firefox
Mozilla offre un carnet d'adresses à Firefox [19.03.2010 17:26 - FI]
Contacts, c'est le nom d'une nouvelle extension conçue par Mozilla pour Firefox (elle est encore au stade de la version alpha, numérotée 0.1…). Elle va importer dans Firefox des fiches de contacts puisées dans vos applications locales ou sur vos sites Web. Pour le moment elle sait récupérer les contenus de Carnet d'adresses de Mac OS X 10.5/10.6 ainsi que ceux de vos répertoires Twitter, Gmail ou Gravatar.
Une fois ramenées dans Firefox (et présentées au travers d'une interface web), ces informations pourront être utilisées avec les sites qui en font la demande (et pour lesquels une autorisation a été accordée). Ainsi, l'extension pourra compléter automatiquement un champ d'adresses dans un webmail au fil de votre frappe.
Il s'agit là d'un tout premier exemple concret, mais l'éventail des interactions entre ce répertoire dans le navigateur et les sites que l'on utilise est amené à s'ouvrir plus largement. De même qu'une interface de programmation est prévue pour importer des contacts d'autres sources Internet ou applications.
Une fois que vous avez installé l'extension, vous pouvez l'activer depuis le menu Outils et là une fenêtre donne le choix des sources d'import. Un autre panneau permet la lecture des fiches récupérées et un troisième définit les règles d'utilisation de ces fiches par les sites visités.

Une fois ramenées dans Firefox (et présentées au travers d'une interface web), ces informations pourront être utilisées avec les sites qui en font la demande (et pour lesquels une autorisation a été accordée). Ainsi, l'extension pourra compléter automatiquement un champ d'adresses dans un webmail au fil de votre frappe.
Il s'agit là d'un tout premier exemple concret, mais l'éventail des interactions entre ce répertoire dans le navigateur et les sites que l'on utilise est amené à s'ouvrir plus largement. De même qu'une interface de programmation est prévue pour importer des contacts d'autres sources Internet ou applications.
Une fois que vous avez installé l'extension, vous pouvez l'activer depuis le menu Outils et là une fenêtre donne le choix des sources d'import. Un autre panneau permet la lecture des fiches récupérées et un troisième définit les règles d'utilisation de ces fiches par les sites visités.

Dans le cadre d'une refonte de l'interface des futures versions de Firefox, la fondation Mozilla s'est penchée sur les menus et articles que les utilisateurs sollicitent le plus fréquemment. Une observation qui d'une certaine manière peut s'appliquer à d'autres navigateurs, ces logiciels offrant peu ou prou les mêmes fonctions.
L'idée sous-jacente est de voir s'il ne serait pas pertinent de rassembler les commandes les plus employées dans seul "menu bouton" (ci-dessous) au lieu de présenter tous les menus à l'utilisateur. Et, partant, de sélectionner les candidats préférés des utilisateurs.
Cette hypothèse, en l'état, ne s'applique qu'à la version Windows de Firefox puisque sur Mac OS la barre des menus est une clef de voûte de l'interface. À moins que la fondation n'arrive à concilier l'exigence de ne pas enlever la charpente avec la possibilité d'en alléger la masse.
Les mesures ont été faites sur l'accès des menus à la souris ainsi que par les raccourcis clavier. Si l'on s'en tient à la souris, il s'avère que les menus liés aux signets (ouverture ou ajout) sont de loin les plus utilisés, devant les fonctions de copier/coller (menu Édition). Lorsqu'on ajoute les commandes passées par le clavier, ce sont les fonctions d'ouverture et de fermeture des onglets qui dominent, avec toujours la manipulation des signets.
À première vue et sous réserve d'une analyse plus poussée des résultats (un faible nombre d'utilisateur peut solliciter de manière disproportionnée certaines fonctions) il s'avère que l'on pourrait envisager une interface où deux contenus de menus sont prédominants pour qui les sollicite à la souris : ceux liés aux signets et ceux du menu Édition. La gestion des onglets se faisant plutôt au clavier tandis que les autres articles et menus pourraient être relégués à un second niveau de l'interface.
Quel(s) menu(s) chacun serait-il prêt à conserver si l'occasion lui en était donnée ? À vous de voter…
Précision : cette étude, préliminaire, a porté sur un panel de 8600 personnes (431 Français) qui ont installé une extension pour observer où leur souris cliquait, quels raccourcis-claviers étaient utilisés et le temps passé à explorer des menus et sous-menus. 56% étaient des utilisateurs dits confirmés, 27% un peu moins techniques et 18% se considéraient comme des utilisateurs lambda.
L'idée sous-jacente est de voir s'il ne serait pas pertinent de rassembler les commandes les plus employées dans seul "menu bouton" (ci-dessous) au lieu de présenter tous les menus à l'utilisateur. Et, partant, de sélectionner les candidats préférés des utilisateurs.

Les mesures ont été faites sur l'accès des menus à la souris ainsi que par les raccourcis clavier. Si l'on s'en tient à la souris, il s'avère que les menus liés aux signets (ouverture ou ajout) sont de loin les plus utilisés, devant les fonctions de copier/coller (menu Édition). Lorsqu'on ajoute les commandes passées par le clavier, ce sont les fonctions d'ouverture et de fermeture des onglets qui dominent, avec toujours la manipulation des signets.

À première vue et sous réserve d'une analyse plus poussée des résultats (un faible nombre d'utilisateur peut solliciter de manière disproportionnée certaines fonctions) il s'avère que l'on pourrait envisager une interface où deux contenus de menus sont prédominants pour qui les sollicite à la souris : ceux liés aux signets et ceux du menu Édition. La gestion des onglets se faisant plutôt au clavier tandis que les autres articles et menus pourraient être relégués à un second niveau de l'interface.
Quel(s) menu(s) chacun serait-il prêt à conserver si l'occasion lui en était donnée ? À vous de voter…
Précision : cette étude, préliminaire, a porté sur un panel de 8600 personnes (431 Français) qui ont installé une extension pour observer où leur souris cliquait, quels raccourcis-claviers étaient utilisés et le temps passé à explorer des menus et sous-menus. 56% étaient des utilisateurs dits confirmés, 27% un peu moins techniques et 18% se considéraient comme des utilisateurs lambda.
Depuis que Microsoft a annoncé son soutien au format H.264 pour gérer la vidéo en HTML5 (lire : MIX10 : Microsoft présente Internet Explorer 9), la situation est un peu plus délicate pour Ogg Theora, le codec libre concurrent. Si nous comptons les points, Firefox et Opera soutiennent Ogg Theora, alors qu'Internet Explorer 9, Safari, et Chrome ont pris le parti du H.264, soit trois des quatre navigateurs majeurs.
En accordant au futur Internet Explorer 9 une part de marché égale à celle de l'actuel Internet Explorer 8, et en utilisant les derniers chiffres, ça représente 37,11 % du marché dans le camp du H.264, contre 33,06 % dans celui d'Ogg Theora. Les choses commencent à devenir délicates pour Mozilla qui s'entête pour une question de principe : tout sauf du logiciel propriétaire. Mais Mozilla ne s'est pas toujours encombrée de pareil principe, comme le souligne Brian Crescimanno , un développeur web et partisan des standards du web : si elle avait fait preuve de la même intransigeance vis-à-vis du format GIF, tout autant propriétaire, et pas moins encombré de brevets en 2000 que ne l'est aujourd'hui le H.264, difficile de croire que Firefox en serait là où il est aujourd'hui. En l'espèce, Mozilla a su faire preuve de pragmatisme de par le passé, et Crescimanno regrette qu'elle n'en fasse pas autant aujourd'hui, jugeant que la position de Mozilla ne fait qu'affaiblir HTML5 en tant qu'alternative à Flash.
Selon lui, le logiciel libre n'a pu avoir du succès que lorsqu'il s'est avéré au moins aussi bon que sa contrepartie propriétaire. C'est le cas de Linux sur les serveurs, mais pas sur les machines de bureau. Parfois même, être au moins aussi bon que le format propriétaire ne suffit pas, à en juger par le succès relatif du format audio libre Ogg Vorbis. Et d'après lui (quoi que le débat sur ce point continue de faire rage), Ogg Theora n'est tout simplement pas à la hauteur de H.264 dans le rapport qualité/compression. S'il se trouvera toujours des partisans d'Ogg Theora pour trouver ce point de vue discutable, en revanche une chose est sûre : H.264 a pour lui l'avantage de fonctionner sur les appareils mobiles, qui disposent d'une puce permettant d'accélérer sa lecture, et donc une meilleure longévité de la batterie. Mais il est vrai que Mozilla n'a que très peu de présence dans l'internet mobile, dominé largement par WebKit, alors que seul Maemo utilise le moteur de Firefox. D'autre part, H.264 est un standard supporté d'un bout à l'autre de la chaîne de production, tant dans les caméras que par logiciels de montage et les sites web, jusqu'aux systèmes d'exploitation des postes clients. Ogg Theora ne bénéficie pas d'un tel soutien logistique.
Selon Crescimanno, dans le meilleur des cas, Ogg Theora pourra être géré en plus du H.264 par certains sites (comme c'est le cas sur DailyMotion), mais il imagine mal qu'on puisse choisir Ogg Theora à la place du H.264. Il y a une raison simple à cela : le H.264 peut être utilisé dans Flash. Ainsi, avec une seule vidéo, les sites web peuvent distribuer leurs contenus tant dans un lecteur flash que dans une page en HTML5. C'est d'ailleurs l'approche qu'ont choisi YouTube et Vimeo (lire : Mozilla face au problème H.264), alors que, parmi les grands sites, seul Wikipedia utilise Ogg Theora pour ses vidéos (toutefois bien discrètes). Et Brian Crescimanno a bien peur que la majorité des sites web opteront pour Flash pour les vidéos dans Firefox, ce qui leur évitera d'avoir à encoder celles-ci dans un format supplémentaire tel qu'Ogg Theora, une tâche coûteuse en matière de logistique. L'ironie du sort serait que les utilisateurs de Firefox doivent non seulement utiliser le format propriétaire H.264, mais qu'en outre s'y ajoute une seconde couche propriétaire par le biais de Flash, ce que les autres navigateurs pourront éviter.
Sur le même sujet :
HTML5 : du rififi pour les codecs
En accordant au futur Internet Explorer 9 une part de marché égale à celle de l'actuel Internet Explorer 8, et en utilisant les derniers chiffres, ça représente 37,11 % du marché dans le camp du H.264, contre 33,06 % dans celui d'Ogg Theora. Les choses commencent à devenir délicates pour Mozilla qui s'entête pour une question de principe : tout sauf du logiciel propriétaire. Mais Mozilla ne s'est pas toujours encombrée de pareil principe, comme le souligne Brian Crescimanno , un développeur web et partisan des standards du web : si elle avait fait preuve de la même intransigeance vis-à-vis du format GIF, tout autant propriétaire, et pas moins encombré de brevets en 2000 que ne l'est aujourd'hui le H.264, difficile de croire que Firefox en serait là où il est aujourd'hui. En l'espèce, Mozilla a su faire preuve de pragmatisme de par le passé, et Crescimanno regrette qu'elle n'en fasse pas autant aujourd'hui, jugeant que la position de Mozilla ne fait qu'affaiblir HTML5 en tant qu'alternative à Flash.
Selon lui, le logiciel libre n'a pu avoir du succès que lorsqu'il s'est avéré au moins aussi bon que sa contrepartie propriétaire. C'est le cas de Linux sur les serveurs, mais pas sur les machines de bureau. Parfois même, être au moins aussi bon que le format propriétaire ne suffit pas, à en juger par le succès relatif du format audio libre Ogg Vorbis. Et d'après lui (quoi que le débat sur ce point continue de faire rage), Ogg Theora n'est tout simplement pas à la hauteur de H.264 dans le rapport qualité/compression. S'il se trouvera toujours des partisans d'Ogg Theora pour trouver ce point de vue discutable, en revanche une chose est sûre : H.264 a pour lui l'avantage de fonctionner sur les appareils mobiles, qui disposent d'une puce permettant d'accélérer sa lecture, et donc une meilleure longévité de la batterie. Mais il est vrai que Mozilla n'a que très peu de présence dans l'internet mobile, dominé largement par WebKit, alors que seul Maemo utilise le moteur de Firefox. D'autre part, H.264 est un standard supporté d'un bout à l'autre de la chaîne de production, tant dans les caméras que par logiciels de montage et les sites web, jusqu'aux systèmes d'exploitation des postes clients. Ogg Theora ne bénéficie pas d'un tel soutien logistique.
Selon Crescimanno, dans le meilleur des cas, Ogg Theora pourra être géré en plus du H.264 par certains sites (comme c'est le cas sur DailyMotion), mais il imagine mal qu'on puisse choisir Ogg Theora à la place du H.264. Il y a une raison simple à cela : le H.264 peut être utilisé dans Flash. Ainsi, avec une seule vidéo, les sites web peuvent distribuer leurs contenus tant dans un lecteur flash que dans une page en HTML5. C'est d'ailleurs l'approche qu'ont choisi YouTube et Vimeo (lire : Mozilla face au problème H.264), alors que, parmi les grands sites, seul Wikipedia utilise Ogg Theora pour ses vidéos (toutefois bien discrètes). Et Brian Crescimanno a bien peur que la majorité des sites web opteront pour Flash pour les vidéos dans Firefox, ce qui leur évitera d'avoir à encoder celles-ci dans un format supplémentaire tel qu'Ogg Theora, une tâche coûteuse en matière de logistique. L'ironie du sort serait que les utilisateurs de Firefox doivent non seulement utiliser le format propriétaire H.264, mais qu'en outre s'y ajoute une seconde couche propriétaire par le biais de Flash, ce que les autres navigateurs pourront éviter.
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HTML5 : du rififi pour les codecs
« Il n'y aura plus de mises à jour pour Firefox 3.0.x », tels sont les mots surlignés de rouge que l'on peut trouver dans la dernière version du planning Firefox.
Rien de bien étonnant à cette nouvelle, que l'on attendait même pour plus tôt, mais la feuille de route de Firefox n'a cessé d'aller de retard en contre-temps ces derniers mois. Firefox 3 était sorti en juin 2008 avec une promotion considérable, et sa dernière version en date est la 3.0.18.
Cette décision d'abandonner son maintien est une illustration de la nouvelle stratégie de développement de Firefox, qui gagnera de nouvelles fonctions dans des révisions mineures plutôt que des révisions majeures. Une nouvelle fonction, d'ailleurs, c'est ce qu'on attend de la 3.6.3, dont le calendrier devrait être arrêté la semaine prochaine.
On parle toujours du support des plugins Flash et Quicktime comme des processus séparés, ce qui leur permettra de planter dans leur coin sans faire planter la navigateur, mais là encore, le projet aurait pris du retard…
Sur le même sujet :
- Une pincée de WebKit dans le prochain moteur JavaScript de Mozilla
- Une nouvelle stratégie de développement pour Firefox
Rien de bien étonnant à cette nouvelle, que l'on attendait même pour plus tôt, mais la feuille de route de Firefox n'a cessé d'aller de retard en contre-temps ces derniers mois. Firefox 3 était sorti en juin 2008 avec une promotion considérable, et sa dernière version en date est la 3.0.18.
Cette décision d'abandonner son maintien est une illustration de la nouvelle stratégie de développement de Firefox, qui gagnera de nouvelles fonctions dans des révisions mineures plutôt que des révisions majeures. Une nouvelle fonction, d'ailleurs, c'est ce qu'on attend de la 3.6.3, dont le calendrier devrait être arrêté la semaine prochaine.
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Internet > Une pincée de WebKit dans le prochain moteur JavaScript de Mozilla [09.03.2010 16:50 - CL]
La fondation Mozilla cherche à améliorer les performances JavaScript de Firefox. Celui-ci est actuellement distancé par Chrome, Safari et Opera. Pour parvenir à ses fins, Mozilla travaillerait sur un tout nouveau moteur baptisé JagerMonkey, qui reprendrait des portions de code de WebKit.
Les moteurs JavaScript récents ont recours au tracing. Cette méthode consiste à repérer les parties de codes répétitives, tout en tentant de détecter les types des valeurs utilisées. À partir de cela, le moteur JavaScript génère du code machine optimisé, ce qui évite de réinterpréter le JavaScript à chaque passe d'une boucle. Sur les dernières versions de Firefox, cette tâche incombe à nanojit, un composant issu du projet Tamarin.
Avec JagerMonkey, les développeurs de la fondation Mozilla souhaitent aller plus loin. Lorsqu'il n'est pas possible d'exécuter du code par le biais du tracing, JaëgerMonkey le transformera en code machine. Pour effectuer cette tâche, il aura recours à Nitro Assembler, un compilateur que l'on retrouve dans WebKit.
Ce projet n'en est qu'à ses débuts. On ignore pour l'heure quand il sera intégré à une version finalisée de Firefox.
Pour accélérer son navigateur, la fondation Mozilla travaille également sur un autre chantier : l'accélération matérielle graphique pour la 2D. Sur Windows, elle sera effectuée à l'aide de Direct2D. Sur Mac OS X et Linux, Firefox aura recours à OpenGL 2.1. Ce n'est pas la seule amélioration que Gecko comprendra au niveau de l'affichage. Il utilisera un système de calques. L'avantage de cette solution, c'est que chaque calque disposera de son propre type d'accélération graphique. Ce système permettra de traiter de manière optimale les différents éléments d'une page : vidéo, texte, images…
Google Chrome est le navigateur qui monte. En février, sa part d'utilisation a atteint les 5,61 %, un chiffre en progression de 0,39 point en un mois. Les efforts de Google pour promouvoir son navigateur payent. À titre de comparaison, il disposait en avril dernier d'une part d'utilisation de seulement 1,79 % !
Cette progression se fait aux dépens de tous ses concurrents : Internet Explorer recule en un mois de 0,5 point à 61,62 %, Firefox de 0,19 point à 24,24 %, Safari de 0,1 point à 4,43 % et Opera de 0,03 point à 2,35 %.
Au niveau des systèmes d'exploitation, on notera que Mac OS X s'essouffle. Le logiciel système d'Apple disposait en février d'une part d'utilisation de 5,02 % en recul de 0,14 point par rapport au mois précédent. Depuis novembre, le système d'Apple stagne entre 5 et 5,2 %.
De son côté, iPhone OS continue sa progression avec une part d'utilisation qui vient de franchir le demi-point ! Une première !
Cette progression se fait aux dépens de tous ses concurrents : Internet Explorer recule en un mois de 0,5 point à 61,62 %, Firefox de 0,19 point à 24,24 %, Safari de 0,1 point à 4,43 % et Opera de 0,03 point à 2,35 %.

Au niveau des systèmes d'exploitation, on notera que Mac OS X s'essouffle. Le logiciel système d'Apple disposait en février d'une part d'utilisation de 5,02 % en recul de 0,14 point par rapport au mois précédent. Depuis novembre, le système d'Apple stagne entre 5 et 5,2 %.

De son côté, iPhone OS continue sa progression avec une part d'utilisation qui vient de franchir le demi-point ! Une première !
Après un mois et demi de débats, l'affaire est entendue, les futures grandes versions de Firefox exigeront au minimum Mac OS X 10.5 Leopard pour fonctionner. Josh Aas l'un des ingénieurs chargé du développement du moteur Gecko l'a confirmé. Il s'agira des versions basées au minimum sur le moteur de rendu Gecko 1.9.3, utilisé par l'actuel Firefox 3.7 alpha 2.
Firefox 3.6, sorti fin janvier (ainsi que ses petites révisions à venir), sera la dernière étape pour les utilisateurs de Tiger. Ceci afin de faciliter le travail des développeurs et l'utilisation de certaines technologies propres aux 10.5 et 10.6 (voir l'article Vers l'abandon de Tiger pour les prochains Firefox).
Firefox 3.6, sorti fin janvier (ainsi que ses petites révisions à venir), sera la dernière étape pour les utilisateurs de Tiger. Ceci afin de faciliter le travail des développeurs et l'utilisation de certaines technologies propres aux 10.5 et 10.6 (voir l'article Vers l'abandon de Tiger pour les prochains Firefox).
Durant la conférence CanSecWest, le concours PWN2OWN propose à des hackers de prendre le contrôle de différentes machines sur Mac OS X, Windows et Linux à l'aide de Safari, Firefox, IE et Chrome. Le premier qui y parvient repart avec la machine et plusieurs milliers de dollars de récompense ($40.000 en tout sont en jeu cette année).
Le concours revient pour la quatrième année, mais les précédentes éditions n'ont pas manqué de défrayer la chronique : En 2007, Dino Dai Zovi remportait le concours en soumettant un MacBook Pro à sa volonté (voir La nuit porte conseil). Parmi les concurrents, Charlie Miller s'est fait une spécialité du "hacking-minute" sur Mac : en 2008, il a réussi à prendre le contrôle d'un MacBook Air en deux minutes (voir Un MacBook Air hacké en deux minutes). L'année dernière, le même Charlie Miller terrassait un MacBook en 10 secondes (voir Concours : Safari, IE et Firefox tous hackés). Il espère renouveler son exploit pour la troisième fois consécutive.
Cependant, si Charlie Miller affirmait en 2009 que Snow Leopard est moins sécurisé que Windows (voir notre article), il admet que le défi est aujourd'hui plus difficile : « Contrairement aux précédentes années, je dirais que Safari n'est pas particulièrement plus facile à hacker que les navigateurs sur Windows. D'abord parce que Snow Leopard dispose enfin d'un DEP (Data Execution Prevention, un système qui empêche de d'exécuter du code stocké dans la mémoire inscriptible). Ensuite, durant la dernière conférence Black Hat, Dion Blazakis a démontré comment mettre à mal de DEP dans les navigateurs [sur Windows]. La seule différence c'est que Safari dispose d'une surface d'attaque plus large, et inclut, par exemple, un lecteur PDF (Aperçu) et Flash. »
Ca n'empêche pas Miller de prédire que Safari fera partie des deux à trois navigateurs qui devraient choir, selon lui. L'année dernière, Safari, Firefox et IE ont tous succombé, seul Chrome a tenu bon. L'édition 2010 de la conférence CanSecWest se tiendra à Vancouver du 24 au 26 mars.
A voir sur le même sujet :
Hacker Mac OS X ? Trop facile !
Le concours revient pour la quatrième année, mais les précédentes éditions n'ont pas manqué de défrayer la chronique : En 2007, Dino Dai Zovi remportait le concours en soumettant un MacBook Pro à sa volonté (voir La nuit porte conseil). Parmi les concurrents, Charlie Miller s'est fait une spécialité du "hacking-minute" sur Mac : en 2008, il a réussi à prendre le contrôle d'un MacBook Air en deux minutes (voir Un MacBook Air hacké en deux minutes). L'année dernière, le même Charlie Miller terrassait un MacBook en 10 secondes (voir Concours : Safari, IE et Firefox tous hackés). Il espère renouveler son exploit pour la troisième fois consécutive.
Cependant, si Charlie Miller affirmait en 2009 que Snow Leopard est moins sécurisé que Windows (voir notre article), il admet que le défi est aujourd'hui plus difficile : « Contrairement aux précédentes années, je dirais que Safari n'est pas particulièrement plus facile à hacker que les navigateurs sur Windows. D'abord parce que Snow Leopard dispose enfin d'un DEP (Data Execution Prevention, un système qui empêche de d'exécuter du code stocké dans la mémoire inscriptible). Ensuite, durant la dernière conférence Black Hat, Dion Blazakis a démontré comment mettre à mal de DEP dans les navigateurs [sur Windows]. La seule différence c'est que Safari dispose d'une surface d'attaque plus large, et inclut, par exemple, un lecteur PDF (Aperçu) et Flash. »
Ca n'empêche pas Miller de prédire que Safari fera partie des deux à trois navigateurs qui devraient choir, selon lui. L'année dernière, Safari, Firefox et IE ont tous succombé, seul Chrome a tenu bon. L'édition 2010 de la conférence CanSecWest se tiendra à Vancouver du 24 au 26 mars.
A voir sur le même sujet :
Hacker Mac OS X ? Trop facile !
Faut-il supprimer le support de Mac OS X 10.4 à compter des prochaines versions de Firefox basées sur le moteur de rendu de pages Gecko 1.9.3 attendu vers la fin de l'année ? C'est la question posée dans les forums développeurs de Mozilla avec, a priori, une certaine inclination vers le oui.
Le responsable du développement de la version Mac du navigateur explique que cette compatibilité les empêche d'utiliser pleinement les dernières technologies de Mac OS X (Safari 4.0.4 est lui aussi compatible de Tiger à Snow Leopard, alors que Chrome ne démarre que sur un 10.5 minimum), elle les obligerait à revenir à une version plus ancienne de leur compilateur et, autre problème en perspective, la prochaine version du plug-in Java2 fournie par Apple exclura Tiger. L'abandon du 10.4 permettrait également de se débarrasser d'une large portion de code.
Toutefois, ce serait aussi se priver d'environ 24% d'utilisateurs de Firefox 3.5 restés sur Tiger. Mais ils pourraient dès lors passer à Firefox 3.6 qui restera la dernière version compatible 10.4. Chose qui se produit en général lorsque le support d'une ancienne version de système passe à la trappe. Mozilla donne à ce propos ses statistiques d'utilisation de ces deux versions du navigateur qui montrent l'ascendant pris par Leopard et Snow Leopard (76% pour Firefox 3.5 et 88% pour Firefox 3.6 même si ce denier reste encore peu adopté avec 314 000 utilisateurs contre 5,7 millions pour Firefox 3.5).
Firefox 3.5
===========
10.6 (Darwin 10.x): 1,497,221 (26%)
10.5 (Darwin 9.x): 2,855,842 (50%)
10.4 (Darwin 8.x): 1,379,770 (24%)
Toutes les versions de Mac OS X: 5,732,833
Firefox 3.6
===========
10.6 (Darwin 10.x): 186,825 (59%)
10.5 (Darwin 9.x): 91,478 (29%)
10.4 (Darwin 8.x): 35,960 (12%)
Toutes les versions de Mac OS X: 314,263
Cette suggestion doit encore faire l'objet d'un débat mais l'option de l'abandon de Tiger est privilégiée pour l'heure.
Le responsable du développement de la version Mac du navigateur explique que cette compatibilité les empêche d'utiliser pleinement les dernières technologies de Mac OS X (Safari 4.0.4 est lui aussi compatible de Tiger à Snow Leopard, alors que Chrome ne démarre que sur un 10.5 minimum), elle les obligerait à revenir à une version plus ancienne de leur compilateur et, autre problème en perspective, la prochaine version du plug-in Java2 fournie par Apple exclura Tiger. L'abandon du 10.4 permettrait également de se débarrasser d'une large portion de code.
Toutefois, ce serait aussi se priver d'environ 24% d'utilisateurs de Firefox 3.5 restés sur Tiger. Mais ils pourraient dès lors passer à Firefox 3.6 qui restera la dernière version compatible 10.4. Chose qui se produit en général lorsque le support d'une ancienne version de système passe à la trappe. Mozilla donne à ce propos ses statistiques d'utilisation de ces deux versions du navigateur qui montrent l'ascendant pris par Leopard et Snow Leopard (76% pour Firefox 3.5 et 88% pour Firefox 3.6 même si ce denier reste encore peu adopté avec 314 000 utilisateurs contre 5,7 millions pour Firefox 3.5).
Firefox 3.5
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10.6 (Darwin 10.x): 1,497,221 (26%)
10.5 (Darwin 9.x): 2,855,842 (50%)
10.4 (Darwin 8.x): 1,379,770 (24%)
Toutes les versions de Mac OS X: 5,732,833
Firefox 3.6
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10.6 (Darwin 10.x): 186,825 (59%)
10.5 (Darwin 9.x): 91,478 (29%)
10.4 (Darwin 8.x): 35,960 (12%)
Toutes les versions de Mac OS X: 314,263
Cette suggestion doit encore faire l'objet d'un débat mais l'option de l'abandon de Tiger est privilégiée pour l'heure.
Il n'y a pas que chez Apple que Flash se prend une petite souffante, la troisième Release Candidate de la version mobile de Firefox ("Fennec") fait également monter la technologie d'Adobe sur le tatami. Stuart Parmenter, le directeur du développement de ce Firefox (qui tourne aujourd'hui sur deux smartphones Nokia avec l'OS Maemo), explique sur son blog que le support des plug-in a dû être désactivé. En cause "Le plug-in Flash utilisé sur plusieurs sites dégradait les performances du navigateur jusqu'à un point inconciliable avec nos exigences."
Le support de Flash n'a pas été éradiqué pour autant, les développeurs ont laissé la possibilité d'activer le fonctionnement des plug-ins par un réglage caché (via la commande about:config). Il est aussi précisé que ce support est encore expérimental. Mais une extension est en préparation pour laisser à l'utilisateur le moyen de choisir les sites où le(s) plug-in(s) pourront être activés. C'est tant mieux pour la liberté de navigation de l'utilisateur, mais on peut également estimer que ce type de réglage n'est pas fait pour simplifier les choses chez ceux peu tournés vers ces subtilités techniques.
Enfin, si l'on avait la curiosité de jouer avec ce Firefox mobile, c'est possible, le navigateur est proposé dans une version RC3 compatible Mac [14,4 Mo]. Elle n'a pas d'intérêt en tant que tel pour un usage sur ordinateur, mais on peut jouer cinq minutes avec c'est rigolo, il y a un côté navigateur pour bébé avec ces gros boutons (cliquez sur les bords de la fenêtre et glissez la souris pour ouvrir les volets latéraux).
Sur le même sujet :
Quand Adobe et Apple se disputent le web
Flash : de meilleures performances espérées sur Mac
Le support de Flash n'a pas été éradiqué pour autant, les développeurs ont laissé la possibilité d'activer le fonctionnement des plug-ins par un réglage caché (via la commande about:config). Il est aussi précisé que ce support est encore expérimental. Mais une extension est en préparation pour laisser à l'utilisateur le moyen de choisir les sites où le(s) plug-in(s) pourront être activés. C'est tant mieux pour la liberté de navigation de l'utilisateur, mais on peut également estimer que ce type de réglage n'est pas fait pour simplifier les choses chez ceux peu tournés vers ces subtilités techniques.
Enfin, si l'on avait la curiosité de jouer avec ce Firefox mobile, c'est possible, le navigateur est proposé dans une version RC3 compatible Mac [14,4 Mo]. Elle n'a pas d'intérêt en tant que tel pour un usage sur ordinateur, mais on peut jouer cinq minutes avec c'est rigolo, il y a un côté navigateur pour bébé avec ces gros boutons (cliquez sur les bords de la fenêtre et glissez la souris pour ouvrir les volets latéraux).

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La prochaine version de Firefox - qu'elle soit numérotée 3.7 ou 4.0 - devrait amener pas mal de changements dans son interface, depuis plusieurs mois les équipes de Mozilla planchent sur des concepts et différentes pistes qui devraient être finalement mis en place. Dans un nouveau billet, les grandes lignes des changements attendus sont évoquées et plus ou moins détaillés.
>> Lire la suite
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Weave est disponible dans sa première version finale chez Mozilla. Cette extension pour Firefox (3.5 minimum) offre un service de synchronisation des données et réglages du navigateur. On peut alors tenir à jour ces infos entre plusieurs postes, qu'ils soient Mac, PC et Linux (ainsi que Fennec, la version mobile de Firefox proposée sur certains smartphones Nokia et Windows Mobile).
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La dernière version de Firefox 3.6 contient quelques réglages que l'on peut s'employer à activer pour modifier en particulier sa gestion des onglets. D'abord, la manière dont ceux-ci sont ouverts. Lorsqu'on clique sur un lien dans une page afin de l'ouvrir sous la forme d'un onglet, celui-ci va venir se loger immédiatement à la suite de l'onglet de cette page d'origine. Et ainsi de suite pour chacun des liens issus de cette page. Ce qui a pour avantage de former un groupe bloc d'onglets "contextuel".
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L'arrivée du HTML5 sur YouTube et Vimeo n'aura pas fait que des heureux : contrairement à Dailymotion qui promose ses contenus vidéo aussi bien au format H.264 qu'Ogg Theora, YouTube et Vimeo n'utilisent que le premier codec.
L'inconvénient d'une telle approche c'est qu'elle ne fonctionne qu'avec les navigateurs qui peuvent exploiter le H.264, à savoir Google Chrome et Safari. Si la Fondation Mozilla se réjouit de voir pris d'assaut le bastion de Flash, un plugin propriétaire, au profit du standard ouvert HTML 5, elle déplore en revanche que seule une autre solution propriétaire soit accessible sur YouTube et Vimeo. En effet, Firefox qui a fait depuis ses débuts le choix de l'open source à 100 % ne peut envisager d'utiliser ce codec propriétaire pour plusieurs raisons. Mike Shaver, Vice Président de l'ingénierie de Mozilla, en fait état sur son blog.
Tout d'abord il faudrait que la Fondation Mozilla se deleste d'une coquette somme, à savoir 5 millions de dollars, pour chaque année d'accord de licence. Mais même en acceptant de payer l'association MPEG LA, ça ne résoudrait pas la question des navigateurs basés sur le code de Mozilla, qui ne pourraient pas se permettre de reverser une somme pareille. En outre, Shaver rappelle que si l'utilisation du H.264 est pour le moment gratuite pour les créateurs de contenus, cette gratuité n'aura plus cours à la fin de l'année, et que toute personne diffusant de la vidéo à ce format sur son site, ou au sein d'un logiciel, devra obtenir l'accord du MPEG-LA et débourser un montant encore inconnu.
Robert O'Callahan, développeur chez Mozilla, passe également en revue toutes les questions qui se posent autour de cette guerre des plugins, notamment sur des moyens de contournement.
Par exemple, certains se demandent s'il ne faudrait pas tout simplement tirer parti du lecteur H.264 intégré aux systèmes d'exploitation. O'Callahan rétorque que les versions antérieures à Windows 7 ne fournissent pas de tel lecteur, ce qui représente la majorité des utilisateurs de Firefox. D'autre part une telle approche reviendrait à se débarrasser du débat et à le reporter sur le système d'exploitation, sur lequel Mozilla n'a aucune prise. Il lui semble bien plus constructif de lutter contre la propagation des standards propriétaires à la racine.
Concernant l'arrivée prochaine du H.264 dans le domaine public, il rétorque que non seulement certains brevets courent jusqu'en 2017, mais qu'en outre le problème se posera à nouveau pour les successeurs du H.264.
Le problème montre cependant certaines limites de l'open source, ou du moins celles qu'imposent les brevets logiciels : un codec tel que le H.264 est extrêmement efficace et met en œuvre des algorithmes très pointus, qui sont en général en dehors de portée du logiciel libre. Ces algorithmes impliquent généralement des chercheurs de pointe, et des investissements massifs. Moralité les solutions open source sont moins performantes et donc moins séduisantes pour les acteurs de l'industrie : YouTube utilisera plus de bande passante pour une qualité moindre pour une même vidéo en Ogg Theora, ce qui entraîne des coûts de fonctionnement plus importants. Et sur une plate-forme aussi conséquente que YouTube, qui, chaque jour, ajoute quelques centaines de milliers de nouvelles vidéos, et en distribue des centaines de millions, la différence aura un impact très notable.
Une différence qui ne justifie pas de défendre un web libre de brevets et de licences. Il reste à Mozilla de tout faire pour qu'Ogg Theora soit plus compétitif. Il faudra également voir ce que Google compte faire des codecs d'On2 dont elle a fait l'acquisition en juillet dernier (voir notre article Google veut améliorer la qualité des vidéos sur le web). D'ici là, il faudra se contenter de Flash sur Firefox, ou utiliser d'autres navigateurs pour bénéficier de la vidéo en HTML 5 sur YouTube et Vimeo. En attendant, Firefox risque là de se trouver bien isolé face à ce standard émergent du Web dont il est privé.
A voir sur le même sujet :
HTML 5 : du rififi pour les codecs
Comment HTML 5 va changer la donne
L'inconvénient d'une telle approche c'est qu'elle ne fonctionne qu'avec les navigateurs qui peuvent exploiter le H.264, à savoir Google Chrome et Safari. Si la Fondation Mozilla se réjouit de voir pris d'assaut le bastion de Flash, un plugin propriétaire, au profit du standard ouvert HTML 5, elle déplore en revanche que seule une autre solution propriétaire soit accessible sur YouTube et Vimeo. En effet, Firefox qui a fait depuis ses débuts le choix de l'open source à 100 % ne peut envisager d'utiliser ce codec propriétaire pour plusieurs raisons. Mike Shaver, Vice Président de l'ingénierie de Mozilla, en fait état sur son blog.
Tout d'abord il faudrait que la Fondation Mozilla se deleste d'une coquette somme, à savoir 5 millions de dollars, pour chaque année d'accord de licence. Mais même en acceptant de payer l'association MPEG LA, ça ne résoudrait pas la question des navigateurs basés sur le code de Mozilla, qui ne pourraient pas se permettre de reverser une somme pareille. En outre, Shaver rappelle que si l'utilisation du H.264 est pour le moment gratuite pour les créateurs de contenus, cette gratuité n'aura plus cours à la fin de l'année, et que toute personne diffusant de la vidéo à ce format sur son site, ou au sein d'un logiciel, devra obtenir l'accord du MPEG-LA et débourser un montant encore inconnu.
Robert O'Callahan, développeur chez Mozilla, passe également en revue toutes les questions qui se posent autour de cette guerre des plugins, notamment sur des moyens de contournement.
Par exemple, certains se demandent s'il ne faudrait pas tout simplement tirer parti du lecteur H.264 intégré aux systèmes d'exploitation. O'Callahan rétorque que les versions antérieures à Windows 7 ne fournissent pas de tel lecteur, ce qui représente la majorité des utilisateurs de Firefox. D'autre part une telle approche reviendrait à se débarrasser du débat et à le reporter sur le système d'exploitation, sur lequel Mozilla n'a aucune prise. Il lui semble bien plus constructif de lutter contre la propagation des standards propriétaires à la racine.
Concernant l'arrivée prochaine du H.264 dans le domaine public, il rétorque que non seulement certains brevets courent jusqu'en 2017, mais qu'en outre le problème se posera à nouveau pour les successeurs du H.264.
Le problème montre cependant certaines limites de l'open source, ou du moins celles qu'imposent les brevets logiciels : un codec tel que le H.264 est extrêmement efficace et met en œuvre des algorithmes très pointus, qui sont en général en dehors de portée du logiciel libre. Ces algorithmes impliquent généralement des chercheurs de pointe, et des investissements massifs. Moralité les solutions open source sont moins performantes et donc moins séduisantes pour les acteurs de l'industrie : YouTube utilisera plus de bande passante pour une qualité moindre pour une même vidéo en Ogg Theora, ce qui entraîne des coûts de fonctionnement plus importants. Et sur une plate-forme aussi conséquente que YouTube, qui, chaque jour, ajoute quelques centaines de milliers de nouvelles vidéos, et en distribue des centaines de millions, la différence aura un impact très notable.
Une différence qui ne justifie pas de défendre un web libre de brevets et de licences. Il reste à Mozilla de tout faire pour qu'Ogg Theora soit plus compétitif. Il faudra également voir ce que Google compte faire des codecs d'On2 dont elle a fait l'acquisition en juillet dernier (voir notre article Google veut améliorer la qualité des vidéos sur le web). D'ici là, il faudra se contenter de Flash sur Firefox, ou utiliser d'autres navigateurs pour bénéficier de la vidéo en HTML 5 sur YouTube et Vimeo. En attendant, Firefox risque là de se trouver bien isolé face à ce standard émergent du Web dont il est privé.
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Mars 2010