Beaubourg, compte-rendu complet
par Benjamin Ferran le 08.01.2003 à 07:03
Même si le rendez-vous est fixé à 17 heures à Beaubourg, une queue commence à se former dès 16 heures devant l'entrée principale du centre Georges Pompidou. Les journalistes des quatre coins de l'Europe se mêlent aux employés d'Apple Europe et aux invités. Le musée étant fermé ce mardi, une grande partie du hall a été transformée en salle de projection. Une fois entré, on profite d'un premier cocktail sur une musique de Moby, et l’on part à la pêche aux dernières rumeurs. Ceux qui savent déjà (et il y en a !), jouent les ignorants innocents, et refusent de répondre aux questions de ceux qui n'ont même plus la force de patienter quelques minutes encore. À 16h45, il est déjà temps de s'installer (les places manqueront) pour écouter un discours liminaire de Pascal Cagni, vice président, et manager général d'Apple Europe, Moyen Orient et Afrique.
Beaubourg-Apple : même combat
Les architectes du centre Georges Pompidou furent des visionnaires, contestés en leur temps. Aujourd’hui, alors que les années ont passé, beaucoup leur donnent finalement raison. Tout commence donc par un retour discret de la campagne Think Different, servant d’introduction de circonstance au discours de Pascal Cagni qui nous propose rapidement un bref retour sur l'année 2002, en attendant le début du keynote de Steve Jobs. Les projecteurs sont tout d'abord pointés sur trois produits. On commence par Mac OS X tout d'abord, qui est comparé à un bon vin arrivé au stade de maturité. Plus de 5000 applications tournent sur le nouveau système d'Apple, et il s'est vendu durant les quatre derniers mois autant de copies de Jaguar que Mac OS X 10.0 et 10.1 réunis en dix-sept mois. Outre Mac OS X, les deux autres produits de l’année 2002 sont iPod et Xserve, qui démontrent la volonté d'Apple de séduire un plus grand nombre d'utilisateurs en s'attaquant à de nouveaux marchés.
Pascal Cagni s'attarde ensuite sur les percées de 2002, spécifiques à l'Europe. C'est d'abord la mise en place de nouvelles politiques commerciales avec des chaînes de ventes qualifiées (plus de 1500 points de vente), fondées sur plus de 400 solutions spécialisées, et devant répondre à certains critères de qualité. Et puis, toujours en Europe, c'est le succès d'Apple Store, l'un des plus grands sites de vente en ligne du Vieux Continent.
Pour clore son discours, Pascal Cagni nous annonce qu'Apple souhaite renouer avec les bases de son succès, notamment en mettant plus que jamais l'éducation au premier plan, y compris en Europe. Il faut montrer aux responsables et aux étudiants ce que les solutions Apple peuvent leur apporter. Rendez-vous est donné après le keynote de Steve pour quelques nouvelles supplémentaires, concernant là encore spécifiquement l'Europe.
Presque sur scène
Tout le monde l'attendait, et il fait enfin son apparition à 18h11. On le croirait presque sur la scène de Beaubourg et, du reste, le public présent à Paris applaudit son entrée. Nous ne reviendrons pas en détails sur la nature des annonces de Steve Jobs, dont les comptes-rendus peuvent être consultés ici pour le "minute par minute" et là pour la synthèse. Cependant, même pour une simple retransmission, il est intéressant de noter que le public est assez actif. On applaudit et l’on siffle lorsqu'Ellen apparaît en photo, on craint le pire lorsque l'image saute pendant quelques secondes, on fait un grand silence lorsqu'il est question de .Mac payant ou du pack iLife (même si le téléchargement gratuit de trois iApps est une très bonne nouvelle), on rit beaucoup lors de la présentation de la merveilleuse veste pour surfeur mélomane, et l'on s'endort finalement pendant les longues minutes de la présentation un brin exhaustive des thèmes d'iDVD 2. Steve a l'air de s'amuser comme un petit fou. Pas nous.
Cette accalmie est sans doute voulue, car la salle s'enflamme (hourras, applaudissements…) lorsque Steve nous présente Safari. Bien sûr, on avait déjà remarqué l'icône du navigateur lors de la présentation d'iLife, mais l’on n'osait pas vraiment y croire. Les tableaux de performances, et la disponibilité immédiate du logiciel, sont eux aussi applaudis. Hélas, après toutes ces émotions, il est temps de se rendormir. Même si Keynote est un logiciel intéressant et surprenant, même si de grosses annonces ont déjà été faites, on attend d'autres nouvelles. Steve a encore l'air de s'amuser comme un enfant avec ses thèmes. Pas nous. D'autant que nous ne trouverons pas sous nos sièges la copie de Keynote à laquelle les Américains ont droit.
One more thing !
Grand froid à la fin de la présentation de Keynote. On attend autre chose, avec impatience. Cela ne sera pas l'iPod, expédié par Steve en début de keynote. Un iPhone ? un iPDA ? une iTablet ? Rien de tout cela, mais nous n'allons pas être déçus pour autant. Cela commence par le PowerBook 17 pouces. On se regarde, incrédules ; beaucoup pensent que la machine est disproportionnée, qu'Apple en fait trop. C'est le scepticisme qui l'emporte. Et puis, on commence à s'intéresser à la bête à l'évocation du clavier lumineux. À partir de là, toutes les caractéristiques sont accompagnées par des applaudissements, et même les plus sceptiques sont finalement conquis. FireWire 800, entrée audio, Bluetooth, Airport Extreme et nouvelles antennes, le tout pour 3299 dollars, ce PowerBook a tout.
Steve Jobs nous avait dit que ce keynote compterait pour deux, rien de bien étonnant si, après le "One more thing", il annonce un "One more small thing". Ceux qui avaient consulté MacRumors le matin savent alors déjà que le 17 pouces va avoir un petit frère, et c'est effectivement le modèle 12 pouces qui est présenté. Là encore, le public applaudit, enthousiaste. Deux heures viennent de s'écouler, et Steve termine sa conférence par la diffusion de divers vidéos, dont bien sûr une publicité hilarante.
Un petit plus pour l'Europe
L'écran s'éteint, et Pascal Cagni remonte sur scène pour nous annoncer d'abord que nous n'aurons pas droit à Keynote, et ensuite que le programme "OS X for teachers" est désormais étendu à l'Europe. Pour les Apple Stores, on il faudra encore attendre. Enfin, nous sommes conviés au dernier étage pour découvrir les nouveaux PowerBook Ai et les nouvelles iApplications. Pas une minute à perdre.
À nous les Ai
Nous arrivons au sixième étage, dans un Georges transformé en MacWorld Expo sauvage. Il y a des cocktails, des petits-fours, mais surtout les nouvelles machines que tout le monde veut essayer, toucher, tester. On trouve dos-à-dos deux stands mélangeant chacun 5 modèles de PowerBook, et deux autres stands permettant de tester les nouvelles iApps sur des G4 bi-1GHz et des écrans 23 pouces. Voici une petite sélection de photos légendées, qui vous en apprendront plus sur ces nouvelles machines. Il s'agissait des premières séries, tout juste arrivées dans une lourde malle jaune depuis les États-Unis, ce qui peut expliquer certains problèmes de fermeture de la nouvelle coque (il faut s'y prendre à de nombreuses reprises, et appuyer bien fort pour les fermer).
Airport Extreme
On pouvait aussi voir les nouvelles bornes Airport Extreme (décidemment, c'est une appellation à la mode) à Beaubourg. Il vous faudra pour l'instant évidemment faire l'acquisition d'un nouveau PowerBook pour pouvoir profiter du 802.11g, et les cartes de cette génération ne seront pas compatibles avec les anciennes machines. Cependant, la borne pourra être gérée grâce à un logiciel pour être compatible avec le b, le g, ou les deux. À noter, quelques éléments importants. D'abord, dès que vous brancherez une imprimante sur la borne, celle-ci sera directement reconnue et tous vos ordinateurs pourront imprimer dessus par Rendezvous. Ensuite, il faut savoir aussi que les modems ADSL USB ne sont pas encore supportés, mais devraient l'être, selon les responsables d'Apple les plus optimistes, d'ici la fin du mois de février.
Finalement ? Un succès...
Toutes les personnes auxquelles nous avons pu parler ont été séduites par ce keynote. Souvent, elles n'en attendaient pas autant et certains estiment même qu'il s'agit de la meilleure conférence depuis le retour de Steve Jobs à la tête d'Apple. Certes, les iMac, eMac et PowerMac ont été oubliés, mais leur tour viendra sans doute pendant les tout prochains mois. À Beaubourg, les nouvelles machines ont en tout cas fait l'unanimité. Bien sûr, nous n'avons pas pu tester les performances des deux machines (nous avons simplement vu une moyenne un 60-67 fps pour les effets visuels d'iTunes, en plein écran), mais elles ne devraient pas nous décevoir grâce au processeur, au cache, et surtout à la DDR. Même si 5 pouces séparent les deux Ai, ils sont tous les deux si séduisants et si différents que beaucoup hésitaient à acheter l'un ou l'autre. Voici quelques photographies qui vous permettront de comparer les modèles (attention, un iBook 12 pouces et un Titanium 667 - qui cherchent des repreneurs - se sont glissés dans les photos).
Benjamin Rondeau - Antoine Henry - Cyril Pavillard - Benjamin Ferran
Beaubourg-Apple : même combat
Les architectes du centre Georges Pompidou furent des visionnaires, contestés en leur temps. Aujourd’hui, alors que les années ont passé, beaucoup leur donnent finalement raison. Tout commence donc par un retour discret de la campagne Think Different, servant d’introduction de circonstance au discours de Pascal Cagni qui nous propose rapidement un bref retour sur l'année 2002, en attendant le début du keynote de Steve Jobs. Les projecteurs sont tout d'abord pointés sur trois produits. On commence par Mac OS X tout d'abord, qui est comparé à un bon vin arrivé au stade de maturité. Plus de 5000 applications tournent sur le nouveau système d'Apple, et il s'est vendu durant les quatre derniers mois autant de copies de Jaguar que Mac OS X 10.0 et 10.1 réunis en dix-sept mois. Outre Mac OS X, les deux autres produits de l’année 2002 sont iPod et Xserve, qui démontrent la volonté d'Apple de séduire un plus grand nombre d'utilisateurs en s'attaquant à de nouveaux marchés.
Pascal Cagni s'attarde ensuite sur les percées de 2002, spécifiques à l'Europe. C'est d'abord la mise en place de nouvelles politiques commerciales avec des chaînes de ventes qualifiées (plus de 1500 points de vente), fondées sur plus de 400 solutions spécialisées, et devant répondre à certains critères de qualité. Et puis, toujours en Europe, c'est le succès d'Apple Store, l'un des plus grands sites de vente en ligne du Vieux Continent.
Pour clore son discours, Pascal Cagni nous annonce qu'Apple souhaite renouer avec les bases de son succès, notamment en mettant plus que jamais l'éducation au premier plan, y compris en Europe. Il faut montrer aux responsables et aux étudiants ce que les solutions Apple peuvent leur apporter. Rendez-vous est donné après le keynote de Steve pour quelques nouvelles supplémentaires, concernant là encore spécifiquement l'Europe.
Presque sur scène
Tout le monde l'attendait, et il fait enfin son apparition à 18h11. On le croirait presque sur la scène de Beaubourg et, du reste, le public présent à Paris applaudit son entrée. Nous ne reviendrons pas en détails sur la nature des annonces de Steve Jobs, dont les comptes-rendus peuvent être consultés ici pour le "minute par minute" et là pour la synthèse. Cependant, même pour une simple retransmission, il est intéressant de noter que le public est assez actif. On applaudit et l’on siffle lorsqu'Ellen apparaît en photo, on craint le pire lorsque l'image saute pendant quelques secondes, on fait un grand silence lorsqu'il est question de .Mac payant ou du pack iLife (même si le téléchargement gratuit de trois iApps est une très bonne nouvelle), on rit beaucoup lors de la présentation de la merveilleuse veste pour surfeur mélomane, et l'on s'endort finalement pendant les longues minutes de la présentation un brin exhaustive des thèmes d'iDVD 2. Steve a l'air de s'amuser comme un petit fou. Pas nous.
Cette accalmie est sans doute voulue, car la salle s'enflamme (hourras, applaudissements…) lorsque Steve nous présente Safari. Bien sûr, on avait déjà remarqué l'icône du navigateur lors de la présentation d'iLife, mais l’on n'osait pas vraiment y croire. Les tableaux de performances, et la disponibilité immédiate du logiciel, sont eux aussi applaudis. Hélas, après toutes ces émotions, il est temps de se rendormir. Même si Keynote est un logiciel intéressant et surprenant, même si de grosses annonces ont déjà été faites, on attend d'autres nouvelles. Steve a encore l'air de s'amuser comme un enfant avec ses thèmes. Pas nous. D'autant que nous ne trouverons pas sous nos sièges la copie de Keynote à laquelle les Américains ont droit.
One more thing !
Grand froid à la fin de la présentation de Keynote. On attend autre chose, avec impatience. Cela ne sera pas l'iPod, expédié par Steve en début de keynote. Un iPhone ? un iPDA ? une iTablet ? Rien de tout cela, mais nous n'allons pas être déçus pour autant. Cela commence par le PowerBook 17 pouces. On se regarde, incrédules ; beaucoup pensent que la machine est disproportionnée, qu'Apple en fait trop. C'est le scepticisme qui l'emporte. Et puis, on commence à s'intéresser à la bête à l'évocation du clavier lumineux. À partir de là, toutes les caractéristiques sont accompagnées par des applaudissements, et même les plus sceptiques sont finalement conquis. FireWire 800, entrée audio, Bluetooth, Airport Extreme et nouvelles antennes, le tout pour 3299 dollars, ce PowerBook a tout.
Steve Jobs nous avait dit que ce keynote compterait pour deux, rien de bien étonnant si, après le "One more thing", il annonce un "One more small thing". Ceux qui avaient consulté MacRumors le matin savent alors déjà que le 17 pouces va avoir un petit frère, et c'est effectivement le modèle 12 pouces qui est présenté. Là encore, le public applaudit, enthousiaste. Deux heures viennent de s'écouler, et Steve termine sa conférence par la diffusion de divers vidéos, dont bien sûr une publicité hilarante.
Un petit plus pour l'Europe
L'écran s'éteint, et Pascal Cagni remonte sur scène pour nous annoncer d'abord que nous n'aurons pas droit à Keynote, et ensuite que le programme "OS X for teachers" est désormais étendu à l'Europe. Pour les Apple Stores, on il faudra encore attendre. Enfin, nous sommes conviés au dernier étage pour découvrir les nouveaux PowerBook Ai et les nouvelles iApplications. Pas une minute à perdre.
À nous les Ai
Nous arrivons au sixième étage, dans un Georges transformé en MacWorld Expo sauvage. Il y a des cocktails, des petits-fours, mais surtout les nouvelles machines que tout le monde veut essayer, toucher, tester. On trouve dos-à-dos deux stands mélangeant chacun 5 modèles de PowerBook, et deux autres stands permettant de tester les nouvelles iApps sur des G4 bi-1GHz et des écrans 23 pouces. Voici une petite sélection de photos légendées, qui vous en apprendront plus sur ces nouvelles machines. Il s'agissait des premières séries, tout juste arrivées dans une lourde malle jaune depuis les États-Unis, ce qui peut expliquer certains problèmes de fermeture de la nouvelle coque (il faut s'y prendre à de nombreuses reprises, et appuyer bien fort pour les fermer).
Airport Extreme
On pouvait aussi voir les nouvelles bornes Airport Extreme (décidemment, c'est une appellation à la mode) à Beaubourg. Il vous faudra pour l'instant évidemment faire l'acquisition d'un nouveau PowerBook pour pouvoir profiter du 802.11g, et les cartes de cette génération ne seront pas compatibles avec les anciennes machines. Cependant, la borne pourra être gérée grâce à un logiciel pour être compatible avec le b, le g, ou les deux. À noter, quelques éléments importants. D'abord, dès que vous brancherez une imprimante sur la borne, celle-ci sera directement reconnue et tous vos ordinateurs pourront imprimer dessus par Rendezvous. Ensuite, il faut savoir aussi que les modems ADSL USB ne sont pas encore supportés, mais devraient l'être, selon les responsables d'Apple les plus optimistes, d'ici la fin du mois de février.
Voici les connecteurs de la nouvelle borne Airport Extreme. |
Il n'y avait pas que les ordinateurs, hier soir ! |
L'équipe de MacGeneration reprend des forces, chacun veut revendre son Ti ;) |
Finalement ? Un succès...
Toutes les personnes auxquelles nous avons pu parler ont été séduites par ce keynote. Souvent, elles n'en attendaient pas autant et certains estiment même qu'il s'agit de la meilleure conférence depuis le retour de Steve Jobs à la tête d'Apple. Certes, les iMac, eMac et PowerMac ont été oubliés, mais leur tour viendra sans doute pendant les tout prochains mois. À Beaubourg, les nouvelles machines ont en tout cas fait l'unanimité. Bien sûr, nous n'avons pas pu tester les performances des deux machines (nous avons simplement vu une moyenne un 60-67 fps pour les effets visuels d'iTunes, en plein écran), mais elles ne devraient pas nous décevoir grâce au processeur, au cache, et surtout à la DDR. Même si 5 pouces séparent les deux Ai, ils sont tous les deux si séduisants et si différents que beaucoup hésitaient à acheter l'un ou l'autre. Voici quelques photographies qui vous permettront de comparer les modèles (attention, un iBook 12 pouces et un Titanium 667 - qui cherchent des repreneurs - se sont glissés dans les photos).
Benjamin Rondeau - Antoine Henry - Cyril Pavillard - Benjamin Ferran
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Juillet 2010