L'actualité

La seconde révolution de l'iPhone a commencé
par Florian Innocente le 07.03.2008 00:24

iPhone, acte II. Si le lancement du téléphone d'Apple en janvier 2007 avait été un véritable tremblement de terre, l'annonce de son kit de développement d'applications pourrait en être la première réplique. Sous réserve que la mayonnaise prenne avec les développeurs, l'iPhone a les moyens de devenir une véritable "plateforme", au même titre qu'un Mac ou qu'un PC.

Ce 6 mars, Steve Jobs et quelques-uns de ses lieutenenants ont dévoilé le SDK (pour Software Development Kit, Kit de développement logiciel) pour iPhone et iPod touch promis en octobre dernier. C'était la clef pour réaliser de véritables petits logiciels pour ces deux appareils. Un SDK non officiel circulait déjà, mais on a affaire ici à un outil made in Apple. Avec ses restrictions mais aussi ses avantages (la conférence Apple en vidéo).

Son arrivée témoigne d'un gros virage sur l'aile pour la Pomme puisqu'elle avait au départ invité les développeurs à se concentrer uniquement sur la création de services en ligne. Avec tout de même quelques résultats puisque 1000 applications Web (de toutes sortes et d'intérêt très variables…) existent aujourd'hui pour l'iPhone et son cousin le touch. Bank of America a été citée en exemple : 20% des connexions à ses services en ligne depuis des téléphones mobiles viendraient des iPhone.

Mais pour les développeurs, ceux qui aujourd'hui créent des logiciels sur Mac OS X et Windows, cette solution du web avait autant d'attrait qu'une ration d'eau et de pain sec. Alors même que l'iPhone leur tendait les bras avec des technologies novatrices et un moteur dérivé de Mac OS X. D'où la décision d'Apple de revoir sa stratégie de fond en comble, avec comme point d'orgue la conférence d'aujourd'hui.


Un impact aux Etats-unis
Avant d'entrer dans le coeur du sujet, Steve Jobs a fait un point sur la santé de l'iPhone. Il a avancé le chiffre de 28% des ventes de smartphone aux États-unis au quatrième trimestre 2007, derrière RIM (les Blackberry) et ses 41%. Autre donnée, 71% des connexions web depuis des terminaux mobiles, toujours aux USA, seraient le fait d'iPhone.

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Phil Schiller a lui abordé le cas de la difficile relation de l'iPhone et de l'entreprise. Hormis quelques gros placements ça et là comme Stanford ou le labo Genentech (dont le patron est au conseil d'administration d'Apple…) de nombreuses entreprises, à l'en croire, ne rêvent que de s'équiper chez Apple.

Mais trop d'obstacles techniques les en empêchent. Une litanie de services et de protocoles absents du téléphone et de son cousin le touch : push-mail, intégration avec un serveur de calendrier, liste d'adresses globale, Certificats et identités, système de réseau privé virtuel IPsec de Cisco, WPA2/802.1x, d'autres protocoles VPN, etc. Apple a donc revu sa copie et dit aujourd'hui avoir accédé à toutes ces demandes. Celles-ci seront intégrées dans la prochaine révision logicielle des iPhone et touch.


Microsoft en renfort
Autre gros morceau, le support des serveurs Exchange de Microsoft, passages obligés dans de nombreuses sociétés pour utiliser la messagerie et l'agenda de leur intranet. Apple n'a pas tergiversé, elle a pris une licence auprès de Microsoft. Elle affirme même que son meilleur ennemi a conçu avec ActiveSync une solution plus directe et moins coûteuse que ce qu'emploient traditionnellement les terminaux concurrents.

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Côté utilisateur les changements sur l'iPhone seront quasiment invisibles. Il accèdera aux serveurs de son employeur avec les logiciels de mail, de carnet d'adresses et de calendrier déjà inclus à l'origine sur son téléphone. Nul besoin d'en installer de nouveaux ou de spécifiques.

Exchange rejoint ainsi la liste des assistants de configuration pour Yahoo, Gmail, .Mac et autres AOL déjà intégrés. En l'activant et en choisissant les contenus à gérer, l'iPhone va synchroniser ses applications avec le compte distant dans l'entreprise et récupérer toutes les données demandées. Il sera aussi possible d'utiliser simultanément iCal et son agenda Exchange, mais en revanche, un seul compte Exchange à la fois.

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Démonstration a été faite d'une réception automatique de courrier par push mail, et d'une modification d'une fiche contact dans les deux sens. Ainsi que la prise de contrôle à distance d'un iPhone puis de l'effacement de son contenu et enfin de son blocage dans l'éventualité où celui-ci viendrait à être dérobé à son propriétaire. Apple a expliqué avoir déjà testé ces services en grandeur nature avec le concours de Nike et de Disney.

Après les PC, la Pomme espère bien faire switcher les clients de son principal concurrent, RIM et ses Blackberry. À cet effet elle préconise d'en passer par Exchange et devrait proposer quelques outils d'administration supplémentaires.

Mac OS X aux commandes
Puis est venu le tour des développeurs d'applications. Ils vont se retrouver en terrain connu puisque le système de l'iPhone partage ses fondations avec celles de Mac OS X qu'ils pratiquent déjà au quotidien. La fusée "Mac OS X mobile" a quatre étages :

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- Core OS (le noyau, les piles réseau, le protocole Bonjour, le trousseau des mots de passe, la gestion de la batterie, etc)
- Core Services (la base donnée pour le Carnet d'adresses, le gestionnaire d'URL, le système de fichiers, etc)
- Media (la gestion audio/vidéo, les formats JPEG, PNG, TIFF, PDF mais aussi OpenGL pour la 3D dans une version spéciale et Quartz pour l'affichage 2D et des effets graphiques)
- Cocoa Touch qui assure les services les plus près de l'utilisateur (le multitouch, l'appareil photo, l'accéléromètre qui détecte l'orientation de l'iPhone, etc.)

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Tous les développements devront être réalisés avec Xcode, l'environnement d'Apple que les développeurs utilisent déjà pour leurs logiciels Mac. Afin de rendre ces travaux plus confortables, il sera possible de brancher son iPhone sur son Mac, d'y tester et corriger son application en live. Un simulateur d'iPhone pourra être également exécuté directement sur le Mac avec une reproduction à l'écran du téléphone ou de l'iPod touch et de leurs interfaces.

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Terrain connu également pour la réalisation des interfaces de ces logiciels puisqu'elle se fera avec Interface Builder. Aux éléments d'interface (menus, boutons, etc) spécial pour Mac OS X vont ainsi s'en ajouter d'autres spécifiques à l'iPhone.

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Un effet halo pour l'iPhone ?
Apple n'en a pas fait mention, mais la nature de ce kit de développement pourrait avoir un effet de bord intéressant. Xcode, Interface Builder, etc ne fonctionnent que sur Mac et Apple n'a aucune intention de les porter sur Windows.

La capacité d'attraction de l'iPhone est telle - les hacks en tout genre et les achats de modèles désimlockés en sont le meilleur exemple - que son SDK pourrait allécher pas mal de développeurs Windows. Ceux-ci devront non seulement s'équiper en Mac mais également se plonger dans les subtilités de la programmation sur Mac OS X.

De là à imaginer qu'Apple gonfle encore ses rangs de développeurs pour Mac à travers l'iPhone, il n'y a qu'un pas. L'iPod a eu son effet halo auprès des clients, l'iPhone aura peut-être le sien chez les développeurs PC.


Un appétit pour le jeu
Apple a ensuite montré des applications plus sophistiquées. Le patron d'Electronic Arts a dévoilé une version spéciale de Spore, un jeu de simulation de l'évolution très attendu sur Mac et PC et imaginé par le légendaire créateur des Sims. Sega a lui aussi amené son jeu, Super Monkey Ball qui utilise à fond l'accéléromètre de l'iPhone. Apple elle-même y est allée de son titre, un jeu en 3D dans l'espace, Touch Fighter, où l'on tapote sur l'écran pour faire feu et on déplace l'iPhone en l'air pour diriger le vaisseau.

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La ressemblance est assez frappante entre l'iPhone et la Wii de Nintendo. Dans les deux cas, ces systèmes ne se font pas remarquer par leur puissance, mais par les nouvelles façons de jouer qu'ils proposent. A voir dans quelle mesure les appareils d'Apple sauront utiliser cette carte au-delà d'une poignée de jeux. Et peut-être réussir là où Nokia n'a pas fait d'étincelles avec son téléphone-console, la N-Gage.

Premières applications pro
Ont suivi un logiciel de gestion de la relation clients signé Salesforce.com, un poids lourd du domaine et une application d'aide à la prescription pour les médecins. Plus intéressant pour l'utilisateur lambda, un client chat compatible avec iChat. Mais il ne fonctionne qu'en mode texte et pas en audio.

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À plusieurs reprises Apple a insisté sur les temps de développements extrêmement courts qui avaient été nécessaires pour coder ces logiciels : généralement quelques jours. On retrouve ici le discours qui avait été tenu lors du passage du PowerPC aux puces Intel. Et dans les faits, entre réaliser les grandes lignes d'une application et la sortie de sa version finale, il y avait parfois un délai un peu plus long…

Un store pour les logiciels
L'autre gros morceau tenait dans la distribution de toutes ces futures applications. À l'image du bouton iTunes sur les iPhone qui donne accès à une version spéciale de l'iTunes Music Store, Apple va ajouter dans la prochaine version du firmware un bouton "App Store" (la boutique des logiciels).

On y retrouve un classement des applications calqué sur le modèle de l'iTunes Store, avec des rubriques "Populaires", "Nouveaux ajouts", "Recommandées", etc. et un moteur de recherche.

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D'un simplement tapotement, si l'application est gratuite, elle est téléchargée immédiatement, que ce soit via un accès EDGE ou Wi-Fi. Si une mise à jour survient pour les applications que vous possédez, l'App Store vous les signale automatiquement. Cette boutique sera également accessible depuis iTunes sur son Mac ou son PC.

Point important, cet App Store sera l'unique moyen offert aux développeurs pour distribuer officiellement leurs applications iPhone et touch. Une contrainte dans un sens, mais on retrouve aussi une volonté de simplifier au maximum l'acte d'achat, de téléchargement et d'installation des logiciels. Vous savez acheter une chanson sur iTunes et l'envoyer sur votre iPod ? Alors, vous saurez remplir votre iPhone de logiciels.

Et pour ce qui concerne la distribution d'applications à l'échelle d'une flotte d'iPhone en entreprise, Jobs a précisé qu'Apple travaillait sur un outil dédié.


Un partage des recettes
Le cadre posé, Apple a élaboré un modèle économique pour les développeurs. 70% du revenu des ventes ira dans leur poche (versements mensuels) et 30% restera chez Apple, qui gèrera le magasin, les transactions et l'hébergement des applications. Steve affirmant qu'à l'instar de la musique ils n'envisageaient pas véritablement de gagner de l'argent en vendant ces applications.

S'agissant du tarif de ces logiciels, aucune règle. Toute liberté est laissée aux développeurs. Et s'ils font dans le freeware, Apple les prendra en charge gratuitement sur l'App Store. Elle se réserve toutefois le droit de faire le tri. Vous faites dans le logiciel porno ? Dehors. Vous n'êtes pas mauvais en logiciel de désimlockage ? Bravo, mais non merci. Votre logiciel fait de la voix sur IP ? Là Apple autorisera son fonctionnement en Wifi mais pas en EDGE. Pour prévenir l'arrivée de logiciels malveillants, une signature électronique sera apposée sur les applications distribuées par ce store. Elle permettra ainsi de remonter à son auteur "et de prévenir, ses parents" a plaisanté, Jobs.

Au passage, un système de contrôle parental a été aussi prévu pour le Safari des iPhone et touch ainsi que pour désactiver l'accès à l'App Store.


Mise à jour payante pour le touch
L'ensemble de ce qui a été annoncé ce jour n'arrivera que fin juin, avec l'ouverture de l'App Store et la sortie d'une grosse mise à jour 2.0 du système de l'iPhone et du touch (on en est à la 1.1.4). Elle sera gratuite pour les iPhone mais payante (à un prix non communiqué) pour le touch. Toujours pour des raisons comptables (lire l'article Les "nouveautés" de l'iPod touch).

Parmi ses autres nouveautés qui n'ont pas fait l'objet d'une démo ni même d'une annonce, le client mail de l'iPhone sera capable de lire les pièces jointes PowerPoint (rejoignant ainsi les Word et Excel), ainsi que de déplacer ou supprimer des messages par lot, au lieu de un par un comme aujourd'hui.


100 millions pour dénicher l'innovation
Mais dès aujourd'hui les développeurs vont commencer à travailler avec une version bêta du SDK, prévu lui aussi en finale à la fin juin. Ces outils seront gratuits. Ou facturés 99$ (sans oublier un Mac pour ceux sur Windows…) si l'on veut monter à bord de l'App Store, ou 299€ s'il s'agit de créer des logiciels à usage interne en entreprise. On peut le voir comme un ticket d'entrée pour faire venir les développeurs les plus motivés.

Et pour ceux qui auraient de grandes ambitions, mais peu de moyens, une société de capital-risque est disposée à les aider. La firme KPCB, celle-là même qui avait tendu la main (et un chèque) à Compaq, Symantec, Netscape, Sun, Amazon ou encore Google, entend ne pas louper le coche du prochain gros hit pour l'iPhone. Elle a créé le iFund. Une enveloppe de 100 millions de dollars dans laquelle elle puisera pour financer des développements prometteurs.

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bulletIndiscrétions > A quand les nouveaux iMac et mini ? [07.03.2008 22:15 - FI]
De nouveaux iMac et Mac mini équipés de processeurs Penryn dans les toutes prochaines semaines. C'est ce qu'affirme MacScoop informé par ses sources. La mise à jour de ces deux familles avec ces puces dévoilées en janvier dernier coule de source (sans jeu de mots), puisque ce sont les derniers à les attendre après la récente actualisation des MacBook/Pro.

Le Mac mini recevrait une puce graphique plus rapide, la même que celle des MacBook : une Intel GMA X3100. Le site s'avance également sur un possible amincissement du boitier de cette machine.

Il souligne néanmoins que ces informations viennent contredire des rumeurs d'abandon du Mac mini évoquées par AppleInsider en octobre dernier. Et de suggérer que la Pomme a peut-être décidé de prolonger le bail de cette machine qui pourrait servir d'appui aux développeurs PC tentés de venir travailler sur des logiciels iPhone sans pour autant s'équiper en matériel Apple trop onéreux.

Si vraiment ces mises à jour n'intervenaient qu'en avril cela signifierait pas moins de trois mardis sans fermeture de l'Apple Store. Dur…!

bulletIndiscrétions > Dashcode s’ouvre enfin à l’iPhone [07.03.2008 19:19 - CL]
Le fameux kit de développement de l’iPhone contient une nouvelle version de Dashcode, l’outil d’Apple permettant de concevoir des widgets. Actuellement en bêta, Dashcode 2 facilite la création d’applications web pour l’iPhone.

Il est possible de tester ses réalisations à l’aide du simulateur d’iPhone. Dashcode offre la possibilité d’adjoindre une icône à application web. De nombreux éléments graphiques sont également inclus dans le logiciel de manière à ce que les développeurs puissent mettre au point facilement des interfaces s’approchant le plus possible des desiderata d’Apple dans ce domaine.

Reste une inconnue comme le souligne iPhone Atlas : les projets réalisés à l’aide de Dashcode pourront-ils être stockés sur l’iPhone avec la version système 2.0 (comme un widget sous Mac en somme) ou seront-ils uniquement accessibles depuis le net ?

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bulletIndiscrétions > Blu-ray : Sony négocie avec Microsoft et Apple [07.03.2008 18:43 - CL]
Maintenant que le Blu-ray l’a définitivement emporté sur le HD-DVD, Sony discute avec plusieurs constructeurs, dont Microsoft et Apple, pour qu’ils l’adoptent. Concernant Redmond, les négociations s’annoncent compliquées.

En effet, si Sony autorise Redmond à équiper la Xbox 360 d’un lecteur Blu-Ray, sa console de jeu, la Playstation 3, perdrait là un argument de taille. La firme nippone se retrouve face à un sacré dilemme : privilégier sa console ou la promotion du successeur de HD DVD ?

En attendant de savoir quelle décision Sony prendra, le Financial Times révèle que des négociations ont également lieu avec Apple. Dans cette affaire, la société californienne a donné l’impression de jouer la montre. Même si elle a apporté son soutien très tôt au camp du Blu-ray, elle a semble-t-il préféré attendre la fin de la guerre avant de songer sérieusement à intégrer cette technologie dans ses ordinateurs. De toute manière ces derniers temps, Apple était suffisamment occupé à promouvoir Apple TV et sa plate-forme de téléchargement idoine.

Récemment, une rumeur laissait entendre qu’Apple avait failli intégrer des graveurs Blu-Ray à ses MacBook Pro, mais des problèmes mécaniques l’avaient contrainte à faire machine arrière.
bulletMacGeneration > Le zapping des lecteurs [07.03.2008 18:21 - FI]
C'était le gros rendez-vous Apple de la semaine, attendu avec une impatience grandissante alors que la date approchait. Les sites de rumeurs évidemment y étaient allés de leurs pronostics. Et puis, patatras… ne voilà donc pas que l'Apple est resté ouvert ce mardi ! Dites donc chez Apple, on ne se laisserait pas un peu vivre en ce moment ? Pour le reste, c'était cette semaine dans les réactions sur MacGeneration… Baisse du prix des iPod classic et des iPod nano C'est marrant, maintenant ...
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bulletMatériel > Des MacBook légèrement plus rapides [07.03.2008 13:07 - CL]
Dans la vie de tous les jours, la nouvelle génération de MacBook apporte un modeste gain en terme de performances. Le nouveau modèle entrée de gamme est en moyenne 8 % plus rapide que l’ancien à en croire les tests de Macworld. L’écart est un peu plus important (16 %) sous Photoshop.

Si l’on compare les deux modèles haut de gamme, le petit nouveau va également environ 9 % que son prédécesseur. Enfin, on notera qu’en terme de performances, le modèle haut de gamme fait presque jeu égal avec le premier MacBook Pro. L’écart est inférieur à 10 %.

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Pour arriver à ces conclusions, Macworld réalise une batterie de tests avec Photoshop, Compressor, iMovie HD, iTunes, Unreal Tournament, Finder et HandBrake.

Ces tests contredisent ceux menés par Primate Labs il y a quelques jours. Rien d’anormal à cela, l’outil de Primate Labs, Geekbench, se concentre uniquement sur les performances brutes du processeur sans prendre en compte les particularités de chaque modèle.
bulletLogiciels > iPhone : Adium, OmniGroup, Flickr… [07.03.2008 12:54 - FI]
La mise à disposition du kit de développement pour iPhone a déjà donné quelques idés à certains développeurs de logiciels Mac. Fraser Speirs de Connected Flow pense possible un portage de son utilitaire d'export de photos (depuis iPhoto et Aperture sur Mac) vers le site de partage de Flickr. Les auteurs du client de chat Adium sont bien tentés par l'iPhone mais ils ont déjà relevé quelques obstacles à une adaptation franche et facile (ndr : comme les aime Steve Jobs…). - l'iPhone et le...
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bulletApple > Quelles applications pour l'iFund ? [07.03.2008 11:39 - FI]
KPCB, la société de capital-risque qui a annoncé la création de l'iFund et de son enveloppe de 100 millions de dollars (lire l'article La seconde révolution de l'iPhone a commencé), précise sur son site les applications pour iPhone et iPod touch qui l'intéresse en priorité.

"Des services utilisant la géo-localisation, les réseaux sociaux, le commerce (publicité et systèmes de paiement compris), la communication et le divertissement", tels sont les profils prioritaires.

Les postulants au coup de main financier peuvent d'ores et déjà se faire connaitre, une réponse sous 15 jours leur est même promise.

KPCB se dit prête à aider au démarrage de développements ou à soutenir une activité existante. Les chèques pourront être de 100 000$ comme de 15 millions selon les besoins. Et si le plafond de 100 millions s'avérait finalement trop juste, la firme remettra de l'argent au pot. Apple l'assistera par la communication d'informations sur le marché de ses appareils.

KPCB, pour Kleiner Perkins Caufield & Byers, est une société californienne, elle a épaulé à leurs débuts des entreprises comme Sun, Google, Amazon, Compaq, Netscape, AOL…

bulletMac OS X > SDK : les réactions des développeurs [07.03.2008 10:03 - CL]
De manière générale, développeurs, analystes et décideurs informatiques ont été agréablement surpris par les annonces de Steve Jobs. Beaucoup n’en attendaient pas tant.

Une nouvelle plate-forme

Paul Kafasis de Rogue Amoeba estime que "c’est une toute nouvelle plate-forme - une plate-forme que les développeurs voulaient depuis neuf mois, quand Apple affirmait que ‘les applications Web étaient la bonne solution. Il a fallu attendre, mais cela vient enfin et c’est une bonne nouvelle pour tout le monde. Sauf peut-être pour Palm, RIM et Win CE".

L’un des motifs de satisfaction de bon nombre de développeurs, c’est d’avoir un package complet avec des outils avec lesquels ils sont habitués de travailler sur Macintosh. John Casasanta à qui l’on doit iClip, affirme pour sa part que «c’est fantastique qu’Apple mette à disposition [des développeurs] les mêmes outils qu’ils utilisent en interne».

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Le fait de proposer les mêmes outils que pour le Mac est une bénédiction pour eux. «Les développeurs Mac auront une longueur d’avance sur les autres. Pendant que les développeurs venus d’autres plates-formes devront se familiariser avec Xcode, les développeurs Mac auront déjà commercialisé leurs applications», estime Paul Kafasis. De son côté, John Gruber pense que le kit de développement l’iPhone va jouer le même rôle auprès des développeurs que l’iPod chez utilisateurs Windows : un effet halo ! Ils vont commencer à se faire la main avec l’iPhone, puis sortiront des logiciels pour Mac…

Techniquement, il faudra un peu de temps pour que les programmeurs s’aperçoivent des forces et faiblesses de l’environnement de développement de l’iPhone. Habitués aux multiples transitions imposées par Apple, ils se méfient des démonstrations de Steve Jobs qui a montré plusieurs exemples d’applications conçues en quelques jours. «Sauf si Apple a trouvé la solution magique, solution qu’elle s’est bien gardée de présenter hier, une petite application pour l’iPhone prendra toujours des mois à développer, et les applications les plus importantes des années», résume John Casasanta.

Pour sa part, John Carmack d'id Software qui n'a pas toujours eu des propos très tendres au sujet d'Apple (lire l'article : J. Carmack critique envers Apple et les jeux), estime que tout cela va dans la bonne direction. Apple offre selon lui le meilleur des deux mondes en proposant un simulateur et un débogueur natif.

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Certains ont noté déjà l’absence de Core Data sur l’iPhone, ce qui n’est pas une mauvaise chose selon eux, car c’est une API relativement lourde. En revanche, ils se réjouissent qu’Apple ait intégré SQLite à son téléphone.

Tous souhaitent visiblement écrire des applications pour l’iPhone, mais demandent un peu de temps pour exposer leurs plans. Seul Paul Kafasis a rappelé qu’il s’était engagé à porter Airfoil sur un iPhone. Il devrait donc être possible tôt ou tard de diffuser la musique présente sur son iPhone sur une chaîne de salon reliée à une borne Airport Express.

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La distribution

La décision d’Apple de prendre une commission de 30 % sur chaque transaction sur l’App Store les divise. Paul Kafasis estime que c’est un bon deal. Le pourcentage selon lui peut paraître élevé par rapport à la marge que réalise sa société sur la vente d’un logiciel Mac, mais l’App Store, avec sa forte visibilité, devrait permettre de faire du volume, indique-t-il en substance. Ken Aspeslagh, d’Ecamm Network, ne partage pas cet avis et trouve pour sa part ce pourcentage «élevé». Enfin, selon John Carmack, Apple est tout simplement en train de mettre au point le mode distribution du futur pour les terminaux mobiles.

L’entreprise

John Gruber note qu’Apple se donne les moyens d’attaquer le marché de l’entreprise avec l’iPhone. Même son de cloche chez Andy Ihnatko qui met enfin à disposition des décideurs informatiques les outils dont ils avaient besoin. David Sobotta qui a occupé par le passé plusieurs postes importants chez Apple se félicite du support d’Exchange. Sur son blog, il explique avoir milité - sans succès - il y a quelques années pour que le Mac offre une véritable compatibilité avec Exchange. Cette décision selon lui montre bien où est l’intérêt d’Apple et quel appareil a la préférence de Jobs.

[MAJ] Retrouvez notre dossier pour tout savoir du SDK iPhone !
bulletMac OS X > Les premières recommandations d’Apple aux développeurs [07.03.2008 08:38 - CL]
Sans forcément entrer trop dans les détails, la documentation et la licence d’utilisation donnent quelques informations sur les bonnes habitudes que vont devoir prendre les développeurs. Afin de garantir un maximum de sécurité, chaque application pourra écrire des données uniquement dans son bac à sable. Ainsi, il ne sera pas possible à partir d’un logiciel tiers d’éditer la base de données iTunes. Apple délivre également un message aux programmeurs qui ont fait joujou ces derniers mois ave...
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bulletMatériel > Le refurb sourit aux couche-tard [07.03.2008 01:14 - CL]
Il vient d’ouvrir ses portes, et offre à la vente des MacBook Pro 15’ C2D 2,4 GHz à 1469 €. C’est assez tentant. On trouve également des iMac 20’ à 999 € et 1199 € ainsi que des iMac 24’ à 1439 €.

D’autre part, Apple commercialise des Mac Pro à partir de 1699 €, des MacBook à partir de 929 € et des Xserve à 4479 €, ainsi que des nano à partir de 85 € et des iPod 5G à partir de 159 €.

De son côté, le refurb suisse est composé d’une belle sélection d’iMac, ainsi que de MacBook Pro et de Mac Pro. Le refurb belge possède pour sa part des MacBook Pro 15’ à 1439 €.
bulletiPhone > Ballmer au sujet de l’iPhone et du MacBook Air [07.03.2008 01:05 - CL]
Outre le CEBIT et le special event d’Apple, l’autre grand événement de la semaine, c’est la conférence Mix lors de laquelle Microsoft fait la promotion de ses technologies Internet. Au cours de cet événement, Steve Ballmer a été interviewé par Guy Kawasaki un ancien d’Apple.

Au cours de cet entretien, il a été question de beaucoup de choses et notamment de l’iPhone. Ce n’est pas tous les jours que Steve Ballmer s’exprime au sujet du téléphone d’Apple. La dernière fois, c’était pour s’en moquer (vidéo). Maintenant que Cupertino en a écoulé plusieurs millions, l’homme fort de Microsoft a adopté un discours beaucoup plus posé.

Il a déclaré qu’Apple avait pris une licence ActiveSync depuis un moment, tout en précisant que d’autres sociétés comme Nokia ou Palm utilisent déjà sa technologie.

Toujours au sujet du terminal d’Apple, Steve Ballmer a reconnu qu’il aimerait bien que Silverlight fasse son apparition sur l’iPhone et semble envier le business modèle mis au point pour la distribution d’applications…

Les deux hommes ont également longuement débattu sur le MacBook Air. Ballmer a demandé s’il pouvait faire tourner Windows Vista dessus. Le patron de Microsoft a estimé qu’il lui manquait beaucoup de fonctionnalités comme le lecteur DVD. Toutefois, Ballmer a admis ne pas être totalement indifférent, Guy Kawasaki lui a indiqué qu’il pouvait lui en obtenir un à bon prix.

Steve Ballmer a cependant reconnu qu’Apple faisait du «bon travail». Interrogé sur les gains de part de marché du Macintosh, il a ironisé en affirmant que ce point de vue n’était malheureusement pas suffisamment partagé par de nombreux gouvernements.

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Photo : CNET
bulletInternet > Le special event en vidéo sur le site d'Apple [07.03.2008 00:29 - CL]
Apple propose sur son site web de voir en streaming le special event de Steve Jobs. Notez que la marque à la pomme a coupé au montage la dernière partie lors de laquelle les journalistes ont pu poser quelques questions aux dirigeants d’Apple. Pour tout savoir, n’hésitez pas à jeter un œil sur notre retranscription du keynote ainsi qu'à notre une très complète "La seconde révolution de l'iPhone a commencé".

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