Apple s'allie à Google et Samsung pour miser sur les brevets de Kodak [20.08.2012 10:45 - AZ]
Selon le Wall Street Journal, Apple se serait alliée à Google, Samsung, HTC et LG pour enchérir sur les brevets de Kodak. Un partenariat qui semble contre nature, mais qui est en fait une alliance de circonstance pour empêcher les patent-trolls de profiter des divisions pour mettre la main sur ce trésor de propriété intellectuelle.
Kodak met en effet en vente 1 100 de ses brevets, soit environ 10 % de son portefeuille — mais les 10 % les plus précieux. Apple s'était d'abord alliée à son partenaire désormais traditionnel Microsoft, contre Google et les fabricants Android. Mais l'entrée d'Intellectual Ventures dans la danse a complètement changé la donne.
La société de Nathan Myhrvold est un des patent-trolls les plus redoutés : elle ne développe aucun produit ou aucune technologie, mais achète des portefeuilles entiers de brevets pour ensuite en réclamer les royalties. Refusez de vous plier à ce que d'aucuns qualifient de racket, et vous êtes attaqué en justice.
Voilà qui justifie cette union sacrée, alors qu'Apple, Samsung, HTC et Google (via Motorola Mobility) sont par ailleurs opposés dans une multitude de procès. Un autre consortium, RPX Corp, a aussi pour objectif d'empêcher Intellectual Ventures de se porter acquéreur de ces 1 100 brevets.
Kodak doit trouver au moins 750 millions de dollars pour apurer ses créances, et espérait obtenir entre 2,2 et 2,6 milliards de ses 1 100 brevets. Mais les enchères n'atteindraient pour le moment que 500 millions de dollars : le pionnier de la photographie réfléchirait à tout simplement annuler ces enchères
Chaque groupe va tenter, à compter du 8 août, de mettre la main sur un ou deux lots de ces brevets. Le premier rassemble des inventions dans la capture et le traitement d'images sur des appareils photo, smartphones ou tablettes et le second lot a des brevets relatifs au stockage et à l'analyse des images. C'est le premier qui semble intéresser le plus de monde.
Cette confrontation entre ces grands groupes a un air de déjà vu. Il y a tout juste un an, Apple, Microsoft, RIM, EMC, Sony et Ericsson unis contre Google et Intel avaient emporté 6000 brevets du spécialiste canadien des télécommunications Nortel. Une bataille gagnée avec 4,5 milliards de dollars. Ici, Kodak espère valoriser son trésor à 2,6 milliards.
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Dans une plainte déposée hier auprès d'un tribunal dédiée aux entreprises en faillite (bankruptcy court), Kodak accuse Apple de revendiquer à tort la possession de dix brevets. Les brevets concernés sont issus de travaux communs des deux entreprises datant du début des années 1990. Avec cette poursuite judiciaire, Kodak ne cherche pas tant à protéger sa propriété intellectuelle qu'à préserver la valeur d'un portfolio de brevets qu'il tente de vendre. En effet, le pionnier de la photographie cherche à éponger ses dettes — il est actuellement en situation de faillite — en monétisant sa propriété intellectuelle.
Kodak a déclaré la semaine dernière que les enchères sur ce portfolio pourraient avoir lieu en août, avec l'annonce du gagnant le 13 août.
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Ces brevets se sont néanmoins révélés plus faibles que prévu, et l'ITC a finalement décidé qu'Apple ne violait pas de brevets de S3 Graphics. HTC a alors imaginé ne pas finaliser l'acquisition des parts de S3 Graphics, d'autant que VIA, co-propriétaire de S3, appartient comme HTC au groupe Formosa Plastics. Le fabricant taïwanais de smartphones a finalement décidé d'aller jusqu'au bout, estimant peut-être qu'au-delà des brevets, les technologies de S3 pouvaient aussi l'intéresser.
De son côté, Kodak a pris les premières mesures destinées à vendre tout ou partie des 1 100 brevets sur l'image numérique qu'elle possède encore. Le pionnier de l'image, en faillite, cherche à retrouver des couleurs en monétisant sa propriété intellectuelle, qui lui a déjà permis de gagner de nombreux procès et de signer des accords de licence.
Une vingtaine de sociétés ont signé des accords de confidentialité pour pouvoir évaluer le portefeuille de brevets de Kodak, en attendant que la société recoive l'autorisation de l'écouler d'ici le début du mois de juillet. On rappelera qu'un procès entre Kodak et Apple (et HTC) est toujours en cours autour de la violation de brevets sur l'imagerie numérique, alors que les deux sociétés avaient travaillé main dans la main sur le sujet dans le passé.
Apple > Apple v Kodak : l'ITC reconfirme que Cupertino ne viole pas de brevet [22.05.2012 11:15 - SM]
L'International Trade Commission (ITC) a réaffirmé [PDF] hier qu'Apple et RIM ne violaient pas le brevet 6,292,218 de Kodak. Cette décision du juge administratif est identique à celle déjà rendue l'année dernière (lire : ITC : Kodak gagne une manche, mais pas la bataille). Les commissaires de l'ITC avaient décidé de rouvrir le dossier quand Kodak a dévoilé qu'il souhaitait obtenir un règlement à l'amiable pour renflouer sa dette. La décision rendue hier met tout de même en avant qu'Apple viole une spécification du brevet 6,292,218 avec l'iPhone 3G. Le 3GS et l'iPhone 4 n'enfreignent eux aucune spécification.
Pour mémoire, Kodak déposait deux plaintes à l'encontre de RIM et Apple, en janvier 2010, pour violation supposée d'un brevet sur la prévisualisation des images et de leur traitement sur différentes définitions. L'autre brevet porte sur la capacité d'un ordinateur à demander de l'aide à une autre application pour accomplir certaines fonctions.
L'affaire n'est pas terminée, les six commissaires de l'ITC doivent maintenant trancher définitivement la question d'ici le 21 septembre.
Kodak est officiellement déclaré en faillite, quelques jours seulement après avoir envoyé vers Samsung et Fujifilm une nouvelle bordée de plaintes pour violation de ses brevets.Le groupe, aux États-Unis, a demandé à bénéficier de la protection du chapitre 11 de la loi régissant les faillites d'entreprises. Dans ce cadre, elle lui permettrait d'entamer une restructuration de son activité (ou de liquider ses actifs) sans être tenue de répondre à ses créanciers. Kodak a reçu de la banque Citigroup une réserve d'oxygène avec un prêt s'élevant à 950 millions de dollars (739 millions d'euros). À la veille de ce dépôt de bilan, rappellent Les Échos, Kodak valait en bourse six fois moins que ce prêt (soit 150 millions de dollars).
Cette semaine Kodak a continué d'alimenter le feuilleton judiciaire en portant plainte contre Samsung et Fujifilm à chaque fois pour violation de cinq de ses brevets. Des brevets sur l'utilisation d'appareils photo numériques pour voir la dernière photo prise, lancer une tâche d'impression, gérer le stockage d'une photo selon différentes définitions, etc.
Kodak est également engagé dans des procès avec Apple et HTC, il avait à nouveau porté plainte contre eux au début du mois (lire Kodak attaque Apple et HTC avec cinq brevets). À l'automne 2011 Kodak avait vendu 10 000 de ses 11 000 brevets à IMAX et il cherchait à monnayer le bon millier restant (lire Kodak tente de sauver les meubles).
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La firme de Rochester reproche à Apple de violer quatre brevets avec l'iPhone 3G, l'iPhone 3GS, l'iPhone 4, l'iPhone 4S, l'iPad 2 et l'iPod touch 3G : le #7,210,161 sur la transmission automatique d'images depuis un appareil photo numérique vers un fournisseur de services avec un fichier de configuration réseau ; le #7,742,084 sur un fichier de configuration réseau pour transmettre automatiquement des images depuis un appareil photo numérique vers un fournisseur de services ; le #7,453,605 sur la capture d'image destinées à être envoyées par courriel ; et le #7,936,391 sur un appareil photo numérique doté d'une interface de communication permettre de choisir des images à transmettre par le biais d'un réseau cellulaire ou d'un réseau LAN. Bref, des brevets qui couvrent l'essentiel des fonctions de prise de vue et de partage des photophones actuels.
Selon Kodak, la plupart des smartphones Android de HTC violerait aussi ces quatre brevets, plus un cinquième, le #6,292,218 sur la prévisualisation des images. Ce brevet est utilisé par Kodak dans une autre affaire en cours contre Apple et BlackBerry (lire le résumé de l'affaire Kodak v Apple). Vu la tension entre les deux sociétés, on doute qu'Apple et HTC fasse front commun contre le K rouge.
Vu l'état des finances de Kodak, il ne fait aucun doute que cette nouvelle plainte n'est pas destinée à aller à son terme et à permettre l'éventuel versement de dommages. Il s'agit ici pour la firme de Rochester de montrer que son portefeuille de brevets peut encore avoir un valeur : elle en a tiré 1,32 milliard d'euros de royalties entre 2008 et 2010, et a vendu ses 10 000 brevets les moins importants à IMAX pour plusieurs dizaines de millions de dollars (lire : Kodak tente de sauver les meubles). Kodak doit vendre au plus vite les 1 100 brevets importants qu'il lui reste, qui comprennent les six qu'elle utilise contre Apple, RIM et HTC — mais les potentiels repreneurs pourraient jouer la montre et les acheter au prix le plus bas ou monter une OPA hostile à la veille d'une faillite de la société.
Celle qui était autrefois un fleuron de la photographie a lentement décliné en refusant d'investir massivement dans le numérique malgré des travaux très prometteurs (les capteurs Kodak sont au centre de dispositifs d'imagerie de pointe et de quelques uns des plus beaux appareils photo du marché). Le refus de concurrencer l'activité argentique du groupe — qui est paradoxalement toujours rentable et devrait se sortir de ce pétrin sans trop de problèmes — avec le numérique a provoqué un décalage complet avec les réalités du marché dès la fin des années 1990 et la multiplication des activités parallèles. La restructuration en cours vers la photo et l'impression numérique seules pourrait donc bien avoir lieu… sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites des États-Unis, dernier recours avant le clic-clac de fin.
Aux abois, Kodak fait tout son possible pour trouver 900 millions de dollars (646 millions d'euros) afin d'éviter la faillite. Le pionnier de la photographie, qui a bien négocié le virage du numérique pour ses activités les plus pointues (impression, capteurs, etc.), mais l'a complètement raté sur le segment grand public, est aujourd'hui menacé d'OPA hostiles, la valeur des brevets en sa possession étant plus grande que celle de la société tout entière.Kodak a ainsi approché plusieurs fonds d'investissement (Cerberus Capital Management, Silver Point Capital, Centerbridge Partners et Highbridge Capital Management) dans l'espoir de réunir 900 millions de dollars, de quoi se donner le temps de vendre encore quelques brevets et d'entamer sa restructuration. La société n'est pas encore au bord de la faillite : elle possède toujours près d'un milliard de dollars de réserves en cash, et les brevets qui lui restent sont estimés au même montant.
Les brevets sont utilisés depuis plusieurs années par Kodak comme une bouée de sauvetage : la firme de Rochester a ainsi déposé deux plaintes à l'encontre d'Apple et de RIM, pour la violation supposée d'un brevet sur la prévisualisation des images et de leur traitement sur différentes résolutions et d'un autre sur la capacité d'un ordinateur à « demander de l'aide » à une autre application pour accomplir certaines fonctions. Le but de cette affaire est clair : récupérer un milliard de dollars, à l'amiable ou sous forme de dommages. Ni Apple ni RIM n'ont pour le moment cédé.
Kodak a récemment vendu 10 000 de ses 11 000 brevets à IMAX pour plusieurs dizaines de millions de dollars. Alors que la société a déjà monétisé ses brevets à hauteur de deux milliards de dollars, les 1 000 brevets restants, dont les deux utilisés à l'encontre d'Apple et de RIM, sont estimés à un milliard de dollars. De leur destinée dépendra peut-être le sort de l'affaire judiciaire contre l'iPhone et les BlackBerry. À l'issue de ce processus, Kodak espère revenir dans le vert en se concentrant désormais sur l'impression.
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Cette recherche d'un repreneur fait suite à une décision annoncée au début du mois. Le spécialiste, malmené, de la photo cherche un moyen de faire rentrer de l'argent frais pour financer sa restructuration et assurer son indépendance (lire Kodak met en vente ses brevets pour ne pas se faire acheter).
La banque Lazard a été mandatée pour conduire cette vente, explique le Wall Street Journal. Une source a indiqué au journal qu'une entreprise importante, dans l'industrie du sans-fil, s'était montrée intéressée, à des fins défensives.
Entre 2008 et 2010 Kodak a engrangé 1,9 milliard de dollars de royalties (1,32 milliard d'euros) par des jeux de licences accordées à des fabricants de matériels, et notamment de smartphones. Cependant cette source de revenus s'épuiserait, obligeant à mettre sur le marché ce stock. Et ce d'autant plus que la période est aux grandes manœuvres dans ce domaine.
L'attrait pour l'acheteur serait de licencier à nouveau ces technologies, mais cette fois dans le cadre de leur utilisation au sein de tablettes. Selon le décompte de Kodak, 200 tablettes différentes sont dotées de capteurs photo. Et l'entreprise a pris comme habitude de licencier ses brevets par catégories de produits, les tablettes représenteraient ainsi une nouvelle manne. Mais 200 contrats à négocier paraît être une tâche de trop grande ampleur, d'où aussi le souhait de Kodak de laisser le repreneur s'en occuper.
La valeur exacte de ce portefeuille fait débat, d'autant que Kodak s'est lui-même retrouvé attaqué en retour. Cependant depuis le début de son action contre RIM et Apple, Kodak estime qu'avec le seul brevet à l'origine du litige, son propriétaire pourrait obtenir 1 milliard de dollars de ces deux entreprises… pour peu que la justice lui donne raison.
Antonio Perez, le PDG de Kodak, a été très clair : le but de cette poursuite est de récupérer 1 milliard de dollars, à l'amiable ou sous forme de dommages. Auprès de l'International Trade Commission (ITC), Kodak a gagné plusieurs batailles, sans pour autant avoir encore gagné la guerre. Pendant ce temps, Kodak continue d'enregistrer des résultats en baisse, voire des pertes. Pire : ces affaires sans conclusion rapide participent à l'assèchement des finances de la société.
Le problème est aujourd'hui que la valeur de la société baisse (moins de 500 millions d'euros aujourd'hui), à tel point que le cœur de son portefeuille de brevets, fruit de décennies d'innovations, vaudrait aujourd'hui plus que Kodak elle-même. Certains charognards tournent donc autour de la société : il serait plus simple et plus économique de monter une OPA hostile (partielle ou complète) contre Kodak que de tenter d'acquérir ses brevets. On a ainsi entendu parler des projets du pas très net fonds de capital-risque Weintraub and Sterling Global Holdings, qui aurait mis sur pied une telle opération.
Kodak a décidé de prendre les devants et de mettre en vente 1 100 de ses brevets, soit environ 10 % de son portefeuille. Dans le lot, on trouve le fameux brevet relatif à la prévisualisation des images et de leur traitement sur différentes résolutions utilisé contre Apple et RIM — mais aussi contre 32 autres sociétés qui ont elles décidé de signer des accords de licence : 280 millions d'euros pour LG, 385 millions d'euros pour Samsung. Selon le Wall Street Journal, l'opération serait nette d'un point de vue comptable : Kodak peut utiliser ses pertes financières pour être exempté de taxes sur cette vente. Pour gérer le dossier, Kodak a choisi la même société qui a supervisé la vente des brevets de Nortel, Lazard. Comme dans le cas de Nortel, on devrait assister à une lutte acharnée à coup de montants faramineux.
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C'est un nouveau rebondissement dans l'affaire opposant Apple et RIM à Kodak sur une éventuelle violation de brevets relatifs à la prévisualisation des images et de leur traitement sur différentes résolutions. Les commissaires de l'International Trade Commission (ITC) ont décidé de revenir sur un avis défavorable à Kodak du juge administratif, rouvrant une nouvelle fois le dossier.Rappel des faits : en janvier 2010, Kodak déposait deux plaintes à l'encontre d'Apple et de RIM, pour la violation supposée d'un brevet sur la prévisualisation des images et de leur traitement sur différentes résolutions et d'un autre sur la capacité d'un ordinateur à "demander de l'aide" à une autre application pour accomplir certaines fonctions, brevets qui seraient violés par l'iPhone et les BlackBerry. Apple n'avait pas tardé à répliquer, accusant Kodak de violation d'un brevet sur le traitement de l'image dans ses appareils photo et caméras de poche.
Kodak avait perdu une première manche : le juge administratif de l'ITC responsable du dossier avait considéré qu'Apple et RIM ne violaient aucun brevet de Kodak. Les commissaires de l'ITC ont cependant décidé de revenir sur cette décision, rouvrant de fait le dossier, à un moment où Kodak dévoilait ses véritables intentions : obtenir un règlement à l'amiable à hauteur d'un milliard de dollars, une somme indispensable pour cette société manquant de liquidités.
Kodak avait par contre gagné la deuxième manche : le juge administratif de l'ITC responsable du deuxième dossier avait considéré que Kodak n'enfreignait pas le brevet d'Apple. Les commissaires de l'ITC devaient statuer sur ce cas d'ici septembre, mais ont décidé de ne pas le faire : Kodak a donc définitivement gagné sur ce terrain.
Dans la première manche, Kodak avait fait appel de la décision de l'ITC, qui a partiellement confirmé son jugement défavorable : certains éléments ont dû repasser devant un juge administratif. C'est justement dans le cadre de cette nouvelle expertise que Kodak a cette fois-ci obtenu une décision favorable : « l'ITC a modifié des aspects essentiels d'une recommandation initiale d'un juge de l'ITC dans les accusations de violation de brevet portées par Kodak contre Apple et RIM » a annoncé Kodak.
Là encore, vous l'aurez compris, les six commissaires de l'ITC devront trancher définitivement, d'ici le 30 août. Rien n'étant sûr dans cette affaire, les marchés financiers ont mal accueilli cette décision mi-figue mi-raisin : l'action Kodak dévissait de plus de 8 % à la clôture du NYSE. Il ne serait pas étonnant qu'une nouvelle fois, ce nom historique de la photographie rappelle son ouverture à un accord à l'amiable.
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L'action en bourse de Kodak a rudement essuyé cet échec, avec une baisse de 19 % (à 2,90 $). Apple et RIM sont en assez bonne position pour négocier un accord selon leurs propres termes. Notons également qu'en dehors de l'ITC, Kodak avait également déposé plainte devant une Cour Fédérale, cette procédure pourrait également pâtir de la décision de l'ITC.
C'est ainsi Matthew Powers, le patron du département litiges de Weil, Gotshal & Manges, qui est en charge du dossier Kodak (lire : Brevets : Apple contre-attaque Kodak), tandis que William Lee, un des plus hauts cadres de Wilmer Cutler Pickering Hale and Dorr, s'occupe de défendre Apple dans l'affaire qui l'oppose à Nokia (lire : L'intégralité de l'affaire Nokia-Apple). Enfin, l'offensive de la firme de Cupertino contre HTC est portée par Robert Krupka, le spécialiste de la propriété intellectuelle chez Kirkland & Ellis (lire : Apple/HTC : message personnel).
Ces cabinets sont considérés comme les meilleurs dans le domaine de la défense de la propriété intellectuelle, et Matthew Powers comme William Lee et leurs équipes sont considérés comme l'élite dans le domaine aux Etats-Unis — une élite qui facture 1.000 $ de l'heure. Lors de l'annonce de ses résultats, Apple a indiqué avoir intégré dans ses prévisions de résultats futurs ses nouvelles dépenses juridiques (lire : Résultats Apple : un trimestre qui dépasse toutes les attentes).
L'enjeu est majeur et explique cette armée d'avocats : portefeuille de brevets contre portefeuille de brevets, Apple compte bien défendre sa propriété intellectuelle, visiblement échaudée par son passé. Le rôle de ses avocats est de dénicher les brevets enfreints par les concurrents pour contre-attaquer, et forcer les protagonistes à s'assoir autour d'une table et discuter plutôt que d'entamer un long et coûteux procès. L'affaire HTC est un cas particulier : c'est cette fois Apple qui attaque, et elle s'en est pris au fabricants de téléphones Android qui a le moins de brevets en stock.
Kodak va commercialiser dès septembre, un nouveau modèle de caméra de poche permettant de capturer des images haute définition en 1080p. Ce nouveau produit, baptisé Zi8 pourra donc enregistrer des vidéos dans une résolution de 1920x1080 à 30 images par seconde. Un stabilisateur intégré aidera à améliorer la qualité de vos enregistrements qui s'effectueront en H.264 directement sur des cartes SDHC.Un port HDMI est intégré au produit, lui permettant une diffusion immédiate sur un téléviseur de dernière génération. Kodak a pensé aussi à ajouter une entrée audio mini-jack qui ne devrait pas déplaire à une clientèle plus professionnelle. Le Zi8 sait aussi prendre des photos au format 16:9 et peut enregistrer de la vidéo dans une résolution réduite à 720p en doublant le nombre d'images à la seconde. Habillé de rouge, bleu ou noir, le Zi8 est proposé à seulement 180 $.






Juin 2013