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Apple diligente une enquête de la FLA en Chine [13.02.2012 15:00 - ADLG]
Alors qu'Apple vient fraîchement de rejoindre la Fair Labor Association (c'est même la première entreprise technologique à le faire, lire Le courrier de Tim Cook sur les fournisseurs d'Apple), la firme de Cupertino indique qu'elle a demandé à cette dernière de mener un audit indépendant de ses prestataires chinois.
En première ligne desquels, les usines de Foxconn sises à Shenzhen et Chengdu. Les inspections, menées par Auret van Heerden, président de la FLA, et une équipe d'experts spécialistes des droits des travailleurs, ont commencé dès aujourd'hui à Foxconn City, et sont sans précédent tant par leur ampleur que par leur portée, indique Apple.
La FLA interrogera des milliers d'employés sur leurs conditions de travail, et les partenaires d'Apple ont promis leur pleine et entière collaboration en ouvrant l'accès à toutes leurs installations. Les premières conclusions, ainsi que les recommandations éventuelles de la FLA, seront publiées sur le site de l'association début mars. Des inspections similaires auront lieu au printemps dans les usines de Quanta et de Pegatron, couvrant ainsi les sites sur lesquels 90 % des produits d'Apple sont assemblés.
Ces inspections ont lieu dans un contexte de controverse où diverses manifestations se sont tenues pour protester sur les conditions de travail des ouvriers chinois (lire Le collectif La Pomme de Discorde manifeste contre Apple). Reste à voir si les efforts manifestes d'Apple suffiront à satisfaire ses détracteurs.
En première ligne desquels, les usines de Foxconn sises à Shenzhen et Chengdu. Les inspections, menées par Auret van Heerden, président de la FLA, et une équipe d'experts spécialistes des droits des travailleurs, ont commencé dès aujourd'hui à Foxconn City, et sont sans précédent tant par leur ampleur que par leur portée, indique Apple.
La FLA interrogera des milliers d'employés sur leurs conditions de travail, et les partenaires d'Apple ont promis leur pleine et entière collaboration en ouvrant l'accès à toutes leurs installations. Les premières conclusions, ainsi que les recommandations éventuelles de la FLA, seront publiées sur le site de l'association début mars. Des inspections similaires auront lieu au printemps dans les usines de Quanta et de Pegatron, couvrant ainsi les sites sur lesquels 90 % des produits d'Apple sont assemblés.
Ces inspections ont lieu dans un contexte de controverse où diverses manifestations se sont tenues pour protester sur les conditions de travail des ouvriers chinois (lire Le collectif La Pomme de Discorde manifeste contre Apple). Reste à voir si les efforts manifestes d'Apple suffiront à satisfaire ses détracteurs.
Tim Cook s'est fendu d'un courrier à ses équipes suite à la publication d'un article revenant sur les conditions de travail parmi les sous-traitants d'Apple, à travers des exemples plus ou moins récents.La réponse du PDG d'Apple sert un double objectif, autant interne qu'externe : affirmer son soutien à ceux de ses salariés qui travaillent justement avec les sous-traitants (parfois pour contrôler leurs pratiques) et défendre l'image d'Apple en rappelant ses initiatives, dont les plus récentes ont été annoncées au début du mois. Certains termes employés par Cook sont à placer dans le registre d'une réponse faite à une attaque. Attaque sur les « valeurs » défendues par Apple, attaque sur sa réelle volonté à vouloir corriger les erreurs ou le laisser-faire qui lui sont reprochés.
Le mail de Tim Cook :
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Le gouvernement brésilien a ouvert la voie à une production locale des iPad par Foxconn. Cela fait deux ans que ce projet de lignes de production pour des produits Apple est évoqué avec différents rendez-vous manqués. À l'automne 2011 il avait été fait état «d'exigences complètement folles pour des exonérations de taxes et autres privilèges» de la part de Foxconn (il est déjà présent dans le pays), ainsi que de problèmes de logistique ou de formation des ouvriers (lire Les iPad brésiliens prennent du retard).
Visiblement les obstacles ont été levés, un décret a été pris pour autoriser des baisses ou exemptions de taxes et charges pour des entreprises investissant dans la recherche et le développement sur des tablettes sans clavier et pesant moins de 750 g (l'iPad oscille entre 601 et 613g). Cela inclut les accessoires livrés avec les tablettes.
Parallèlement, le cas du Brésil a été abordé par Tim Cook lors de la conférence des résultats. Ce marché, avec la Chine, l'Inde et la Russie, compte parmi ceux où la Pomme voit des relais de croissance importants. Le Brésil se classerait d'ailleurs en seconde position, derrière la Chine, du point de vue de Cook pour l'ouverture de boutiques en nom propre : «Je pense qu'il y a une opportunité énorme pour nous là-bas, et nous avons plus que commencé à regarder les choses de plus près».
Pour autant, contrairement à la Chine qui en a déjà, il ne faut pas espérer d'Apple Store brésiliens - ni dans les deux autres marchés cités - sur le court terme : «En Inde, où le chiffre d'affaires est modeste, il a triplé sur le précédent trimestre, mais on part de bas. Et si nous commençons à observer un effet d'entrainement sur ces marchés, il faut aussi considérer que nous avons tout un travail d'apprentissage et de compréhension à effectuer avant d'arriver aux niveaux que l'on a aujourd'hui avec la Chine».

Visiblement les obstacles ont été levés, un décret a été pris pour autoriser des baisses ou exemptions de taxes et charges pour des entreprises investissant dans la recherche et le développement sur des tablettes sans clavier et pesant moins de 750 g (l'iPad oscille entre 601 et 613g). Cela inclut les accessoires livrés avec les tablettes.
Parallèlement, le cas du Brésil a été abordé par Tim Cook lors de la conférence des résultats. Ce marché, avec la Chine, l'Inde et la Russie, compte parmi ceux où la Pomme voit des relais de croissance importants. Le Brésil se classerait d'ailleurs en seconde position, derrière la Chine, du point de vue de Cook pour l'ouverture de boutiques en nom propre : «Je pense qu'il y a une opportunité énorme pour nous là-bas, et nous avons plus que commencé à regarder les choses de plus près».
Pour autant, contrairement à la Chine qui en a déjà, il ne faut pas espérer d'Apple Store brésiliens - ni dans les deux autres marchés cités - sur le court terme : «En Inde, où le chiffre d'affaires est modeste, il a triplé sur le précédent trimestre, mais on part de bas. Et si nous commençons à observer un effet d'entrainement sur ces marchés, il faut aussi considérer que nous avons tout un travail d'apprentissage et de compréhension à effectuer avant d'arriver aux niveaux que l'on a aujourd'hui avec la Chine».
Foxconn et la province du Henan (est de la Chine) entendent avoir à compter du début 2012 la plus grosse usine d'assemblage de smartphones au monde. Elle sera située à Zhengzhou, la capitale de cette région. Une usine y a été ouverte cette année, mais une extension est déjà planifiée pour 1,1 milliard de dollars (842 millions d'euros) Elle doit générer un CA de 20 milliards en 2012 (15,3 milliards d'euros) contre 15 milliards de dollars en 2011. Aux 130 000 employés déjà présents doivent s'en ajouter 100 000. Foxconn emploie à ce jour 1,2 million de personnes, dont la quasi-totalité, en Chine (1 million).
Cette usine produit 200 000 iPhone par jour (d'autres marques semblent aussi être fabriquées à cet endroit), rapporte le ChinaDaily. Ce dernier ne donne pas d'ordre de mesure des quantités qui seront fabriquées à terme, sinon qu'il y aura jusqu'à 95 lignes de production.
Le maire de Zhengzhou soulignait dans une interview à Bloomberg que cette région est essentiellement rurale et les salaires y sont plus avantageux (pour l'employeur), démarrant à 1500 yuans par mois, soit 180 euros. Intel, Nissan ou encore Fored comptent parmi les grands groupes qui à l'instar de Foxconn ouvrent ou déplacent des usines à l'intérieur des terres où les salaires sont plus bas.
Cette usine produit 200 000 iPhone par jour (d'autres marques semblent aussi être fabriquées à cet endroit), rapporte le ChinaDaily. Ce dernier ne donne pas d'ordre de mesure des quantités qui seront fabriquées à terme, sinon qu'il y aura jusqu'à 95 lignes de production.
Le maire de Zhengzhou soulignait dans une interview à Bloomberg que cette région est essentiellement rurale et les salaires y sont plus avantageux (pour l'employeur), démarrant à 1500 yuans par mois, soit 180 euros. Intel, Nissan ou encore Fored comptent parmi les grands groupes qui à l'instar de Foxconn ouvrent ou déplacent des usines à l'intérieur des terres où les salaires sont plus bas.
Foxconn est aujourd'hui la plus grosse entreprise de manufacture informatique au monde. Ses usines produisent pour les plus gros acteurs du marché informatique, notamment pour Apple. Malgré ce très beau palmarès, le groupe taïwanais peine à générer des bénéfices et pour le quatrième trimestre consécutif, Foxconn a des résultats en baisse. Au dernier pointage, l'entreprise comptait 641 millions de revenus, soit 8,6 % de moins qu'au trimestre précédent.
Deux explications à ces résultats en demi-teinte : Foxconn n'échappe déjà pas à une économie en berne. Même si Apple ne s'est jamais aussi bien portée, ce n'est pas le seul client de Foxconn et ce sous-traitant pâtit également des mauvais résultats des géants de l'industrie informatique. Les choses devraient toutefois s'améliorer dès le trimestre prochain, grâce à l'iPhone 4S qui se vend comme des petits pains.
Autre explication à cette baisse des revenus, une augmentation importante des salaires chez Foxconn l'an dernier. Suite à la vague de suicides, l'entreprise avait concédé une augmentation générale de ses salaires, ce qui a eu un impact mécanique sur ses revenus. Rappelons que Foxconn employait près d'un million de personnes en 2010…
Les nouvelles usines de Foxconn au Brésil ne devraient par contre pas aider l'entreprise à améliorer ses bénéfices… L'usine doit produire des iPad 2 au moins pour le marché brésilien d'ici la fin de l'année, mais le coût de production est manifestement supérieur à celui espéré par Foxconn. En cause ici encore, le coût de la main-d'œuvre, en moyenne deux fois plus élevé qu'en Chine.
Deux explications à ces résultats en demi-teinte : Foxconn n'échappe déjà pas à une économie en berne. Même si Apple ne s'est jamais aussi bien portée, ce n'est pas le seul client de Foxconn et ce sous-traitant pâtit également des mauvais résultats des géants de l'industrie informatique. Les choses devraient toutefois s'améliorer dès le trimestre prochain, grâce à l'iPhone 4S qui se vend comme des petits pains.
Autre explication à cette baisse des revenus, une augmentation importante des salaires chez Foxconn l'an dernier. Suite à la vague de suicides, l'entreprise avait concédé une augmentation générale de ses salaires, ce qui a eu un impact mécanique sur ses revenus. Rappelons que Foxconn employait près d'un million de personnes en 2010…
Les nouvelles usines de Foxconn au Brésil ne devraient par contre pas aider l'entreprise à améliorer ses bénéfices… L'usine doit produire des iPad 2 au moins pour le marché brésilien d'ici la fin de l'année, mais le coût de production est manifestement supérieur à celui espéré par Foxconn. En cause ici encore, le coût de la main-d'œuvre, en moyenne deux fois plus élevé qu'en Chine.
Foxconn, fabricant (entre autres) des produits Apple, va remplacer une partie de ses ouvriers par des robots dans les trois prochaines années. L'entreprise taïwanaise prévoit ainsi de placer dans ses usines un million de robots pour diminuer ses dépenses et augmenter l'efficacité des usines.
Foxconn utilise à ce jour 10 000 robots, 300 000 devraient être en action l'an prochain et un million dans trois ans. Ces robots serviront à des tâches simples, comme la peinture, l'assemblage ou encore la soudure. Ils ne devraient donc pas remplacer intégralement les 1,2 million d'employés du groupe, même si ces trois tâches représentent l'essentiel du travail de Foxconn qui arrive en bout de chaîne dans le processus (montage des produits).
Avec ces robots, Steve Jobs pourrait bien enfin réaliser son rêve d'une usine entièrement robotisée pour ses produits, un rêve qui avait déjà été tenté à l'époque de NeXT. Le résultat était techniquement impressionnant, mais l'échec commercial des ordinateurs a contraint la jeune entreprise à revendre l'usine de Fremont à perte quelques années après. Au-delà de leur efficacité ou de leur productivité, les robots ont un avantage indéniable sur les humains : ils ne sortent pas les produits des chaines de productions ou ne les prennent pas en photo… du moins pour l'instant.
Foxconn utilise à ce jour 10 000 robots, 300 000 devraient être en action l'an prochain et un million dans trois ans. Ces robots serviront à des tâches simples, comme la peinture, l'assemblage ou encore la soudure. Ils ne devraient donc pas remplacer intégralement les 1,2 million d'employés du groupe, même si ces trois tâches représentent l'essentiel du travail de Foxconn qui arrive en bout de chaîne dans le processus (montage des produits).
Avec ces robots, Steve Jobs pourrait bien enfin réaliser son rêve d'une usine entièrement robotisée pour ses produits, un rêve qui avait déjà été tenté à l'époque de NeXT. Le résultat était techniquement impressionnant, mais l'échec commercial des ordinateurs a contraint la jeune entreprise à revendre l'usine de Fremont à perte quelques années après. Au-delà de leur efficacité ou de leur productivité, les robots ont un avantage indéniable sur les humains : ils ne sortent pas les produits des chaines de productions ou ne les prennent pas en photo… du moins pour l'instant.
L'usine Foxconn de Chengdu, en Chine intérieure, a complètement été remise en état de marche. Depuis l'explosion survenue le 20 mai dernier (lire : Une explosion chez Foxconn), le bâtiment où avait eu lieu l'explosion était resté fermé. Il contenait des chaînes de production pour l'iPad, si bien que certains ont craint pour le rythme de production des tablettes.
L'explosion a causé la mort de trois ouvriers et en a blessé quinze autres. Foxconn comme Apple avaient ouvert une enquête sur les causes de l'explosion (lire : Foxconn : une explosion encore inexpliquée et Explosion chez Foxconn : Apple va enquêter). Elles avaient été attribuées à des poussières inflammables circulant dans un conduit d'un atelier de polissage des iPad. Mais aucun rapport officiel n'a été publié depuis.
Sur le même sujet :
- Foxconn : retour sur l'usine de Chengdu
L'explosion a causé la mort de trois ouvriers et en a blessé quinze autres. Foxconn comme Apple avaient ouvert une enquête sur les causes de l'explosion (lire : Foxconn : une explosion encore inexpliquée et Explosion chez Foxconn : Apple va enquêter). Elles avaient été attribuées à des poussières inflammables circulant dans un conduit d'un atelier de polissage des iPad. Mais aucun rapport officiel n'a été publié depuis.
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L'usine de Foxconn à Chengdu s'installe dans l'actualité avec l'annonce par une agence de Hong-Kong du suicide de l'un de ses employés. Très peu de détails sont donnés, en particulier sur les motivations de cet acte (raisons personnelles ou professionnelles ?). Bloomberg précise que le jeune homme avait 20 ans et qu'il s'est jeté du cinquième étage d'un immeuble. Celui-ci est situé dans une ville voisine de Chengdu, à Pixian.
Cet acte rappelle les suicides qu'a connus Foxconn dans son usine de Shenzen mais rien, à ce stade, ne permet de les relier entre eux. Chengdu a connu un accident vendredi dernier avec une explosion dans l'un de ses ateliers, faisant trois morts et 15 blessés. Cette toute nouvelle usine a également fait l'objet il y a un mois d'un rapport très critique sur ses conditions de travail (lire Foxconn : retour sur l'usine de Chengdu).
Cet acte rappelle les suicides qu'a connus Foxconn dans son usine de Shenzen mais rien, à ce stade, ne permet de les relier entre eux. Chengdu a connu un accident vendredi dernier avec une explosion dans l'un de ses ateliers, faisant trois morts et 15 blessés. Cette toute nouvelle usine a également fait l'objet il y a un mois d'un rapport très critique sur ses conditions de travail (lire Foxconn : retour sur l'usine de Chengdu).
Après l'accident survenu dans une usine de Foxconn, le gouvernement chinois a demandé à l'entreprise ainsi qu'à ses homologues taiwanaises implantées dans le pays de veiller davantage au respect des règles de sécurité. Un manquement qui avait été déjà signalé dans un rapport diffusé il y a un mois de cela par une organisation indépendante. Des observations faites en début d'année qui renvoient directement aux causes supposées de cette explosion.
Cette prise de position du gouvernement est le dernier épisode en date dans cette affaire qui a débuté vendredi 20 mai par une explosion dans l'usine de Chengdu. Elle est survenue dans ce qui est décrit comme un atelier de polissage final des iPad, avec comme conséquences la mort de trois personnes tandis que quinze autres étaient blessées. Les causes de cet accident ont été attribuées à la présence dans un conduit de très fines poussières d'aluminium combustibles, associées à une insuffisance de ventilation. Ce serait donc un défaut structurel de cette usine plutôt qu'une erreur humaine.
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Un troisième décès est à déplorer dans l'usine Foxconn de Chengdu, suite à l'explosion survenue vendredi. Ce qui porte le bilan à 3 morts et 15 blessés dont six ont, depuis, quitté l'hôpital précise Bloomberg. Cet accident aurait été causé par des poussières combustibles présentes dans un conduit.Ouverte en octobre dernier, cette usine est essentiellement dévolue à l'assemblage d'ordinateurs. Elle a commencé à s'occuper également des iPad, assurant pour le moment entre 25% et 30% de la production totale de la tablette. L'essentiel est encore réalisé à Shenzen. Digitimes explique que l'objectif de Foxconn est de passer la production de l'iPad 2 à Chengdu de 600 000 unités au premier trimestre à 3 ou 4 millions au second trimestre et le porter à 13 ou 14 millions au second semestre 2011 (contre 9 à 10 millions sur la même période dans l'usine de Shenzen).
Enfin, le China Times écrit que Foxconn a stoppé l'activité dans une partie de ses entrepôts et sur des lignes de production où sont réalisées des opérations de peinture. Cela n'aurait pas d'incidence sur les autres activités de l'usine, dont l'assemblage de ces iPad.
Conjointement à Apple, Foxconn a donné quelques détails sur l'accident qui s'est produit ce vendredi dans l'une de ses usines (laquelle produit des iPad). Les infos confirment certains détails donnés au moment des faits. Il y a bien eu explosion, à 19h (heure locale) ce 20 mai sur le campus de l'usine de Chengdu. Deux personnes ont effectivement trouvé la mort et 16 autres ont été blessées. Les causes de cet accident ne sont pas encore connues explique Foxconn, une enquête de police a été diligentée. Dans l'attente, toute activité de production a été stoppée.
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Suite à l'explosion intervenue dans l'une des entreprises Foxconn chargée de la fabrication de l'iPad et qui a fait au moins deux morts (lire : Une explosion chez Foxconn [MàJ]), Apple a fait parvenir un court communiqué à All Things Digital : "Nous sommes profondément attristés par la tragédie à l'usine de Foxconn à Chengdu. Toutes nos pensées vont aux victimes et à leurs familles". D'autre part, la firme de Cupertino a indiqué qu'elle allait enquêter avec son partenaire afin de savoir ce qui avait provoqué ce terrible événement. Apple s'est refusé à tout autre commentaire.
Une explosion a eu lieu à l'entreprise Foxconn située à Chengdu, dans la Chine intérieure vers 19 heures sur place, soit vers 15 heures en France. On n'a pour l'instant quasiment aucun détail : d'après les images que l'on a de l'événement, on voit surtout de la fumée et des personnes affolées qui fuient les lieux. L'incident est manifestement important, il est fait état de beaucoup de dégâts. Il y aurait quelques blessés (moins d'une dizaine connus pour le moment). L'ambiance paraît chaotique et Foxconn n'a pour l'instant pas réagi.
Ce complexe d'usines, à l'intérieur des terres, produit avant tout des iPad. Avec 52 chaînes de montage, il aurait une capacité annuelle de plus de 40 millions d'unités si la masse salariale était suffisante (lire aussi Foxconn : trop peu de pièces et de travailleurs pour fournir Apple). Ville technologique, Chengdu abrite des usines Intel et Sony, ou des centres de recherche et développement de Microsoft et Motorola.
[MàJ] : MicGadget rapporte un bilan provisoire de 2 personnes tuées et 16 blessées dont 3 grièvement. Les premiers rapports de police excluraient une erreur humaine.
Ce complexe d'usines, à l'intérieur des terres, produit avant tout des iPad. Avec 52 chaînes de montage, il aurait une capacité annuelle de plus de 40 millions d'unités si la masse salariale était suffisante (lire aussi Foxconn : trop peu de pièces et de travailleurs pour fournir Apple). Ville technologique, Chengdu abrite des usines Intel et Sony, ou des centres de recherche et développement de Microsoft et Motorola.
[MàJ] : MicGadget rapporte un bilan provisoire de 2 personnes tuées et 16 blessées dont 3 grièvement. Les premiers rapports de police excluraient une erreur humaine.
Foxconn souhaite démarrer la production d'iPad au Brésil dès le mois de juillet, au lieu de novembre comme prévu initialement. Un changement de calendrier qui traduit une volonté de répondre rapidement à une forte demande dans le pays pour les équipements électroniques.
Il s'agit également de contourner des barrières douanières qui font qu'un iPad importé est vendu presque deux fois plus cher qu'aux États-Unis (lire aussi Un millionnaire brésilien veut des usines Apple). Foxconn gère déjà deux usines sur place et parmi ses demandes adressées au sommet de l'État brésilien, il y a celle d'une aide pour faire venir 200 ingénieurs en Chine afin de les former dans les meilleurs délais (lire aussi Usine au Brésil : Foxconn pose ses conditions).
Au départ, les iPad brésiliens seraient assemblés avec des pièces importées. Puis durant les prochaines années, la production des écrans et d'autres composants se ferait sur place. Le projet, tel qu'il est décrit par le gouvernement brésilien, conduirait à un investissement de 12 milliards de dollars (8,6 milliards d'euros).
Il s'agit également de contourner des barrières douanières qui font qu'un iPad importé est vendu presque deux fois plus cher qu'aux États-Unis (lire aussi Un millionnaire brésilien veut des usines Apple). Foxconn gère déjà deux usines sur place et parmi ses demandes adressées au sommet de l'État brésilien, il y a celle d'une aide pour faire venir 200 ingénieurs en Chine afin de les former dans les meilleurs délais (lire aussi Usine au Brésil : Foxconn pose ses conditions).
Au départ, les iPad brésiliens seraient assemblés avec des pièces importées. Puis durant les prochaines années, la production des écrans et d'autres composants se ferait sur place. Le projet, tel qu'il est décrit par le gouvernement brésilien, conduirait à un investissement de 12 milliards de dollars (8,6 milliards d'euros).
Foxconn devrait investir jusqu'à 8,3 milliards d'euros au Brésil sur une période de 5 à 6 ans. Le sous-traitant chinois est déjà implanté à Jundai (état de São Paolo) où il produit pour HP et Sony ; il prévoit d'ouvrir une troisième usine, cette fois dédiée à Apple : cette implantation au Brésil permet de diversifier les lieux de production, mais aussi de contourner les barrières douanières protectionnistes (lire : Des usines Apple au Brésil ?). Alors que la présidente Dilma Rousseff et le ministre des Sciences et de la technologie Aloizio Mercadante ont indiqué étudier le dossier, Foxconn a posé ses conditions.
Foxconn ne compte en effet pas se lancer dans cette aventure sans garanties : alors qu'il nouera des partenariats avec les acteurs locaux et que ses usines emploieront des ouvriers brésiliens, la société chinoise entend bien obtenir des allègements fiscaux, voire des subventions de la Banque nationale de développement économique et social (BNDES), la banque publique brésilienne que le gouvernement Lula a transformée en organe de financement des projets d'infrastructure. Foxconn ne verrait enfin pas d'un mauvais œil que le gouvernement brésilien incite les fortunes nationales à investir dans le projet.
Les terrains réservés devront être suffisamment grands pour prévoir une potentielle extension, et être à la croisée d'infrastructures de transport fiables et rapides pour permettre l'entrée des composants et la sortie des produits finis sans anicroche. Si de plus Foxconn pouvait avoir un droit de propriété à l'aéroport de São Paolo (les États-Unis semblent clairement en ligne de mire), elle ne le refuserait pas. Enfin, la connexion Internet de l'usine devra être irréprochable, fibre optique dans les bureaux et WiFi partout ailleurs.
Tous ces desiderata rappellent le projet d'Eike Batista, la huitième fortune mondiale, qui avait invité Apple à venir produire dans le superport d'Açu… à 10 heures de route de São Paolo (lire : Un millionnaire brésilien veut des usines Apple). L'implantation de Foxconn et la production de produits Apple au Brésil permettrait à la firme de Cupertino de contourner les barrières douanières mises en place dans le cadre de la guerre que se livrent Brésil et États-Unis sur le coton. Écoulés au pays, les appareils Apple seraient logiquement exemptés de frais douaniers et près de deux fois moins chers : Apple pourrait alors séduire beaucoup plus facilement l'imposante classe moyenne qui se développe dans la huitième puissance mondiale.
Foxconn ne compte en effet pas se lancer dans cette aventure sans garanties : alors qu'il nouera des partenariats avec les acteurs locaux et que ses usines emploieront des ouvriers brésiliens, la société chinoise entend bien obtenir des allègements fiscaux, voire des subventions de la Banque nationale de développement économique et social (BNDES), la banque publique brésilienne que le gouvernement Lula a transformée en organe de financement des projets d'infrastructure. Foxconn ne verrait enfin pas d'un mauvais œil que le gouvernement brésilien incite les fortunes nationales à investir dans le projet.
Les terrains réservés devront être suffisamment grands pour prévoir une potentielle extension, et être à la croisée d'infrastructures de transport fiables et rapides pour permettre l'entrée des composants et la sortie des produits finis sans anicroche. Si de plus Foxconn pouvait avoir un droit de propriété à l'aéroport de São Paolo (les États-Unis semblent clairement en ligne de mire), elle ne le refuserait pas. Enfin, la connexion Internet de l'usine devra être irréprochable, fibre optique dans les bureaux et WiFi partout ailleurs.
Tous ces desiderata rappellent le projet d'Eike Batista, la huitième fortune mondiale, qui avait invité Apple à venir produire dans le superport d'Açu… à 10 heures de route de São Paolo (lire : Un millionnaire brésilien veut des usines Apple). L'implantation de Foxconn et la production de produits Apple au Brésil permettrait à la firme de Cupertino de contourner les barrières douanières mises en place dans le cadre de la guerre que se livrent Brésil et États-Unis sur le coton. Écoulés au pays, les appareils Apple seraient logiquement exemptés de frais douaniers et près de deux fois moins chers : Apple pourrait alors séduire beaucoup plus facilement l'imposante classe moyenne qui se développe dans la huitième puissance mondiale.






Mai 2013
