Sandboxing : Apple laisse passer des corrections de bugs [10.08.2012 17:35 - NF]
Les développeurs en profitent, ou en pâtissent, désormais. Un exemple encore récent avec Filmotech [3.1.6 – Français – Gratuit – Pascal PLUCHON]. Ce gestionnaire de films n'est pas encore compatible avec le sandboxing et son développeur a été contraint de retirer les nouvelles fonctions de la mise à jour pour qu'elle soit validée par Apple. Résultat, il y a un décalage entre l'application sur le Mac App Store et celle téléchargeable sur le site de l'éditeur.
Cette souplesse accordée par Apple permet à certains éditeurs de non seulement maintenir leur application dans le Mac App Store, mais aussi d'assurer leur maintenance avec des corrections de bugs. C'est le cas de Keyboard Maestro (28,99 €) qui vient tout juste d'être mis à jour avec quelques corrections.
Dans certains cas, ce délai supplémentaire permet au développeur de sandboxer son application, mais ce logiciel ne pourra jamais être compatible avec le bac à sable imposé par Apple. Sans accès à n'importe quelle autre application ou fichier, Keyboard Maestro n'a plus de raison d'être. Sa présence dans le Mac App Store n'est qu'un sursis, mais elle finira bien par disparaître, sauf si Apple accepte de revenir sur certains principes, ce qui n'est pas à l'ordre du jour pour le moment.
Les gestionnaires de presse-papier sont, eux aussi, par définition incompatibles avec le bac à sable. Ils doivent non seulement être capables de remplacer du texte dans n'importe quelle application, mais ils peuvent souvent activer des scripts ce qui est totalement contraire au sandboxing. Cette nouvelle règle a déjà poussé hors du Mac App Store TextExpander, l'un des meilleurs de sa catégorie qui a choisi de ne pas perdre son temps dans la boutique d'Apple et de proposer sa mise à jour majeure sur son site (lire : TextExpander se met à jour et sort du Mac App Store).
L'éditeur de Mactylo (3,99 €) a décidé au contraire de faire passer une dernière mise à jour majeure juste avant la limite (lire : TypeIt4Me synchronise ses données avec l'iPhone). Il peut ainsi proposer à ses utilisateurs la synchronisation iCloud réservée aux logiciels du Mac App Store, sans avoir pour autant à rendre son application compatible avec le bac à sable. Une stratégie risquée toutefois : rien ne dit qu'Apple ne refusera pas l'une de ses mises à jour, voire lui imposera le retrait de l'application. Si cela arrivait, la question du remboursement de ses clients se posera certainement…
Steam, uniquement pour les jeux ? Ce ne sera plus le cas à compter du 5 septembre. Valve Corporation vient de faire savoir qu'elle ouvrirait un rayon "logiciels" à compter de cette date.
La société n'a pas donné de nom, elle a juste indiqué que ce nouveau rayon comporterait aussi bien des applications créatives que des applications de productivité. Steam, qui compte plus de 40 millions d'utilisateurs, espère ainsi se diversifier et proposer une offre complète qui entrera en concurrence avec les principales plates-formes de téléchargement disponibles sur le marché.
La plupart des logiciels présents au lancement bénéficieront des mêmes fonctionnalités que les jeux en vente sur cette plate-forme : installation facile, mise à jour automatique et la possibilité d'enregistrer son travail sur le nuage de Steam.
Sur le papier, Steam a tous les éléments en main pour proposer une offre extrêmement séduisante. Reste à convaincre les éditeurs et les utilisateurs, cela ne sera pas forcément le plus simple…
Les plateformes de distribution de logiciels deviennent peu à peu la norme, et cette évolution entre l'ancien et le nouveau modèle ne se fait pas sans frictions. Pour autant, le modèle de l'App Store n'a à vrai dire rien de nouveau, puisque la plupart de ses règles étaient déjà en vigueur dans le monde des consoles de jeu. Mais c'est bien l'incursion de ce modèle sur les ordinateurs, plus habitués à une certaine ouverture, qui pose problème. Surtout si l'on considère qu'il est appelé à devenir dominant, voire exclusif, tant sur OS X que sur Windows.
Un modèle trentenaire
Le modèle des consoles de jeu, nées à la fin des années 70, fait figure d'ancêtre de l'App Store : les développeurs devaient obtenir un kit de développement (souvent hors de prix ce qui limitait le ticket d'entrée aux plus grosses sociétés), et se plier aux desiderata des fabricants de consoles. En effet, suivant le public auquel le constructeur veut s'adresser et l'image de sa marque, tous les titres ne seront pas les bienvenus sur toutes les consoles : Nintendo par exemple a de tout temps mis l'accent sur son public familial, même si occasionnellement des titres plus adultes ont pu être proposés sur ses consoles. Ainsi, l'histoire de l'industrie regorge d'anecdotes au sujet de jeux développés à coups de millions pour finalement se voir refuser leur visa d'exploitation pour diverses raisons (stabilité, contenu, etc). Le modèle économique des fabricants de consoles était lui-même basé sur cette logique de plateforme, en vendant parfois les consoles à perte pour faire un bénéfice sur les royalties perçues sur les ventes de chaque jeu.

Fin 2010, Saurik l'annonçait officiellement : Cydia devait être porté sur Mac (lire : Cydia arrive sur Mac). Cette boutique conçue à l'origine pour les terminaux iOS débridés devait venir en complément du Mac App Store d'Apple et offrir aux utilisateurs un moyen simple de modifier leur système ou des applications (lire : Cydia pour le Mac : que le tuning commence).Un an et demi après ces déclarations, Cydia n'est jamais sorti sur Mac et l'idée semble maintenant définitivement abandonnée. Comme l'explique Saurik, son fondateur, au détour d'une conversation sur les forums de Modmyi, le développement s'est avéré beaucoup plus complexe que prévu.
La brique indispensable à un Cydia sur OS X était "CydiaSubstrate", un ensemble de librairies qui servent sur iOS à modifier le système et, par exemple, à modifier l'interface des iPhone et iPad. Saurik a vite compris que le travail à réaliser pour le porter sur OS X allait être très important, beaucoup trop pour les moyens limités de son équipe. Le sandboxing de OS X Mountain Lion complique encore les choses, si bien que Saurik a maintenant abandonné l'idée.
Dans ce même sujet, il exprime ses regrets d'avoir promis trop tôt l'arrivée de son service sur Mac. Saurik donne aussi quelques indications sur les revenus générés par Cydia sur les terminaux iOS et ils sont plutôt faibles malgré les millions d'appareils jailbreakés. Sur chaque vente, une fois les frais bancaires, la TVA et les frais d'exploitation (serveurs et salaires des deux employés), il ne lui reste pas grand-chose. Selon lui, aucune boutique de logiciels ne peut permettre à ses propriétaires de vraiment gagner de l'argent : même l'App Store ne permet quasiment pas à Apple de dégager des bénéfices.
Cydia n'est ainsi pas prêt d'arriver sur Mac. Si vous n'arrivez vraiment pas à supporter le Mac App Store et que vous cherchez malgré tout une boutique, l'Hack Store est toujours actif, mais il n'est guère plus intéressant qu'à ses débuts (lire : L'HackStore est disponible).

OS X Lion a été retiré du Mac App Store, laissant sa place au nouveau roi de la jungle, OS X Mountain Lion. Cette décision peut sembler logique, mais elle n'est pas sans conséquence pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas passer à Mountain Lion.
En cas de besoin, ils ne pourront en effet plus récupérer l'installeur d'OS X Lion. Si vous l'avez encore, conservez-le sur un disque. Sinon, vous devrez absolument utiliser la partition de restauration de votre Mac. On rappelle que les utilisateurs de Lion comme de Snow Leopard peuvent passer à Mountain Lion, sous réserve de posséder une machine compatible.
[MàJ@17h00] OS X Lion est à nouveau disponible, mais uniquement pour ceux qui l'ont déjà acheté, en toute logique. On pourra donc le récupérer dans la section "Achats" en cas de besoin.
Ulysses [2.1.3 / Démo – Français – 9,99 € (promo à 1,59 €) – The Soulmen] est un gestionnaire de brouillons à destination des écrivains ou de tous ceux qui doivent écrire de longs documents. Son principe est assez similaire à celui de Scrivener (35,99 €), mais ce logiciel est plus concentré sur l'écriture de fiction et il est moins souple. À 1,59 €, vous auriez en tout cas tort de vous priver d'un essai…
Inpaint Pro [4.4 – US – 7,99 € (promo à 1,59 €) – Maxim Gapchenko] supprime des éléments d'une image en les sélectionnant simplement à la souris. L'application va s'efforcer de reconstituer ce qui devait se trouver à la place de l'élément. L'éditeur parle de magie, il s'agit en fait de composer à partir du contexte autour de l'élément à supprimer et l'on obtiendra ainsi de meilleurs résultats sur des fonds unis.
HyperPdf [1.0 – Français – 7,99 € (promotion à 1,59 €) – Neomobili] est une liseuse de PDF avec une interface très proche de ce que l'on retrouve sur les terminaux iOS. On peut notamment faire défiler les pages avec un effet réaliste, mais aussi ajouter des annotations. Au prix habituel, c'est peut-être un peu cher par rapport à Aperçu livré avec OS X, mais l'application mérite un essai à 1,59 €.
L'éditeur de TextExpander a également ajouté un dictionnaire d'autocorrection en français. Cliquez sur le bouton plus en bas à gauche de la fenêtre pour l'ajouter à votre collection de raccourcis. L'interface a été légèrement retouchée, les statistiques ont droit à un graphique quotidien assez sommaire et quelques bugs ont été corrigés au passage.
Cette mise à jour est payante : comptez 15 $ si vous possédiez une licence de la version 3, mais vous n'aurez rien à payer si vous avez acheté le logiciel après le 15 janvier 2012. La situation est en revanche plus compliquée si vous aviez acheté TextExpander sur le Mac App Store.
Cet utilitaire ne peut pas être mis en accord avec les nouvelles règles de sandboxing imposées par Apple à tous les développeurs, puisqu'il doit accéder et interagir avec toutes les autres applications. L'éditeur ne peut ainsi plus mettre à jour TextExpander et même si le logiciel reste disponible dans le Mac App Store, il s'agit de la version 3. Il ne faut d'ailleurs pas compter sur des mises à jour de ce côté, pas du moins tant qu'Apple n'assouplira pas les règles. Les clients de la boutique d'Apple pourront toutefois bénéficier du tarif de mise à jour et passer à la version 4 hors du Mac App Store.
Pour mémoire, le sandboxing consiste à faire en sorte que les applications fonctionnent avec des accès plus limités au système ainsi qu'aux autres applications. L'objectif est d'accroître la sécurité du système et de ces logiciels.
Sur le même sujet :
- OS X Mountain Lion : Gatekeeper, sandboxing et AppleScript
- OS X Lion : comprendre le casse-tête du sandboxing
« Comme vous pouvez le voir, j'ai vendu plus de 6 700 copies à la suite de la promotion. Je n'en avais jamais vendu une telle quantité auparavant. Quand Apple m'avait ajouté sur la page d'accueil du Mac App Store, j'avais vendu environ 300 copies (c'était avec l'ancien prix de 14 $). » Et le développeur de conclure qu'il a gagné plus de 8 000 $ après les 30 % de commission d'Apple. « C'est au-delà de mes rêves les plus fous » admet-il.
Dropzone n'apparaissait même pas dans le top 100 de la catégorie Productivité du Mac App Store avant cette promotion. Elle figure maintenant en huitième place des apps payantes sur le store US.
Le développeur avait pourtant hésité à réaliser cette promotion importante, qui rentrait dans le cadre de l'initiative Two Dollar Tuesday, pour plusieurs raisons. Tout d'abord par peur de dévaluer la qualité perçue de son application. Il redoutait également que les utilisateurs ayant manqué la promo soient en colère et que le support soit difficile à gérer suite à des grosses ventes.
Autant de points sur lesquels il ne revient pas dans son billet, comme pour signifier qu'aucun n'a posé de problème. La baisse de prix de Dropzone avait largement été relayée hier, y compris sur des gros sites, ce qui a incontestablement joué dans ces bonnes ventes.
Au final, le développeur de Dropzone « recommande vivement de participer à cette promotion [Two Dollard Tuesday, ndr] si on vous la propose. »
Ce "sandboxing" consiste à faire en sorte que les applications fonctionnent avec des accès plus limités au système ainsi qu'aux autres applications, afin d'accroître la sécurité du système et de ces logiciels (lire aussi OS X Mountain Lion : les développeurs, Gatekeeper et le sandboxing). Initialement Apple avait imposé la date du 1er mars pour s'y conformer, avant de repousser l'échéance au 1er juin. On devrait donc voir pas mal d'activité dans les mises à jour d'applications sur le Mac App Store dans les prochaines semaines.
Sur le même sujet :
- Pixelmator : plus stable et sandboxé
Lightroom 4 y est vendu 150$, le même prix que chez son éditeur. Il n'y a pas de différences fonctionnelles entre cette version et celle vendue ailleurs. Toutefois il y a les caractéristiques propres au MAS. Il n'est proposé qu'une unique licence Mac (au lieu de la licence Windows en plus pour la version Adobe) ; elle n'offre pas de tarif spécifique aux titulaires d'anciennes versions ; les mises à jour passeront évidemment par le biais de cette seule boutique (ce qui peut se traduire par un léger délai) et il n'est pas évident que des modalités de mises à jour vers Lightroom 5 et suivants puissent exister.
Adobe avait déjà mis un pied dans la boutique d'Apple, avec trois applications : Photoshop Elements Editor, Premiere Elements Editor et Revel qui elles sont disponibles en France.
Pour mémoire, le Mac App Store a été lancé le 6 janvier 2011 avec 1 000 applications. Apple a communiqué en décembre dernier sur les 100 millions de téléchargements enregistrés par son magasin (lire : Mac App Store : 100 millions de téléchargements).
À titre de comparaison, l'App Store pour iOS contient lui 600 000 applications — dont 200 000 pour iPad. Sur l'iTunes Store, ce sont 28 millions de morceaux qui sont disponibles.
Avec ses 10 000 apps, le Mac App Store n'a donc pour l'instant rien à craindre du HackStore qui compte lui 49 logiciels.
Il s'agit du troisième volet, et si le premier avait déjà été porté sur Mac, le second en revanche est resté réservé à Windows. Mais cela ne posera pas de problème de compréhension de l'histoire, puisque cette super-production, développée par Eidos Montréal, éditée par Square Enix et portée par Feral, se déroule 25 ans avant le premier épisode de la série, en 2027, et vous met dans le rôle d'Adam Jensen, victime d'un attentat (et rafistolé façon cyborg), en quête de vengeance.
Cette version contient le module téléchargeable The Missing Link, ainsi que les modules d’expansion Explosive Mission et Tactical Enhancement. De plus, elle inclut un making-of de 44 minutes, un art-book de 40 pages, une bande dessinée animée, et la bande son.
Le jeu exige un processeur à 2.0 GHz, 4 Go de RAM, une carte vidéo de 256 Mo (à l'exclusion des Série ATI 1xxx, Série ATI HD2xxx, NVIDIA 9400, Série NVIDIA 7xxx, NVIDIA 320M, Intel HD3000 et série Intel GMA), ainsi que 17 Go d'espace disque. Rappelons qu'il se réserve aux adultes (PEGI 18+)
Le changement est déjà effectif sur le site américain d'Apple et la page dédiée au téléchargement de la démo renvoie maintenant vers le Mac App Store. Le site français d'Apple n'est toutefois pas encore à jour : au moment où nous rédigeons cet article, il est toujours possible de télécharger la démo d'iWork à cette adresse. On imagine que la mise à jour sera rapidement effectuée et cette version ne pourra de toute manière pas être utilisée après 30 jours…
Malheureusement, la créativité, la liberté n'est plus possible sur les plates-formes Apple. Apple veut tout contrôler et nous avons à dire stop malgré notre petite taille.
Cette lettre dénonce la politique de validation des App Store, le Mac App Store comme l'App Store iOS. Non pas le principe en lui-même, mais les nouvelles règles ajoutées par Apple et qui "sont de plus en plus compliquées pour les développeurs et limitent également la créativité". Au cœur du problème, le rejet d'une application Mac qui pointait par un bouton vers le site de l'éditeur et surtout vers un service payant.
Comme dans les applications iOS, Apple refuse tout achat qui ne passe pas par les achats in-app pour les applications du Mac App Store. Pour adnX, il s'agit d'un abus de pouvoir intolérable. Pour y mettre un terme, l'éditeur incite tous les développeurs à utiliser l'une des images conçues par l'éditeur autour du sempiternel thème de Big Brother.
Apple doit être plus ouverte et plus cool. Apple est maintenant trop grande, trop riche. Les développeurs sont petits et sont obligés de suivre les règles d'Apple. Ils peuvent encore ouvrir la bouche et parler de leurs problèmes. C'est ce que nous avons décidé de faire.
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Mai 2013
