L'actualité

iTunes : comment l'améliorer… ou s'en passer
par Anthony Nelzin le 16.04.2012 22:24

iTunes est un logiciel mal-aimé : symbole de la renaissance d'Apple, il gère la musique mais aussi les vidéos, les séries TV, les podcasts, les livres, les applications, les sonneries, sert de lecteur, de boutique et de centrale de synchronisation et de sauvegarde, et on en passe.

Une overdose de fonctions qui ne masque pas certains de ses manques, et qui ne fait que renforcer la frustration face à cet incontournable du Mac. Quelques logiciels et astuces peuvent néanmoins l'améliorer… ou tout simplement le remplacer.

L'avantage d'iTunes est aussi son principal inconvénient : c'est un logiciel monolithique. Il regorge ainsi de fonctions, qui peuvent noyer l'utilisateur débutant, mais n'est pas pour autant parfait. On peut donc suivre deux pistes pour l'améliorer : combler ses manques et le relayer au second plan.

iTunes "as a service"
iTunes est avant tout une interface à votre audiothèque : rien ne vous empêche donc de l'utiliser comme un service sur lequel connecter d'autres applications. Si le Mac est le centre multimédia de votre domicile et que vous affectionnez de le piloter avec votre iPhone, iPod touch ou iPad, vous connaissez sans doute Remote (gratuit) qui transforme votre appareil iOS en télécommande pour iTunes, dans une interface familière, mais épurée. Si vous préférez l'interface native du lecteur musical d'iOS, n'hésitez pas à activer le partage à domicile dans iTunes et à utiliser la bibliothèque de votre Mac sur votre iPhone ou iPad.

Sur le Mac lui-même, plusieurs applications peuvent aider à faire passer iTunes à l'arrière-plan et à se libérer de son interface pataude. DockArt (gratuit) remplace l'icône du lecteur musical d'Apple par la jaquette du morceau en cours. Ce petit plug-in iTunes, à installer comme ses congénères dans le dossier ~/Bibliothèque/iTunes/iTunes Plug-ins, dispose de quelques options permettant notamment de changer l'apparence de la jaquette ou d'afficher le nombre de podcasts non lus dans un badge.

DockArt
Une commande Terminal complémente DockArt en affichant une petite notification au-dessus de l'icône d'iTunes à chaque changement de morceau, avec le nom du titre en cours et l'artiste associé. Entrez la commande defaults write com.apple.dock itunes-notifications -bool TRUE;killall Dock dans le Terminal et validez. Relancez iTunes, et cette petite notification sera alors active — sous OS X Lion et Mountain Lion uniquement.

Notification iTunes
BarTunes (gratuit), enfin, se présente sous la forme d'un menulet. C'est par défaut un simple menu déroulant permettant de rapidement noter un morceau en cours, mais il peut ajouter des contrôles de lecture à la barre des menus.


Les contrôleurs

L'ensemble de ces fonctions séparées peut néanmoins être retrouvé dans des applications uniques et plus au moins indépendantes d'iTunes : les contrôleurs. Bowtie (gratuit) est un des plus minimalistes : il ne remplace pas iTunes dans le choix du morceau à lancer. Il permet néanmoins de savoir d'un coup d'œil quel morceau est en cours, de le noter et de contrôler la lecture grâce à une palette dont l'apparence est personnalisable. Il supporte aussi l'envoi des statistiques de lecture sur le réseau social Last.fm.

Coversutra (3,99 €) est un peu plus musclé : il dispose d'un champ de recherche pour sélectionner le morceau que l'on veut lire dans une interface épurée, en laissant iTunes à l'arrière-plan. Une palette flottante peut là encore servir à contrôler la lecture : un simple raccourci la convoque, comme il peut aussi contrôler à peu près toutes les fonctions de Coversutra. Ce contrôleur supporte lui aussi Last.fm.


Ecoute (5,99 €), enfin, est le stade ultime du contrôle d'iTunes : il ne requiert même pas que le lecteur d'Apple soit lancé pour jouer votre musique — mais comme il utilise le même fichier bibliothèque, il synchronise parfaitement vos états de lecture et récupère vos listes. Son apparence est donc moins minimale, et il prend plus l'apparence d'une véritable application indépendante, dont les traits rappellent parfois ceux d'iOS. Last.fm est là encore de la partie, mais il est ici accompagné de Twitter et Facebook.


Remplacer iTunes

Des applications totalement indépendantes d'iTunes, il n'en manque d'ailleurs pas — mais Ecoute est l'une des seules à encore se reposer sur la bibliothèque du lecteur d'Apple. Il était autrefois presque impossible de se passer d'iTunes si l'on s'était impliqué dans l'écosystème Apple : c'était le passage obligé pour tout utilisateur d'iPod et d'iPhone. Il est néanmoins aujourd'hui de plus en plus facile de le remplacer : iCloud et iTunes Match rendent les appareils iOS totalement indépendants d'iTunes, qui n'est plus le centre du hub numérique. Cette indépendance ne posera de même aucun problème à ceux qui préfèrent Android ou Windows Phone 7 à iOS — ou qui ont gardé leur bon vieux téléphone.

Doubletwist (gratuit) est ainsi souvent considéré comme un « iTunes pour Android » : il reprend le principe de la centralisation des données, de la multiplication des fonctions et de la synchronisation, mais dans une interface plus épurée et surtout plus légère. C'est à vrai dire un logiciel incontournable si vous avez préféré un smartphone HTC, Samsung ou Motorola à un iPhone, d'autant qu'il est doublé d'une application Android qui mérite l'attention.


Songbird (gratuit) est assez similaire à Doubletwist : il reprend la philosophie d'iTunes (il inclut même la boutique de 7digital) tout en étant plus flexible et plus personnalisable. Il met lui aussi l'accent sur sa capacité à synchroniser certains appareils pour s'ériger en véritable remplaçant de la centrale d'Apple. S'il est peut-être moins attrayant que Doubletwist, il a l'avantage d'être connecté : lors de lecture d'un morceau, il affiche des informations sur l'artiste depuis Last.fm, des actualités et des photos, et peut même vous avertir de son passage en concert.

Face à ces deux « clones » d'iTunes, Sonora (7,99 €) est forcément plus léger : oubliez ici la synchronisation, les boutiques et les podcasts, seule la musique compte. Comme Doubletwist et Songbird, Sonora supporte plus de formats qu'iTunes, notamment le FLAC et l'OGG. Ce lecteur est particulièrement flexible : sa barre supérieure est une zone dans laquelle on peut glisser les morceaux que l'on veut jouer les uns à la suite des autres, mais on peut aussi créer des mixes, ou arranger sa musique selon la popularité ou la nouveauté des morceaux, Sonora étant aussi «social».

Musique (8,99 €) est assez similaire : il met lui aussi l'accent sur la présentation, ici sous la forme d'une grille présentant les artistes ou les albums. La barre latérale de droite affiche par défaut l'album en cours, mais vous pouvez aussi y glisser des morceaux pour la transformer en liste de lecture permanente. Lors de la lecture d'un morceau, Musique peut afficher des informations sur l'article, l'album, et les paroles — les informations sont issues de Last.fm, dont les données sont utilisées pour corriger automatiquement les métadonnées erronées.
Combler les manques d'iTunes

Ces applications sont néanmoins tout à fait indépendantes d'iTunes : elles casseront vos habitudes et ne vous permettront pas de revenir facilement au lecteur d'Apple si besoin. Si vous n'êtes donc pas tout à fait allergique à iTunes, peut-être pouvez combler ses manques avant de retirer son icône du Dock.

iTunes est un vieux logiciel (lire : iTunes 10 ans !) qui prend finalement assez mal en compte internet et les possibilités de compléter l'expérience musicale par des informations contextuelles. Wikit (2,99 €) est une petite application qui affichera des informations issues de Wikipedia sur l'artiste, l'album et le morceau en cours.

Wikit
Le widget Dashboard TunesTEXT (gratuit) ou l'application MusiXmatch (gratuit) permettent quant à eux d'afficher les paroles du morceau en cours : le widget les intègre aux métadonnées pour ceux qui voudraient par exemple les consulter sur leur iPod ou iPhone, l'application les affiche à l'écran pour les amateurs de karaoké.

Le principal défaut d'iTunes est néanmoins sa gestion des doublons, particulièrement déficiente. De ce point de vue, l'application Dupin (15 $) est infiniment plus subtile et intelligente, et est sans doute l'un des tout meilleurs gestionnaires de doublons pour OS X. Il permet d'établir de multiples critères pour faciliter la recherche de vrais doublons (et par exemple, conserver les versions live de morceaux dont on a aussi l'album studio), ou au contraire pour faire le tri parmi de multiples interprétations d'une même chanson.

Le créateur de Dupin, Doug Adams, est d'ailleurs connu des power-users d'iTunes : il propose sur son site plus de 400 scripts permettant d'ajouter de nombreuses fonctions au lecteur d'Apple de la gestion des métadonnées à la recherche de jaquettes en passant par la fusion de morceaux, la création de listes de lecture, et on passe. Si vous avez toujours trouvé qu'il manquait un petit quelque chose à iTunes, il est possible que vous trouviez votre bonheur dans cette collection de scripts.


Aller plus loin

Enfin, plusieurs applications utilisent iTunes pour des fonctions plus décalées. Sleepytime (3,99 €), par exemple, transforme iTunes (ou Ecoute) en réveil. Vous pouvez vous endormir et vous réveiller au son de votre musique, Sleepytime pouvant vous aider à vous endormir avec des animations, ou vous fournir au réveil la météo du jour.

Moins utile, mais plus drôle, Flutter (gratuit), une application en bêta qui vous permet de piloter votre iTunes par des gestes de la main : c'est la webcam de votre Mac qui reconnaît votre mouvement, à la manière du Kinect de Microsoft. Pour le moment cependant, Flutter ne reconnaît qu'un seul geste, permettant de mettre en pause la musique.


Les lecteurs attentifs auront sans doute remarqué qu'une application n'a pas été mentionnée dans ce dossier, Spotify. Il fallait lui laisser les honneurs de la conclusion, tant elle peut totalement remplacer iTunes. Elle peut d'abord récupérer la bibliothèque iTunes pour la musique en local, mais lui ajoute évidemment un épais catalogue en ligne, avec de la publicité dans la formule gratuite ou sans limites contre un abonnement. Spotify a récemment été agrémenté de nombreuses applications qui permettent par exemple de mieux découvrir les nouveautés ou d'organiser une véritable soirée karaoké.


Enfin, ses fonctions sociales permettent par exemple à vos amis de laisser dans votre boîte de réception des recommandations de morceaux à écouter. Comme toutes les solutions de ce dossier, Spotify montre qu'iTunes est aujourd'hui plus que jamais daté : on l'annonce chaque année, mais une véritable remise à plat du lecteur musical / couteau suisse multimédia d'Apple ne serait sans doute pas de trop.

bulletApple > "Inside Apple" est disponible dans l'iBookstore [16.04.2012 20:33 - FI]
"Inside Apple", le dernier livre en date sur Apple et son fonctionnement, est maintenant en vente sur l'iBookstore [10,99€]. Ou plutôt en précommande (notion toujours étrange s'agissant d'un format numérique…).

Cette version pour iPad et iPhone de l'ouvrage ne sera en effet distribuée que ce 18 avril. Ce même jour il sera disponible en librairies dans sa version papier, il est depuis la semaine dernière en précommande chez Amazon ainsi qu'à la Fnac à 15,20€ dans les deux cas (lire aussi "Inside Apple" : les bonnes feuilles du nouveau livre sur Apple).

bulletiPhone > Labo : test du pico-projecteur Aiptek MobileCinema i15 pour iPhone [16.04.2012 19:00 - AZ]
Bien que leur usage reste encore confidentiel, les pico-projecteurs sont en ce moment en vogue. Alors que plusieurs fabricants intègrent ces projecteurs minuscules directement dans leurs téléphones, Aiptek a présenté plusieurs accessoires pour en ajouter un à l'iPhone. Le fabricant taïwanais n'en est pas à son premier pico-projecteur, mais n'est pas non plus connu pour la qualité de ses produits. Que penser du MobileCinema i15 ? La réponse dans notre test !

skitched
bulletLogiciels > RocketDocs : un client Mac pour Google Documents [16.04.2012 17:40 - SM]
RocketDocs - A Google Docs™ Client [1.0 – US – 4,99 € – Tricky Duck Ltd] permet de profiter de Google Documents dans une « vraie » application.

Ce client ajoute une icône dans le dock et dans la barre des menus pour accéder plus rapidement à la suite bureautique de Google sans passer par un navigateur. RocketDocs dispose du mode plein écran de Lion et d'onglets pour naviguer plus rapidement entre plusieurs documents.

Les raccourcis clavier supportés par Google Documents sont aussi de la partie. On a rencontré cependant un problème avec le glisser-déposer qui ne fonctionne pas en passant par RocketDocs alors que via le navigateur la manipulation s'effectue sans soucis.


RocketDocs se limite exclusivement à Google Docs ; un clic sur le bouton Recherche ou Image de la barre des menus de Google renvoie directement vers son navigateur web par défaut.

Proposé à 4,99 €, RocketDocs est encore trop limité pour être intéressant, d'autant plus que Fluid permet de faire — presque — la même chose (il manque les onglets en bas) à un tarif légèrement inférieur (4,99 $ soit moins de 4 €) mais surtout avec n'importe quel site.
bulletLogiciels > Première version finale pour Dashlane [16.04.2012 17:02 - NF]
Dashlane est un concurrent de 1Password (39,99 €) qui a l'avantage toutefois de simplifier encore plus le processus par rapport à ses concurrents. Le principe de base est le même : vous devez stocker dans l'application vos identifiants et mots de passe, mais aussi diverses informations personnelles, comme votre adresse ou le numéro de votre carte de crédit. Dashlane stocke et synchronise ces données sensibles en les protégeant bien évidemment derrière un mot de passe qui doit, lui, être vraiment sûr. Quand vous ouvrez une page Internet qui nécessite une de ces informations, l'application remplira automatiquement les champs pour gagner du temps.


En bêta depuis plusieurs mois, Dashlane est désormais disponible dans sa première version finale. Au programme de cette mise à jour, la possibilité d'enregistrer plusieurs identités pour choisir ensuite, en fonction des sites, une adresse personne ou professionnelle par exemple. Le logo de l'application, un impala, s'affichait jusque-là dans tous les champs détectés par Dashlane, il s'agit désormais d'une option. La prise en charge de nombreux sites a été améliorée au passage pour une meilleure reconnaissance des formulaires, notamment pour les achats en ligne.

Le moteur de Dashlane a aussi été optimisé, il devrait consommer moins de mémoire vive et s'avérer plus stable. Les extensions navigateur ont été également améliorées et la dernière version de Firefox est prise en charge. Rappelons que Dashlane gère également Chrome et Safari, sur Mac OS et Windows. Les déclinaisons mobiles, pour terminaux iOS et Android, sont en développement. Cette nouvelle version vous sera proposée automatiquement au lancement de l'application.
bulletInternet > Sergey Brin liste les menaces sur l'Internet ouvert [16.04.2012 16:43 - FI]
Sergey Brin, le cofondateur de Google et aujourd'hui chargé des "projets spéciaux", a livré ses inquiétudes au Guardian sur les dangers pesant selon lui sur l'ouverture et le libre accès à Internet. Une chape de plomb ou des blocages protéiformes, allant des gouvernements aux entreprises, pour certaines directes concurrentes de la sienne.

« Depuis plusieurs endroits du monde, des forces très puissantes se sont alignées contre l'Internet ouvert. Je suis plus inquiet que par le passé. C'est effrayant ». Il confesse avoir cru il y a quelques années que des pays comme la Chine ne pourraient plus « remettre le génie » dans la bouteille en réussissant à restreindre l'usage d'Internet. Ces agissements ont non seulement continué, mais ils se sont amplifiés avec par exemple l'Iran à qui l'on prête depuis plusieurs mois la volonté d'instaurer un "Internet national". Brin cite ce pays, la Chine et l'Arabie Saoudite parmi ceux qui l'inquiètent au plus haut point actuellement.

Apple et Facebook ont été pareillement la cible de Brin, à chaque fois parce que leurs plateformes se posent en obstacle aux pérégrinations de son moteur de recherche. Facebook car il empêche son contenu d'être sondé, et les milliers d'applications de l'App Store parce qu'elles renferment des données inexpugnables elles-aussi (si l'on exclut le fait que beaucoup d'apps ne font que proposer des choses par ailleurs librement accessibles sur le Web, ndr).

« Il y a beaucoup de choses qui se perdent, par exemple toute l'information dans les apps - ces données ne peuvent être parcourues par les robots d'exploration. Vous ne pouvez pas y faire de recherches ». Quant à Facebook, il se pose en véritable citadelle « Vous devez suivre leurs règles, qui sont très restrictives. »

Cette sortie vis-à-vis de Facebook, prévisible tant le réseau est devenu une menace pour Google, fait d'une certaine manière écho aux propos de Steve Jobs en 2010. Le patron d'Apple avait expliqué l'absence d'interaction entre Ping dans iTunes et Facebook par les exigences trop « lourdes » et « impossibles à accepter » du réseau social.

Brin ajoute : « Le contexte dans lequel Google a été développé, la raison pour laquelle nous avons pu mettre au point un moteur de recherche, est que l'Internet était extrêmement ouvert. Une fois que trop de règles apparaissent, cela conduit à étouffer l'innovation ».

L'industrie du divertissement a suivi dans sa liste : « Elle se tire une balle dans le pied, ou peut-être pire que le pied, en faisant du lobbying pour légiférer afin de bloquer les sites offrant du contenu piraté. Ça fait plusieurs années que je n'ai pas essayé, mais quand vous allez sur un site Web pirate, vous choisissez ce que vous voulez, c'est téléchargé sur le périphérique de votre choix et ça fonctionne bien - et lorsque vous devez franchir toutes ces barrières pour obtenir du contenu légitime, ces obstacles dissuadent les gens d'acheter ».

Brin a conclu en assurant que son groupe s'efforçait chaque fois que possible de refuser l'accès aux contenus personnels stockés sur ses serveurs, dans le cadre de procédures judiciaires : « On en rejette beaucoup; nous sommes en mesure de refuser un grand nombre de ces demandes. Nous faisons tout notre possible pour protéger les données. Si nous pouvions avoir une baguette magique et ne pas être soumis à la loi des États-Unis, ce serait formidable. Si nous pouvions être dans une sorte de juridiction magique en laquelle chacun dans le monde aurait confiance, ce serait formidable ... Nous essayons de faire les choses du mieux possible » (lire aussi Google condamné à payer une amende de 25 000 $ dollars par la FCC).
bulletTechnologies > Sony présente un nouveau type de support pour l'archivage [16.04.2012 16:12 - SM]
À l'occasion du NAB, Sony a dévoilé un nouveau système d'archivage baptisé « Optical Disc Archive ». Il s'agit de cartouches renfermant plusieurs disques optiques lisibles par un lecteur dédié.

Les cartouches sont dotés de capacités de stockage allant de 300 Go à 1,5 To. Le lecteur de cartouches est quant à lui doté d'un port USB 3.0.

Sony indique que plusieurs grosses compagnies — CBS News, Time Warner Cable Sports, Fuji Television... — ont déjà passé commande.


La firme japonaise n'a pas encore précisé le prix du lecteur Optical Disc Archive ainsi que des cartouches, ni même si cette technologie est amenée à être disponible au grand public à terme. Le produit sera disponible à l'automne.
bulletLogiciels > Apple retire les versions démo d'Aperture et iWork [16.04.2012 15:39 - NF]
Apple a retiré les versions de démonstration d'Aperture (62,99 €) et de la suite bureautique iWork. Apple ne commercialise plus de codes d'activation pour ces logiciels depuis l'ouverture du Mac App Store, mais c'est une nouvelle étape dans ce sens. Impossible désormais de télécharger une version de démonstration qui fonctionne gratuitement pendant un mois avant de se décider : il faut acheter pour tester.


Le changement est déjà effectif sur le site américain d'Apple et la page dédiée au téléchargement de la démo renvoie maintenant vers le Mac App Store. Le site français d'Apple n'est toutefois pas encore à jour : au moment où nous rédigeons cet article, il est toujours possible de télécharger la démo d'iWork à cette adresse. On imagine que la mise à jour sera rapidement effectuée et cette version ne pourra de toute manière pas être utilisée après 30 jours…
bulletAilleurs > Google condamné à payer une amende de 25 000 $ dollars par la FCC [16.04.2012 15:26 - SM]
Dans l'affaire des données collectées subrepticement par les Google Cars (lire : Géolocalisation : au tour de la FCC américaine), la FCC (Federal Communications Commission) vient de condamner Google à payer une amende de 25 000 $ pour entrave dans son enquête. L'amende imposée est plus symbolique que réellement punitive vu son montant.

Les Google Cars qui sillonnent les routes du monde entier ont récolté des données personnelles (mots de passe, historiques...) entre mai 2007 et mai 2010.

La firme de Mountain View a reconnu en mai 2010 avoir procédé à ses opérations — la CNIL avait alors infligé une amende de 100 000 euros à Google —, une déclaration qui a marqué le point de départ de l'enquête de la FCC.

« Pendant de nombreux mois, Google a délibérément entravé et retardé l'enquête. [...] Google refuse d'identifier ses employés et de fournir des adresses électroniques. La compagnie ne peut fournir les informations nécessaires sans identifier ses employés. » a indiqué la FCC.

Google se défend de ne pas avoir été coopératif avec la FCC dans des propos relayés par l'AFP : « Nous avons travaillé de bonne foi pour répondre aux questions de la FCC tout au long de l'enquête, et nous sommes heureux qu'elle ait conclu que nous avions respecté la loi. »
bulletApple > Starck fait préciser ses propos [16.04.2012 14:08 - FI]
Après Apple, c'est le service de presse de Philippe Starck qui rectifie, auprès de l'AFP, les propos tenus par ce dernier à la radio sur son implication avec la firme de Cupertino : « Un projet, initialement avec Steve Jobs, se poursuit avec la femme de Steve, Laurene, mais il s'agit d'un projet de nature privée sur lequel Philippe Starck ne souhaite pas divulguer davantage de détails ».

On savait déjà le patron d'Apple désireux de se faire construire un yacht (lire aussi Philippe Starck aurait travaillé avec Apple sur un nouveau produit) ainsi qu'une nouvelle maison. Deux chantiers qui s'insèrent bien dans le cadre d'un projet strictement privé avec la famille de Jobs, et aucunement avec Apple.
bulletAilleurs > Apple Store La Défense-Quatre Temps : ouverture courant juin [16.04.2012 13:45 - AZ]
skitchedD'après nos informations, l'Apple Store La Défense-Quatre Temps devrait ouvrir ses portes dans le courant du mois de juin. Ses équipes sont recrutées, elles doivent maintenant être formées : ce sera fait pendant les trois premières semaines de mai. Suivra ensuite une période de préparation à l'ouverture du magasin, qui devrait donc intervenir au plus tôt dans le courant du mois de juin.

Comme beaucoup d'Apple Store français, celui de la Défense est situé dans un centre commercial géré par Unibail-Rodamco, celui des Quatre Temps, à deux pas de la Grande Arche. Il sera plus précisément situé au premier niveau, sur un espace laissé libre par le déplacement d'un Go Sport, à côté d'une boutique SmartBox.
bulletCréation > Illustrator CS6 : coup d'oeil sur les dégradés [16.04.2012 13:16 - FI]
Adobe continue de mettre en avant quelques-unes des nouveautés d'Illustrator CS6. Après la création de motifs c'est cette fois la réalisation de dégradés au sein de tracés qui s'est vue simplifiée. Avec la possibilité de transformer rapidement ces dégradés pour qu'ils suivent la longueur ou l'épaisseur de la forme. La CS6 au complet devrait être formellement annoncée d'ici la fin du mois.


bulletCréation > Les nouveautés d'Adobe Premiere Pro et After Effects CS6 [16.04.2012 11:52 - SM]
Alors que la CS6 approche à grands pas, Adobe a levé le voile sur les ajouts et changements concernant Premiere Pro et After Effects, ses deux logiciels phares utilisés dans le monde de la vidéo.

Premiere Pro CS6

Le logiciel de montage Premiere Pro voit son interface revue : le nombre de boutons a été grandement réduit — il est bien sûr possible de les rajouter après — et le panneau de projets permet maintenant d'ajouter des marqueurs aux miniatures.

Le moteur « Mercury Playback Engine » a été amélioré pour encore mieux tirer parti des processeurs à plusieurs coeurs. L'accélération Open CL a été ajoutée — en plus de Nvidia Cuda qui était déjà supporté —, les derniers MacBook Pro équipés de cartes graphiques AMD pourront ainsi profiter de l'accélération matérielle.


Des améliorations ont aussi été effectuées du côté du fractionnement et du découpage. Le correcteur de couleur à trois voies a été repensé de sorte qu'il est plus facile de faire des ajustements standards sans être submergé par des réglages trop fins. Les calques d'ajustements fonctionnent maintenant de la même façon que ceux d'After Effects et Photoshop.


Le montage multicam permet dorénavant de travailler sur plus de quatre caméras, la seule limite étant les capacités de l'ordinateur.

Les panels audios ont été redessinés avec des couleurs différentes pour mieux les distinguer. Le support des gestes multitouch des trackpads a aussi été ajouté.

Des nouveaux formats sont pris en charge par Premiere Pro CS6 : ARRI Alexa, RED SCARLET-X, RED EPIC et Canon Cinema EOS C300.

After Effect CS6

After Effects CS6 intègre un nouveau moteur de rendu 3D qui permet d'extruder nativement des calques. Des nouvelles propriétés concernant la gestion des matériaux 3D ont fait leur apparition : ajouts de réflexion, transparence, biseaux...

Le caméra tracking 3D en natif fait aussi son entrée dans la CS6. Une caméra 3D virtuelle qui correspond à la caméra de la scène filmée pourra ainsi être créée automatiquement et les points de tracks seront sélectionnables dans le visualiseur.


De multiples optimisations ont été faites pour améliorer les performances : les images calculées seront désormais sauvegardées dans la mémoire vive — le workflow devrait ainsi gagner en fluidité — et aussi sur le disque pour retrouver les prés rendus à la réouverture du projet. Le support d'OpenGL aurait également été au centre des attentions d'Adobe qui parle de performances jusqu'à 16 fois supérieur d'After Effects CS6 par rapport à CS5.5 sur certaines configurations.

Enfin on notera la meilleure intégration avec Illustrator, de nouveaux effets, l'importation des fichiers Avid et Final Cut Pro 7.

Pour encore plus de détails, Adobe a publié sur son site des vidéos de présentation de ses futurs produits.
bulletCréation > NAB 2012 : Autodesk Smoke entièrement revu [16.04.2012 11:15 - SM]
Yakyakyak a pu découvrir la nouvelle version d'Autodesk Smoke, un logiciel de montage et de créations d'effets, à l'occasion du NAB 2012. Le site parle d'une interface entièrement nouvelle qui s'inspire de Final Cut Pro.

Les différentes étapes du workflow (import, montage, conformation, publication) sont désormais accessibles via des onglets en bas de l'interface. Les chutiers et la gestion des médias ont été revus et profitent désormais du support du glisser-déposer.


La timeline a dorénavant pris une place centrale et tous les éléments sont construits autour d'elle. Plus d'informations sont disponibles sur le site de Yakyakyak, qui mettra par ailleurs prochainement en ligne une interview Philippe Soeiro, Lead Product Designer chez Autodesk Montreal.

Auparavant disponible à 15000$, Autodesk a revu le prix de son logiciel de montage de façon drastique : Smoke 2013 sera disponible à 3495$. Arrivée prévue en septembre. D'ici là, on peut s'inscrire sur le site de l'éditeur pour recevoir la beta quand elle sera disponible.
bulletLogiciels > Un Cogilog pour les SCI [16.04.2012 10:45 - AZ]
L'éditeur Cogilog décline son logiciel de comptabilité dans une édition dédiée à la gestion des SCI (société civile immobilière). Cogilog SCI permet notamment de produire la déclaration des sociétés immobilières non soumises à l'impôt sur les sociétés : Cerfa 2072-S pour la déclaration simplifiée et Cerfa 2072-C pour la déclaration complète.

bilan
Capable de gérer un nombre illimité d'associés et de biens immobiliers, Cogilog SCI permet logiquement d'éditer les comptes annuels (bilan et résultat) sous la forme d'une plaquette que l'on pourra par exemple présenter en assemblée générale. Cette édition de Cogilog est compatible avec Mac OS X 10.4+ et est déclinée dans une version « standard » pour la gestion autonome (100 € HT) et une version « pro » pour les experts-comptables (280 € HT).
bulletLogiciels > Bartender condense la barre de menus [16.04.2012 10:25 - NF]
Bartender [0.9b – 2,4 Mo – US – Mac OS X 10.6 – 11,85 € (5,92 € pendant la bêta)] est un nouvel utilitaire qui devrait ravir tous ceux qui aiment les barres de menus vides. Une fois installée, l'application va regrouper dans une seconde barre masquée sauf en cas de besoin toutes les icônes que vous ne voulez pas garder en permanence sous les yeux. C'est très pratique sur les plus petits écrans où le manque de place en largeur fait rapidement chevaucher la zone dédiée aux icônes (à droite) et celle conçue pour les menus (à gauche).

bartender
L'idée est bonne, mais tout n'est pas encore parfait dans cette version en développement. Bartender fonctionne parfaitement pour les icônes simplement associées à un menu, comme celle de Dropbox. Pour les applications entières qui viennent se placer dans la barre des menus, c'est en revanche plus compliqué. Les icônes d'iStat Menus ne sont ainsi même pas reconnues par l'utilitaire, tandis qu'une application comme Visits (3,99 €) ne fonctionne pas dans la barre secondaire créée par Bartender. Autre élément qui n'a pas voulu bouger dans notre cas, l'icône de Skitch (Gratuit).

Les concepteurs de Bartender ont eu une excellente idée et elle semble plutôt bien mise en œuvre pour les icônes les plus simples. Une option très pratique permet d'afficher temporairement une icône dans la barre principale quand elle a quelque chose à notifier. Reste que les développeurs utilisent parfois cet espace pour des applications complètes qui s'accommodent quant à elles assez mal de cet utilitaire. L'application est gratuite pendant la fin du développement, de quoi tester Bartender dans sa configuration avant de se décider.
bulletApple > Le biopic sur Steve Jobs est prévu pour fin 2012 [16.04.2012 08:05 - FI]
"Jobs : Get Inspired", le film (au titre encore provisoire) sur une partie de la carrière de Steve Jobs doit arriver sur les écrans américains au dernier trimestre 2012. C'est l'objectif que s'est fixé son producteur, Mark Hulme.

Il aura comme prévu Ashton Kutcher (ci-contre) dans le rôle-titre et une histoire couvrant la période 1971 à 2000 (soit quelques années après le retour de Jobs, et avant le lancement de l'iPod).

Plusieurs figures d'Apple seront mises en scène : Wozniak, Mike Markkula (premier investisseur d'Apple et son second PDG), John Sculley qui poussa Jobs au départ ou encore l'un des premiers employés, Daniel Kottke. Nolan Bushnell, le fondateur d'Atari qui a bien connu Jobs, est cité comme conseiller du scénariste dans cette aventure.

Mark Hulme est novice dans l'industrie du cinéma, il est le fondateur du Five Star Institute. Cette société texane est spécialisée dans les conférences, le marketing et la publication de sites d'actualités sur l'immobilier.

Dans une interview à Neowin, il raconte son souvenir de ce mois d'août où Steve Jobs a prévenu qu'il démissionnait de son poste : « Le jour où son retrait a été annoncé - sans grand scandale ou catastrophe - j'ai remarqué pendant toute la journée que le buzz autour de ce départ s'était emparé de tout le monde dans nos équipes du service informatique et des créatifs. Je n'avais jamais vu une telle réaction. Ça a été l'étincelle. On a tout de suite commencé à réfléchir et écrire un scénario ».

Ce projet est distinct de celui mené par Sony Pictures avec comme base la biographie de Walter Isaacson. Le scénariste sera a priori Aaron Sorkin, oscarisé pour The Social Network sur la naissance de Facebook. Aucun acteur en revanche n'a été annoncé pour ce film-ci, même si le nom de Georges Clooney a initaliement circulé dans un tabloïd anglais (mais cette perspective ne nous a pas convaincus chez MacG, et on n'a pas changé d'avis).

Sur le même sujet :
- Sony Pictures s'intéresserait à la bio de Steve Jobs
bulletApple > Ecologie : un premier audit chez un sous-traitant d'Apple [16.04.2012 07:31 - FI]
Un fabricant chinois de circuits imprimés travaillant pour Apple va faire l'objet, ces prochaines semaines, d'un audit sur son respect des réglementations environnementales. Cette inspection, autorisée par Apple, sera conduite par l'Institute of Public Environmental Affairs (IPE).

Fin février, Apple avait donné un accord de principe à l'IPE et d'autres organisations pour qu'ils se rendent chez 14 sous-traitants. La dernière ligne droite d'un long processus de négociations, entamé il y a déjà plusieurs mois. Les conclusions de ces visites seront rendues publiques et Apple pourra utiliser une base de données constituée par l'IPE. Elle contient 95 000 cas de violations environnementales et permet de mieux connaître la situation chez différents sous-traitants.

Ma Jun, le reponsable de l'IPE a expliqué au Financial Times qu'Apple avait commencé à changer d'attitude en septembre dernier. Lors d'une discussion le mois suivant, l'un des vice-présidents de l'entreprise avait déclaré que davantage de transparence s'imposait.

Cette inspection, et celles à venir, sont menées en parallèle à celle conduite chez Foxconn par la Fair Labour Association qui se penche plus particulièrement sur les conditions de travail du personnel. Un premier rapport a été publié fin mars à l'issue de cette inspection, indépendante et inédite par sa forme (lire Foxconn/Apple : détails et réactions sur l'enquête de la FLA).

Ma Jun a également rappelé que d'autres sociétés devaient faire montre de plus diligence dans la résolution de problèmes de pollution sur leurs chaînes de production. Il a cité les noms d'HTC, Ericsson et Canon. En novembre dernier, dans le classement des sociétés qui communiquaient le moins sur ces questions, l'IPE avait épinglé Apple, RIM, LG, IBM ou encore Dell (lire aussi Ecologie : Apple et les ONG chinoises avancent & Chine : Apple communique, contrairement à ses concurrents).
bulletCréation > Final Cut Pro X : quatre nouveautés à venir [16.04.2012 00:03 - FI]
Apple a donné quelques détails sur les évolutions à attendre dans Final Cut Pro X. Sur son blog, Larry Jordan, formateur et interlocuteur privilégié d'Apple pour ce logiciel, en donne la liste.

On devrait ainsi retrouver le principe du double visualiseur : l'un pour le moniteur d'enregistrement et l'autre, équivalent au Canevas des précédents FCP, qui donne à voir la séquence montée. Apple dit toutefois travailler sur un système plus évolué que celui des précédents Final Cut Pro.

Au menu aussi, des outils d'édition audio multicanal, la prise en charge du conteneur de fichiers MXF, avec comme objectif de supprimer l'étape de conversion vers QuickTime. Le support des caméras RED (probablement de manière native s'agissant des fichiers) a été aussi mentionné.

Aucune de ces futures nouveautés n'a fait l'objet d'une démonstration, et aucune date précise sur leur disponibilité n'a été donnée, sinon qu'elles arriveraient cette année. Apple a aussi précisé qu'à côté de ces quatre fonctions annoncées, d'autres allaient les accompagner.

Pour sa part, Larry Jordan a eu le sentiment qu'une nouvelle application était en préparation pour compléter la suite d'Apple, mais rien de plus précis non plus. Il fait également le constat qu'Apple insiste sur les capacités professionnelles de FCP X, rappelant que les mises à jour sorties depuis son lancement ont toutes comporté des ajouts fonctionnels pour cette clientèle.

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