ARM : du smartphone au serveur
par Anthony Nelzin le 09.09.2010 à 12:12
ARM tient de plus en plus à sortir de son marché habituel de l'embarqué pour aller vers les routeurs et surtout les serveurs. Les processeurs ARM sont connus pour leur faible dissipation thermique et leur faible consommation. Les Cortex-A15, présentés hier, sont justement conçus pour faire le grand écart du smartphone au serveur.
Alors que la gamme ARM actuelle est représentée par les Cortex-A8 et A9, le saut dans la numérotation est censé représenté le saut technologique. Il ne faut cependant pas s'attendre à les voir de sitôt : ARM pense que les premières implémentations de ses designs ne verront pas le jour avant la fin 2012, alors que les premiers processeurs Cortex-A9 sont attendus à la fin de l'année. On rappelle que ARM ne fabrique pas de processeurs, mais conçoit des spécifications qui sont ensuite licenciées à des partenaires.
Côté serveur, ARM ne vise pas les grilles de calcul : le design quadricœur plafonne à 2,5 GHz, et le Cortex-A15 est 32-bits, limitant fortement l'intérêt de sa capacité à gérer 1 To de mémoire vive. Il vise plutôt un marché aujourd'hui dominé par VIA ou Intel avec ces Celeron et Atom, celui du serveur consommant le moins possible, où la puissance pourra être compensée par la multiplication des têtes à coût, consommation et dissipation inférieurs ou égaux. ARM ne fournit cependant pas le TDP estimé, indiquant que les puces pourront être gravées en 32nm ou 28nm. Les puces les plus rapides pourraient aussi être utilisées dans les serveurs pour des applications aussi variées que l'hébergement de sites Internet ou même la recherche et le réseau social, Google et Facebook ayant déjà fait montre de leur intérêt pour cette architecture.
Mais le Cortex-A15 a aussi été prévu pour les smartphones et les tablettes : les implémentations mono- et bicœur pourront être cadencées jusqu'à 1,5 GHz. Le processeur Apple A4 est basé sur l'architecture Cortex-A8, et il se murmure que son successeur pourrait être basé sur l'architecture Cortex-A9 double-cœur (lire : Orion : une indication du successeur du A4 ? ). ARM promet que les performances seront 5 fois supérieures à celles des designs actuels, pour une consommation similaire. De quoi encore un peu plus brouiller les lignes entre le monde de l'informatique « mobile » et celui de l'informatique « traditionnelle », et encore un peu plus agacer Intel, qui ne parvient pas à concurrencer ARM dans les smartphones.
Alors que la gamme ARM actuelle est représentée par les Cortex-A8 et A9, le saut dans la numérotation est censé représenté le saut technologique. Il ne faut cependant pas s'attendre à les voir de sitôt : ARM pense que les premières implémentations de ses designs ne verront pas le jour avant la fin 2012, alors que les premiers processeurs Cortex-A9 sont attendus à la fin de l'année. On rappelle que ARM ne fabrique pas de processeurs, mais conçoit des spécifications qui sont ensuite licenciées à des partenaires.
Côté serveur, ARM ne vise pas les grilles de calcul : le design quadricœur plafonne à 2,5 GHz, et le Cortex-A15 est 32-bits, limitant fortement l'intérêt de sa capacité à gérer 1 To de mémoire vive. Il vise plutôt un marché aujourd'hui dominé par VIA ou Intel avec ces Celeron et Atom, celui du serveur consommant le moins possible, où la puissance pourra être compensée par la multiplication des têtes à coût, consommation et dissipation inférieurs ou égaux. ARM ne fournit cependant pas le TDP estimé, indiquant que les puces pourront être gravées en 32nm ou 28nm. Les puces les plus rapides pourraient aussi être utilisées dans les serveurs pour des applications aussi variées que l'hébergement de sites Internet ou même la recherche et le réseau social, Google et Facebook ayant déjà fait montre de leur intérêt pour cette architecture.
Mais le Cortex-A15 a aussi été prévu pour les smartphones et les tablettes : les implémentations mono- et bicœur pourront être cadencées jusqu'à 1,5 GHz. Le processeur Apple A4 est basé sur l'architecture Cortex-A8, et il se murmure que son successeur pourrait être basé sur l'architecture Cortex-A9 double-cœur (lire : Orion : une indication du successeur du A4 ? ). ARM promet que les performances seront 5 fois supérieures à celles des designs actuels, pour une consommation similaire. De quoi encore un peu plus brouiller les lignes entre le monde de l'informatique « mobile » et celui de l'informatique « traditionnelle », et encore un peu plus agacer Intel, qui ne parvient pas à concurrencer ARM dans les smartphones.
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Février 2012
L'ARM réussira-t-il là où ont échoué le 68K, l'Alpha, le MiPS, le Sparc et le PowerPC : nous débarrasser de cette vieille saloperie de X86 ?
Vous le saurez au prochain épisode.
(ou pas)