Interview : Apple et la sécurité
par Christophe Laporte le 23.03.2010 à 17:01
Apple s'en prend violemment au jailbreak par rapport à la sécurité notamment. A-t-elle raison d'agir ainsi ?
Il paraît en effet que Apple interdit à ses employés de jailbreaker leurs iPhone. Toutefois, Apple pourrait être beaucoup plus dure qu'elle ne l'est avec les jailbreakers. Elle pourrait par exemple supprimer leurs comptes iTunes ou même engager des poursuites dans certains pays.
Du point de vue de la sécurité, Apple a tout à fait raison de critiquer le jailbreak. Installer un logiciel qui n'a pas été validé par l'App Store sur un iPhone jailbreaké, c'est aussi dangereux que d'exécuter du code arbitraire sur son Mac avec les droits de root.
Toujours par rapport à l'iPhone, afin de sécuriser davantage l'iPhone, certaines fonctionnalités de MobileMe comme Localiser mon iPhone ne devraient-elles pas être gratuites ? Cela ne devrait pas être une obligation pour Apple en quelque sorte ?
On peut toujours déplorer que certains services payants ne soient pas gratuits. Maintenant, cela ne me choque pas qu'Apple vende des services en ligne à ceux qui le désirent. Disons même que je suis plutôt content que le compte MobileMe ne soit pas obligatoire.
En matière de sécurité, deux reproches sont très souvent faits à Apple : sa non-communication et son manque de réactivité. Ces reproches sont-ils vraiment valables ?
Apple, comme les autres éditeurs, communique une fois que les vulnérabilités sont corrigées.
Concernant sa réactivité, elle n'est pas pire que les autres. Elle dépend beaucoup du type de vulnérabilité. Il est plus facile de corriger un simple bogue qu'un problème de design ou d'architecture.
Beaucoup de spécialistes tirent la sonnette d'alarme par rapport aux problèmes de sécurité sur Mac. Est-ce une bonne chose ? Est-ce légitime ?
Je ne vois aucune raison d'être alarmiste. Mac OS X reste une plateforme peu exploitée.
Par rapport à d'autres systèmes, on pourrait déplorer l'utilisation de librairies ou composants open source parfois un peu anciens et pour lesquelles des exploits sont déjà publiés.
Pour le reste, la plateforme souffre des mêmes problèmes de sécurité que d'autres, à savoir la vulnérabilité au phishing comme vous l'avez mentionné, mais aussi celle qui consiste à faire exécuter du code malicieux par l'utilisateur.
Est-ce que vous êtes d'accord avec les propos de Charlie Miller qui affirme en substance que Mac OS X est "plus sûr, mais moins sécurisé" que Windows 7 ?
Charlie Miller a raison de distinguer "safety" et "security". Ça n'est pas parce qu'un système est plus facile à casser qu'un autre qu'il le sera plus dans la pratique. Charlie Miller a montré que les vulnérabilités exploitables étaient relativement nombreuses sur Mac OS X et sur l'iPhone, même si elles sont d'une manière générale peu exploitées.
La communauté des Mac users s'est longtemps gaussée des problèmes de sécurité de Windows, mais Microsoft a adapté ses processus il y a déjà plusieurs années. Aujourd'hui, le code produit par Microsoft est généralement plus robuste que le code produit par Apple. De plus, à peu près tout ce qui pouvait être facilement exploité a déjà été corrigé du côté Microsoft.
De plus en plus de chercheurs en sécurité s'expriment sur le Mac (ou l'iPhone) et la sécurité. Que recherchent-ils exactement ?
Les chercheurs en sécurité sont motivés par la science, la gloire et l'argent. Ils alternent en général les recherches personnelles, les conférences et les mandats.
La "sincérité" de la démarche se pose quand un hacker réussit à exploiter une vulnérabilité. Il peut alors la vendre ou la publier gratuitement, en informant le vendeur à l'avance ou pas. Il y a en ce moment un débat à ce propos, les hackers étant un peu fatigués de faire de l'assurance qualité gratuitement pour les éditeurs.
En fait, si les hackers cherchent à sensibiliser quelqu'un, c'est plus les éditeurs que les utilisateurs. C'est en effet à eux de sécuriser leurs processus de développement.
Les concours comme CanSecWest produisent une forme de mesure de la facilité d'exploitation des produits, utile pour les éditeurs comme pour les utilisateurs.
Apple a recruté deux trois grands noms ces derniers temps (Window Snyder, Ivan Krstić). A votre avis, Apple cherche-t-elle à passer à la vitesse supérieure à ce niveau là ?
Clairement, oui.
Toujours par rapport à la sécurité sur Mac, comment évolue la situation ? On a récemment fait un sondage qui montre que 80 % de nos lecteurs ne se servent que des outils fournis par Apple pour protéger leur ordinateur.
La situation évolue dans le bon sens ! Les dernières versions ont par exemple vu l'apparition du code signé, du principe de quarantaine pour les fichiers téléchargés et du sandbox, qui restreint l'accès de certains processus à certaines ressources. Les plug-ins Quick Look ne peuvent par exemple pas se connecter au réseau.
Je pense que l'utilisation du sandbox est amenée à se développer. Il faudrait qu'à l'avenir, on ait la possibilité d'exécuter un programme dans lequel on n’a pas confiance avec un jeu de permissions particulier (par exemple pas d'écriture sur le disque et pas d'accès au réseau). La base technique est là, elle est à peu près utilisable en ligne de commande, mais il manque un bon firewall applicatif basé sur le sandboxing.
Concernant les antivirus, je pense qu'ils ne servent à rien sur Mac OS X, dans la mesure où il n'existe pas de virus au sens strict. À la limite, un "antivirus" pourrait détecter un programme malicieux qu'il connaît à l'avance, ou empêcher de transmettre des fichiers .exe ou .doc infectés à des utilisateurs de Windows.
Il est certainement plus efficace de sensibiliser les utilisateurs aux risques qu'ils encourent (et font courir aux autres) en exécutant du code "non sûr". En effet, le moyen le plus simple de faire exécuter du code malicieux avec les droits d'un utilisateur donné n'est pas d'exploiter un buffer overflow ni d'écrire un "virus", mais sans doute de faire installer un économiseur d'écran à un utilisateur peu averti…
De même, beaucoup d'utilisateurs pourraient se laisser prendre par un programme malicieux visuellement semblable au module "Mise à jour de logiciels" de Mac OS X et qui demande le mot de passe administrateur.
Plus que les antivirus, les firewalls sortants tels que Little Snitch sont sans doute une bonne manière de se protéger.
Dans ce contexte, le développement de plateformes fermées telles que l'iPhone ou l'iPad est tout à fait intéressant. L'utilisateur n'est en effet plus administrateur du système. Peut-être est-ce une bonne solution pour le grand public, du point de vue de la sécurité de leurs données en tout cas.
C'est un point de détail qui amuse beaucoup de monde : Steve Jobs aurait toujours son iPhone en 3.1.2. Cela en dit long sur la problématique des mises à jour non ?
Pour quelqu'un avec autant de responsabilités que Steve Jobs, utiliser un système non patché est extrêmement dangereux. Il court le risque d'être victime d'une attaque ciblée.
En effet, un attaquant peut exécuter du code arbitraire avec les droits de root sur l'iPhone de Steve Jobs, pour peu qu'il réussisse à lui faire ouvrir un lien prédéterminé exploitant un bogue dans CoreAudio, bug patché dans iPhone OS 3.1.3. L'attaquant pourrait alors avoir accès à de nombreuses informations confidentielles sur Apple ou usurper l'identité de Jobs.
Si cette information est vraie, il est surprenant que personne dans l'organisation ne s'assure que les logiciels des dirigeants sont à jour.
Un exemple à ne pas suivre donc ?
Je suis toujours étonné de voir le nombre de personnes qui négligent les mises à jour, ou même qui "attendent pour voir".
La règle de base est d'avoir un système *toujours* à jour.
Déroger à cette règle, c'est offrir sa machine aux scripts "kiddies", qui utilisent des exploits qu'ils trouvent en ligne une fois que les patchs ont été publiés.
Pour en revenir à l'iPhone, Apple devrait encourager l'application des mises à jour de l'OS en supprimant l'obligation de les télécharger avec iTunes puis de synchroniser l'iPhone avec l'ordinateur
Il paraît en effet que Apple interdit à ses employés de jailbreaker leurs iPhone. Toutefois, Apple pourrait être beaucoup plus dure qu'elle ne l'est avec les jailbreakers. Elle pourrait par exemple supprimer leurs comptes iTunes ou même engager des poursuites dans certains pays.
Du point de vue de la sécurité, Apple a tout à fait raison de critiquer le jailbreak. Installer un logiciel qui n'a pas été validé par l'App Store sur un iPhone jailbreaké, c'est aussi dangereux que d'exécuter du code arbitraire sur son Mac avec les droits de root.
Toujours par rapport à l'iPhone, afin de sécuriser davantage l'iPhone, certaines fonctionnalités de MobileMe comme Localiser mon iPhone ne devraient-elles pas être gratuites ? Cela ne devrait pas être une obligation pour Apple en quelque sorte ?
On peut toujours déplorer que certains services payants ne soient pas gratuits. Maintenant, cela ne me choque pas qu'Apple vende des services en ligne à ceux qui le désirent. Disons même que je suis plutôt content que le compte MobileMe ne soit pas obligatoire.

En matière de sécurité, deux reproches sont très souvent faits à Apple : sa non-communication et son manque de réactivité. Ces reproches sont-ils vraiment valables ?
Apple, comme les autres éditeurs, communique une fois que les vulnérabilités sont corrigées.
Concernant sa réactivité, elle n'est pas pire que les autres. Elle dépend beaucoup du type de vulnérabilité. Il est plus facile de corriger un simple bogue qu'un problème de design ou d'architecture.
Beaucoup de spécialistes tirent la sonnette d'alarme par rapport aux problèmes de sécurité sur Mac. Est-ce une bonne chose ? Est-ce légitime ?
Je ne vois aucune raison d'être alarmiste. Mac OS X reste une plateforme peu exploitée.
Par rapport à d'autres systèmes, on pourrait déplorer l'utilisation de librairies ou composants open source parfois un peu anciens et pour lesquelles des exploits sont déjà publiés.
Pour le reste, la plateforme souffre des mêmes problèmes de sécurité que d'autres, à savoir la vulnérabilité au phishing comme vous l'avez mentionné, mais aussi celle qui consiste à faire exécuter du code malicieux par l'utilisateur.
Est-ce que vous êtes d'accord avec les propos de Charlie Miller qui affirme en substance que Mac OS X est "plus sûr, mais moins sécurisé" que Windows 7 ?
Charlie Miller a raison de distinguer "safety" et "security". Ça n'est pas parce qu'un système est plus facile à casser qu'un autre qu'il le sera plus dans la pratique. Charlie Miller a montré que les vulnérabilités exploitables étaient relativement nombreuses sur Mac OS X et sur l'iPhone, même si elles sont d'une manière générale peu exploitées.
La communauté des Mac users s'est longtemps gaussée des problèmes de sécurité de Windows, mais Microsoft a adapté ses processus il y a déjà plusieurs années. Aujourd'hui, le code produit par Microsoft est généralement plus robuste que le code produit par Apple. De plus, à peu près tout ce qui pouvait être facilement exploité a déjà été corrigé du côté Microsoft.
De plus en plus de chercheurs en sécurité s'expriment sur le Mac (ou l'iPhone) et la sécurité. Que recherchent-ils exactement ?
Les chercheurs en sécurité sont motivés par la science, la gloire et l'argent. Ils alternent en général les recherches personnelles, les conférences et les mandats.
La "sincérité" de la démarche se pose quand un hacker réussit à exploiter une vulnérabilité. Il peut alors la vendre ou la publier gratuitement, en informant le vendeur à l'avance ou pas. Il y a en ce moment un débat à ce propos, les hackers étant un peu fatigués de faire de l'assurance qualité gratuitement pour les éditeurs.
En fait, si les hackers cherchent à sensibiliser quelqu'un, c'est plus les éditeurs que les utilisateurs. C'est en effet à eux de sécuriser leurs processus de développement.
Les concours comme CanSecWest produisent une forme de mesure de la facilité d'exploitation des produits, utile pour les éditeurs comme pour les utilisateurs.
Apple a recruté deux trois grands noms ces derniers temps (Window Snyder, Ivan Krstić). A votre avis, Apple cherche-t-elle à passer à la vitesse supérieure à ce niveau là ?
Clairement, oui.
Toujours par rapport à la sécurité sur Mac, comment évolue la situation ? On a récemment fait un sondage qui montre que 80 % de nos lecteurs ne se servent que des outils fournis par Apple pour protéger leur ordinateur.
La situation évolue dans le bon sens ! Les dernières versions ont par exemple vu l'apparition du code signé, du principe de quarantaine pour les fichiers téléchargés et du sandbox, qui restreint l'accès de certains processus à certaines ressources. Les plug-ins Quick Look ne peuvent par exemple pas se connecter au réseau.
Je pense que l'utilisation du sandbox est amenée à se développer. Il faudrait qu'à l'avenir, on ait la possibilité d'exécuter un programme dans lequel on n’a pas confiance avec un jeu de permissions particulier (par exemple pas d'écriture sur le disque et pas d'accès au réseau). La base technique est là, elle est à peu près utilisable en ligne de commande, mais il manque un bon firewall applicatif basé sur le sandboxing.
Concernant les antivirus, je pense qu'ils ne servent à rien sur Mac OS X, dans la mesure où il n'existe pas de virus au sens strict. À la limite, un "antivirus" pourrait détecter un programme malicieux qu'il connaît à l'avance, ou empêcher de transmettre des fichiers .exe ou .doc infectés à des utilisateurs de Windows.

Il est certainement plus efficace de sensibiliser les utilisateurs aux risques qu'ils encourent (et font courir aux autres) en exécutant du code "non sûr". En effet, le moyen le plus simple de faire exécuter du code malicieux avec les droits d'un utilisateur donné n'est pas d'exploiter un buffer overflow ni d'écrire un "virus", mais sans doute de faire installer un économiseur d'écran à un utilisateur peu averti…
De même, beaucoup d'utilisateurs pourraient se laisser prendre par un programme malicieux visuellement semblable au module "Mise à jour de logiciels" de Mac OS X et qui demande le mot de passe administrateur.
Plus que les antivirus, les firewalls sortants tels que Little Snitch sont sans doute une bonne manière de se protéger.

Dans ce contexte, le développement de plateformes fermées telles que l'iPhone ou l'iPad est tout à fait intéressant. L'utilisateur n'est en effet plus administrateur du système. Peut-être est-ce une bonne solution pour le grand public, du point de vue de la sécurité de leurs données en tout cas.
C'est un point de détail qui amuse beaucoup de monde : Steve Jobs aurait toujours son iPhone en 3.1.2. Cela en dit long sur la problématique des mises à jour non ?
Pour quelqu'un avec autant de responsabilités que Steve Jobs, utiliser un système non patché est extrêmement dangereux. Il court le risque d'être victime d'une attaque ciblée.
En effet, un attaquant peut exécuter du code arbitraire avec les droits de root sur l'iPhone de Steve Jobs, pour peu qu'il réussisse à lui faire ouvrir un lien prédéterminé exploitant un bogue dans CoreAudio, bug patché dans iPhone OS 3.1.3. L'attaquant pourrait alors avoir accès à de nombreuses informations confidentielles sur Apple ou usurper l'identité de Jobs.
Si cette information est vraie, il est surprenant que personne dans l'organisation ne s'assure que les logiciels des dirigeants sont à jour.
Un exemple à ne pas suivre donc ?
Je suis toujours étonné de voir le nombre de personnes qui négligent les mises à jour, ou même qui "attendent pour voir".
La règle de base est d'avoir un système *toujours* à jour.
Déroger à cette règle, c'est offrir sa machine aux scripts "kiddies", qui utilisent des exploits qu'ils trouvent en ligne une fois que les patchs ont été publiés.
Pour en revenir à l'iPhone, Apple devrait encourager l'application des mises à jour de l'OS en supprimant l'obligation de les télécharger avec iTunes puis de synchroniser l'iPhone avec l'ordinateur
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Vos réactions (52 réactions)
naas
[23/03/2010 17:19]
Bravo pour cet entretien !
C'est pour ce genre d'articles que je lis macgé :)
Bravo pour cet entretien !
C'est pour ce genre d'articles que je lis macgé :)
divoli
[23/03/2010 17:19]
Article fort intéressant, qui remet les pendules à l'heure. Et qui rend justice à Miller, expert en sécurité réputé, qui a été injustement chahuté dernièrement (parfois jusqu'à la limite de la diffamation).
C'est une bonne chose d'interviewer de temps en temps des gens réellement compétents.
Article fort intéressant, qui remet les pendules à l'heure. Et qui rend justice à Miller, expert en sécurité réputé, qui a été injustement chahuté dernièrement (parfois jusqu'à la limite de la diffamation).
C'est une bonne chose d'interviewer de temps en temps des gens réellement compétents.
rapx3
[23/03/2010 17:24]
Extrêmement intéressant en effet !
Extrêmement intéressant en effet !
Psylo
[23/03/2010 17:27]
Excellent article.
Excellent article.
DM75
[23/03/2010 17:29]
Bon, et bien... je vais retourner sous Windows alors puisque c'est bien plus sûr. Il y a un an j'ai switché de Windows au Mac et là, je vais faire le chemin inverse*
*je plaisante:)
Bon, et bien... je vais retourner sous Windows alors puisque c'est bien plus sûr. Il y a un an j'ai switché de Windows au Mac et là, je vais faire le chemin inverse*
*je plaisante:)
Moonwalker
[23/03/2010 17:31]
Enfin des propos éclairés sur les questions de sécurité et par quelqu'un qui s'y connaît.
Ni inutilement alarmistes, ni béatement optimistes, simplement emplis de raison et de bon sens.
Merci la rédaction. Ça fait comme un grand bol d'air frais.
Retenez bien : "La règle de base est d'avoir un système *toujours* à jour".
Enfin des propos éclairés sur les questions de sécurité et par quelqu'un qui s'y connaît.
Ni inutilement alarmistes, ni béatement optimistes, simplement emplis de raison et de bon sens.
Merci la rédaction. Ça fait comme un grand bol d'air frais.
Retenez bien : "La règle de base est d'avoir un système *toujours* à jour".
eseldorm
[23/03/2010 17:44]
Pour ce qui est de la non-MAJ de Steve Jobs sur son iPhone, je pense que depuis le moment ou ça traine sur le web, Apple aurait fait la MAJ si c'était si important que ça.
Je ne remet pas en cause les dires de l'interviewé mais bon, c'est Apple qui fait le soft, je pense qu'ils sont au courant de ce que ça fait ou de ce que ça ne fait pas ;)
Enfin, je l'espère :p
@divoli : troll :o
Pour ce qui est de la non-MAJ de Steve Jobs sur son iPhone, je pense que depuis le moment ou ça traine sur le web, Apple aurait fait la MAJ si c'était si important que ça.
Je ne remet pas en cause les dires de l'interviewé mais bon, c'est Apple qui fait le soft, je pense qu'ils sont au courant de ce que ça fait ou de ce que ça ne fait pas ;)
Enfin, je l'espère :p
@divoli : troll :o
DM75
[23/03/2010 17:44]
Donc,
- un Unix moins sûr qu'un Windows : c'est cela, oui...
(dis-je avec un air provocateur :) )
Donc,
- un Unix moins sûr qu'un Windows : c'est cela, oui...
(dis-je avec un air provocateur :) )
innocente
[23/03/2010 17:58]
@ eseldorm : il est de notoriété publique que tous ceux qui sont entrés dans le bureau de Steve Jobs pour lui dire de mettre à jour son iPhone sont ressortis par la fenêtre la tête la première et sont décédés des suites de leur chute.
Il en ont même parlé dans 7 à 8 sur TF1.
@ eseldorm : il est de notoriété publique que tous ceux qui sont entrés dans le bureau de Steve Jobs pour lui dire de mettre à jour son iPhone sont ressortis par la fenêtre la tête la première et sont décédés des suites de leur chute.
Il en ont même parlé dans 7 à 8 sur TF1.
eseldorm
[23/03/2010 18:04]
@innocente : je ne capte pas TF1 d'ici.
D'après mes brèves recherches sur le web, il paraîtrait que je ne manque pas grand chose :p
Je serais Jobs, j'aurai déjà la version OS 4 alpha 3 mais bon :D
@innocente : je ne capte pas TF1 d'ici.
D'après mes brèves recherches sur le web, il paraîtrait que je ne manque pas grand chose :p
Je serais Jobs, j'aurai déjà la version OS 4 alpha 3 mais bon :D
lukasmars
[23/03/2010 18:10]
cette phrase ne vous a pas choqué ?
"Il paraît en effet que Apple interdit à ses employés de jailbreaker leurs iPhone. Toutefois, Apple pourrait être beaucoup plus dure qu'elle ne l'est avec les jailbreakers. Elle pourrait par exemple supprimer leurs comptes iTunes ou même engager des poursuites dans certains pays."
Je viens tout juste de lire le dernier "Vous et votre mac " et l'auteur de l'article dit que le Jailbreak n'est clairement pas illegal bien que Apple fasse tout pour le faire croire .
Et là, paf, on nous supprimerai les comptes Itunes ; mais de quel droit ???
cette phrase ne vous a pas choqué ?
"Il paraît en effet que Apple interdit à ses employés de jailbreaker leurs iPhone. Toutefois, Apple pourrait être beaucoup plus dure qu'elle ne l'est avec les jailbreakers. Elle pourrait par exemple supprimer leurs comptes iTunes ou même engager des poursuites dans certains pays."
Je viens tout juste de lire le dernier "Vous et votre mac " et l'auteur de l'article dit que le Jailbreak n'est clairement pas illegal bien que Apple fasse tout pour le faire croire .
Et là, paf, on nous supprimerai les comptes Itunes ; mais de quel droit ???
kubernan
[23/03/2010 18:16]
@lukasmars : @"Et là, paf, on nous supprimerai les comptes Itunes ; mais de quel droit ???"
Faut demander à l'interviewer, c'est lui qui dit cela.
@lukasmars : @"Et là, paf, on nous supprimerai les comptes Itunes ; mais de quel droit ???"
Faut demander à l'interviewer, c'est lui qui dit cela.
daito
[23/03/2010 18:25]
Passons le baratin sur l'iPhone, le caviar dans cet entretien surréaliste, c'est ça :
En préambule, je rappelle que Miller pour "casser" le Mac utilise une stratégie parfaitement huilée qui est de scruter à l'avance méticuleusement le code Open Source présent (avec avantage) dans Mac OS X. À l'opposé Microsoft et son code fermé empêche toute recherche facile et rapide (surtout dans un contexte de concours où il y a une somme d'argent à la clé...on choisi la facilité) de failles et Miller (tout comme notre expert de cet interview) n'a aucun élément pour affirmer que Mac OS X est moins sécurisé. D'ailleurs c'est complètement faux!
La communauté se "gausse" car la communauté Mac n'a pas de virus, d'autres malwares et autres spywares. Bien évidement cet été de fait prouvé par la réalité que tout Mac et PC users connaissent n'a rien à voir avec la pdm du Mac. Comme il a été discuté dans le précédent article de MacG, l'hypothèse de la pdm n'est que du blabla martelé par les PC fanatiques et répété chaque année par Miller dans ce concours sponsorisé par Microsoft. J'avais donné un exemple. Aux Etats-Unis, dans le secteur sensible de l'éducation (cible de choix pour les hackers) où Apple a plus ou moins 20% de pdm, si l'hypothèse des PC lovers etait vraie, on devrait voir l'effet de la pdm, un signe, une tendance, quelque chose. Pourtant les MacUSers ne connaissent toujours pas de virus, pas de spywares etc......
http://www.macrumors.com/2009/05/22/more-evidence-of-apples-massive-marketshare-growth-in-higher-education/
On a aussi d'autres chiffres intéressants :
http://www.betanews.com/joewilcox/article/Apple-has-91-of-market-for-1000-PCs-says-NPD/1248313624
Passons le baratin sur l'iPhone, le caviar dans cet entretien surréaliste, c'est ça :
Charlie Miller a raison de distinguer "safety" et "security". Ça n'est pas parce qu'un système est plus facile à casser qu'un autre qu'il le sera plus dans la pratique. Charile Miller a montré que les vulnérabilités exploitables étaient relativement nombreuses sur Mac OS X et sur l'iPhone, même si elles sont d'une manière générale peu exploitées.
...
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En préambule, je rappelle que Miller pour "casser" le Mac utilise une stratégie parfaitement huilée qui est de scruter à l'avance méticuleusement le code Open Source présent (avec avantage) dans Mac OS X. À l'opposé Microsoft et son code fermé empêche toute recherche facile et rapide (surtout dans un contexte de concours où il y a une somme d'argent à la clé...on choisi la facilité) de failles et Miller (tout comme notre expert de cet interview) n'a aucun élément pour affirmer que Mac OS X est moins sécurisé. D'ailleurs c'est complètement faux!
La communauté se "gausse" car la communauté Mac n'a pas de virus, d'autres malwares et autres spywares. Bien évidement cet été de fait prouvé par la réalité que tout Mac et PC users connaissent n'a rien à voir avec la pdm du Mac. Comme il a été discuté dans le précédent article de MacG, l'hypothèse de la pdm n'est que du blabla martelé par les PC fanatiques et répété chaque année par Miller dans ce concours sponsorisé par Microsoft. J'avais donné un exemple. Aux Etats-Unis, dans le secteur sensible de l'éducation (cible de choix pour les hackers) où Apple a plus ou moins 20% de pdm, si l'hypothèse des PC lovers etait vraie, on devrait voir l'effet de la pdm, un signe, une tendance, quelque chose. Pourtant les MacUSers ne connaissent toujours pas de virus, pas de spywares etc......
http://www.macrumors.com/2009/05/22/more-evidence-of-apples-massive-marketshare-growth-in-higher-education/
On a aussi d'autres chiffres intéressants :
http://www.betanews.com/joewilcox/article/Apple-has-91-of-market-for-1000-PCs-says-NPD/1248313624
albert.dsf
[23/03/2010 18:30]
@ Retenez bien : "La règle de base est d'avoir un système *toujours* à jour".
Rien de tel, égal sous quel système un PC se trouve. Faut faire confiance à son OS, surtout celui du Mac, et surtout éviter des logiciels non reconnus par l'éditeur de l'OS
@ Retenez bien : "La règle de base est d'avoir un système *toujours* à jour".
Rien de tel, égal sous quel système un PC se trouve. Faut faire confiance à son OS, surtout celui du Mac, et surtout éviter des logiciels non reconnus par l'éditeur de l'OS
pseudo714
[23/03/2010 18:31]
Ce gars ne m'a pas convaincu. Il fait un peu dans la langue de bois quand on lui demande si windows est plus sur que mac OSX. Il dit qu'il y a pas de virus sur mac pourquoi? un os qui a plein de solutions de sécurité est plus sécurisé qu'un qui n'en a pas?
Ce gars ne m'a pas convaincu. Il fait un peu dans la langue de bois quand on lui demande si windows est plus sur que mac OSX. Il dit qu'il y a pas de virus sur mac pourquoi? un os qui a plein de solutions de sécurité est plus sécurisé qu'un qui n'en a pas?
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