À la une, Technologies

Apple v Samsung : l'arme de dissuasion massive [27.08.2012 17:00 - AZ]

Apple a gagné une victoire décisive contre Samsung en Californie, mais il ne s'agit que de la partie émergée de l'iceberg. Même si les conclusions changent en appel, Samsung sera marquée du sceau de l'opprobre. Bien qu'elle sorte victorieuse, Apple n'a pas obtenu gain de cause au sujet de l'iPad. Et le marché de la téléphonie pourrait paradoxalement en sortir plus stable.


Samsung v Apple

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bulletUne - Technologies > App Stores : le jeu de plateformes [06.08.2012 11:00 - ADLG]

Les plateformes de distribution de logiciels deviennent peu à peu la norme, et cette évolution entre l'ancien et le nouveau modèle ne se fait pas sans frictions. Pour autant, le modèle de l'App Store n'a à vrai dire rien de nouveau, puisque la plupart de ses règles étaient déjà en vigueur dans le monde des consoles de jeu. Mais c'est bien l'incursion de ce modèle sur les ordinateurs, plus habitués à une certaine ouverture, qui pose problème. Surtout si l'on considère qu'il est appelé à devenir dominant, voire exclusif, tant sur OS X que sur Windows.


Un modèle trentenaire


Le modèle des consoles de jeu, nées à la fin des années 70, fait figure d'ancêtre de l'App Store : les développeurs devaient obtenir un kit de développement (souvent hors de prix ce qui limitait le ticket d'entrée aux plus grosses sociétés), et se plier aux desiderata des fabricants de consoles. En effet, suivant le public auquel le constructeur veut s'adresser et l'image de sa marque, tous les titres ne seront pas les bienvenus sur toutes les consoles : Nintendo par exemple a de tout temps mis l'accent sur son public familial, même si occasionnellement des titres plus adultes ont pu être proposés sur ses consoles. Ainsi, l'histoire de l'industrie regorge d'anecdotes au sujet de jeux développés à coups de millions pour finalement se voir refuser leur visa d'exploitation pour diverses raisons (stabilité, contenu, etc). Le modèle économique des fabricants de consoles était lui-même basé sur cette logique de plateforme, en vendant parfois les consoles à perte pour faire un bénéfice sur les royalties perçues sur les ventes de chaque jeu.


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bulletUne - Technologies > « Ship first, fix later » : un monde en bêta [31.07.2012 16:10 - AZ]

Vous avez l'impression d'être un cobaye permanent au service des éditeurs de logiciels et de fabricants de matériel ? Votre intuition est la bonne : vous avez en effet payé pour l'obligation de tester le produit… et le droit de recevoir quelques mises à jour par la suite pour régler ses principaux bogues.


Beta

Des développements plus agiles à l'heure d'internet


Le modèle de la « bêta permanente » est indissociable de l'émergence d'internet, un réseau qui favorise la collaboration en masse, le retour utilisateur immédiat et direct, et la distribution directe de nouvelles itérations. Des mots qui évoquent les méthodes agiles de développement, ou en tout cas les méthodes « itératives-incrémentales-adaptatives », qui émergent justement au début des années 1990.


Il ne fait aucun doute que les développeurs web ou de logiciels libres qui ont les premiers adoptés cette mentalité l'ont fait sans une structure aussi rigide que les méthodes RAD ou Scrum, sans même parler de l'Extreme Programming. Mais force est de constater leur proximité, au moins dans l'esprit, du grand pragmatisme à la bonne réactivité en passant par l'organisation autour des besoins et remarques de l'utilisateur.


Les méthodes agiles sont d'abord et avant tout dédiées au monde de l'entreprise et la gestion des projets d'envergure : il paraît donc normal que des développeurs indépendants ou de petits groupes ne les aient pas adoptées stricto sensu, même si l'on retrouve certains de leurs aspects dans leur façon de travailler.


La constitution de start-ups devenues multinationales de l'internet au tournant du XXIe siècle a néanmoins provoqué un glissement qui provoque parfois la confusion. Voici que de grands groupes fonctionnent comme de petits développeurs et adoptent des méthodes agiles, c'est-à-dire plus souples que les méthodes traditionnelles, sans pour autant être agiles, au sens des méthodes RAD, Scrum, et des autres. Un entre-deux très peu formel et donc débarrassé de nombreuses contraintes entravant des cycles rapides d'innovations constantes.


Un monde en bêta permanente


Inspirée par les cycles de développement très rapides du web et du logiciel libre, et poussée par leur concurrence directe, Google fait partie des premières sociétés à adopter de manière organique le modèle du ship first, fix later. On ne compte plus le nombre de produits de la firme de Mountain View qui ont gardé pendant des années l'étiquette « bêta », à la fois excuse pour les quelques pannes et facilitateur des évolutions très rapides, par petites touches, de ces services.


De manière générale, le web a été un formidable terrain d'expérimentation, d'itérations et d'adaptations constantes — l'utilisation d'outils statistiques (Google Analytics, Mint, les heatmaps, etc.) permettant de toujours affiner les propositions. Facebook a construit son succès sur des évolutions constantes de son site : certaines consistent à décaler un bouton de quelques pixels pour qu'il soit plus facile à cliquer, d'autres renversent totalement l'interface pour favoriser de nouveaux usages.



Cette pratique s'est peu à peu étendue au logiciel, sous la double impulsion de la rencontre du web et du natif via les services et de l'émergence des app stores, qui facilitent les mises à jour. Apple a mis un pied dans la bêta publique avec iWork.com, et ce sont aujourd'hui la plupart de ses produits qui sont concernés. Il n'y avait plus qu'un pas pour que le matériel soit lui aussi soumis à ces cycles, et c'est aujourd'hui indubitablement le cas.


La méthode d'Apple a néanmoins l'avantage de la clarté : la firme de Cupertino a recyclé la stratégie tick-tock d'Intel. Le tick d'Apple, c'est l'incorporation de nouveautés radicales, soit dans un produit existant, soit par le biais d'un nouveau produit — avec les risques de fiabilité et de stabilité que cela comporte. La pression du calendrier oblige à commercialiser des logiciels voire des OS auxquels il manque des fonctions évidentes, compromettant parfois leur cohérence. Le manque de stabilité des processus industriels naissants provoque des taux de déchets élevés, ou des problèmes de fiabilité sur les premières séries.


Le tock, c'est la stabilisation de ces nouveautés. Le retour utilisateur permet de savoir ce qui manquait et ce qui n'est finalement pas nécessaire. Les statistiques d'utilisation permettent d'améliorer certains processus, de renforcer un point chancelant ou de boucher une faille. Le travail sur les chaînes de production permet d'augmenter la cadence et la fiabilité. Le mythe de la « Rev. A » n'est pas uniquement une théorie du complot : il se base sur des faits bien tangibles.


Une nécessité industrielle : s'adapter ou mourir


Pourquoi accepter un OS X Lion moins stable et moins cohérent qu'un OS X Mountain Lion, un MacBook Air 2010 à la charnière plus fragile que le MacBook Air 2011, un iPhone 4 qui capte moins bien qu'un iPhone 4S, un iPad de troisième génération qui est plus chaud que son successeur ne le sera ? C'est tout simplement une nécessité industrielle : à l'heure où tout le monde adopte le ship first, fix later, il faut s'adapter et adopter les mêmes cadences, ou mourir.


Windows Phone est sans conteste un excellent système d'exploitation mobile, mais s'il ne perce pas, c'est aussi parce que Microsoft a adopté un rythme extrêmement lent d'itérations, laissant iOS et Android faire la course en tête. Les systèmes d'Apple et de Google sont peut-être un peu moins cohérents et un peu moins stables, mais ils sont revus de manière très régulière pour corriger leurs faiblesses et ajouter peu à peu des nouveautés.



Nokia et RIM ont aussi été rayés de la carte, non pas parce qu'ils ont été incapables de répondre à Apple, mais parce qu'ils n'ont pas su répondre à Apple vite. Et ensuite se dépêcher de répondre bien. Si la part de marché de Firefox s'érode, c'est aussi parce que Chrome, avec son cycle de développement extrêmement rapide, a donné l'impression d'être largement plus innovant.


Avec son modèle « innovation / stabilisation », Apple a su répondre à cette fuite en avant, tout en la temporisant de manière régulière. Le problème de certaines méthodes agiles est en effet le manque de contrôle qualité, et ce sont les boulons parfois mal serrés qui provoquent cette impression d'être un bêta-testeur permanent. Force est de constater que si le modèle d'Apple n'est pas le moins fiable de tous, il reste encore largement imparfait.


La capacité d'Apple et de ses concurrents à multiplier les itérations tout en garantissant leur stabilité et leur fiabilité sera sans conteste un défi particulièrement ardu à relever. En attendant, le remède sera parfois pire que le mal : au nom de l'ajout de fonctions pour l'utilisateur, on continuera à souvent lui imposer des solutions bancales.

bulletTechnologies > Linux est mort, vive OS X ? [30.08.2012 15:31 - AZ]

Connu pour son franc-parler, Miguel de Icaza livre une critique sans fard du développement des distributions GNU/Linux — une critique d'autant plus cinglante qu'il est le fondateur de l'environnement de bureau Gnome et qu'elle l'a poussé dans les bras d'OS X.


Miguel de Icaza


Le problème de Linux vient selon lui de la stratégie globale de développement. Presque trop perfectionnistes, les développeurs ont provoqué des revirements trop fréquents, et les distributions ne se sont jamais mis d'accord sur un jeu de composants essentiels qu'elles devraient toutes embarquer. Résultat, impossible de développer en toute quiétude pour les systèmes GNU/Linux : leur ouverture s'est transformée en une forme d'anarchie néfaste à l'apparition d'une logithèque de qualité et régulièrement maintenue.


Fatigués de devoir suivre, certains très grands noms du monde Linux se sont tournés vers OS X : Miguel de Icaza donc, mais aussi mandrake (noyau, Gnome, The Gimp, Enlightement), David Heinemeir Hansson (Ruby on Rails), ou encore Armin Ronacher (Pygments, Jinja, Twig). Miguel de Icaza se dit séduit par le compromis que représente OS X : il a su évoluer en un véritable système UNIX de qualité, tout en gardant une interface agréable et ne nécessitant pas de bidouiller tel codec ou tel pilote. Avoir un iPhone dans la poche facilite la transition semble-t-il.


Steven Harms présentait les choses sous l'angle de la concentration : ces développeurs de génie auraient précisément choisi OS X parce qu'il leur permet de mettre les mains sous le capot tout en limitant les points d'accès. Sous une distribution GNU/Linux, ces hyperactifs du code étaient divertis par les problèmes fonctionnels qui se posaient à eux… et essayaient de les régler avant de vaquer à leurs propres occupations. « Il ne reste à Linux que des idéalistes qui veulent concevoir le meilleur système d'exploitation possible sans avoir à s'inquiéter de détails ennuyeux comme l'assistance aux utilisateurs et la rétro-compatibilité. », conclut de Icaza.


Idéalistes contre pragmatiques, cette bataille semble donc se rejouer dans l'écosystème GNU/Linux… à ceci près qu'elle déborde maintenant sur l'écosystème OS X. Pendant ce temps, Haiku, le successeur open-source de feu BeOS, est passé à l'architecture 64-bits.

bulletTechnologies > La VDSL2 autorisée d'ici la fin de l'année [30.08.2012 12:07 - AZ]

Avec quatre ans de retard sur la Belgique et après sept ans de tergiversations, le déploiement de la VDSL2 devrait pouvoir commencer d'ici la fin de l'année.


VDSL2


Le comité d’experts indépendants pour les boucles locales cuivre et fibre optique devrait autoriser son utilisation fin septembre au plus tôt, sauf « imprévu peu probable », dixit Jean-Ludovic Silicani, président de l'Arcep. Cette autorisation donnera le coup d'envoi du déploiement, qui pourra être immédiat chez certains opérateurs : « Rien d’autre n’est nécessaire. Les déploiements de cette technique peuvent démarrer immédiatement après, à condition de respecter les modalités d’emploi préconisées. », explique Catherine Mancini, présidente du comité d'experts nommés par l'Arcep. Rien d'autre que la compatibilité des équipements, qui n'est assurée que chez OVH, Free (Freebox Revolution) et Bouygues (BBox Sensation).


L'autorisation tardive, qui a d'ailleurs été repoussée d'un an, peut être en partie expliquée par l'intense pression d'Orange, membre du comité et réticente à l'idée que son réseau puisse être exploité par d'autres pour fournir des débits supérieurs. La VDSL2 permet en effet d'exploiter le réseau cuivre à son maximum : elle offre 50, 100 voire 150 Mbit/s en téléchargement (contre 25 Mbit/s pour l'ADSL 2+), et 25, 50 voire 75 Mbit/s en téléversement (contre 1 Mbit/s pour l'ADSL 2+). Comme l'ADSL 2+, la VDSL2 souffre cependant d'une forte atténuation : si l'on se situe à plus de 1,5 km du répartiteur le plus proche, la différence ne sera plus sensible. Elle permettra néanmoins de faire monter les débits vers le haut y compris dans des zones reculées, avec des investissements mineurs : la VDSL2 exploite les 100 000 sous-répartiteurs existants, un maillage bien plus fin que celui des 13 000 répartiteurs ADSL.


Le retard français en matière de VDSL2 peut aussi s'expliquer par une volonté de ne pas parasiter le déploiement de la fibre optique, dix fois plus chère certes, mais autrement plus rapide et plus évolutive. L'Arcep promet que l'amélioration du cuivre ne se fera pas au détriment de la fibre : la « VDSL2 sera déployée, mais pas partout, pour que la fibre puisse se développer sur tout le territoire. » Les opérateurs ont pourtant d'ores et déjà freiné leurs déploiements de fibre optique en attente de cette autorisation — la France est aujourd'hui au 17e rang européen en matière de très haut débit. À court terme, la VDSL2 permettra d'augmenter les débits certes ; mais à long terme, elle pourrait tout simplement handicaper l'économie française face à des voisins autrement mieux équipés.

bulletTechnologies > Brevets : HTC ne compte pas négocier avec Apple [30.08.2012 08:45 - AZ]

Malgré la récente défaite de Samsung et les demandes de la cour du Delaware, HTC n'a aucunement l'intention de parvenir à un accord à l'amiable avec Apple. Cher Wang, membre du conseil d'administration du fabricant taïwanais, n'a pas l'ombre d'un doute : qu'importent les risques, HTC se défendra en public.


« La défaite de Samsung ne signifie pas la défaite d'Android », clame-t-elle. Certains Nexus sont pourtant concernés par le jugement, posant la question de la sécurité judiciaire d'Android « pur », bien que la plupart des points retenus aient été corrigés préventivement par Google. « Toutes les sociétés innovent », déclare-t-elle. L'International Trade Commission a interdit la vente de plusieurs modèles HTC à la fin 2011, sur fond d'accusation de violation de brevets. HTC avait alors purement et simplement retiré les fonctions posant problème pour passer outre.


Malmenée dans l'écosystème Android mais disposant d'un véritable savoir-faire technique et industriel, HTC n'a peut-être pas d'autre choix que d'aller au procès et espérer s'en sortir à bon compte. Touché par de mauvaises ventes et des investissements douteux, le fabricant ne peut peut-être pas répondre aux exigences financières d'Apple sans mettre en danger son équilibre.

bulletTechnologies > Windows (Phone) : Microsoft réserve la fin du mois d'octobre [30.08.2012 00:13 - AZ]

Windows 8Aussi bien informée sur Microsoft que peut l'être Jim Dalrymple sur Apple, Mary Jo Foley a détaillé le calendrier de lancement des nouveautés de Microsoft. En bref, la firme de Redmond s'est réservée la fin du mois d'octobre.


La phase de lancement de Windows Phone 8 a débuté aujourd'hui, avec la présentation du Samsung ATIV S. Elle se poursuivra tout au long du mois de septembre avec la présentation de la nouvelle gamme Nokia Lumia et sans doute d'appareils HTC. Elle s'achèvera le 29 octobre avec l'événement de lancement officiel du nouveau système, qui précédera d'une à deux semaines la disponibilité des smartphones WP8 dans le commerce.


Quatre jours avant, Microsoft aura tenu un événement similaire à New York pour le lancement de Windows 8, qui interviendra comme prévu le 26 octobre. À minuit, la Microsoft Surface sera disponible, accompagnée par la gamme Ativ de Samsung.


Enfin, la conférence Build des développeurs Windows aura lieu du 30 octobre au 2 novembre, sur le campus de Redmond. Et si cela ne suffisait pas, il semble que Microsoft soit prête à embrayer sur novembre avec une mise à jour logicielle de la Xbox !

bulletUne - Technologies > Alan Kay, une vie d'exigence [12.07.2012 16:37 - ADLG]

Lors des commémorations du centenaire d'Alan Turing, l'Association of Computing Machinery a réuni une trentaine de récipiendaires du Turing Award, un prix annuel décerné par l'association aux plus grands contributeurs de l'informatique. Des allocutions de haute volée se sont tenues pour revenir sur l'héritage d'Alan Turing, parmi lesquelles on trouve celle du lauréat de 2003, Alan Kay, l'un des pionniers de l'informatique moderne, et auteur de nombre de principes qui ont influencé toute l'industrie.
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bulletUne - Technologies > Microsoft : l’amour du risque [10.07.2012 12:15 - CL]
Microsoft enfonce une nouvelle fois le clou : la vedette de sa Worldwide Partner Conference (WPC) est un nouveau produit matériel. Il s'agit d'un écran multitouch de 82" qui de l'aveu de Steve Ballmer pourrait faire un tabac dans les grandes entreprises et dans le milieu de l'éducation. Une annonce qui pourrait paraître anecdotique, mais qui est en fait très révélatrice.


Perspective Pixel avait fait grand bruit en 2006 par ses démonstrations du multitouch sur un écran géant — c'était un an avant l'iPhone, et le multitouch était alors limité à quelques rares produits très spécialisés. L'écran 82" multitouch présenté hier par Microsoft n'est rien d'autre que l'écran 82" que la société de Jeff Han avait présenté en février dernier, et pour cause : la firme de Redmond a tout simplement fait l'acquisition de Perspective Pixel. Avec cet écran, vendu tout de même 18 000 $ (14 600 €), Microsoft complète sa gamme de produits multitouch. Elle va désormais des smartphones Windows Phone 7 à la table Pixelsense en passant par les tablettes Surface et donc cet écran 82".

Des annonces de la WPC, il y a essentiellement deux points à retenir. Contrairement à Apple, Microsoft a décidé de mettre du multitouch à toutes les sauces. Alors que le tactile se limite au trackpad sur Mac, Microsoft y va franchement en espérant que les écrans tactiles se généraliseront dans les mois à venir. Le géant de l'informatique veut uniformiser cet usage et cela va de pair avec l'interface qui est identique que votre écran fasse 3,5" ou 82. Certains crient au génie, d'autres parient sur un ratage en règle ; on laissera les utilisateurs trancher à la fin de l'année (lire : Microsoft dévoile Windows 8).


L'autre fait marquant, c'est que Microsoft privatise petit à petit son offre. Son modèle historique basé sur un système de licences se restreint de plus en plus. Il n'est plus valable que pour les ordinateurs au sens large et les smartphones. Certes, le géant du logiciel propose également une licence de Windows 8 RT mais il y a fort à parier que nombre de fabricants resteront à l'écart de ce système d'exploitation en raison de son prix élevé. Concurrencer Apple avec son iPad, Amazon avec son Kindle Fire ou encore Google avec Nexus 7 n'était déjà pas chose aisée, se battre contre Microsoft avec l'inconvénient du coût de la licence et donc d'une marge moins élevée sera impossible (lire : Microsoft veut revenir à la Surface).

En matière de tablettes, il y a fort à parier que les constructeurs privilégieront Windows 8 Pro sur plateforme x86 afin de proposer non pas simplement un semblant d'hybride comme peut l'être la Surface, mais de véritables combinés qui bénéficieront de l'interface Metro en mobilité, et de l'environnement fenêtré classique autrement. HP semble avoir d'ores et déjà fait ce choix (lire : HP ne veut pas de Windows RT (pour l'instant)), et il ne serait pas étonnant que d'autres fabricants historiques suivent. Reste que la viabilité économique de ce concept est encore à démontrer.

Steve Ballmer est souvent critiqué : certains affirment qu'il est le pire PDG américain de tous les temps, d'autres parlent de « décennie perdue » pour parler du retard qu'il aurait fait prendre à Microsoft. On serait pourtant tenté de prendre le contrepied : certes, Ballmer n'est pas le visionnaire que pouvait être Steve Jobs, mais il a également hérité d'une société davantage occupée à sauver sa peau auprès de la justice qu'à inventer l'informatique de demain. Alors que d'autres sociétés dont le modèle est parvenu à sa mort naturelle sont en train de couler (RIM, Nokia), la stratégie de Microsoft a le mérite d'être audacieuse, ce que l'on ne peut que saluer.

Microsoft tente en fait l'approche opposée à celle employée par Apple dans les années 1990 : passer du statut d'éditeur de logiciels à celui de fournisseur de solutions avec une maîtrise complète du logiciel et du matériel. Le pari peut paraître insensé, mais Microsoft n'a tout simplement pas le choix. Steve Ballmer est bien conscient qu'en fournissant des licences sur ces fameux terminaux de l'ère du post-PC, il ne sera pas en mesure de dégager les mêmes marges que par le passé. Or, à ce jour, le seul véritable modèle qui donne satisfaction en matière de rentabilité est celui utilisé par Apple, celui où matériel et logiciel sont conçus et vendus par la même entité.


La démarche de Microsoft est courageuse, voire fascinante, mais elle est également très risquée. La firme de Redmond marche sur un champ de mines et pourrait faire sauter l'écosystème sur lequel elle a construit sa fortune dans les années 1980 et 1990. Ainsi, alors que Steve Ballmer tentait de minimiser la portée de la présentation de la Surface en affirmant avoir mis au courant ses partenaires, ces derniers hurlaient en coulisse à la trahison (lire : Tablettes : HP plaquerait Microsoft pour Google).

Pendant des mois, Microsoft a eu vent dans les moindres détails des différents projets et feuilles de route de ses partenaires. Il ne serait pas impensable que certains d'entre eux envisagent de régler cela sur le terrain judiciaire. En attendant, certaines innovations de la Surface, et pas des moindres, ne sont pas signées Microsoft : les Touch Cover n'ont pas été développées par Microsoft, mais par un de ses partenaires, qui prévoyaient de les lancer à la rentrée avec sa nouvelle gamme de tablettes.


Les tablettes en question ont été présentées il y a plusieurs mois avec leurs claviers-housses lors d'une réunion avec des partenaires de cette société asiatique. Une réunion à laquelle assistaient plusieurs employés de Microsoft. Non seulement cette entreprise s'est fait piquer une belle idée, mais elle passera de plus pour le suiveur alors qu'elle était le meneur.

En jouant sur les deux tableaux et en faisant montre d'une certaine duplicité, Microsoft risque de provoquer l'agacement de ses partenaires et de faire indirectement un sacré coup de publicité à Android. Échaudés par les faibles ventes des premiers modèles, de nombreux fabricants avaient décidé d'attendre la sortie de Windows 8 pour tester à nouveau ce marché. Certains n'hésiteront pas à faire marche arrière, mais avec Google qui d'une certaine manière a décidé de prendre également son destin entre ses mains, la partie est loin d'être gagnée d'avance. D'autant moins que Google comme Amazon peuvent se permettre de vendre un produit sans marge ou à perte, en se remboursant ailleurs.

Les partenaires de Microsoft sont néanmoins aujourd'hui prêts à tout, alors qu'ils sont pour la plupart dans une position délicate : des ventes en berne, de faibles marges, des prix trop tirés vers le bas. Comme nouvel eldorado, Intel — l’autre garant de l’éternel couple WinTel — leur avait vendu les ultrabooks. À l’heure du bilan, on ne peut que parler d’échec. Non seulement les ventes sont loin d’être satisfaisantes, mais Apple est désormais en mesure de les attaquer en justice avec le modèle déposé de son MacBook Air (lire : Apple va-t-elle faire la chasse aux ultrabooks ?). Qui lui est un succès commercial et financier.

Désormais, Windows 8 est attendu comme le grand messie sans que l’on puisse savoir si celui-ci aura un impact durable sur les ventes d’ordinateurs (lire : L'industrie du PC espère Windows 8). Pour s’en sortir, les fabricants risquent de n’avoir d’autres choix que de prendre l’initiative. C’est le cas de Dell qui lorgne de plus en plus vers les distributions Linux, qui ont atteint pour certaines d’entre elles une maturité suffisante pour un usage basique par le grand public.

Au printemps, le Texan a présenté le Project Sputnik, un programme pilote visant à créer un ordinateur optimisé pour les développeurs web et mobile — sous Ubuntu. Dell n’a pas fait de mystère si le succès était au rendez-vous, elle n’hésitera pas à créer une véritable gamme Sputnik destinée à des usages plus variés (lire : Project Sputnik : un ultrabook Dell sous Ubuntu pour les développeurs).


Pour le moment, on est loin du compte, et Microsoft n’a pas de souci à se faire. Mais dans un monde plus que jamais hétérogène, en cas d’échec de Windows 8, les lignes pourraient bouger beaucoup plus vite qu’on ne le croit…
bulletUne - Technologies > Témoignages : le livre électronique, une innovation qui se démocratise [02.07.2012 16:30 - NF]
Comme la musique, la photo ou encore la vidéo, la littérature n'a pas échappé à la dématérialisation de notre quotidien. Depuis quelques années, le livre électronique prend de l'importance, comme en témoigne le succès des liseuses ou encore l'intérêt pour ce secteur d'une entreprise comme Apple qui a même ouvert sa propre librairie virtuelle.


Pour les livres comme pour les albums et les films, le débat fait rage entre les partisans de la dématérialisation et ceux qui refusent d'abandonner l'objet, « l'odeur et le toucher du papier » (gibet_b). C'est le sens de cet appel à témoins : dans quel camp vous situez-vous ? Le livre numérique vous a-t-il convaincu, ou en restez-vous au bon vieux livre papier ?

Cette question vous a manifestement motivé. Le sujet sur nos forums contient plus de 140 réponses et vous avez été près de 120 à répondre. Au total, on trouve une majorité de partisans et quelques opposants radicaux, mais aussi de nombreux cas intermédiaires…

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bulletUne - Technologies > Nexus Q : Google à la recherche d'un fil rouge [30.06.2012 13:00 - AZ]
Surprise de la Google I/O 2012, le Nexus Q est un produit extrêmement révélateur de la stratégie de Google. C'est un ancien projet de recherche devenu un produit grand public. C'est un membre de la famille Nexus, et pas n'importe lequel, celui qui l'unifie. C'est le premier produit conçu et fabriqué par Google de A à Z. Le Nexus Q est donc important — mais paradoxalement, personne ne comprend vraiment à quoi il sert.


Premier appareil conçu et fabriqué par Google de A à Z
Comme Microsoft, Google rejoint le sillon tracé par Apple et suit désormais à la lettre les préceptes édictés par Alan Kay : « ceux qui considèrent le logiciel comme une chose sérieuse devraient concevoir leur propre matériel. » On pourrait aujourd'hui y ajouter les services, d'autant plus incontournables que Google vient de lancer un concurrent d'Amazon S3. Le Nexus Q est ainsi le premier appareil entièrement conçu et fabriqué par Google, sans l'intervention d'un partenaire — il est à ce point important.

Il est d'ailleurs conçu et fabriqué aux États-Unis, un fait qui en dit moins sur Google que sur l'évolution du marché chinois. De nombreux composants de vos appareils sont en effet d'ores et déjà fabriqués aux États-Unis, par exemple le processeur et la mémoire de votre iPhone ou de votre iPad — le Texas a conservé les compétences et les emplois pour le faire. Ce qui est nouveau est que le produit final ne soit pas assemblé en Chine, mais c'est un effet de l'augmentation des salaires sur la côte : ils atteignent désormais 2 à 5 € de l'heure, si bien qu'un assemblage aux États-Unis, où les salaires ouvriers sont à peine plus élevés, a un impact plus minimal sur le prix final de 299 $, qui devrait baisser avec le temps.

Fabriqué aux US, avec un logo ressemblant étrangement à celui de QuickTime.

Plusieurs composants du Nexus Q sont toujours fabriqués en Asie et notamment en Chine, avant d'être renvoyés aux États-Unis : Google, comme les autres fabricants, ne peut nier que ce pays s'est construit comme usine du monde et est incontournable dans certains secteurs. Mais aujourd'hui, l'effet de rattrapage rend la relocalisation appelée par certains depuis des années un rêve à portée de mains. Google est une des premières sociétés de l'industrie informatique à agir, sans pour autant préciser où son produit est fabriqué, même si l'on sait qu'il s'agit d'un sous-traitant en Californie. Elle suit ainsi des sociétés d'autres secteurs, qui sont revenues aux États-Unis et payent certes un peu plus cher leurs employés, mais accèdent aussi à d'autres compétences.

Au-delà de ce « made in USA » qui est important en lui-même mais pas forcément révélateur, c'est le placement du Nexus Q qui est particulièrement original pour Google. C'est un produit véritablement grand public, sans interface ni boutons, avec une forme étrange, et un certain attrait. C'est en fait un produit en forme de trait d'union : il permet à Google d'investir le salon, pièce dans laquelle se joue la plus grande bataille de l'informatique moderne, celle du verrouillage définitif des écosystèmes fermés, ici celui d'Apple avec l'App Store, là celui de Microsoft avec le Windows Marketplace, et enfin celui de Google avec Google Play. Le Q est un produit Nexus car il participe de cet écosystème de facto fermé de Google : le téléphone, la tablette, et le lecteur qui les réunit.

Un lecteur en streaming social, quézako ?
Aussi important soit-il, personne ne comprend vraiment ce qu'est le Nexus Q, notamment parce que Google ne l'a pas vraiment expliqué. Certains le comparent à l'Apple TV : c'est sans doute le plus simple pour appréhender le Nexus Q, mais c'est particulièrement faux. L'Apple TV est une sorte d'iPhone mis dans une boîte noire sous iOS 5. Le Nexus Q est une sorte de Galaxy Nexus mis dans une sphère noire sous Android 4.0 Ice Cream Sandwich. Les similarités s'arrêtent là.


L'Apple TV est un appareil entièrement autonome : vous pouvez l'utiliser avec une télécommande même si vous n'avez pas d'iPhone ou d'iPad, et louer des films, des séries TV, regarder du contenu vidéo sur le web ou écouter de la musique stockée dans iTunes Match. Le Nexus Q, lui, ne peut absolument pas fonctionner sans un autre appareil Android : il ne dispose pas d'une interface utilisateur autonome, même lorsqu'il est relié à un téléviseur. Ainsi, son paramétrage doit être effectué depuis un smartphone ou une tablette Android, même s'il est facilité par un lien NFC. C'est un premier verrou : le Nexus Q ne peut absolument pas exister en dehors de l'écosystème Android.

Comme l'Apple TV, le Nexus Q sert de relais pour écouter de la musique ou lire des vidéos — mais le Nexus Q fonctionne de manière diamétralement opposée. L'Apple TV streame via AirPlay le contenu d'un appareil iOS (musique, vidéo, mode miroir, apps), l'iPhone ou l'iPad servant aussi de télécommande. Avec le Nexus Q, l'appareil Android ne sert que de télécommande : lorsque vous démarrez la lecture d'un film depuis votre Nexus 7 sur votre Nexus Q, la sphère ne lit pas le film depuis la tablette. Non, elle va chercher le même contenu dans le nuage et le lit elle-même — si le contenu n'est pas dans le nuage, il ne peut pas être lu. C'est un deuxième verrou : le Nexus Q ne peut absolument pas exister en dehors de l'écosystème Google Play.

Ce fonctionnement à rebours n'est pas illogique, au contraire : il est parfaitement révélateur du rôle du Nexus Q dans l'écosystème Google Play que la firme de Mountain View est en train de construire. Les appareils Android, Nexus Q y compris, peuvent être bidouillés, certes — mais le verrouillage s'effectue dans le nuage. Comment donc qualifier cet étrange appareil, trois fois plus cher que l'Apple TV mais pas aussi autonome, à la fois plus puissant et moins fonctionnel ?


Google propose « lecteur en streaming social », arguant que le Nexus Q serait le premier du genre. Ce qui est faux : l'Apple TV de première génération, il y a cinq ans, embarquait iTunes DJ, qui permet à tout un chacun d'ajouter de la musique à une liste de lecture en cours via un appareil iOS. Il y avait un petit côté surréaliste à voir Google présenter comme une révolution dans les usages domestiques quelque chose que certains utilisent depuis des années de manière régulière.

Pierre qui roule n'amasse pas mousse
Surréaliste, c'est l'impression qui domine lorsque l'on se penche sur le cas du Nexus Q. On comprend que c'est un appareil important dans la stratégie de Google, et un appareil qui malgré son fonctionnement renversé par rapport aux habitudes pourrait bien séduire et placer la firme de Mountain View dans la course au salon face à Microsoft et Apple. Mais Google n'explique jamais en quoi cet appareil est important — sa vidéo de présentation commence par « la plupart des gens ne comprennent pas ce que c'est la première fois qu'ils le voient » !

De manière générale, cette Google I/O 2012 a montré une société à la recherche de son fil rouge, et encore loin de le trouver. Le Nexus Q est aujourd'hui en concurrence interne avec Google TV, l'ADK (présenté en 2.0 cette semaine), et même les Chromebox, et on ne sait pas vraiment en quoi il s'en distingue et que choisir si l'on veut une maison connectée à Google. Cette confusion règne avec d'autres produits. Project Butter ? Google aurait pu montrer comment il fluidifie les opérations quotidiennes sur Android 4.1, mais a préféré à la place montrer des graphiques et des captures vidéos, oubliant que la Google I/O, comme la WWDC, est autant un événement grand public qu'une conférence des développeurs.



Google Now, qui est potentiellement le plus grand changement de l'histoire de Google, qui passe d'un moteur de recherche à un moteur de connaissances ? Évacué en trois minutes. Google+ Events, qui présente un système particulièrement bien conçu de centralisation de tous les souvenirs autour d'un événement pour les retrouver plus tard ? Coupé dans sa présentation de manière abrupte par une série de cascades pour faire la promotion de Google Glasses, un produit qui ne sera disponible au public qu'en 2014.

Impossible aujourd'hui de dégager une ligne directrice face à cette multiplication d'annonces toutes mises au même plan : Wave était censé réinventer le mail, Google TV la TV, Honeycomb les tablettes, tous ont attiré les gros titres de la presse, tous sont des échecs. Qui dit que le Nexus Q ne connaîtra pas le même sort ? Google, comme Microsoft, est force de proposition, et les nouveautés présentées à la Google I/O vont dans bien des domaines considérablement plus loin qu'Apple. Mais il manque aujourd'hui une histoire, un fil rouge, une narration qui permettrait au grand public de comprendre en quoi ce défilé est important.

Parfois, en faire beaucoup est en faire trop, et en faire trop est ne rien faire. Le succès d'Apple est aussi celui de sa concentration, de sa capacité à raconter une histoire, à mettre en scène le produit, et à susciter non seulement l'acte d'achat, mais aussi l'envie d'utiliser le produit au quotidien, de faire sa vie avec. Google comme Microsoft sont sans doute aux avants-postes technologiques, mais cela ne suffit aujourd'hui plus : ces deux sociétés, surtout Google, doivent aujourd'hui apprendre à communiquer. À donner envie à d'autres personnes qu'aux geeks émerveillés par des lunettes à caméra intégrée. Bref, à dépasser la seule informatique pour vendre du « style de vie ».
bulletUne - Technologies > iPad : le magazine de demain arrivera après-demain [25.06.2012 15:11 - JC]

Plus de deux ans après la sortie de l'iPad, les magazines disponibles sur la tablette d'Apple restent encore relativement peu nombreux. Ceux qui ont fait le saut se présentent, dans leur grande majorité, comme des copies conformes de la version papier; ils n'exploitent guère les enrichissements que permet le numérique, en terme de multimédia par exemple. Pourtant, les outils de création offrent de plus en plus d'options, les rédactions s'équipent et s'organisent peu à peu; et l'on se prend à imaginer ce que sera peut-être le magazine électronique de demain... s'il voit le jour après-demain. >> Lire la suite
bulletUne - Technologies > Free Mobile : Xavier Niel et l'ARCEP répondent aux critiques [22.06.2012 12:45 - NF]
C'est à travers une tribune publiée dans le journal Les Echos que le patron de Free Mobile a choisi de s'exprimer à nouveau. Xavier Niel répond aux multiples polémiques qui ont éclaté ces dernières semaines.


L'homme s'exprime rarement dans les médias, mais quand il le fait c'est toujours avec un franc-parler et une virulence qui surprend un peu dans un univers où la parole est souvent très surveillée. Toute intervention de Xavier Niel est donc intéressante, mais celle-ci l'est d'autant plus que les polémiques se sont multipliées contre Free Mobile.

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bulletUne - Technologies > D: All Things Digital : Tim Cook en taille patron [30.05.2012 06:30 - AZ]
À l'occasion de la dixième conférence D: All Things Digital, Walt Mossberg et Kara Swisher ont longuement interviewé Tim Cook. Le CEO d'Apple n'a évidemment pas fait de déclaration fracassante, mais apporté de nombreuses mises au point sur la société, ses produits et sa stratégie (quelques extraits vidéo sont disponibles & lire aussi Tim Cook sur Siri et les noms de l'iPhone).

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bulletUne - Technologies > Thunderbolt : FireWire II, Fibre Channel VIII ou ePCIe II ? [28.05.2012 08:05 - EB]

Voilà maintenant plus d'un an que le premier MacBook Pro équipé d'un port Thunderbolt est arrivé sur le marché. L'offre en matériels compatibles reste timide, le PC s'y met à peine, et la frustration des utilisateurs Mac, privés de matériels Thunderbolt (rare et trop cher) ou USB 3 se fait sentir sur les forums. La sortie imminente des premiers Mac Ivy Bridge est l'occasion de faire un point sur le positionnement particulier de cette interface.
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