Steve Jobs en interview au New York Times
par Florian Innocente le 16.01.2008 à 17:18
John Markoff et David Pogue dur New York Times ont interviewé Steve Jobs à l'issue de son keynote. Jobs leur a raconté que son équipe de designer avait travaillé sur quelques 100 prototypes du MacBook Air avant d'arriver aux lignes qu'on lui connait. Mais tout du long de son développement, lui et Jonathan Ive ont craint de ne pouvoir remplir le cahier des charges des dimensions qu'ils s'étaient imposé. Jobs a évidemment vanté les mérites de son nouveau bébé, jusqu'au détail de ses quatre coussinets, pointant ses concurrents "si fragiles qu'ils ont besoin d'un cinquième voir d'un sixième pied pour ne pas fléchir".
Il s'est également montré critique à l'égard du Kindle, le livre électronique d'Amazon. Moins pour l'appareil que pour son principe. Le patron d'Apple estime son avenir compromis surtout parce que les Américains ne lisent plus. Dès lors, peu importe les qualités ou les défauts du produit : "40% des gens aux États-Unis ne lisent guère plus d'un livre par an. Partant de là, tout le concept est bancal".

Même scepticisme à l'égard d'Androïd, le système d'exploitation open source pour téléphones mobiles piloté par Google avec le concours d'opérateurs, de fabricants de téléphones et de développeurs. "Pour avoir conçu un téléphone, je peux vous dire que c'est beaucoup plus difficile que ça n'en a l'air. On verra en fonction de la qualité de leur logiciel, de ce qu'en penseront les utilisateurs et de la vitesse à laquelle il sera adopté" puis il ajoute "Je pense que Google est parvenu à atteindre ses objectifs sans Androïd et je crois maintenant qu'Androïd les gêne plus qu'il ne les aide. Ça ne va que compliquer leurs relations avec les gens qui veulent être leurs partenaires."
Jobs a ensuite écarté toute volonté de faire fonctionner l'Apple TV avec les réseaux câblés, à la manière des magnétoscopes numériques de type Tivo qui vient s'installer en lieu et place des box des câblos-opérateurs pour enregistrer leurs programmes. Il juge ce marché aux États unis quelque peu déglingué, préférant prendre en exemple pour l'Apple TV le principe de la location de DVD.
Enfin, il a laissé le doigt sur sa dernière flèche lorsqu'est venu le sujet du départ de Bill Gates de Microsoft "Son départ est quelque chose de très important, c'est un évènement de taille, et je pense qu'on devrait lui rendre hommage pour ses contributions".
Il s'est également montré critique à l'égard du Kindle, le livre électronique d'Amazon. Moins pour l'appareil que pour son principe. Le patron d'Apple estime son avenir compromis surtout parce que les Américains ne lisent plus. Dès lors, peu importe les qualités ou les défauts du produit : "40% des gens aux États-Unis ne lisent guère plus d'un livre par an. Partant de là, tout le concept est bancal".

Même scepticisme à l'égard d'Androïd, le système d'exploitation open source pour téléphones mobiles piloté par Google avec le concours d'opérateurs, de fabricants de téléphones et de développeurs. "Pour avoir conçu un téléphone, je peux vous dire que c'est beaucoup plus difficile que ça n'en a l'air. On verra en fonction de la qualité de leur logiciel, de ce qu'en penseront les utilisateurs et de la vitesse à laquelle il sera adopté" puis il ajoute "Je pense que Google est parvenu à atteindre ses objectifs sans Androïd et je crois maintenant qu'Androïd les gêne plus qu'il ne les aide. Ça ne va que compliquer leurs relations avec les gens qui veulent être leurs partenaires."
Jobs a ensuite écarté toute volonté de faire fonctionner l'Apple TV avec les réseaux câblés, à la manière des magnétoscopes numériques de type Tivo qui vient s'installer en lieu et place des box des câblos-opérateurs pour enregistrer leurs programmes. Il juge ce marché aux États unis quelque peu déglingué, préférant prendre en exemple pour l'Apple TV le principe de la location de DVD.
Enfin, il a laissé le doigt sur sa dernière flèche lorsqu'est venu le sujet du départ de Bill Gates de Microsoft "Son départ est quelque chose de très important, c'est un évènement de taille, et je pense qu'on devrait lui rendre hommage pour ses contributions".
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Vos réactions (16 réactions)
Bladrak
[16/01/2008 17:58]
Comme quoi... Ils sont potes avec Billou !
Comme quoi... Ils sont potes avec Billou !
oomu
[16/01/2008 18:06]
bladrak : autant qu'il faut pour pouvoir faire des accords et partenariats sans s'attaquer à coup de cd ébréché à chaque rencontre.
le romantisme qui veut qu'on imagine les ennemis, le billou qui ricane, le jobs tyrannique drapé dans sa superbe, etc, c'est bien pour vendre du papier et chacun en joue mais la réalité est toute simple.
Ils se croisent dans des conférences, des émissions de télé, colloques, vu le temps passé à vendre des trucs qui font bip, ils se connaissent bien.
bladrak : autant qu'il faut pour pouvoir faire des accords et partenariats sans s'attaquer à coup de cd ébréché à chaque rencontre.
le romantisme qui veut qu'on imagine les ennemis, le billou qui ricane, le jobs tyrannique drapé dans sa superbe, etc, c'est bien pour vendre du papier et chacun en joue mais la réalité est toute simple.
Ils se croisent dans des conférences, des émissions de télé, colloques, vu le temps passé à vendre des trucs qui font bip, ils se connaissent bien.
kotek
[16/01/2008 18:12]
Potes ? Hmmm ça ressemble plutôt à une homélie funèbre, ça : "rendons-lui hommage, faisons une petite rétrospective et passons à autre chose"
Potes ? Hmmm ça ressemble plutôt à une homélie funèbre, ça : "rendons-lui hommage, faisons une petite rétrospective et passons à autre chose"
benkenobi
[16/01/2008 19:03]
Bah c'est toujours comme ça, les gens qui ne sont plus des concurrents redeviennent tout à coup sympathiques et on leur rend hommage... Un peu comme les morts en effet !
Brassens disait :
"Il est toujours joli, le temps passé.
Un' fois qu'ils ont cassé leur pipe,
On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés :
Les morts sont tous des braves types."
Bah c'est toujours comme ça, les gens qui ne sont plus des concurrents redeviennent tout à coup sympathiques et on leur rend hommage... Un peu comme les morts en effet !
Brassens disait :
"Il est toujours joli, le temps passé.
Un' fois qu'ils ont cassé leur pipe,
On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés :
Les morts sont tous des braves types."
ysengrain
[16/01/2008 19:06]
Au moment où Jobs prononçait la phrase""Son départ est quelque chose de très important, c'est un évènement de taille, et je pense qu'on devrait lui rendre hommage pour ses contributions", ses canines ont pris 12 cm en longueur
Au moment où Jobs prononçait la phrase""Son départ est quelque chose de très important, c'est un évènement de taille, et je pense qu'on devrait lui rendre hommage pour ses contributions", ses canines ont pris 12 cm en longueur
Thierry61
[16/01/2008 19:07]
Enfin... Ce sont tout de même de vieux compagnons de route. Ils font partie de l'aristocratie des gens qui ont fait décoller le schmilblick dans les années 70 - 80 . Et puis, ils ont passé pas mal de temps à s'engueuler. ça entretient des liens.
Enfin... Ce sont tout de même de vieux compagnons de route. Ils font partie de l'aristocratie des gens qui ont fait décoller le schmilblick dans les années 70 - 80 . Et puis, ils ont passé pas mal de temps à s'engueuler. ça entretient des liens.
OliverTwist
[16/01/2008 19:49]
Steve et Bill, c'était l'amour vache; souvenez -vous des affiches à la WWDC 2004, suggérant que Microsoft allait cppier Tiger ("redmond, préparez vous photocopieuses", "nous vous présentons: longhorn -le nom de travail de Vista à l'époque), et au même moment, dans le keynote,Steve évoquait un dîner amical avec Bill comme si de rien n'était.
Steve et Bill, c'était l'amour vache; souvenez -vous des affiches à la WWDC 2004, suggérant que Microsoft allait cppier Tiger ("redmond, préparez vous photocopieuses", "nous vous présentons: longhorn -le nom de travail de Vista à l'époque), et au même moment, dans le keynote,Steve évoquait un dîner amical avec Bill comme si de rien n'était.
pim
[16/01/2008 19:55]
Et surtout, avec Bill Gates, Steve Jobs avait un ennemi intelligent. C'est bien connu, il vaut mieux avoir des ennemis intelligents que des amis cons !
Et surtout, avec Bill Gates, Steve Jobs avait un ennemi intelligent. C'est bien connu, il vaut mieux avoir des ennemis intelligents que des amis cons !
6nema
[16/01/2008 20:22]
bizarre quand l'action AAPL chute personne n'en parle....
elle a perdu 40 dollars en qqs jours.....
bizarre quand l'action AAPL chute personne n'en parle....
elle a perdu 40 dollars en qqs jours.....
lolodigital
[16/01/2008 21:05]
Ce n'est pas l'action apple qui chute, mais le système boursier dans son ensemble aux états unis. L'amérique vivait bien trop au dessus de ses moyens depuis bien trop longtemps et les choses au niveau mondial vont mettre quelques années pour s'assainir. Rome a eu elle aussi son temps de gloire.
Mais cela est un autre débat. Pardon si j'ai tapé dans le hors sujet.
Ce n'est pas l'action apple qui chute, mais le système boursier dans son ensemble aux états unis. L'amérique vivait bien trop au dessus de ses moyens depuis bien trop longtemps et les choses au niveau mondial vont mettre quelques années pour s'assainir. Rome a eu elle aussi son temps de gloire.
Mais cela est un autre débat. Pardon si j'ai tapé dans le hors sujet.
Leehalt
[16/01/2008 21:26]
"Jobs a ensuite écarté toute volonté de faire fonctionner l'Apple TV avec les réseaux câblés"
Qui se souvient encore que iPapy avait dit qu'Apple n'aborderait jamais le marché des téléphones portables ? Hé hé hé...
"Jobs a ensuite écarté toute volonté de faire fonctionner l'Apple TV avec les réseaux câblés"
Qui se souvient encore que iPapy avait dit qu'Apple n'aborderait jamais le marché des téléphones portables ? Hé hé hé...
Claude Pelletier
[17/01/2008 00:11]
S. Jobs ferait mieux d'être plus circonspect en ce qui concerne le livre électronique. Baser son raisonnement sur le nombre limité de lecteurs (de livres) et même aux USA, n'est pas forcément génial. Il ferait mieux de maintenir la R&D.
L'affaire n'est pas pliée ; j'imagine volontiers la présence d'un livre électronique dans chaque cartable d'écolier un jour ou l'autre.
@ Lolodigital : C'est bien utile de nous rappeler que les Empires sont appelés à décliner.
@ Benkenobi : Merci pour les belles et fortes paroles d'un qui n'est plus et fut un très grand poète, musicien même avant son trépas.
@ Leehalt : … mais l'iPhone n'est pas un "téléphone portable", c'est un nano-Mac !
S. Jobs ferait mieux d'être plus circonspect en ce qui concerne le livre électronique. Baser son raisonnement sur le nombre limité de lecteurs (de livres) et même aux USA, n'est pas forcément génial. Il ferait mieux de maintenir la R&D.
L'affaire n'est pas pliée ; j'imagine volontiers la présence d'un livre électronique dans chaque cartable d'écolier un jour ou l'autre.
@ Lolodigital : C'est bien utile de nous rappeler que les Empires sont appelés à décliner.
@ Benkenobi : Merci pour les belles et fortes paroles d'un qui n'est plus et fut un très grand poète, musicien même avant son trépas.
@ Leehalt : … mais l'iPhone n'est pas un "téléphone portable", c'est un nano-Mac !
Orpioo
[17/01/2008 00:12]
Toi. Moi. Tout ceux qui s'intéresse à Apple en fait.
Toi. Moi. Tout ceux qui s'intéresse à Apple en fait.
Orpioo
[17/01/2008 00:13]
"...qui s'intéressent.."
Désolé pour la faute. :/
"...qui s'intéressent.."
Désolé pour la faute. :/
shenmue
[17/01/2008 02:49]
Qu'ils sont cons les boursicoteurs...heureusement qu'Apple ne leur refile pas de dividendes à ces crétins...
Parcequ'ils croient vraiment que la location de films ne va pas marcher ?...que le MBA va faire le flop de la pippin ?
Le pire c'est ceux qui attendaient 5 millions d'Iphones vendus (sortis de la cuisse de jupiter ce chiffre) et qui se disent déçus par les 4 millions annonçés et la place de déjà N° 2 d'Apple sur le marché des smartphones...
Microsoft vend deux fois moins de vista que d'XP à la même période vente de son OS...ça ne bouge pas...
Apple continue à prendre des risques, vend ses devices comme des petits pains et va sans doute atteindre prés de 10 % du marché US des OS, et les mecs vendent en masse...
mékilsonkons...
Qu'ils sont cons les boursicoteurs...heureusement qu'Apple ne leur refile pas de dividendes à ces crétins...
Parcequ'ils croient vraiment que la location de films ne va pas marcher ?...que le MBA va faire le flop de la pippin ?
Le pire c'est ceux qui attendaient 5 millions d'Iphones vendus (sortis de la cuisse de jupiter ce chiffre) et qui se disent déçus par les 4 millions annonçés et la place de déjà N° 2 d'Apple sur le marché des smartphones...
Microsoft vend deux fois moins de vista que d'XP à la même période vente de son OS...ça ne bouge pas...
Apple continue à prendre des risques, vend ses devices comme des petits pains et va sans doute atteindre prés de 10 % du marché US des OS, et les mecs vendent en masse...
mékilsonkons...
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Mai 2012
