrant se rappelle ce participant mais le produit n'en a été que meilleur."
Une attention viscérale chez Jobs pour les détails qui remonte à loin. Un autre ingénieur, Georges Crow qui a travaillé chez Apple de 1980 à 85 puis y est revenu de 1998 à 2005 après avoir co-fondé NeXT, raconte que dans le premier Mac, son patron souhaitait que les câbles internes aient les mêmes couleurs que celles du logo Apple. L'ingénieur finit par lui faire admettre que cette dépense était superflue. Rebelote, cette fois chez NeXT où il parvint à convaincre Steve Jobs qu'une finition chromée pour le bloc d'alimentation interne coûtait trop cher.
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Vos réactions (22 réactions)
YARK
[19/12/2008 17:46]
Il parait qu'ils vont débaucher Steve Ballmer pour le remplacer ;-)))
Il parait qu'ils vont débaucher Steve Ballmer pour le remplacer ;-)))
RDBILL
[19/12/2008 17:49]
BIEN D'ACCORD AVEC VOTRE DERNIERE PHRASE !!!
BIEN D'ACCORD AVEC VOTRE DERNIERE PHRASE !!!
aero42
[19/12/2008 18:29]
@ Yark
Ben dis donc, j'te dis pas à quoi vont ressembler les keynotes !!! :o)
@ Yark
Ben dis donc, j'te dis pas à quoi vont ressembler les keynotes !!! :o)
Orus
[19/12/2008 18:32]
Apple sans Steve Jobs... Ben nous savons déjà ce que ça a donné par le passé et votre optimisme me semble bien naïf. Car S.Jobs c'est Apple, il n'y a pas à revenir la dessus. Sans lui... Pfff...
Apple sans Steve Jobs... Ben nous savons déjà ce que ça a donné par le passé et votre optimisme me semble bien naïf. Car S.Jobs c'est Apple, il n'y a pas à revenir la dessus. Sans lui... Pfff...
Dr_cube
[19/12/2008 18:41]
Je pense qu'Apple pourrait survivre quelques années sans Steve Jobs, car Steve Jobs a lancé Apple dans une bonne direction. Mais au bout de quelques années, je suis certain que l'entreprise pourrait finir par diverger et s'égarer comme ce fut le cas après l'éviction de Steve Jobs. A moins qu'ils ne m'engagent pour remplacer Steve Jobs ^^.
Je pense qu'Apple pourrait survivre quelques années sans Steve Jobs, car Steve Jobs a lancé Apple dans une bonne direction. Mais au bout de quelques années, je suis certain que l'entreprise pourrait finir par diverger et s'égarer comme ce fut le cas après l'éviction de Steve Jobs. A moins qu'ils ne m'engagent pour remplacer Steve Jobs ^^.
Axelvak
[19/12/2008 18:45]
C'est marrant la vie des fois…
La news concernant la gestation de l'iPhone montre que Jobs était concerné au plus haut point des caractéristiques et du design de la bête, soit en complet désaccord sur le rôle mineur de cet article…
C'est marrant la vie des fois…
La news concernant la gestation de l'iPhone montre que Jobs était concerné au plus haut point des caractéristiques et du design de la bête, soit en complet désaccord sur le rôle mineur de cet article…
properso
[19/12/2008 19:19]
ça spécule mais pour l'instant Mr. Jobs est toujours là...
ça spécule mais pour l'instant Mr. Jobs est toujours là...
shenmue
[19/12/2008 19:27]
Orus dit:"Car S.Jobs c'est Apple, il n'y a pas à revenir la dessus"
N'importe quoi...
Comme si le Apple d'aujourd'hui était celui d'hier...comme si Apple ne s'était pas doté d'un staff dirigeant d'une dizaine de personnes alors qu'avant nada, comme si Apple n'avait pas DEJA réussi sa diversification alors qu'avant, des nêfles, comme si Apple en 2 ans n'était pas devenu le 3 eme fabricant de mobile en terme de revenu et le premier fabricant de balladeurs, comme si les macs ne se vendaient pas à 10 millions d'unités...
Comparer à avant pour dire qu'un société qui pèse 35 milliards de CA par an, possède 25 milliards dans ses caisses sans aucune dette, pour en conclure que tout cela va s'écrouler après le départ de SJ est , je trouve, au mieux grotesque, au pire trollesque...
Orus dit:"Car S.Jobs c'est Apple, il n'y a pas à revenir la dessus"
N'importe quoi...
Comme si le Apple d'aujourd'hui était celui d'hier...comme si Apple ne s'était pas doté d'un staff dirigeant d'une dizaine de personnes alors qu'avant nada, comme si Apple n'avait pas DEJA réussi sa diversification alors qu'avant, des nêfles, comme si Apple en 2 ans n'était pas devenu le 3 eme fabricant de mobile en terme de revenu et le premier fabricant de balladeurs, comme si les macs ne se vendaient pas à 10 millions d'unités...
Comparer à avant pour dire qu'un société qui pèse 35 milliards de CA par an, possède 25 milliards dans ses caisses sans aucune dette, pour en conclure que tout cela va s'écrouler après le départ de SJ est , je trouve, au mieux grotesque, au pire trollesque...
mocmoc
[19/12/2008 19:33]
Moi je dis JONHATAN IVE ! ! ! ! ! ! ! !
Moi je dis JONHATAN IVE ! ! ! ! ! ! ! !
Eurylaime
[19/12/2008 20:33]
Orus : En 1990, le Mac fonctionnait bien, puis Apple a pris le tournant PowerPC avec succès et enfin Apple a fait le choix du rachat de NeXT (du moins d'un système extérieur). Tout ça sans Jobs.
Apple a une culture très forte et même sans Jobs il n'y a pas de raison que ça ne fonctionne pas. Aussi pour rappel, NeXT a été un naufrage financé et il n'est pas dit que l'entreprise, même si reconnue pour ses produits très en avance, ait survécu sans être racheté par Apple.
Jobs a eu un véritable impact sur ces dernières années, c'est un fait, mais il est aussi très bien entouré.
Enfin, il existe nombres d'entreprises ultra performantes dont le nom des dirigeants "ne dit absolument rien". Qui connait, comme ça à chaud, le nom du CEO de Coca-Cola, la marque que l'on trouve même dans les endroits les plus reculés du monde ?
Orus : En 1990, le Mac fonctionnait bien, puis Apple a pris le tournant PowerPC avec succès et enfin Apple a fait le choix du rachat de NeXT (du moins d'un système extérieur). Tout ça sans Jobs.
Apple a une culture très forte et même sans Jobs il n'y a pas de raison que ça ne fonctionne pas. Aussi pour rappel, NeXT a été un naufrage financé et il n'est pas dit que l'entreprise, même si reconnue pour ses produits très en avance, ait survécu sans être racheté par Apple.
Jobs a eu un véritable impact sur ces dernières années, c'est un fait, mais il est aussi très bien entouré.
Enfin, il existe nombres d'entreprises ultra performantes dont le nom des dirigeants "ne dit absolument rien". Qui connait, comme ça à chaud, le nom du CEO de Coca-Cola, la marque que l'on trouve même dans les endroits les plus reculés du monde ?
jaipatoukompri
[19/12/2008 20:42]
Tain les tronches !! Y a que les 4 qui sont dans les coins qui ont l'air normaux :-/
Tain les tronches !! Y a que les 4 qui sont dans les coins qui ont l'air normaux :-/
melaure
[19/12/2008 21:08]
Orus, oui on se rappelle bien qu'en 1985 Jobs n'était absolument pas mur pour diriger une entreprise (Next l'a bien montré après). S 'il était resté à la tête d'Apple, il n'y aurait plus de Mac aujourd'hui. Heureusement, il a appris de ses erreurs et en 1997 ça c'est mieux passé. Jobs s'est autant planté qu'il a réussi, sa vie n'est pas un succès sans accro.
En 1986 il fallait que ce soit quelqu'un d'autre à la tête d'Apple et c'est ainsi qu'Apple est monté jusqu'à la deuxième place, même si maintenant c'est lointain.
Orus, oui on se rappelle bien qu'en 1985 Jobs n'était absolument pas mur pour diriger une entreprise (Next l'a bien montré après). S 'il était resté à la tête d'Apple, il n'y aurait plus de Mac aujourd'hui. Heureusement, il a appris de ses erreurs et en 1997 ça c'est mieux passé. Jobs s'est autant planté qu'il a réussi, sa vie n'est pas un succès sans accro.
En 1986 il fallait que ce soit quelqu'un d'autre à la tête d'Apple et c'est ainsi qu'Apple est monté jusqu'à la deuxième place, même si maintenant c'est lointain.
Math.p
[19/12/2008 21:34]
J'ai encore jamais vue de PDG de cette importance quitter son poste à 53 ans.
J'ai encore jamais vue de PDG de cette importance quitter son poste à 53 ans.
bugman
[20/12/2008 01:09]
Steve, call me for your replacement if you want to win of pepettes. I am certainly the best asset for Apple thanks to the well known French touch.
Steve, call me for your replacement if you want to win of pepettes. I am certainly the best asset for Apple thanks to the well known French touch.
Marcel Degairande
[20/12/2008 10:43]
Cet article ressemble à une nécrologie. Pas encore mort le Steve quand même !!
Cet article ressemble à une nécrologie. Pas encore mort le Steve quand même !!
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