Apple Configurator corrige quelques bugs de plus
par Nicolas Furno le 13.08.2012 22:05
Avec cette mise à jour, Tweetbot prend en charge les brouillons. Dès la rédaction d'un message, l'application l'enregistre dans la fenêtre dédiée aux brouillons et accessible via l'icône en forme de roue dans la fenêtre de rédaction, ou avec le raccourci ⌘0. Au moment où vous fermez la fenêtre, vous aurez le choix comme sur iOS d'enregistrer vraiment le brouillon ou de supprimer définitivement le message. Le logiciel propose de supprimer les brouillons, mais la fonction est encore bugguée et pourrait être plus simple à utiliser.
Tweetbot permet désormais de modifier les informations de son compte, le masquage de mots-clés est actif et cette version prend en charge Storify, ce service qui enregistre des conversations Twitter. Depuis une conversation, cliquez sur la flèche en haut à droite de la fenêtre et choisissez d'envoyer la conversation par Twitter. La conversation est mise en ligne et un nouveau message est créé avec l'URL, que l'on pourra d'ailleurs utiliser hors du réseau.
Plus anecdotique, le support des GIFs animés qui sera accueilli comme une plus ou moins bonne nouvelle en fonction des personnes que vous suivez. Tweetbot ajoute le glisser/déposer à plusieurs occasions : on peut glisser un pseudo ou un tag pour le déposer dans une fenêtre de rédaction ; on peut aussi glisser/déposer un tweet complet et obtenir son lien vers Twitter.com. Pratique pour envoyer un mail (on peut alors glisser/déposer sur l'icône de Mail) ou pour ouvrir le tweet sur le site officiel.
Cette mise à jour corrige aussi quelques bugs et fuites de mémoire. À ce stade, Tweetbot est déjà très fiable, il ne plante jamais sur OS X 10.8 et fonctionne plutôt bien. Reste quelques angles à arrondir notamment sur la gestion des colonnes et il manque aussi des raccourcis clavier/trackpad, mais le développement est en bonne voie. L'application est gratuite jusqu'à la version finale.
Sur le même sujet :
- Aperçu complet de Tweetbot Mac
- Tweetbot s'affiche sur plusieurs colonnes
Screentaker [1.1.7 – US – 3,99 € – Fabian Kreiser] simplifie le travail pour les développeurs d'applications iOS en leur permettant de réaliser des images qui mettent en scène leurs captures d'écran dans un vrai terminal (lire : Screentaker embellit les captures d'écrans iOS). Avec cette mise à jour, l'application devient totalement compatible avec l'écran Retina du nouvel ordinateur d'Apple. Elle corrige au passage un bug lié à la détection automatique de l'appareil.

Magic Maps [1.3.8 / Démo – US – 15,99 € – 44,2 Mo – Evan Miller] est un éditeur de cartes assez simple, mais qui a l'avantage d'être particulièrement bien intégré à OS X. Cette nouvelle version s'adapte justement à OS X 10.8, mais aussi à l'écran Retina du nouveau MacBook Pro.
On savait qu'Apple avait proposé un accord de licence à Samsung fin 2010, on en connaît désormais les détails grâce aux documents publiés dans le cadre du procès opposant les deux sociétés. En octobre 2010, la firme de Cupertino avait ainsi proposé à Samsung un accord pour 30 $ de royalties par smartphone et 40 $ de royalties par tablette.

Boris Teksler, directeur des programmes de licence chez Apple, explique que Steve Jobs (alors CEO) et Tim Cook (alors directeur des opérations) ont communiqué avec Samsung dès la mi-2010, surpris « qu'un partenaire de confiance ait ainsi copié [l'iPhone] » avec le Galaxy S. Une présentation envoyée à cette époque porte le titre « Samsung copie l'iPhone » et avertit Samsung : « Apple a identifié des douzaines d'exemples où Android utilise des technologies brevetées par Apple ou encourage d'autres à le faire. […] Apple n'a pas autorisé l'usage de ces brevets. »
Une autre présentation, envoyée en octobre, détaille le système de licences d'Apple. La firme de Cupertino regroupe ses technologies en trois catégories : téléphonie basique (standards de la radiotéléphonie, processeur et graphismes, etc.), technologies logicielles (technologies du système d'exploitation) et enfin fonctions avancées (tactile, interface graphique, apps, etc.). Un téléphone basique n'est concerné que par le premier niveau, alors qu'un smartphone est concerné par les trois en cas d'accord. Apple a aussi prévu un système de rabais en cas d'accord croisé ou si des composants possédant leur propre licence sont présents.
Dans le cas de Samsung, Apple proposait ainsi un tarif de base de 30 $ de royalties par smartphone utilisant Android, Symbian, Bada ou Windows Mobile, et 40 $ par tablette (avec une réduction à 30 $ au bout de deux ans). Le système de rabais permet de faire baisser la facture : Samsung n'aurait payé que 6 $ par Blackjack II vendu si elle avait proposé une offre de licence croisée (- 20 %), parce qu'il utilise Windows Mobile sur lequel Apple perçoit déjà des royalties (- 40 %) et parce qu'il n'utilise pas un écran tactile (- 20 %). La chose est bien différente pour le Galaxy S ou la Galaxy Tab : ils utilisent un écran tactile et Android — Apple ne baisse son tarif que de 20 % si Samsung offre un accord croisé, et la firme coréenne aurait ainsi dû s'acquitter de 24 $ par Galaxy S vendu et 32 $ par Galaxy Tab vendue.

Des tarifs extrêmement élevés qui expliquent pourquoi Samsung n'a jamais accepté cette proposition : Microsoft ne lui demande par exemple qu'une douzaine de dollars par téléphone comme compensation pour l'utilisation de technologies brevetées. Apple était néanmoins disposée à très largement baisser ce prix si Samsung avait été prête à revoir ses produits pour s'éloigner de l'apparence de l'iPhone et de l'iPad, un appât qui confirme que l'enjeu est l'identité des produits iOS. La firme de Cupertino note néanmoins que ce programme aurait coûté 250 millions de dollars à Samsung en 2010, « bien moins » que ce qu'Apple commandait au groupe en composants dans le même temps. Apple demande désormais 2,5 milliards de dollars de dommages.
De manière plus générale, l'interface a été simplifiée avec moins d'éléments en 3D et des textures ou fonds colorés plus subtils. Sur cet exemple dans Writer, le traitement de texte de la suite, on note à la fois des changements dans les icônes par défaut et dans l'interface autour du texte (règles ou encore barre d'outils en bas).

Chaque application de la suite a droit à quelques changements significatifs ou de l'ordre du détail. Writer gagne un compteur de mots qui affiche de manière dynamique le nombre de mots dans la sélection. Le traitement de texte sait maintenant importer les SmartArt créés avec Office, il gère mieux l'espacement entre paragraphes en fonction des styles et il améliore aussi l'export. Calc, le tableur, sait afficher des couleurs en fonction de valeurs dans chaque case, on peut coller une valeur ou une formule en utilisant le menu contextuel, l'import de fichiers CSV a été amélioré, chaque page du tableur peut être masquée et on peut fusionner deux cellules en utilisant un clic secondaire.
Impress, le logiciel de création de présentations, peut maintenant créer des documents au format 16/9, il affiche une console de présentation sur l'écran interne quand un écran externe est présent et il ajoute dix modèles de page par défaut. Draw sait importer des documents Corel Draw, l'export en PDF permet d'ajouter un tatouage numérique (watermark) dans toutes les applications.
app.net est né de la déception de son concepteur, Dalton Caldwell. Dans une vidéo proposée sur le site du projet, il explique que les réseaux gratuits et financés par la publicité sont décevants puisque leurs utilisateurs ne sont pas leurs membres, mais les publicitaires. Selon lui, l'objectif principal de Facebook ou Twitter est de vendre le maximum d'espace publicitaire, mais aussi de maximiser les revenus publicitaires. Tant pis si, en conséquence, l'expérience utilisateur est dégradée, ce n'est pas le plus important.
La polémique qui enfle depuis un an à propos de Twitter va dans son sens. Ce réseau social a été créé sans publicité et il a été très ouvert pendant les premières années, permettant à de nombreux autres services — dont ceux de Dalton Caldwell — de venir se greffer sur ses données. Pour être rentable, ce réseau a décidé de suivre le modèle de Facebook et d'ajouter ses publicités plutôt que de demander à ses utilisateurs de payer. Un choix qui oblige aussi le réseau à se fermer sur son propre site et ses applications (lire : Twitter se rêverait en réseau fermé).
Dalton Caldwell en est persuadé, il est possible de créer un réseau social ouvert et payant, où les utilisateurs — et non les publicitaires — sont la seule motivation de ses concepteurs. L'idée d'app.net était née : un réseau social où un abonnement payant est obligatoire et où il n'y aura aucune publicité. Tout l'argent récolté doit servir exclusivement aux frais de fonctionnement du réseau, mais aussi à ses améliorations pensées pour les utilisateurs exclusivement. Ce réseau est très ambitieux, puisqu'il est présenté comme un flux social en temps réel. Derrière, on peut imaginer des formes et fonctions variées, du flux RSS au service de chat, mais il fallait bien commencer quelque part. Dans un premier temps, app.net est un clone de Twitter par ses fonctions.
Quand vous créez un compte, vous devez choisir un pseudonyme qui reprend le
@ initial et vous pouvez même reprendre le pseudo Twitter actuel. Dans la version alpha proposée pour le moment, on retrouve le principe de la liste de messages de Twitter et même certains éléments de présentation, comme les réponses, les followers et followings ou les tags avec le signe #. Les messages sont toutefois plus longs (256 caractères, tout un symbole en informatique).
À quoi bon payer pour un service qui existe déjà ? La question mérite d'être posée, d'autant que l'abonnement demandé par app.net n'est pas insignifiant puisqu'il faut compter 50 $ par an (environ 40,5 €). Ceux qui n'aiment pas la publicité et l'idée de financer un service par leurs propres données y trouveront leur compte. Ce réseau est ambitieux et s'il parvient à mettre en place ses idées, il pourrait devenir un réseau social vraiment séduisant. Ses concepteurs ont notamment l'idée de l'enrichir avec des modules supplémentaires, nommés "apps", qui viendront se brancher directement sur les données pour en faire autre chose.
Les développeurs bénéficieront d'un accès très large à l'API, c'est-à-dire aux outils qui leur permettront de construire des clients ou des applications qui utilisent les données app.net. Maintenant que le projet est assuré d'être financé, l'engouement est sensible avec plusieurs clients iOS déjà en cours de réalisation. Pour accéder à l'API du réseau dès maintenant, il faut toutefois payer 100 $ à l'année.
En attendant, il faut reconnaître ses limites. Pour commencer, ce réseau ambitieux n'est qu'au stade des promesses pour le moment, difficile de savoir si elles seront vraiment tenues. À l'heure actuelle, app.net contient un peu plus de 10 000 participants, ce qui est ridicule comparé aux millions d'utilisateurs de Twitter ou de Facebook. Ajoutons que l'énorme majorité des utilisateurs parle anglais et que le nombre de français y est ridiculement bas. La population d'inscrits est constituée essentiellement de développeurs et ce réseau intéressera d'abord d'autres développeurs, ou de journalistes informatiques (nous avons créé un compte).
Ce réseau est loin d'avoir la reconnaissance sociale de Twitter et il est probable qu'il ne l'obtienne d'ailleurs jamais. app.net est plus un complément de Twitter ou de Facebook et son prix le réserve aux plus geeks. Un choix surprenant pour un réseau social, mais qui peut s'avérer payant. On ne le saura pas avant quelques mois, mais d'ici là vous pouvez encore vous inscrire pendant une vingtaine d'heures. S'inscrire avant l'ouverture officielle vous permet d'être assuré de conserver votre pseudo Twitter, mais vous pouvez très bien ouvrir un compte sans.
Sur le site de l'éditeur en revanche, la mise à jour apporte à HyperDock plusieurs fonctions. On peut désormais ajuster la taille et la position des fenêtres par un glissement sur leurs barres de titres. Jusque-là, l'utilitaire permettait de le faire par raccourcis, mais on peut aussi utiliser un glissement à deux doigts vers le haut (plein écran), vers le bas (fenêtre centrée), vers la droite/gauche pour l'espace suivant/précédent ou encore utiliser un glissement tout en maintenant la touche ⌥ pour placer la fenêtre la moitié de l'écran.
L'éditeur a ajouté d'autres options pour masquer plus rapidement le Dock ou pour enlever les noms des applications au survol de la souris. Sous OS X 10.8, le Centre de notifications affiche les alertes et l'application a été signée pour GateKeeper. La prise en charge de Parallels a été améliorée, l'éditeur a ajouté des raccourcis spécifiques aux applications et corrigé quelques bugs. Les performances devraient également être en hausse.
Si HyperDock vous intéresse, mieux vaut éviter de l'acheter sur la boutique d'Apple et le faire sur le site de l'éditeur. Non seulement vous aurez plus de fonctions et des mises à jour avec de vraies nouveautés, mais le prix est légèrement inférieur (6,95 €). La version de démonstration est valable pendant deux semaines pour se faire une idée.

Le logiciel s'adapte aux dernières nouveautés d'Apple. L'interface de Caffeinated a été adaptée aux écrans Retina des nouveaux MacBook Pro, mais c'est surtout les nouveautés d'OS X Mountain Lion qui ont été intégrées. Si vous utilisez le dernier système d'Apple, vous pourrez afficher les alertes du Centre de notifications plutôt que d'utiliser Growl. Vous pourrez également choisir d'utiliser les services de partage d'OS X 10.8 plutôt que ceux intégrés pour les services pris en charge.
À propos de partage, Caffeinated est capable d'afficher directement un ou plusieurs services dans sa barre d'outils, comme le fait Reeder notamment. Il suffit pour en ajouter un de cocher une case dans les préférences dédiées aux services et vous n'aurez plus à passer par le (long) menu dédié. Pinboard et Delicious ont été par ailleurs ajoutés à la liste des services pris en charge.
L'organisation des flux et des articles devrait être plus simple grâce à cette mise à jour. Caffeinated permet de renommer un abonnement ou un dossier, on peut sélectionner plus éléments et les marquer comme lus (ou non-lus) ou les ajouter (ou retirer) aux favoris. Une option maintient la liste des flux et articles quand vous ouvrez le navigateur interne, les liens s'affichent en clair dans la barre d'outils au survol, on peut désormais imprimer un article ou encore n'afficher des notifications que pour certains flux.
La mise à jour est aussi l'occasion d'accélérer Caffeinated et de rendre le logiciel plus stable. Le défilement a été optimisé et l'éditeur a corrigé de nombreux bugs qui pouvaient conduire à des plantages. De fait, l'application semble plus stable après quelques minutes d'utilisation, un bon point. Rappelons qu'il existe une version de démonstration pour tester sans payer Caffeinated.

Début août, Microsoft présentait son nouveau service de messagerie : Outlook.com. Reprenant le style Metro, il est tout simplement appelé à remplacer Hotmail.com. Sur le papier, l'un des principaux points faibles d'Outlook.com, c'est sa non-prise en charge de l'IMAP.
Dans un entretien donné à Gizmodo, les responsables de ce service ont expliqué que la priorité était le support d'Exchange Active Sync (EAS), un protocole rapide, économe en batterie et géré par les principaux smartphones du marché (Android, iOS, et Windows Phone). Bref, il n'a que des avantages par rapport à l'IMAP, qui selon eux, est un vieux protocole, qui a comme autre défaut d’être capable de synchroniser uniquement les courriels…
Malgré tout, le service de messagerie de Microsoft devrait gérer à l'avenir l'IMAP. Celui-ci a quand même l'avantage d'être supporté par un grand nombre de plates-formes. D'autre part, cela permettra à Microsoft de mettre à disposition des développeurs une API afin que ces dernières puissent accéder aux mails.
Enfin, Microsoft promet une meilleure prise en charge du Mac à l'avenir, sans en dire beaucoup plus. On ignore si cela a un lien avec la gestion de l’IMAP ou si Microsoft envisage de concevoir un client spécial. En attendant, pour consulter ses mails sur Outlook.com sans passer par le navigateur web, les utilisateurs Mac doivent s’appuyer sur le protocole POP3, qui comparé à l'IMAP, fait figure de dinosaure.
Cette semaine, la question concerne le Mail. Quel est votre outil de prédilection pour consulter vos courriels ? Pour voter, rendez-vous sur la page d'accueil.
Sur iGeneration, nous vous demandons quel est le produit Apple que vous attendez le plus pour cette fin d'année. iPhone 5 ou iPad mini ?






Mai 2013
