PA Semi
A5 : le pari risqué d’Apple [24.04.2011 15:30 - VM]
C’était en avril 2008 : Apple rachetait PA Semi pour près de 280 millions de dollars. Une modeste société de 150 personnes fondée par Dan Dobberpuhl, l’un des architectes des puces StrongARM et Alpha. C’est très naturellement que se posait la question de savoir ce que ferait Apple avec son nouveau processeur, le PWRficient, une puce double coeur 64 bits à 2 GHz dédiée aux applications exigeantes en puissance du monde de l’embarqué et optimisée pour une faible consommation. Un processeur accessoirement basé sur l’architecture Power née chez IBM et qui servit de fondation aux PowerPC.
Une famille de processeurs abandonnée, dans les Mac, depuis le passage aux puces Intel annoncé en juin 2005. Quelques jours plus tard, Steve Jobs donnait l’explication. Non, ce n’est le marché de la défense - sur lequel PA Semi était présent - qui l’intéressait ; il ne préparait pas non plus un retour au PowerPC (même les dirigeants de PA Semi ont pu l’imaginer un temps). Dans le cadre d’un entretien accordé au Times, le patron d’Apple exposait simplement sa stratégie : PA Semi allait concevoir des systèmes intégrés (System-on-Chip) pour les iPods et les iPhone basés sur des coeurs ARM. Et ce ne serait pas le seul spécialiste des processeurs ARM qu’Apple allait s’offrir : Intrinsity devait suivre en avril 2010.
Du spécifique au généraliste… Un retour aux vieilles lunes d’Apple ? Ceux qui ont connu l’Apple des années 1980-1990 s’en souviennent. Pendant longtemps, la firme à la pomme s’est refusée à utiliser des technologies génériques, largement répandues comme celles issues du monde du PC : citons pour l’exemple des noms qui chantent encore aux oreilles des fans de la première heure tels que bus ADB pour clavier et souris, bus NuBus pour les cartes d’extension…

Il a fallu attendre la fin des années 1990 pour qu’Apple se décide enfin à s’ouvrir à des technologies largement répandues dans le monde l’informatique comme l’USB et le PCI. Ou encore qu’elle abandonne SCSI - pour les disques durs et scanners, notamment - au profit de l’IDE. Replacé dans cette perspective, le passage, annoncé en 2005 et effectif en 2006 à une architecture x86 sur processeurs Intel apparaît quand la conclusion d’un long - et peut-être douloureux - cheminement.
Mais n’y a-t-il justement pas là un certain paradoxe ? D’un côté, sur le monde de l’ordinateur personnel, Apple adopte des architectures matérielles standard et, de l’autre, sur le marché de la mobilité, il mise sur la conception exclusive de systèmes intégrés…
La réponse tient peut-être au fait que, pour être compétitif et aussi rentable que possible, Apple se devait, sur le Mac, de passer à l’architecture matérielle dominante du monde des ordinateurs personnels, quitte à ne conserver que logiciel et design pour éléments de différenciation. Mais le marché des smartphones - et maintenant des tablettes - est probablement suffisamment différent de celui des PC pour justifier le retour à une certaine logique.

Avec l'iPhone, il ne s'agit pas de jouer des coudes pour s’octroyer un strapontin comme dans le monde du PC. Avec l’iPhone, il s’agit de transformer radicalement un marché naissant, mais déjà sclérosé. Et là, pour se différencier, le pari gagnant peut être celui du contrôle du produit de bout en bout, depuis le processeur jusqu’aux applications logicielles. Ne serait-ce que pour proposer plus qu’un équipement dont l’utilisateur peut faire ce qu’il veut - quitte à ne pas toujours très savoir ce qu’il peut en faire - mais un produit, avec des finalités bien identifiées et une véritable cohérence entre les différentes couches qui le constituent.
…pour revenir au spécifique Le processeur A5 illustre bien cette logique. Nos confrères d’eeTimes se sont attachés à l’étudier de près. Et il s’avère bien différent de son prédécesseur, l’A4. Celui-ci porte clairement la marque d’un partenaire d’Apple de longue date, Samsung : l’A4 ressemble comme deux gouttes d’eau au S5PC110 du Coréen, un système intégré à base d’un coeur de CPU ARM Cortex A8. Mais il y a néanmoins quelques différences.

Comme le relèvent nos confrères, « dans un cas particulier, Samsung emploie deux occurrences d’un circuit là où Apple n’en utilise qu’une. Ce qui prouve une personnalisation au niveau des blocs électroniques. » Il s'agit là pour Apple d’optimiser l’utilisation de l’espace disponible sur le système intégré : un fondeur comme Samsung répond aux commandes de clients variés, anticipant sur la diversité de leurs besoins. Apple, à l’inverse, veut des puces qui répondent au mieux aux besoins de ses produits et ne surtout pas gâcher de l’espace de silicium avec des circuits qui n’y serviront à rien. C’est la différence entre un composant générique et un composant spécialisé. Bref, pour eeTimes, l’A4 embarque un peu d’Intrinsity pour beaucoup de Samsung, malgré, peut-être des accélérateurs vidéo matériels.

Pour l’A5, c’est différent. Apple a eu plus de temps tandis que Samsung a pris quelque distance par rapport à ses puces ARM pour sa tablette pour miser du Tegra 2 sur sa Galaxy 10.1. L’A5 se distingue déjà par une surface 2,3 fois supérieure à celle de l’A4. De quoi y caser plus de choses.
Un double coeur ARM Cortex A9, bien sûr comme le Tegra 2 de Nvidia, qui s'avère pourtant, aux tests GL Benchmarks, bien moins performant que l’A5. Ce dernier embarque un processeur graphique PowerVR SGX543, contre une puce GeForce pour le système intégré de Nvidia. Pour le reste, l’A5 recèle encore de très vastes secrets. Mais une chose semble acquise : avec lui, Apple profite vraiment des cerveaux d’Intrinsity et de PA Semi pour produire un système taillé sur mesure et optimisé pour ses produits nomades.
Et mieux se différencier Si cette approche peut paraître audacieuse, voire même contradictoire avec celle retenue par Apple pour ses ordinateurs personnels, elle présente un intérêt certain pour le constructeur.
En tout premier lieu, elle lui permet de débarrasser ses puces de circuits gravés en dur pour des fonctions que ne proposeront pas ses produits, et de profiter de l’espace ainsi libéré pour câbler dans le silicium des fonctions qui, si elles devaient être exécutées en plusieurs cycles processeur, entameraient l’autonomie du produit fini. C’est la base de l’accélération matérielle et Apple s’est donné les moyens d’optimiser ses produits pour leur permettre de se différencier significativement de la concurrence.

Non, le choix d’ARM par opposition aux architectures x86 ne fait pas tout. Dans un premier temps, les concurrents d’Apple - Acer, Archos, Motorola, Samsung, Toshiba et consorts - auront probablement bien du mal à faire, avec des puces génériques, ce qu’Apple réussit avec ses processeurs maison en termes d’équilibre entre performances et autonomie.
L’utilisation de processeurs conçus en interne a un autre avantage, économique cette fois-ci. Là où le client d’un sous-traitant classique doit payer son fournisseur pour ses coûts logistiques et la gestion du risque associée à l’écoulement des produits, Apple se pose en client unique pour une puce précise avec des volumes de vente garantis : la firme à la pomme peut potentiellement payer ses puces spécifiques moins cher qu’un concurrent ne paiera ses puces génériques. Didier Scemam, analyste chez RBS, l’assurait récemment : « Apple peut se permettre une puce plus grande qui offre des performances significativement supérieures puisqu’il ne paie qu’une fraction du prix qu’il paierait pour une solution du commerce offrant des performances comparables. »
C’est un autre volet de l’avantage concurrentiel d’Apple et du secret de sa rentabilité.
Apple, partie pour gagner ? À bien y regarder, on peut tout de même voir des similitudes avec l’approche initiale d’Apple dans le monde de l’informatique personnelle : si l’on en croît les publicités d’Apple, le PowerPC était bien supérieur aux processeurs Intel et notamment à ses Pentium. Cela n’a pas suffi à empêcher sa marginalisation face au duo dit Wintel, un duo Windows et Intel qui a notamment construit sa force sur son écosystème.

Certes aujourd’hui, Apple tire notamment ses forces de son écosystème de développeurs iOS, mais la demande en développements pour Android progresse sensiblement et rien ne permet de dire qu’iOS conservera durablement son avance en termes d’offre logicielle. Et que se passerait-il si Intel - qui n’a aucune raison de rester les bras croisés face à l’architecture ARM, ni de rater le train de la croissance qu’offrent les terminaux mobiles… - parvenait à faire passer progressivement une partie significative de l’offre de tablettes et de smartphones sur des architectures x86 ?
Serait-ce un retour à la case départ pour Apple ?
Une famille de processeurs abandonnée, dans les Mac, depuis le passage aux puces Intel annoncé en juin 2005. Quelques jours plus tard, Steve Jobs donnait l’explication. Non, ce n’est le marché de la défense - sur lequel PA Semi était présent - qui l’intéressait ; il ne préparait pas non plus un retour au PowerPC (même les dirigeants de PA Semi ont pu l’imaginer un temps). Dans le cadre d’un entretien accordé au Times, le patron d’Apple exposait simplement sa stratégie : PA Semi allait concevoir des systèmes intégrés (System-on-Chip) pour les iPods et les iPhone basés sur des coeurs ARM. Et ce ne serait pas le seul spécialiste des processeurs ARM qu’Apple allait s’offrir : Intrinsity devait suivre en avril 2010.
Du spécifique au généraliste… Un retour aux vieilles lunes d’Apple ? Ceux qui ont connu l’Apple des années 1980-1990 s’en souviennent. Pendant longtemps, la firme à la pomme s’est refusée à utiliser des technologies génériques, largement répandues comme celles issues du monde du PC : citons pour l’exemple des noms qui chantent encore aux oreilles des fans de la première heure tels que bus ADB pour clavier et souris, bus NuBus pour les cartes d’extension…

La carte-mère du Macintosh II et ses six emplacements NuBus (cc Jpk)
Il a fallu attendre la fin des années 1990 pour qu’Apple se décide enfin à s’ouvrir à des technologies largement répandues dans le monde l’informatique comme l’USB et le PCI. Ou encore qu’elle abandonne SCSI - pour les disques durs et scanners, notamment - au profit de l’IDE. Replacé dans cette perspective, le passage, annoncé en 2005 et effectif en 2006 à une architecture x86 sur processeurs Intel apparaît quand la conclusion d’un long - et peut-être douloureux - cheminement.
Mais n’y a-t-il justement pas là un certain paradoxe ? D’un côté, sur le monde de l’ordinateur personnel, Apple adopte des architectures matérielles standard et, de l’autre, sur le marché de la mobilité, il mise sur la conception exclusive de systèmes intégrés…
La réponse tient peut-être au fait que, pour être compétitif et aussi rentable que possible, Apple se devait, sur le Mac, de passer à l’architecture matérielle dominante du monde des ordinateurs personnels, quitte à ne conserver que logiciel et design pour éléments de différenciation. Mais le marché des smartphones - et maintenant des tablettes - est probablement suffisamment différent de celui des PC pour justifier le retour à une certaine logique.

Le PowerPC 603 des premiers Power Macintosh.
Avec l'iPhone, il ne s'agit pas de jouer des coudes pour s’octroyer un strapontin comme dans le monde du PC. Avec l’iPhone, il s’agit de transformer radicalement un marché naissant, mais déjà sclérosé. Et là, pour se différencier, le pari gagnant peut être celui du contrôle du produit de bout en bout, depuis le processeur jusqu’aux applications logicielles. Ne serait-ce que pour proposer plus qu’un équipement dont l’utilisateur peut faire ce qu’il veut - quitte à ne pas toujours très savoir ce qu’il peut en faire - mais un produit, avec des finalités bien identifiées et une véritable cohérence entre les différentes couches qui le constituent.
…pour revenir au spécifique Le processeur A5 illustre bien cette logique. Nos confrères d’eeTimes se sont attachés à l’étudier de près. Et il s’avère bien différent de son prédécesseur, l’A4. Celui-ci porte clairement la marque d’un partenaire d’Apple de longue date, Samsung : l’A4 ressemble comme deux gouttes d’eau au S5PC110 du Coréen, un système intégré à base d’un coeur de CPU ARM Cortex A8. Mais il y a néanmoins quelques différences.

L'Apple A4 et son cœur processeur ARM Cortex-A8.
Comme le relèvent nos confrères, « dans un cas particulier, Samsung emploie deux occurrences d’un circuit là où Apple n’en utilise qu’une. Ce qui prouve une personnalisation au niveau des blocs électroniques. » Il s'agit là pour Apple d’optimiser l’utilisation de l’espace disponible sur le système intégré : un fondeur comme Samsung répond aux commandes de clients variés, anticipant sur la diversité de leurs besoins. Apple, à l’inverse, veut des puces qui répondent au mieux aux besoins de ses produits et ne surtout pas gâcher de l’espace de silicium avec des circuits qui n’y serviront à rien. C’est la différence entre un composant générique et un composant spécialisé. Bref, pour eeTimes, l’A4 embarque un peu d’Intrinsity pour beaucoup de Samsung, malgré, peut-être des accélérateurs vidéo matériels.

L'A5, deux fois plus grand, avec ses deux cœurs processeurs ARM Cortex-A9.
Pour l’A5, c’est différent. Apple a eu plus de temps tandis que Samsung a pris quelque distance par rapport à ses puces ARM pour sa tablette pour miser du Tegra 2 sur sa Galaxy 10.1. L’A5 se distingue déjà par une surface 2,3 fois supérieure à celle de l’A4. De quoi y caser plus de choses.
Un double coeur ARM Cortex A9, bien sûr comme le Tegra 2 de Nvidia, qui s'avère pourtant, aux tests GL Benchmarks, bien moins performant que l’A5. Ce dernier embarque un processeur graphique PowerVR SGX543, contre une puce GeForce pour le système intégré de Nvidia. Pour le reste, l’A5 recèle encore de très vastes secrets. Mais une chose semble acquise : avec lui, Apple profite vraiment des cerveaux d’Intrinsity et de PA Semi pour produire un système taillé sur mesure et optimisé pour ses produits nomades.
Et mieux se différencier Si cette approche peut paraître audacieuse, voire même contradictoire avec celle retenue par Apple pour ses ordinateurs personnels, elle présente un intérêt certain pour le constructeur.
En tout premier lieu, elle lui permet de débarrasser ses puces de circuits gravés en dur pour des fonctions que ne proposeront pas ses produits, et de profiter de l’espace ainsi libéré pour câbler dans le silicium des fonctions qui, si elles devaient être exécutées en plusieurs cycles processeur, entameraient l’autonomie du produit fini. C’est la base de l’accélération matérielle et Apple s’est donné les moyens d’optimiser ses produits pour leur permettre de se différencier significativement de la concurrence.

L'A4 de l'iPhone 4. © iFixit.
Non, le choix d’ARM par opposition aux architectures x86 ne fait pas tout. Dans un premier temps, les concurrents d’Apple - Acer, Archos, Motorola, Samsung, Toshiba et consorts - auront probablement bien du mal à faire, avec des puces génériques, ce qu’Apple réussit avec ses processeurs maison en termes d’équilibre entre performances et autonomie.
L’utilisation de processeurs conçus en interne a un autre avantage, économique cette fois-ci. Là où le client d’un sous-traitant classique doit payer son fournisseur pour ses coûts logistiques et la gestion du risque associée à l’écoulement des produits, Apple se pose en client unique pour une puce précise avec des volumes de vente garantis : la firme à la pomme peut potentiellement payer ses puces spécifiques moins cher qu’un concurrent ne paiera ses puces génériques. Didier Scemam, analyste chez RBS, l’assurait récemment : « Apple peut se permettre une puce plus grande qui offre des performances significativement supérieures puisqu’il ne paie qu’une fraction du prix qu’il paierait pour une solution du commerce offrant des performances comparables. »
C’est un autre volet de l’avantage concurrentiel d’Apple et du secret de sa rentabilité.
Apple, partie pour gagner ? À bien y regarder, on peut tout de même voir des similitudes avec l’approche initiale d’Apple dans le monde de l’informatique personnelle : si l’on en croît les publicités d’Apple, le PowerPC était bien supérieur aux processeurs Intel et notamment à ses Pentium. Cela n’a pas suffi à empêcher sa marginalisation face au duo dit Wintel, un duo Windows et Intel qui a notamment construit sa force sur son écosystème.

Le processeur A5 de l'iPad 2. (cc) iFixit.
Certes aujourd’hui, Apple tire notamment ses forces de son écosystème de développeurs iOS, mais la demande en développements pour Android progresse sensiblement et rien ne permet de dire qu’iOS conservera durablement son avance en termes d’offre logicielle. Et que se passerait-il si Intel - qui n’a aucune raison de rester les bras croisés face à l’architecture ARM, ni de rater le train de la croissance qu’offrent les terminaux mobiles… - parvenait à faire passer progressivement une partie significative de l’offre de tablettes et de smartphones sur des architectures x86 ?
Serait-ce un retour à la case départ pour Apple ?
Young Choi restera-t-il dans l'histoire comme le découvreur du "mythe de l'iPad" ? Rien n'est moins sûr, mais dans une rapide étude de 6 pages, il confirme l'enquête réalisée par UBM TechInsights selon laquelle le processeur A4 d'Apple est construit autour d'un cœur ARM Cortex A8. Mais peut-on encore parler de processeur Apple ?
La toute jeune firme UBM TechInsights, spécialiste de la gestion du cycle de vie du patrimoine technologique et intellectuel des sociétés de haute technologie, a trouvé un moyen pour faire parler d'elle. Issue de la fusion de Semiconductor Insights, Portelligent et Sanguine Microelectronics, il lui fallait frapper un grand coup pour se faire connaître. C'est chose faite depuis ces dernières semaines : en analysant au rayon X et en soumettant à des tests le processeur A4 d'Apple, UBM TechInsights est parvenue à confirmer sans aucun doute possible la technologie au centre de ce processeur. La photo finish ne trompe pas : il s'agit finalement bien d'un ARM Cortex A8. Un rapport confidentiel de 6 pages daté du 2 juin dernier indique que la principale modification apportée à ce cœur concerne la mémoire cache L2 (boostée à 640 KB). >> Lire la suite
La toute jeune firme UBM TechInsights, spécialiste de la gestion du cycle de vie du patrimoine technologique et intellectuel des sociétés de haute technologie, a trouvé un moyen pour faire parler d'elle. Issue de la fusion de Semiconductor Insights, Portelligent et Sanguine Microelectronics, il lui fallait frapper un grand coup pour se faire connaître. C'est chose faite depuis ces dernières semaines : en analysant au rayon X et en soumettant à des tests le processeur A4 d'Apple, UBM TechInsights est parvenue à confirmer sans aucun doute possible la technologie au centre de ce processeur. La photo finish ne trompe pas : il s'agit finalement bien d'un ARM Cortex A8. Un rapport confidentiel de 6 pages daté du 2 juin dernier indique que la principale modification apportée à ce cœur concerne la mémoire cache L2 (boostée à 640 KB). >> Lire la suite
Il s'agit d'une des énigmes les plus croustillantes de ces dernières années dans le domaine des nouvelles technologies. Le silence d'Apple sur l'architecture utilisée pour concevoir son processeur A4 émoustille la petite planète des experts en microélectronique et en code logiciel. Qu'a donc logé la firme au cœur de sa "tablette magique" ? Et s'il ne s'agit pas d'un ARM Cortex A8, de quoi s'agit-il ? Surtout, qu'est-ce qui motive son choix technologique ?Depuis sa présentation en janvier, on a entendu tout et son contraire sur le processeur qui motorise l'iPad. ARM Cortex A9 pour les uns, ARM Cortex A8 pour d'autres, processeur optimisé par des ingénieurs maison pour certains, implication de la start-up Intrinsity (rachetée par Apple) pour leurs contradicteurs… Décidément, le petit bout de silicium issu des fonderies de Samsung, mais conçu dans les laboratoires de l'Infinite Loop participe du mystère qui entoure le succès de l'iPad.

Google a confirmé avoir racheté la start-up Agnilux, fondée l'année dernière par d'anciens d'Apple eux-mêmes arrivés à la suite du rachat de PA Semi. Cette dernière à l'origine concevait des puces basse consommation, Apple avait présenté cette acquisition comme utile pour ses appareils mobiles. En mars dernier, il avait été signalé que le fondateur de PA Semi, Dan Dobberpuhl, avait quitté Apple pour créer cette nouvelle petite entreprise.
Sur ses activités exactes, peu avait filtré. Le New York Times avait appris de l'un des employés qu'ils travaillaient sur des choses relatives à des serveurs et en partenariat avec Cisco. A priori, cette acquisition par Google pourrait davantage concerner ses besoins en technologies de serveurs - et c'est peu de dire qu'ils sont importants - plutôt qu'une forme de compétition avec Apple sur les puces pour mobiles.
Sur le même sujet :
Apple : départ de l'ancien PDG de PA Semi ?
Sur ses activités exactes, peu avait filtré. Le New York Times avait appris de l'un des employés qu'ils travaillaient sur des choses relatives à des serveurs et en partenariat avec Cisco. A priori, cette acquisition par Google pourrait davantage concerner ses besoins en technologies de serveurs - et c'est peu de dire qu'ils sont importants - plutôt qu'une forme de compétition avec Apple sur les puces pour mobiles.
Sur le même sujet :
Apple : départ de l'ancien PDG de PA Semi ?
Selon EDN, la société Intrinsity, spécialiste des processeurs ARM, aurait été rachetée par Apple.
Instrinsity est spécialisée dans l'amélioration des designs ARM, les rendant notamment plus économes en énergie. Samsung a récemment décidé d'utiliser les puces ARM Cortex A8 améliorées par Intrinsity pour remplacer le Qualcomm Snapdragon.
Intrinsity n'a pas encore confirmé ce rachat, mais plusieurs de ses cadres, fondateurs et employés, ont changé leur profil Linkedin (réseau social professionnel) et indiquent qu'ils travaillent désormais par Apple.
Ce serait donc la deuxième société spécialisée dans le domaine des puces mobiles à basse consommation qu'Apple rachète, après PA Semi. Alors que l'ancien PDG de PA Semi a désormais quitté Apple (lire : Apple : départ de l'ancien PDG de PA Semi ?), de plus en plus de spécialistes se demandent si les équipes d'Intrinsity n'ont pas collaboré à la conception de la puce A4 qui équipe iPad (lire : Qui a mis au point la puce A4 ?).
La firme de Cupertino confirme en tout cas qu'elle a de l'ambition du côté des produits mobiles, et qu'elle tient à assurer son indépendance dans la fourniture d'un composant clef, le processeur et son chipset graphique associé.
Ce rachat serait donc l'intégration de ces équipes au sein d'Apple. Une sorte de retour aux sources pour Intrinsity, composée de nombreux anciens d'Exponential Technology, un nom qui n'évoquera quelque chose qu'à ceux qui ont connu le PowerPC. En 1996, lorsqu'Apple s'inquiétait du développement des puces PowerPC, Exponential avait failli devenir le nouveau fournisseur d'Apple — c'était avant qu'IBM et Motorola ne se réveillent et fournissent la famille des G3.
Sur le même sujet :
- A4 : les tout premiers détails
- PA Semi : l'arme secrète d'Apple pour la tablette ?
- PA Semi : un rachat de matière grise ?
Instrinsity est spécialisée dans l'amélioration des designs ARM, les rendant notamment plus économes en énergie. Samsung a récemment décidé d'utiliser les puces ARM Cortex A8 améliorées par Intrinsity pour remplacer le Qualcomm Snapdragon.
Intrinsity n'a pas encore confirmé ce rachat, mais plusieurs de ses cadres, fondateurs et employés, ont changé leur profil Linkedin (réseau social professionnel) et indiquent qu'ils travaillent désormais par Apple.
Ce serait donc la deuxième société spécialisée dans le domaine des puces mobiles à basse consommation qu'Apple rachète, après PA Semi. Alors que l'ancien PDG de PA Semi a désormais quitté Apple (lire : Apple : départ de l'ancien PDG de PA Semi ?), de plus en plus de spécialistes se demandent si les équipes d'Intrinsity n'ont pas collaboré à la conception de la puce A4 qui équipe iPad (lire : Qui a mis au point la puce A4 ?).
La firme de Cupertino confirme en tout cas qu'elle a de l'ambition du côté des produits mobiles, et qu'elle tient à assurer son indépendance dans la fourniture d'un composant clef, le processeur et son chipset graphique associé.
Ce rachat serait donc l'intégration de ces équipes au sein d'Apple. Une sorte de retour aux sources pour Intrinsity, composée de nombreux anciens d'Exponential Technology, un nom qui n'évoquera quelque chose qu'à ceux qui ont connu le PowerPC. En 1996, lorsqu'Apple s'inquiétait du développement des puces PowerPC, Exponential avait failli devenir le nouveau fournisseur d'Apple — c'était avant qu'IBM et Motorola ne se réveillent et fournissent la famille des G3.
Sur le même sujet :
- A4 : les tout premiers détails
- PA Semi : l'arme secrète d'Apple pour la tablette ?
- PA Semi : un rachat de matière grise ?
Dan Dobberpuhl aurait quitté Apple il y a déjà plusieurs mois de cela. Figure de proue de l'industrie des semi-conducteurs, il était entre autres le fondateur et P.D.G. de PA Semi. Apple avait racheté cette société en avril 2008 pour 278 millions de dollars.À l'époque, ce rachat avait été présenté avant tout comme un rachat de matière grise afin qu'Apple puisse mettre au point ses propres systèmes mono-puce.
Son départ pourrait remonter à l'automne dernier. D'après CNET, il aurait rejoint Amarjit Gill, un autre ancien de PA Semi, qui a fondé la société Agnilux. Cette dernière travaillerait à l'élaboration d'un processeur de type spécialement conçu pour les serveurs.
Plusieurs ex-cadres de PA Semi, notamment Mark Hayter, auraient fait le même chemin. Une source proche du dossier indique que la greffe n'aurait pas bien pris. Les employés de PA Semi, pour la plupart d’entre eux, ont l'esprit "start-up" et ne sont pas reconnus dans une société comme Apple.
Concernant le fameux processeur A4, les rumeurs laissent entendre que ce n'est pas PA Semi qui l'aurait conçu, mais une autre entité d'Apple (pour plus d'informations, lire : Qui a mis au point la puce A4 ?).
Alors que les nouveaux processeurs Intel sont disponibles depuis quelque temps déjà, Apple n'a toujours pas mis à jour ses ordinateurs portables. Est-ce uniquement lié à des contraintes techniques ou commerciales ? D'autres expliquent ce retard par le fait que les relations entre Intel et Apple ne sont plus aussi bonnes que par le passé. C'est du moins la thèse défendue par Seth Weintraub.
Pour appuyer sa démonstration, il rappelle que HP pour n’en citer qu’un propose depuis un certain temps déjà de toute une gamme d'ordinateurs portables équipés des dernières puces Intel. Le concurrent d'Apple vient même d'annoncer le HP EliteBook 2740p, qu'elle présente comme un modèle qui offre à la fois la puissance d'un portable et la flexibilité d'une tablette. Il dispose d'un écran 12,1" lequel peut pivoter et embarque un processeur Core i7.
Le retard d'Apple ne concerne pas uniquement les ordinateurs portables. Son Mac Pro n'a pas été révisé depuis le 3 mars 2009 et est désormais dépassé.
Pourquoi un tel retard ?
Apple a eu par le passé l'exclusivité sur certains processeurs. Dans certains cas, Intel a même fait des puces sur mesure pour la société californienne. C'était le cas notamment pour le MacBook Air.
Certains y voient des désaccords "politiques" pour expliquer un tel retard. Il n'y pas qu'avec Adobe, Amazon ou encore Nokia qu'Apple entretient des relations difficiles. Il y a depuis quelques mois déjà de la friture sur la ligne entre Apple et Intel.
Ce dernier n'a probablement pas apprécié que la société californienne utilise un chipset/GPU Nvidia pour ses ordinateurs portables. Mais c'est sans doute sur le front des smartphones qu'Apple et Intel doivent être le plus en froid. Le géant des semi-conducteurs espérait certainement il y a quelques années convaincre son partenaire d'adopter ses solutions pour l'iPhone, l'iPod touch ou encore l'iPad.
Il n'en est rien, au contraire, Apple est en train de mettre progressivement au point une solution concurrente. Le système sur puce A4 n'est sans doute qu'un premier pas (lire : Dans les petits secrets de l'A4). Lors du rachat de PA Semi, Steve Jobs a clairement fait savoir qu'il était temps pour Apple qu'elle mette au point ses propres solutions pour ses terminaux mobiles (lire : PA Semi : Steve Jobs est heureux avec Intel). À l'époque, il avait pris le soin de ménager son partenaire et de préciser : "nous avons un excellent partenariat avec Intel, nous souhaitons que cela continue pour toujours".
Pour l'instant, l'A4 est réservé à l'iPad. Mais ce n'est sans doute qu'un début. Il devrait prochainement trouver refuge dans les prochains iPod et iPhone. À terme, Apple pourrait si elle le souhaite l'intégrer dans un MacBook entrée de gamme.
Le processeur ne fait pas tout
Est-ce pour autant la seule et unique raison qui explique qu'Apple n'a pas mis à jour ses ordinateurs ? C'est peu probable. Pour ses MacBook Pro, Apple a semble-t-il jeté son dévolu sur la technologie Optimus de NVIdia, qui permet de faire plus efficacement la bascule entre le processeur graphique intégré et la carte graphique dédiée. Cette technologie, présentée début février, n'est pour l'instant disponible que sur un nombre restreint de portables Asus, lesquels doivent arriver dans le commerce ces jours-ci.
Si Apple compte effectivement sur Optimus, cela expliquerait pourquoi elle n'a toujours pas dévoilé ses nouveaux modèles. De manière générale, cette mise à jour sera peut-être plus importante qu'on ne le pense. Cela expliquerait pourquoi Apple préfère prendre son temps. Le lancement d'un portable ne se limite pas à la disponibilité d'un nouveau processeur…
Pour appuyer sa démonstration, il rappelle que HP pour n’en citer qu’un propose depuis un certain temps déjà de toute une gamme d'ordinateurs portables équipés des dernières puces Intel. Le concurrent d'Apple vient même d'annoncer le HP EliteBook 2740p, qu'elle présente comme un modèle qui offre à la fois la puissance d'un portable et la flexibilité d'une tablette. Il dispose d'un écran 12,1" lequel peut pivoter et embarque un processeur Core i7.

Le retard d'Apple ne concerne pas uniquement les ordinateurs portables. Son Mac Pro n'a pas été révisé depuis le 3 mars 2009 et est désormais dépassé.
Pourquoi un tel retard ?
Apple a eu par le passé l'exclusivité sur certains processeurs. Dans certains cas, Intel a même fait des puces sur mesure pour la société californienne. C'était le cas notamment pour le MacBook Air.

Certains y voient des désaccords "politiques" pour expliquer un tel retard. Il n'y pas qu'avec Adobe, Amazon ou encore Nokia qu'Apple entretient des relations difficiles. Il y a depuis quelques mois déjà de la friture sur la ligne entre Apple et Intel.
Ce dernier n'a probablement pas apprécié que la société californienne utilise un chipset/GPU Nvidia pour ses ordinateurs portables. Mais c'est sans doute sur le front des smartphones qu'Apple et Intel doivent être le plus en froid. Le géant des semi-conducteurs espérait certainement il y a quelques années convaincre son partenaire d'adopter ses solutions pour l'iPhone, l'iPod touch ou encore l'iPad.
Il n'en est rien, au contraire, Apple est en train de mettre progressivement au point une solution concurrente. Le système sur puce A4 n'est sans doute qu'un premier pas (lire : Dans les petits secrets de l'A4). Lors du rachat de PA Semi, Steve Jobs a clairement fait savoir qu'il était temps pour Apple qu'elle mette au point ses propres solutions pour ses terminaux mobiles (lire : PA Semi : Steve Jobs est heureux avec Intel). À l'époque, il avait pris le soin de ménager son partenaire et de préciser : "nous avons un excellent partenariat avec Intel, nous souhaitons que cela continue pour toujours".
Pour l'instant, l'A4 est réservé à l'iPad. Mais ce n'est sans doute qu'un début. Il devrait prochainement trouver refuge dans les prochains iPod et iPhone. À terme, Apple pourrait si elle le souhaite l'intégrer dans un MacBook entrée de gamme.
Le processeur ne fait pas tout
Est-ce pour autant la seule et unique raison qui explique qu'Apple n'a pas mis à jour ses ordinateurs ? C'est peu probable. Pour ses MacBook Pro, Apple a semble-t-il jeté son dévolu sur la technologie Optimus de NVIdia, qui permet de faire plus efficacement la bascule entre le processeur graphique intégré et la carte graphique dédiée. Cette technologie, présentée début février, n'est pour l'instant disponible que sur un nombre restreint de portables Asus, lesquels doivent arriver dans le commerce ces jours-ci.
Si Apple compte effectivement sur Optimus, cela expliquerait pourquoi elle n'a toujours pas dévoilé ses nouveaux modèles. De manière générale, cette mise à jour sera peut-être plus importante qu'on ne le pense. Cela expliquerait pourquoi Apple préfère prendre son temps. Le lancement d'un portable ne se limite pas à la disponibilité d'un nouveau processeur…
Si certains rêvent d'essayer un iPad, d'autres n'ont qu'une envie : le désosser afin d'en savoir plus sur la puce A4 d'Apple. Pour l'instant, on ne sait pas grand-chose sur ce système sur puce. Lors de la présentation de l'iPad, Steve Jobs s'est contenté de dire qu'il fonctionne à 1 GHz et qu'il est extrêmement rapide. Les rares personnes qui ont approché la dernière création d'Apple ont toutes confirmé les propos du patron d'Apple sur ce point.
Si on n’a aucune certitude concernant l'A4, quelques rumeurs commencent à circuler à son sujet. La dernière en date nous vient de VentureBeat et est particulièrement surprenante. Cette puce ne serait pas l'oeuvre de PA Semi comme on le pensait, mais de la VLSI team qui pendant des années a conçu les northbridge pour les G4 et les G5.
VentureBeat a également contacté plusieurs ingénieurs, dont des anciens d'Apple, afin de savoir comment elle était parvenue à obtenir une autonomie de 10 heures avec son appareil. Certains d'entre eux estiment que la firme de Cupertino est particulièrement en avance sur les questions d'économie d'énergie. La puce serait capable d'adapter de manière très poussée sa fréquence d'horloge en fonction de la charge. D'autre part, certaines parties pourraient se mettre en veille lorsqu'elles ne sont pas sollicitées. Enfin, Apple a sans doute eu recours à certaines technologies de Snow Leopard de manière à utiliser le plus possible le GPU en lieu et place du processeur.
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- A4 : les tout premiers détails

Si on n’a aucune certitude concernant l'A4, quelques rumeurs commencent à circuler à son sujet. La dernière en date nous vient de VentureBeat et est particulièrement surprenante. Cette puce ne serait pas l'oeuvre de PA Semi comme on le pensait, mais de la VLSI team qui pendant des années a conçu les northbridge pour les G4 et les G5.
VentureBeat a également contacté plusieurs ingénieurs, dont des anciens d'Apple, afin de savoir comment elle était parvenue à obtenir une autonomie de 10 heures avec son appareil. Certains d'entre eux estiment que la firme de Cupertino est particulièrement en avance sur les questions d'économie d'énergie. La puce serait capable d'adapter de manière très poussée sa fréquence d'horloge en fonction de la charge. D'autre part, certaines parties pourraient se mettre en veille lorsqu'elles ne sont pas sollicitées. Enfin, Apple a sans doute eu recours à certaines technologies de Snow Leopard de manière à utiliser le plus possible le GPU en lieu et place du processeur.
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Apple n'a donné que très peu d'informations concernant son système sur puce A4. Durant le keynote, Steve Jobs s'est contenté de dire qu'il fonctionnait à 1 GHz et que c'était la puce la plus complexe jamais réalisée par Apple. Sur la vidéo de présentation, on perçoit cependant quelques détails, notamment plusieurs références : H8M8T00V0MTR-OEM; VTJK00782; 1SB009A 0940.
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Après pratiquement deux ans de développement, les travaux du concepteur de puces, PA Semi, seraient sur le point de se concrétiser. La fameuse tablette Apple embarquerait un système sur puce maison doté d'une architecture ARM.
Pour Richard Doherty, analyste pour la société d'études et de conseil The Envisioneering Group, cette puce va donner un avantage important à Apple. Selon lui, aucune entreprise que ce soit Intel ou les licenciés ARM, ne saura être en mesure de rivaliser avec la firme de Cupertino.
D'après lui, la solution mise au point par PA Semi offrira le meilleur ratio "puissance par watt", le meilleur ratio "puissance par dollar" et le meilleur ratio "puissance par millimètre cube". Il déclare : "Apple aura un avantage sur la concurrence à la fois au niveau des performances, de l'efficacité énergétique et du coût de production."
Le processeur sera à terme multicoeur. Il n'est pas certains que cela soit le cas pour la première génération. Dans l'absolu, utiliser un puce multicoeur présente deux avantages : la possibilité de faire du multitâche dans de bonnes conditions et une gestion optimale de la consommation d'énergie.
D'après lui, l'arrivée d'un système sur puce fait maison va ouvrir de nouveaux horizons à Apple. Il prédit qu'Apple sortira un maxi iPod touch avec un écran 5" conçu pour les jeux, et deux versions de la tablette (7" et 9").
Il croit également beaucoup à l'arrivée tôt ou tard d'un iMac tactile et d'un MacBook offrant les mêmes possibilités que la tablette.
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- PA Semi : un rachat de matière grise ?
Pour Richard Doherty, analyste pour la société d'études et de conseil The Envisioneering Group, cette puce va donner un avantage important à Apple. Selon lui, aucune entreprise que ce soit Intel ou les licenciés ARM, ne saura être en mesure de rivaliser avec la firme de Cupertino.
D'après lui, la solution mise au point par PA Semi offrira le meilleur ratio "puissance par watt", le meilleur ratio "puissance par dollar" et le meilleur ratio "puissance par millimètre cube". Il déclare : "Apple aura un avantage sur la concurrence à la fois au niveau des performances, de l'efficacité énergétique et du coût de production."
Le processeur sera à terme multicoeur. Il n'est pas certains que cela soit le cas pour la première génération. Dans l'absolu, utiliser un puce multicoeur présente deux avantages : la possibilité de faire du multitâche dans de bonnes conditions et une gestion optimale de la consommation d'énergie.
D'après lui, l'arrivée d'un système sur puce fait maison va ouvrir de nouveaux horizons à Apple. Il prédit qu'Apple sortira un maxi iPod touch avec un écran 5" conçu pour les jeux, et deux versions de la tablette (7" et 9").
Il croit également beaucoup à l'arrivée tôt ou tard d'un iMac tactile et d'un MacBook offrant les mêmes possibilités que la tablette.
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Apple aurait deux équipes travaillant chacune sur la confection de processeurs pour ses prochains produits mobiles. Le site VentureBeat enchaîne sur la rumeur de l'arrivée chez Apple à l'automne prochain d'un produit inédit (voir l'article La nouveauté tactile d'Apple en octobre à 800$ ?).
VentureBeat affirme qu'après le rachat de PA Semi son personnel a été divisé en deux équipes. L'une pour réaliser un processeur sur base ARM pour les futurs iPod et iPhone (ce que Steve Jobs a déjà expliqué) et l'autre pour un nouvel appareil de type tablette. Ce mystérieux produit, s'il se concrétise, pourrait alors être le premier à bénéficier de ce processeur Designed by Apple.
VentureBeat affirme qu'après le rachat de PA Semi son personnel a été divisé en deux équipes. L'une pour réaliser un processeur sur base ARM pour les futurs iPod et iPhone (ce que Steve Jobs a déjà expliqué) et l'autre pour un nouvel appareil de type tablette. Ce mystérieux produit, s'il se concrétise, pourrait alors être le premier à bénéficier de ce processeur Designed by Apple.
L'annonce du passage aux processeurs Intel, après des années de lutte marketing contre un matériel jugé bien moins performant, avait fait grand bruit lors de la Keynote WWDC 2005. Steve Jobs avait justifié ce choix en expliquant que les plans pour le futur d'Intel étaient meilleurs que ce que les PowerPC présents dans tous les Mac d'alors pouvaient offrir.
Exemple de publicité contre Intel : "Désolé d'avoir grillé le Pentium II en public"
On a alors évoqué l'incapacité d'IBM et Motorola, les deux fabricants des PowerPC, à proposer des versions portables des G5 qui équipaient les Power Mac. Ces processeurs étaient effectivement très puissants, mais ils consommaient aussi beaucoup d'énergie et ont obligé les ingénieurs d'Apple à mettre en place des solutions extrêmes, comme le watercooling. Des solutions qui, on le comprend bien, ne pouvaient être utilisées dans des ordinateurs portables.
Quatre ans après cette annonce, la transition est bien consommée et plus personne ne conteste sérieusement le choix d'Intel. Apple a prouvé que les ordinateurs à la pomme n'étaient pas intrinsèquement liés à un processeur particulier. Si les raisons techniques évoquées précédemment sont tout à fait recevables, il semblerait que le choix d'Intel ne soit pas seulement lié à des considérations techniques, mais aussi (surtout ?) à des problèmes financiers.
C'est, en tout cas, ce qu'a expliqué un ancien d'IBM à Cnet, sous couvert d'anonymat. Selon lui, en 2005, Apple voulait surtout réduire les coûts de production de ses ordinateurs, et d'abord celui du processeur. Or les PowerPC représentaient des fortunes en terme de recherche et développement, des fortunes que leurs parts de marché, très réduites (environ 5 % des processeurs) ne permettaient pas de couvrir. Pour IBM, fournir Apple n'était pas une bonne affaire : ses investissements massifs n'étaient jamais rentabilisés, et ils étaient obligés de constamment augmenter leurs prix, ce que Cupertino a refusé de faire.
Ainsi, malgré les discours de Steve Jobs sur l'écrasante supériorité technique des G5 et surtout sur un partenariat avec IBM appelé à durer, il semblerait qu'Apple a rapidement cherché d'autres partenaires. L'entreprise jouait de la concurrence de ses deux fournisseurs principaux, Motorola et IBM, mais cela n'a pas permis de réduire les prix. Plusieurs possibilités ont été étudiées, Intel bien sûr, mais aussi AMD et même PA Semi que l'on a depuis retrouvé aux côtés d'Apple.
Autre information intéressante délivrée lors de cet entretien, IBM espérait qu'Apple adopterait les Cell, ces processeurs basés sur le PowerPC et qui équipent aujourd'hui les PlayStation 3 et des serveurs. Si les Mac avaient été équipés de ces processeurs, les économies d'échelle auraient permis d'amortir les frais de développement. Manifestement, IBM n'a pas su trouver d'arguments convaincants, ou alors il était déjà trop tard et Apple a finalement choisi Intel.
Finalement, cette transition montre surtout qu'Apple est capable de prendre des décisions rationnelles, mais lourdes de conséquences, ne serait-ce qu'en terme d'image de marque (d'aucuns ne pardonneront jamais l'abandon les PowerPC). On peut, dès lors, supposer qu'Apple abandonnera Intel dès qu'un meilleur partenaire se présentera. Peut-être qu'il s'agira alors de PA Semi, ce qui permettrait à Cupertino d'être totalement maître de son matériel...
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On a alors évoqué l'incapacité d'IBM et Motorola, les deux fabricants des PowerPC, à proposer des versions portables des G5 qui équipaient les Power Mac. Ces processeurs étaient effectivement très puissants, mais ils consommaient aussi beaucoup d'énergie et ont obligé les ingénieurs d'Apple à mettre en place des solutions extrêmes, comme le watercooling. Des solutions qui, on le comprend bien, ne pouvaient être utilisées dans des ordinateurs portables.
Quatre ans après cette annonce, la transition est bien consommée et plus personne ne conteste sérieusement le choix d'Intel. Apple a prouvé que les ordinateurs à la pomme n'étaient pas intrinsèquement liés à un processeur particulier. Si les raisons techniques évoquées précédemment sont tout à fait recevables, il semblerait que le choix d'Intel ne soit pas seulement lié à des considérations techniques, mais aussi (surtout ?) à des problèmes financiers.
C'est, en tout cas, ce qu'a expliqué un ancien d'IBM à Cnet, sous couvert d'anonymat. Selon lui, en 2005, Apple voulait surtout réduire les coûts de production de ses ordinateurs, et d'abord celui du processeur. Or les PowerPC représentaient des fortunes en terme de recherche et développement, des fortunes que leurs parts de marché, très réduites (environ 5 % des processeurs) ne permettaient pas de couvrir. Pour IBM, fournir Apple n'était pas une bonne affaire : ses investissements massifs n'étaient jamais rentabilisés, et ils étaient obligés de constamment augmenter leurs prix, ce que Cupertino a refusé de faire.
Ainsi, malgré les discours de Steve Jobs sur l'écrasante supériorité technique des G5 et surtout sur un partenariat avec IBM appelé à durer, il semblerait qu'Apple a rapidement cherché d'autres partenaires. L'entreprise jouait de la concurrence de ses deux fournisseurs principaux, Motorola et IBM, mais cela n'a pas permis de réduire les prix. Plusieurs possibilités ont été étudiées, Intel bien sûr, mais aussi AMD et même PA Semi que l'on a depuis retrouvé aux côtés d'Apple.
Autre information intéressante délivrée lors de cet entretien, IBM espérait qu'Apple adopterait les Cell, ces processeurs basés sur le PowerPC et qui équipent aujourd'hui les PlayStation 3 et des serveurs. Si les Mac avaient été équipés de ces processeurs, les économies d'échelle auraient permis d'amortir les frais de développement. Manifestement, IBM n'a pas su trouver d'arguments convaincants, ou alors il était déjà trop tard et Apple a finalement choisi Intel.
Finalement, cette transition montre surtout qu'Apple est capable de prendre des décisions rationnelles, mais lourdes de conséquences, ne serait-ce qu'en terme d'image de marque (d'aucuns ne pardonneront jamais l'abandon les PowerPC). On peut, dès lors, supposer qu'Apple abandonnera Intel dès qu'un meilleur partenaire se présentera. Peut-être qu'il s'agira alors de PA Semi, ce qui permettrait à Cupertino d'être totalement maître de son matériel...
Rachats, embauches, réorganisation… Apple prépare la voie aux évolutions de ses produits mobiles. S'il est risqué de trop s'avancer sur ces projets il semble qu'un mot clef se dégage de toutes ces manoeuvres : autonomie.Celle qui lui donnera les coudées franches pour imposer sa propre cadence de développement de ses prochains appareils. Et l'autonomie au sens technique du terme, alors que ces mêmes produits deviennent de véritables petits ordinateurs de poche et qu'il s'agit d'optimiser leur fonctionnement.
Au printemps dernier Apple rachetait PA Semi, un concepteur de processeurs. Basés sur le PowerPC. Ils étaient réputés pour concilier deux qualités : performances et faible consommation électrique. Peu après Steve Jobs précisait que ces nouvelles ressources seraient utilisées au développement des futurs iPhone et iPod.
Apple et PA Semi avaient été en discussion par le passé, mais le choix d'Intel avait stoppé ces échanges. Toutefois, il y avait chez PA Semi une personne qui avait quelques idées sur l'avenir des produits mobiles.
Développer mieux pour dépenser moins
Dan Dobberpuhl, son fondateur, déclarait en 2003 dans une interview "Je pense qu'à l'avenir nous serons en mesure de prendre une architecture PC standard et de la rendre aussi économe en énergie que les puces basse consommation actuelles - jusqu'à un point où nous aurons des appareils de poche qui peuvent faire fonctionner Windows XP complètement, et où l'on ne sera pas obligé d'avoir un système d'exploitation différent selon qu'on est sur son ordinateur, sur son PDA ou sur son téléphone mobile. Dès lors, tous ces appareils pourront communiquer et faire fonctionner des applications. Je ne me vois pas aujourd'hui lancer une application sur mon mobile. Mais je pense que dans le futur on pourra le faire." >> Lire la suite
L'iPhone est un joli produit mais son processeur, franchement… C'est en résumé ce que pense Intel de son concurrent ARM, dont la puce équipe le téléphone d'Apple. Cette dernière, au passage, a aussi pris un petit coup de règle sur les doigts.
Des propos tenus durant l'Intel Developer Forum par Shane Wall (vice président du groupe mobile chez Intel) accompagné de Pankaj Kedia (en charge des produits ultra-mobiles).
"Les insuffisances de l'iPhone ne sont pas du fait d'Apple, elles sont de la responsabilité d'ARM. […] Dès l'instant où une application aura besoin de puissance, l'iPhone sera à la peine."
Un iPhone qui dispose surtout d'une excellente interface utilisateur et des talents de vendeur de Steve Jobs selon les deux hommes, qui expliquent "si vous voulez profiter complètement de l'Internet vous aurez besoin d'une architecture Intel" décrite comme deux à trois fois plus performante que celle d'ARM.
Et de n'accorder aucune chance à ce dernier pour rattraper son supposé retard "je connais leur roadmap et je ne suis pas inquiet" a ajouté Kedia.
Il faut dire qu'Intel a quelques raisons de s'énerver. Pendant cet évènement, le fondeur a fait la promotion de ses prochaines puces pour smartphones et tablettes Internet. Des solutions snobées par Apple qui a préféré racheter au printemps dernier les technologies et les équipes de PA Semi pour motoriser ses futurs iPod et iPhone.
Et Intel qui s'est encore pris un soufflet avec l'annonce des MacBook équipés non plus d'une puce graphique et d'un chipset à ses couleurs, mais à celles de son adversaire NVIDIA.
Sur le même sujet :
Intel fait le point sur Nehalem et Moorestown
PA Semi : Steve Jobs est heureux avec Intel
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"Les insuffisances de l'iPhone ne sont pas du fait d'Apple, elles sont de la responsabilité d'ARM. […] Dès l'instant où une application aura besoin de puissance, l'iPhone sera à la peine."
Un iPhone qui dispose surtout d'une excellente interface utilisateur et des talents de vendeur de Steve Jobs selon les deux hommes, qui expliquent "si vous voulez profiter complètement de l'Internet vous aurez besoin d'une architecture Intel" décrite comme deux à trois fois plus performante que celle d'ARM.
Et de n'accorder aucune chance à ce dernier pour rattraper son supposé retard "je connais leur roadmap et je ne suis pas inquiet" a ajouté Kedia.
Il faut dire qu'Intel a quelques raisons de s'énerver. Pendant cet évènement, le fondeur a fait la promotion de ses prochaines puces pour smartphones et tablettes Internet. Des solutions snobées par Apple qui a préféré racheter au printemps dernier les technologies et les équipes de PA Semi pour motoriser ses futurs iPod et iPhone.
Et Intel qui s'est encore pris un soufflet avec l'annonce des MacBook équipés non plus d'une puce graphique et d'un chipset à ses couleurs, mais à celles de son adversaire NVIDIA.
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PA Semi : Steve Jobs est heureux avec Intel
L'iPhone utilise une puce ARM dessinée par Samsung comme processeur principal et cela va continuer à l'avenir, au moins pour la puce. C'est ce que l'on pouvait comprendre à la lecture du CV de Wei-han Lien sur Linkedin (on y trouve les profils professionnels d'environ 500 employés d'Apple en exercice) avant qu'il ne l'épure un peu.
Wei-han Lien est un ancien de PA Semi, une société rachetée cet été par Apple pour ses compétences en matière de design de processeurs performants et économes en énergie. Steve Jobs avait par ailleurs confirmé que cette acquisition était destinée à muscler les développements matériels pour l'iPhone.
En juillet dernier ARM Holdings avait indiqué qu'un fabricant de téléphones portables avait pris une licence de ses technologies, mais sans citer son nom. Ce devait bien être Apple, laquelle a maintenant toutes les cartes en main pour concevoir elle-même des puces de type ARM mais sur mesure, adaptées à ses besoins.

Wei-han Lien est un ancien de PA Semi, une société rachetée cet été par Apple pour ses compétences en matière de design de processeurs performants et économes en énergie. Steve Jobs avait par ailleurs confirmé que cette acquisition était destinée à muscler les développements matériels pour l'iPhone.
En juillet dernier ARM Holdings avait indiqué qu'un fabricant de téléphones portables avait pris une licence de ses technologies, mais sans citer son nom. Ce devait bien être Apple, laquelle a maintenant toutes les cartes en main pour concevoir elle-même des puces de type ARM mais sur mesure, adaptées à ses besoins.
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Mai 2012
