Windows 8
L'interface de Windows se remet à plat [19.05.2012 09:48 - FI]
Windows va faire dans la sobriété pour l'interface de son bureau traditionnel. La version 8 prévue à l'automne va abandonner le thème Aero (ci-dessous) inauguré avec Vista et conservé dans Windows 7. Le rouleau-compresseur de l'interface Metro est passé sur les effets de transparence qui participaient à charger les rendus, les dégradés et les reflets dans les boutons.
Le nouveau Windows sera moins tape-à-l'oeil, au bénéfice d'une interface privilégiant des aplats unis et clairs pour mettre en valeur le contenu des fenêtres (les éléments dans la capture ci-dessous, la seule fournie par Microsoft, ne sont pas encore tous définitifs). Les fenêtres reprennent des coins carrés comme Windows 95 au lieu des arrondis, les couleurs ont vocation à être plus neutres et le thème par défaut proposera une tonalité mettant le blanc à l'honneur.
L'ensemble devrait conduire à une cohabitation visuellement plus cohérente avec l'interface Metro qui pousse ces principes de dépouillement dans les ornements graphiques plus loin encore.
Le nouveau Windows sera moins tape-à-l'oeil, au bénéfice d'une interface privilégiant des aplats unis et clairs pour mettre en valeur le contenu des fenêtres (les éléments dans la capture ci-dessous, la seule fournie par Microsoft, ne sont pas encore tous définitifs). Les fenêtres reprennent des coins carrés comme Windows 95 au lieu des arrondis, les couleurs ont vocation à être plus neutres et le thème par défaut proposera une tonalité mettant le blanc à l'honneur.
L'ensemble devrait conduire à une cohabitation visuellement plus cohérente avec l'interface Metro qui pousse ces principes de dépouillement dans les ornements graphiques plus loin encore.
La fondation Mozilla et Google sont vent debout contre une décision de Microsoft visant, d'après eux, à restreindre le choix en navigateurs Web sur Windows RT. Cette version est la déclinaison de Windows 8, mais pour les processeurs ARM (surnommée au départ Windows On ARM). Elle s'installera en priorité sur de futures tablettes à la fin de l'année, mais l'avenir verra peut-être (sinon, probablement) des PC portables ou de bureau exploiter cette architecture concurrente d'Intel et d'AMD.
Windows RT met en avant l'interface Metro (dont les logiciels tiers ne seront téléchargeables que depuis l'App Store de Microsoft) tout en offrant un mode Classic plus familier aux utilisateurs de Windows 7.
Dans deux billets hier, Asa Dotzler l'un des principaux ingénieurs derrière Firefox et Harvey Anderson, le directeur juridique de Mozilla se sont émus des limitations imposées par Microsoft. Et de rappeler au passage les tourments qu'a connus par le passé le père d'Internet Explorer sur ces questions face à la justice américaine et devant Bruxelles.
Le contentieux porte sur l'impossibilité pour un éditeur tiers de profiter des mêmes API qu'Internet Explorer sur Windows RT et, plus largement, d'offrir une alternative équilibrée à IE sur ce nouvel OS. Mozilla a déjà commencé à travailler sur un Firefox pour Metro.
Asa Dotzler l'explique à CNET : «Premièrement, Microsoft dispose d'un navigateur qui s'exécute en mode Classic dans Windows sur ARM. Mais ils ne nous donnent pas accès à cet environnement pour notre navigateur. Deuxièmement, Microsoft a son navigateur qui s'exécute dans le mode Metro de Windows sur ARM, tout en pouvant bénéficier de la richesse des API de Classic. En définitive, nous sommes privés de la possibilité de livrer un navigateur dans Classic, et on nous refuse celle de développer un navigateur compétitif face à IE dans Metro. » Mozilla souhaiterait notamment accéder à son moteur Gecko dans sa version Win32, sans être obligé de le réécrire complètement pour les API Windows RT. Là il ne se voit proposé qu'un accès partiel aux API Win32.
Le directeur juridique de Microsoft a répondu à son homologue chez Mozilla en des termes qui ont fait toussoter ce dernier : «Les processeurs ARM, qui font fonctionner aujourd'hui quasiment tous les smartphones et les tablettes Android, iOS et Windows Phone, sont différents des puces x86. Ces puces ont de nouvelles exigences en gestion de la consommation et sur des critères de sécurité auxquelles seule Microsoft est capable de répondre» et d'ajouter cette seconde justification, Windows RT «n'est plus Windows».
C'est pour le moment un dialogue de sourds qui prédomine, mais Mozilla a reçu le renfort de Google (en attendant peut-être Opera), lui aussi inquiet à la perspective de ne pouvoir proposer Chrome comme il l'entend.
Windows RT met en avant l'interface Metro (dont les logiciels tiers ne seront téléchargeables que depuis l'App Store de Microsoft) tout en offrant un mode Classic plus familier aux utilisateurs de Windows 7.
Dans deux billets hier, Asa Dotzler l'un des principaux ingénieurs derrière Firefox et Harvey Anderson, le directeur juridique de Mozilla se sont émus des limitations imposées par Microsoft. Et de rappeler au passage les tourments qu'a connus par le passé le père d'Internet Explorer sur ces questions face à la justice américaine et devant Bruxelles.
Le contentieux porte sur l'impossibilité pour un éditeur tiers de profiter des mêmes API qu'Internet Explorer sur Windows RT et, plus largement, d'offrir une alternative équilibrée à IE sur ce nouvel OS. Mozilla a déjà commencé à travailler sur un Firefox pour Metro.
Asa Dotzler l'explique à CNET : «Premièrement, Microsoft dispose d'un navigateur qui s'exécute en mode Classic dans Windows sur ARM. Mais ils ne nous donnent pas accès à cet environnement pour notre navigateur. Deuxièmement, Microsoft a son navigateur qui s'exécute dans le mode Metro de Windows sur ARM, tout en pouvant bénéficier de la richesse des API de Classic. En définitive, nous sommes privés de la possibilité de livrer un navigateur dans Classic, et on nous refuse celle de développer un navigateur compétitif face à IE dans Metro. » Mozilla souhaiterait notamment accéder à son moteur Gecko dans sa version Win32, sans être obligé de le réécrire complètement pour les API Windows RT. Là il ne se voit proposé qu'un accès partiel aux API Win32.
Le directeur juridique de Microsoft a répondu à son homologue chez Mozilla en des termes qui ont fait toussoter ce dernier : «Les processeurs ARM, qui font fonctionner aujourd'hui quasiment tous les smartphones et les tablettes Android, iOS et Windows Phone, sont différents des puces x86. Ces puces ont de nouvelles exigences en gestion de la consommation et sur des critères de sécurité auxquelles seule Microsoft est capable de répondre» et d'ajouter cette seconde justification, Windows RT «n'est plus Windows».
C'est pour le moment un dialogue de sourds qui prédomine, mais Mozilla a reçu le renfort de Google (en attendant peut-être Opera), lui aussi inquiet à la perspective de ne pouvoir proposer Chrome comme il l'entend.
Microsoft s'engage avec Windows 8 dans une voie tracée depuis plusieurs années par Apple avec les Blu-Ray. La prochaine version du système d'exploitation ne sera pas capable de lire des DVD par défaut. L'entreprise de Redmond a décidé de livrer Windows 8 sans application de lecture DVD, à moins d'acheter le module Media Center qui ne sera pas non plus livré avec le système.
La justification est la même que celle d'Apple concernant les Blu-Ray : les licences indispensables à la lecture de DVD sont payantes et cette fonction n'est plus assez utile pour justifier ce surcoût. Microsoft explique ainsi que les ordinateurs servent de moins en moins à lire des DVD et que seuls les fichiers numériques pourront être lus par défaut.
Windows 8 étant un système d'exploitation standard, il sera toutefois possible d'installer rapidement une application de lecture de DVD. L'offre est riche, citons le classique VLC qui sait très bien le faire. Les utilisateurs les moins à l'aise avec un ordinateur risquent toutefois fort d'être déstabilisés avec la disparition soudaine de cette fonction…
La justification est la même que celle d'Apple concernant les Blu-Ray : les licences indispensables à la lecture de DVD sont payantes et cette fonction n'est plus assez utile pour justifier ce surcoût. Microsoft explique ainsi que les ordinateurs servent de moins en moins à lire des DVD et que seuls les fichiers numériques pourront être lus par défaut.
Windows 8 étant un système d'exploitation standard, il sera toutefois possible d'installer rapidement une application de lecture de DVD. L'offre est riche, citons le classique VLC qui sait très bien le faire. Les utilisateurs les moins à l'aise avec un ordinateur risquent toutefois fort d'être déstabilisés avec la disparition soudaine de cette fonction…
Le directeur de l'unité Windows, Steven Sinofsky, a déclaré lors des Windows Developer Days que la version release preview de Windows 8 sera disponible la première semaine de juin.
La release preview suit la consumer preview qui est apparu en février. La firme de Redmond n'a pas indiqué quels seraient les changements apportés par cette nouvelle version non finalisée. De nombreux bugs devraient être néanmoins corrigés et Microsoft pourrait aussi revoir quelques éléments d'interfaces et amener une nouvelle mouture de Media Center.
L'éditeur ne communique pas encore sur la date de sortie de son prochain système d'exploitation, mais cela sera vraisemblablement à l'automne, histoire de ne pas manquer le coche des fêtes de fin d'année.
Pour rappel, Windows 8 sera décliné en trois versions : Windows 8, Windows 8 Pro et Windows RT (pour plateformes ARM).
La release preview suit la consumer preview qui est apparu en février. La firme de Redmond n'a pas indiqué quels seraient les changements apportés par cette nouvelle version non finalisée. De nombreux bugs devraient être néanmoins corrigés et Microsoft pourrait aussi revoir quelques éléments d'interfaces et amener une nouvelle mouture de Media Center.
L'éditeur ne communique pas encore sur la date de sortie de son prochain système d'exploitation, mais cela sera vraisemblablement à l'automne, histoire de ne pas manquer le coche des fêtes de fin d'année.
Pour rappel, Windows 8 sera décliné en trois versions : Windows 8, Windows 8 Pro et Windows RT (pour plateformes ARM).
Microsoft va réduire le nombre de versions clientes de Windows 8 à essentiellement trois offres (Windows 7 avait déjà quelque peu ramené la voile). Le prochain OS, comme vient de l'annoncer son éditeur, s'appellera Windows 8 sur les puces x86 et Windows RT pour les différentes plateformes ARM.
Windows 8 et Windows 8 Pro (tous les deux 32/64 bits) se différencient par des fonctions supplémentaires pour les professionnels (voir le tableau). Windows 8 Pro pourra être doté du Windows Media Center sous la forme d'un pack optionnel. Tous les deux auront l'environnement traditionnel bien connu, ainsi que l'interface Metro.
Certains marchés émergents à l'étranger ainsi que la Chine auront une version spécifique de Windows 8 avec uniquement leur langue (alors que les clients d'autres pays pourront changer la langue de l'OS et à la volée). Une version "Entreprise" de Windows 8 Pro est aussi prévue pour certains grands comptes qui ont des besoins de virtualisation, de déploiement à grande échelle, de gestion de flottes de portables, etc.
Aux côtés de Windows 8/Pro va figurer Windows RT (RT pour Runtime, comme WinRT le lot d'API de développement Metro), ex Windows on ARM ou WOA. Cette version de l'OS est destinée aux PC et tablettes utilisant une architecture ARM (Texas Instruments, Qualcomm et NVIDIA seront les premiers fournisseurs). Si le bureau traditionnel de Windows est là, l'accent est d'abord mis sur le développement d'applications nouvelles, profitant de l'interface Metro rodée avec les Windows Phone. Le Windows Store servira de distributeur exclusif de logiciels et de mises à jour système (l'équivalent de l'App Store sur iOS) et les applications Windows existantes devront être réécrites si leurs auteurs veulent profiter de cette plateforme.
Un travail de pédagogie déjà engagé auprès des développeurs, mais qu'il va surtout falloir réaliser auprès des clients. Il s'agira de leur expliquer pourquoi ces deux Windows ne sont pas tout à fait identiques dans leurs possibilités et leur logithèque, tout en s'appelant Windows. D'où certainement cette volonté de ne pas utiliser le suffixe 8 dans le nom de la version ARM, afin de renforcer dès le départ la différence entre les deux OS… sans pour autant se priver de la force de cette marque. Un bel exercice de communication en prévision.
Windows RT sera livré avec Office 15 dans une version adaptée aux contacts tactiles et comprenant Word, Excel, PowerPoint et OneNote. Dates et prix n'ont pas été précisés, mais la période septembre/octobre pour le début des grandes manoeuvres reste une valeur sûre pour être fin prêt à Noël, et enfin donner un début de réponse aux tablettes iOS et Android.
Sur le même sujet :
- Windows On ARM : entre deux chaises
Windows 8 et Windows 8 Pro (tous les deux 32/64 bits) se différencient par des fonctions supplémentaires pour les professionnels (voir le tableau). Windows 8 Pro pourra être doté du Windows Media Center sous la forme d'un pack optionnel. Tous les deux auront l'environnement traditionnel bien connu, ainsi que l'interface Metro.
Certains marchés émergents à l'étranger ainsi que la Chine auront une version spécifique de Windows 8 avec uniquement leur langue (alors que les clients d'autres pays pourront changer la langue de l'OS et à la volée). Une version "Entreprise" de Windows 8 Pro est aussi prévue pour certains grands comptes qui ont des besoins de virtualisation, de déploiement à grande échelle, de gestion de flottes de portables, etc.
Aux côtés de Windows 8/Pro va figurer Windows RT (RT pour Runtime, comme WinRT le lot d'API de développement Metro), ex Windows on ARM ou WOA. Cette version de l'OS est destinée aux PC et tablettes utilisant une architecture ARM (Texas Instruments, Qualcomm et NVIDIA seront les premiers fournisseurs). Si le bureau traditionnel de Windows est là, l'accent est d'abord mis sur le développement d'applications nouvelles, profitant de l'interface Metro rodée avec les Windows Phone. Le Windows Store servira de distributeur exclusif de logiciels et de mises à jour système (l'équivalent de l'App Store sur iOS) et les applications Windows existantes devront être réécrites si leurs auteurs veulent profiter de cette plateforme.
Un travail de pédagogie déjà engagé auprès des développeurs, mais qu'il va surtout falloir réaliser auprès des clients. Il s'agira de leur expliquer pourquoi ces deux Windows ne sont pas tout à fait identiques dans leurs possibilités et leur logithèque, tout en s'appelant Windows. D'où certainement cette volonté de ne pas utiliser le suffixe 8 dans le nom de la version ARM, afin de renforcer dès le départ la différence entre les deux OS… sans pour autant se priver de la force de cette marque. Un bel exercice de communication en prévision.
Windows RT sera livré avec Office 15 dans une version adaptée aux contacts tactiles et comprenant Word, Excel, PowerPoint et OneNote. Dates et prix n'ont pas été précisés, mais la période septembre/octobre pour le début des grandes manoeuvres reste une valeur sûre pour être fin prêt à Noël, et enfin donner un début de réponse aux tablettes iOS et Android.
Sur le même sujet :
- Windows On ARM : entre deux chaises
L'automne, et plus particulièrement le mois d'octobre, devrait fort logiquement voir arriver Windows 8, accompagné de ses premières tablettes. La période des fêtes de fin d'années étant cruciale pour tous les fabricants, Microsoft se doit d'être prêt à commercialiser son nouveau système, et ses partenaires leurs matériels, à la sortie de l'été. Il s'agit d'être en ordre de marche dans les magasins lorsque débutera la période des achats.
C'est le calendrier fourni par les sources de Bloomberg, qui parlent d'une finalisation de l'OS dans le courant de l'été. Microsoft n'a jamais donné de date ferme, mais toujours rappelé ses cycles de développements, lesquels se calaient assez bien sur cet agenda. La première version bêta publique sortie en février va être suivie d'une release candidate, puis d'une version envoyée aux intégrateurs, puis ce sera la commercialisation.
Les clients de tablettes souhaitant autre chose qu'iOS ou Android devraient avoir le choix entre cinq modèles spécifiquement ARM (dont les processeurs seront fournis par Qualcomm, Nvidia et Texas Instruments).
À cela il faut ajouter des tablettes sur base x86, Digitimes de son côté avance aussi pour octobre les noms de Dell ou HP qui ont déjà publiquement exprimé leur intérêt, ainsi qu'Asus et Acer. C'est d'ailleurs l'objectif revendiqué par Microsoft d'avoir une offre complète autant sur x86 que sur ARM, au jour J.
Nokia aussi pourrait faire partie de la première vague de lancement (le fabricant a publiquement admis travailler sur ce type d'appareils) en s'associant avec Qualcomm. Début 2013, d'autres solutions sur ARM sont attendues chez Samsung, Toshiba, Sony, Lenovo, Asus et Acer.
Parallels propose au téléchargement une mise à jour de son logiciel de virtualisation. Cette mouture de Parallels Desktop [7.0.15055 - VF - formulaire] offre la prise (expérimentale) d'OS X Mountain Lion (client et OS invité) et de Windows 8. En ce qui concerne le système d'exploitation de Microsoft, il est possible de télécharger et installer cette Preview à partir de Parallels Wizard.
À noter au passage que l'éditeur organise des sessions de démonstration de son logiciel dans plusieurs Fnac (Digitale, Forum des Halles, Montparnasse, Saint Lazare et Ternes) les 10, 17 et 24 mars.
À noter au passage que l'éditeur organise des sessions de démonstration de son logiciel dans plusieurs Fnac (Digitale, Forum des Halles, Montparnasse, Saint Lazare et Ternes) les 10, 17 et 24 mars.
La première version bêta de Windows 8 pour le grand public est disponible en téléchargement. Elle succède à la version dédiée aux développeurs sortie en septembre. Le futur OS était l'unique sujet de la conférence de Microsoft aujourd'hui au Mobile World Congress de Barcelone.
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Après des mois de suspense, Microsoft a enfin levé le voile sur le degré de compatibilité de Windows dans sa version ARM, une question qui laissait nombre d'observateurs dubitatifs. Et la réponse est pour le moins surprenante…Microsoft a provoqué un petit séisme lorsqu'elle a annoncé que Windows 8 serait proposé dans une version compatible avec les processeurs ARM. A vrai dire ça n'est pas la première fois que Windows sort du pré carré de l'assembleur x86 : Windows NT a été proposé entre autres sur plateformes Alpha, MIPS, PowerPC, et déjà en son temps sur ARM, et Windows CE sur MIPS et ARM. Toutefois c'est la première fois que la version "standard" de Windows s'aventure en dehors des sentiers battus du x86.
L'annonce a soulevé nombre de questions, à plus forte raison lorsque Microsoft a annoncé par la suite que la version ARM de Windows disposerait également, comme sur x86, du mode "classique" en plus de Metro, avec les bonnes vieilles fenêtres telles qu'on les connaît encore actuellement.
Voilà qui a donné naissance aux plus folles spéculations : comment Microsoft comptait-elle accomplir un pareil tour de force? S'il était parfaitement concevable que des applications soient distribuées en "fat binary" (contenant les codes compilés tant pour x86 que pour ARM, comme ce fut le cas un temps sur Mac lors du passage des processeurs 68k au PowerPC, puis du PowerPC au x86), du moins dans leur version pour Metro, l'architecture ARM laissait beaucoup moins de latitudes pour faire tourner les applications Windows en mode "classique" dans des contraintes matérielles autrement plus limitées.
Langages et tours de Babel
Reprenons ici quelques bases : un logiciel est un code binaire qui s'appuie sur deux langages, celui du processeur (l'assembleur), et celui du système d'exploitation (les Application Programming Interface, ou API, qui permettent à une application de faire appel aux fonctions de bas niveau gérées par l'OS). Chaque famille de processeur dispose de son propre assembleur (qu'on appelle également langage machine). Pour éviter de ré-écrire chaque application pour chaque assembleur, la majorité des logiciels est écrite dans un langage intermédiaire (la plupart du temps le C ou l'un de ses dérivés), qui est converti en assembleur pour une famille de processeur donnée grâce à un compilateur. Ainsi, pour peu qu'un système d'exploitation soit disponible sur plusieurs familles de processeurs, il suffit de compiler le même code pour chaque assembleur, produisant autant d'applications dédiées qui fonctionneront indifféremment sur chaque plateforme sans plus de travail. Les applications "fat binary" (ou encore "universal binary") contiennent plusieurs codes binaires pour plusieurs processeurs, seul celui concernant la plateforme sur laquelle l'application est lancée sera exécuté.
Cependant il existe différents remèdes aux incompatibilités de plateformes :
- lorsqu'on souhaite faire tourner un logiciel qui a été compilé pour un processeur incompatible avec celui de la machine sur laquelle on veut le faire tourner : un émulateur va permettre son exécution en lisant son code binaire et en l'adaptant à la volée à la machine cible (au prix d'un ralentissement qui exige que la machine hôte soit plus puissante que la source émulée pour une exécution en temps réel). Il s'agit là d'une reconstitution plus ou moins fidèle du matériel qui va exécuter jusqu'à l'OS lui-même, en plus de l'application, dans un environnement logiciel.
- lorsqu'on souhaite faire tourner un logiciel qui a été compilé pour un processeur compatible, mais qui fait appel aux API d'un système d'exploitation différent : un adaptateur (ou wrapper) va brancher les appels aux API d'un OS vers l'autre sans nécessiter la présence de l'OS auquel l'application se destine. Autre possibilité, la virtualisation permet d'exécuter concomitamment l'OS auquel l'application se destine par dessus l'OS hôte, rendant ainsi possible l'exécution d'une application dont l'assembleur est compatible avec celui du processeur.
Apple a utilisé un panaché de ces techniques pour conserver une compatibilité à travers les âges : l'émulation 68k sur PowerPC (d'abord de manière logicielle, puis directement au sein du processeur PowerPC), l'émulation PowerPC sur x86 (avec Rosetta), la virtualisation (avec Classic), et l'adaptation avec Carbon sur OS X.
Pas de choix pour Microsoft
Toutes ces solutions sont cependant assez gourmandes en ressources matérielles, et donc impensables sur des machines dont la RAM, la puissance du processeur, et l'autonomie sont restreintes, ce qui est le cas des tablettes. Pour qu'une application Windows fonctionne aussi bien sur x86 que sur ARM, Microsoft n'a donc d'autre choix que d'en passer par une recompilation, et le procédé des fat binaries. Et c'est précisément ce qu'elle propose avec Windows Runtime (WinRT), qui offre des API unifiées de Metro pour x86 aussi bien qu'ARM, permettant de programmer en C++, C#, VB.NET, et JavaScript.
Mais le problème de Windows 8 est plus structurel encore qu'une simple question d'API et d'assembleur. Si Microsoft a fini par proposer Windows sur ARM, c'est pour rester compétitive face à ces nouvelles plateformes mobile, iPad en tête. Les processeurs x86 s'étant avérés incapables jusqu'ici de concurrencer les processeurs ARM tant en termes d'autonomie que de tarif, pour que des machines équipées de Windows puissent répondre aux tablettes avec les mêmes arguments il a donc fallu en passer par ce changement de processeur. Mais les contraintes matérielles ne s'arrêtent pas là, puisque pour offrir la même autonomie et les mêmes tarifs, il faut un équipement en RAM similaire, et une gestion drastique de la consommation. Sachant que l'iPad n'est doté que de 512 petits mega-octets, comment donc faire tenir Windows et diverses applications dans si peu de mémoire? Et comment faire en sorte que sa gestion des tâches ne vienne à bout soit du processeur autrement moins puissant qu'un x86, soit de la batterie, voire des deux ? Impensable, tout bonnement.
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La réponse est arrivée il y a peu : Windows On ARM (WOA) est en réalité une plateforme différente de Windows 8.
Si WOA comprendra aussi bien Metro que Windows "classic", du moins en apparence, que Windows 8 sur x86, le mode classique sera en fait bien plus limité que sur x86. Microsoft a indiqué que WOA serait livré avec Office 15, comprenant Word, Excel, PowerPoint, et OneNote, ainsi qu'Internet Explorer 10… et c'est tout. Il sera impossible à l'utilisateur d'installer une autre application pour Windows classique sur une machine dotée d'un processeur ARM. A l'image de sa version Metro, il ne sera pas non plus possible d'installer un plugin pour Internet Explorer en mode classique. Ironie du sort, alors que Flash a été abandonné sur Android, et que Linux n'y aura plus droit que dans Chrome, si Windows On ARM devait prendre le pas sur la version x86, il n'y aurait guère plus que sur Mac que le plugin d'Adobe pourrait encore trouver refuge !
Excel 15 sur Windows On ARM
C'est là que subitement les choses s'éclaircissent. Le mode classique de Windows n'est pas un portage de sa contrepartie sur x86, pas plus que pour la suite Office. Il ne s'agit pas non plus d'émulation, mais de simulation : on reproduit le comportement apparent sans pour autant reprendre les rouages internes.
Ainsi, au lieu de proposer une version adaptée à l'interface Metro de sa suite bureautique, Microsoft a fait le choix de bâtir tout un décor en trompe-l'œil pour proposer un Office qui fonctionne de manière similaire sur plateforme ARM, sans ouvrir Windows classique à d'autres logiciels. Ce qui lui évite précisément d'avoir à gérer les problèmes cités plus haut. Il reste à voir quelles seront les limitations effectives, et il y en aura. Microsoft indique qu'Office 15 tiendra compte d'une interaction tactile, et sera pleinement compatible avec les fichiers Office, à défaut d'en reprendre toutes les fonctionnalités. Cependant le mode classique sera probablement plus exploitable avec un clavier et une souris — deux périphériques que toutes les tablettes compatibles WOA seront tenues de prendre en compte — eu égard à la taille des éléments d'interface qui se destinent plus à un curseur qu'à la pointe du doigt.
Certains s'étonnent d'ailleurs de voir la suite bureautique livrée en standard avec WOA, sachant qu'Office a toujours été une poule aux œufs d'or pour Microsoft, plus encore que Windows. Pour l'heure cependant rien ne dit que la suite sera pour autant gratuite, et on ignore encore le plan de bataille de Microsoft. Avec les rumeurs de l'arrivée d'Office sur iPad (lire La « vérité » sur Microsoft Office pour iPad éclatera « dans quelques semaines »), il se pourrait bien que Microsoft joue la carte du "tout sauf Android"…
Word 15 sur Windows On ARM
Pour peu que les PC sur ARM rencontrent un certain succès, les développeurs qui voudront s'adresser au plus grand nombre devront favoriser l'interface Metro — et les conditions de Microsoft pour la distribution de leurs logiciels sur son magasin en ligne. Il restera toujours possible de proposer des applications pour Windows classique tel qu'on l'a toujours fait sur x86, mais il reste à voir si cette plateforme restera dominante à l'avenir. Tim Cook pour sa part semble convaincu que le PC tel qu'on l'a toujours connu représentera demain une minorité du marché, au profit des nouvelles plateformes mobiles telles que l'iPad.
Avec WOA, Microsoft tient une chance de pouvoir jouer sa carte sur ce nouveau marché, mais son choix de maintenir Windows classique coûte que coûte laisse quelque peu songeur. Même sur x86, c'est Metro qui sera l'interface par défaut, le mode classique étant relégué au second plan. Alors qu'Apple, malgré un dialogue entre OS X et iOS, semble déterminée à proposer des choses résolument différentes sur ses deux plateformes, Microsoft se targue de tourner le dos au compromis. Mais à vrai dire, la présence de cet ersatz sur ARM ne fait qu'office de cache-misère. Microsoft s'est accroché à sa philosophie "Windows Everywhere" autant qu'elle aura pu, pour ne plus le faire qu'en apparence histoire de ne pas se renier. Une pirouette d'autant plus inutile qu'elle n'inclut pas la compatibilité de la logithèque historique de Windows, fer de lance sur lequel Microsoft a toujours appuyé son hégémonie.
Il reste à voir quelle sera la stratégie la plus payante entre ces deux approches différentes, mais quitte à faire un pari risqué, Microsoft aurait peut-être eu meilleur compte à l'assumer jusqu'au bout. Windows 8 "consumer preview" (notez la litote pour "beta") sera disponible, dans sa version x86, dès le 29 février.
Apple et Microsoft lanceront chacun un OS cette année : OS X Mountain Lion pour l'un, et Windows 8 pour l'autre. Un Windows qui arrivera représenté par un nouveau logo. Le traditionnel drapeau coloré est remplacé par une illustration monochrome toute en aplats, symbolisant une fenêtre, et dont le style fait écho à Metro. La couleur du logo, présent à l'intérieur de l'interface, changera en fonction du thème chromatique choisi par l'utilisateur «Nous voulions que le nouveau logo soit à la fois moderne et classique» a expliqué Microsoft à The Verge :
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On sait depuis les premières présentations du nouveau système de Microsoft que Windows 8 sera compatible avec les processeurs ARM utilisés essentiellement dans les terminaux mobiles. Ce que l'on ne savait pas en revanche, c'est si Windows 8 ARM était identique à Windows 8 x86 ou s'il devait se contenter de quelques fonctions de base.
Dans un long article de son blog "Building Windows 8", Steven Sinofsky entend remettre les points sur les "i" et clore le débat une bonne fois pour toutes. Windows 8 sera identique qu'il tourne sur une tablette dotée d'une puce ARM ou sur un ordinateur équipé d'un processeur Intel. L'interface Métro sera évidemment de la partie — après tout elle a été conçue pour le tactile —, mais on pourra également accéder au bureau traditionnel de Windows et lancer certaines applications comme l'explorateur de fichiers ou Office. Microsoft espère même sortir Windows 8 sur les deux architectures en même temps.
La vidéo de démonstration lève également partiellement le voile sur Office 15, la prochaine mise à jour majeure de la suite bureautique de Microsoft. L'interface évolue considérablement et s'inspire largement de la sobriété de Metro. Le bandeau plein d'icônes a disparu dans ces premières versions au profit de menus extrêmement sobres composés uniquement de texte. On n'en sait guère plus pour le moment, mais l'éditeur précise bien que cette nouvelle version a été adaptée aux contextes de l'écran tactile et du combo clavier/souris.
Dans un long article de son blog "Building Windows 8", Steven Sinofsky entend remettre les points sur les "i" et clore le débat une bonne fois pour toutes. Windows 8 sera identique qu'il tourne sur une tablette dotée d'une puce ARM ou sur un ordinateur équipé d'un processeur Intel. L'interface Métro sera évidemment de la partie — après tout elle a été conçue pour le tactile —, mais on pourra également accéder au bureau traditionnel de Windows et lancer certaines applications comme l'explorateur de fichiers ou Office. Microsoft espère même sortir Windows 8 sur les deux architectures en même temps.
La vidéo de démonstration lève également partiellement le voile sur Office 15, la prochaine mise à jour majeure de la suite bureautique de Microsoft. L'interface évolue considérablement et s'inspire largement de la sobriété de Metro. Le bandeau plein d'icônes a disparu dans ces premières versions au profit de menus extrêmement sobres composés uniquement de texte. On n'en sait guère plus pour le moment, mais l'éditeur précise bien que cette nouvelle version a été adaptée aux contextes de l'écran tactile et du combo clavier/souris.
Microsoft présentera une version « Consumer Preview » de Windows 8 le 29 février prochain. De la même manière que la firme de Redmond avait proposé pendant quelques semaines une version bêta de Windows 7 au public, cette « Consumer Preview » sera accessible à tous et permettra de se familiariser avec les nouveautés de Windows 8. Cette version est en effet certainement la plus ambitieuse depuis Windows 95 : en adoptant l'interface Metro, Microsoft s'éloigne de la métaphore des fenêtres qui règne sur l'informatique depuis près de 30 ans — et même du bouton Démarrer, absent de cette version !
On remarquera que le lieu de la présentation de cette bêta publique n'est pas anodin : Microsoft la dévoilera à Barcelone lors du Mobile World Congress, un événement dédié au monde du mobile. L'interface Metro a fait ses premiers pas sur le Zune et la Xbox, avant d'essaimer sur Windows Phone, puis Windows. Les premiers détails autour de Windows Phone 8, nom de code Apollo, semblent d'ailleurs indiquer que Microsoft compte bien jouer la carte de la synergie entre son système mobile et son système « lourd », et construire un écosystème autour d'une interface unifiée. Une stratégie culottée pour une marque souvent raillée pour son inertie.
On remarquera que le lieu de la présentation de cette bêta publique n'est pas anodin : Microsoft la dévoilera à Barcelone lors du Mobile World Congress, un événement dédié au monde du mobile. L'interface Metro a fait ses premiers pas sur le Zune et la Xbox, avant d'essaimer sur Windows Phone, puis Windows. Les premiers détails autour de Windows Phone 8, nom de code Apollo, semblent d'ailleurs indiquer que Microsoft compte bien jouer la carte de la synergie entre son système mobile et son système « lourd », et construire un écosystème autour d'une interface unifiée. Une stratégie culottée pour une marque souvent raillée pour son inertie.
Windows 8 continue son petit bonhomme de chemin. Alors qu'on attend la première béta officielle le mois prochain, Microsoft continue de dévoiler les nouveautés attendues pour cette prochaine mouture de son système d'exploitation.
La firme de Redmond vit avec son temps : comme sur tous les OS mobiles, Windows 8 gère de manière beaucoup plus drastique les processus en tâche de fond. Inutile de fermer les applications, elles libèrent la mémoire et le processeur lorsqu'elles ne sont pas en cours d'utilisation et que ces ressources sont nécessaires pour d'autres tâches, pour être rétablies telles quelles lorsqu'elles sont ramenées au premier plan. Mais si vous tenez malgré tout à fermer les applications, Windows 8 propose un nouveau geste tactile : il suffit de glisser votre doigt du haut de l'écran vers le bas, à la manière de celui qui ouvre le centre de notifications sur iOS.
D'autres nouveautés gestuelles sont au menu : tracez un bref trait vertical sur une "tuile" pour la sélectionner (permettant des sélections multiples). Pour la déplacer sur une autre page, il suffit de feuilleter avec un autre doigt avant de la positionner à l'endroit voulu.
Mais les gestes désormais classiques sont également de la partie : sur l'écran d'accueil de Metro, un pincement invoque le "zoom sémantique". A mesure de votre utilisation du PC, de nombreuses tuiles s'amoncelleront sur votre page d'accueil et Microsoft a pensé à simplifier la navigation avec ce zoom : au lieu de ne voir qu'une bouillie de tuiles indécelables les unes des autres, Windows les regroupe par méta-données (travail, détente, etc). La même gestuelle s'applique au sein même des applications.
Windows 8 intègre des fonctions jugées comme universelles et valables dans toutes les applications juste sous votre pouce : nouveau successeur du menu démarrer, cet outil regroupe des fonctions comme la recherche ou le partage. La recherche s'effectue sur vos fichiers, mais également sur Internet avec Bing, ou encore à l'aide des applications qui s'y sont connectées, de Netflix à Wikipedia.
Microsoft a également fait en sorte que le clavier et la souris ne soient pas laissés pour compte dans Metro : la molette de défilement permet de feuilleter les pages de l'écran d'accueil, le glissement d'une tuile vers le bas de l'écran active le zoom sémantique, et la simple pression d'une touche du clavier lancera la recherche.
La firme de Redmond vit avec son temps : comme sur tous les OS mobiles, Windows 8 gère de manière beaucoup plus drastique les processus en tâche de fond. Inutile de fermer les applications, elles libèrent la mémoire et le processeur lorsqu'elles ne sont pas en cours d'utilisation et que ces ressources sont nécessaires pour d'autres tâches, pour être rétablies telles quelles lorsqu'elles sont ramenées au premier plan. Mais si vous tenez malgré tout à fermer les applications, Windows 8 propose un nouveau geste tactile : il suffit de glisser votre doigt du haut de l'écran vers le bas, à la manière de celui qui ouvre le centre de notifications sur iOS.
D'autres nouveautés gestuelles sont au menu : tracez un bref trait vertical sur une "tuile" pour la sélectionner (permettant des sélections multiples). Pour la déplacer sur une autre page, il suffit de feuilleter avec un autre doigt avant de la positionner à l'endroit voulu.
Mais les gestes désormais classiques sont également de la partie : sur l'écran d'accueil de Metro, un pincement invoque le "zoom sémantique". A mesure de votre utilisation du PC, de nombreuses tuiles s'amoncelleront sur votre page d'accueil et Microsoft a pensé à simplifier la navigation avec ce zoom : au lieu de ne voir qu'une bouillie de tuiles indécelables les unes des autres, Windows les regroupe par méta-données (travail, détente, etc). La même gestuelle s'applique au sein même des applications.
Windows 8 intègre des fonctions jugées comme universelles et valables dans toutes les applications juste sous votre pouce : nouveau successeur du menu démarrer, cet outil regroupe des fonctions comme la recherche ou le partage. La recherche s'effectue sur vos fichiers, mais également sur Internet avec Bing, ou encore à l'aide des applications qui s'y sont connectées, de Netflix à Wikipedia.
Microsoft a également fait en sorte que le clavier et la souris ne soient pas laissés pour compte dans Metro : la molette de défilement permet de feuilleter les pages de l'écran d'accueil, le glissement d'une tuile vers le bas de l'écran active le zoom sémantique, et la simple pression d'une touche du clavier lancera la recherche.
Si l'interface Metro apportera à Windows 8 une nouvelle façon d'utiliser un PC, celle-ci manque encore cruellement d'applications dédiées comparativement à Windows "classique".
La société BlueStacks compte y mettre bon ordre, avec son App Player, qui permettra d'exécuter toute application conçue pour Android dans l'interface multitouch de Windows 8. Il ne s'agit pas à proprement parler d'émulation puisque les applications Android fonctionnent par le biais d'une machine virtuelle dérivée de Java.
Le logiciel sera disponible en version beta en février, la version finale est attendu pour le printemps.
La société est à pied d'œuvre pour signer des accords avec les fabricants afin de livrer son logiciel en standard avec certains PC.
La société BlueStacks compte y mettre bon ordre, avec son App Player, qui permettra d'exécuter toute application conçue pour Android dans l'interface multitouch de Windows 8. Il ne s'agit pas à proprement parler d'émulation puisque les applications Android fonctionnent par le biais d'une machine virtuelle dérivée de Java.
Le logiciel sera disponible en version beta en février, la version finale est attendu pour le printemps.
La société est à pied d'œuvre pour signer des accords avec les fabricants afin de livrer son logiciel en standard avec certains PC.
Le vice-président de Microsoft en charge des services Web, Antoine Leblond, a présenté en détails le Windows Store, la future boutique d'applications de Microsoft.
La firme de Redmond promet aux développeurs « une plus grosse part du gâteau » pour les attirer : elle prend 30 % de commission au départ, mais dès qu'une application attendra 25 000 $ de chiffre d'affaires, Microsoft se contentera de 20 %. L'accès au Windows Store coûte 99 $ aux sociétés, 49 $ aux développeurs indépendants. Les apps devront passer par un processus de validation dont les différentes étapes seront présentées au développeur, avec une estimation du temps restant avant l'arrivée sur la boutique.
Les applications peuvent être entièrement gratuites, mais le Windows Store offre d'autres options comme le modèle payant simple et le modèle freemium (gratuit + achats in-app), mais aussi des versions de démonstration (limitées dans les fonctions ou dans le temps) ou des applications payantes sur abonnement, et bien sûr les apps financées par la pub. Pour contrer directement Apple, Microsoft se fait un plaisir de mentionner qu'elle acceptera parfaitement les systèmes d'abonnement externes, en faisant la démonstration de l'application du Telegraph.
Le Windows Store n'est heureusement pas conçu que pour les développeurs. Son design, typiquement Metro, met l'accent sur la découverte des apps, l'exposition étant le point clef de toutes les boutiques. Bing indexera les apps du Windows Store, qui possédera évidemment son propre moteur de recherche. Chaque développeur et chaque app ont leur propre page, avec un modèle directement dérivé de l'App Store, qui a ouvert la voie.
Le Windows Store sera disponible dans 231 pays, sur processeurs x86 et ARM, et supportera plus de 100 systèmes de paiement selon les besoins locaux. C'est la seule et unique porte d'entrée pour les applications Metro de Windows 8 : le Windows Store sera disponible en même temps qu'une bêta du prochain système de Microsoft en février 2012, uniquement pour les apps gratuites pour le moment (et sur invitation seulement pour les développeurs). Il faut noter que les entreprises pourront utiliser un mode ad-hoc pour déployer leurs propres apps ou des apps de tierce-partie requises.
La firme de Redmond promet aux développeurs « une plus grosse part du gâteau » pour les attirer : elle prend 30 % de commission au départ, mais dès qu'une application attendra 25 000 $ de chiffre d'affaires, Microsoft se contentera de 20 %. L'accès au Windows Store coûte 99 $ aux sociétés, 49 $ aux développeurs indépendants. Les apps devront passer par un processus de validation dont les différentes étapes seront présentées au développeur, avec une estimation du temps restant avant l'arrivée sur la boutique.
Les applications peuvent être entièrement gratuites, mais le Windows Store offre d'autres options comme le modèle payant simple et le modèle freemium (gratuit + achats in-app), mais aussi des versions de démonstration (limitées dans les fonctions ou dans le temps) ou des applications payantes sur abonnement, et bien sûr les apps financées par la pub. Pour contrer directement Apple, Microsoft se fait un plaisir de mentionner qu'elle acceptera parfaitement les systèmes d'abonnement externes, en faisant la démonstration de l'application du Telegraph.
Le Windows Store n'est heureusement pas conçu que pour les développeurs. Son design, typiquement Metro, met l'accent sur la découverte des apps, l'exposition étant le point clef de toutes les boutiques. Bing indexera les apps du Windows Store, qui possédera évidemment son propre moteur de recherche. Chaque développeur et chaque app ont leur propre page, avec un modèle directement dérivé de l'App Store, qui a ouvert la voie.
Le Windows Store sera disponible dans 231 pays, sur processeurs x86 et ARM, et supportera plus de 100 systèmes de paiement selon les besoins locaux. C'est la seule et unique porte d'entrée pour les applications Metro de Windows 8 : le Windows Store sera disponible en même temps qu'une bêta du prochain système de Microsoft en février 2012, uniquement pour les apps gratuites pour le moment (et sur invitation seulement pour les développeurs). Il faut noter que les entreprises pourront utiliser un mode ad-hoc pour déployer leurs propres apps ou des apps de tierce-partie requises.






Juin 2013
