Apple et la problématique de la sécurité [17.03.2011 21:54 - VM]
La réputation ne fait pas tout. Et, comme à l’accoutumée, Mac OS X n’a pas manqué de faillir lors de la dernière édition du concours Pwn2Own, lors de CanSecWest. Cette fois-ci, ce sont les Français de Vupen Security qui ont réussi à trouver et exploiter une faille de WebKit, le moteur de rendu HTML de Safari - notamment.
Il faut dire que Vupen s’est fait une spécialité de ce qu’il convient d’appeler «l’intrusion amicale» ou, autrement dit, le test de pénétration. Parmi les clients de Vupen Security, on compte notamment Microsoft, Shell, Sagem ou encore l’IGN. Leur métier, c’est la mise à l’épreuve des stratégies de sécurité appliquées aux systèmes d’information. Des équipes suffisamment efficaces pour que, lors de l’édition 2009 des Assises de la Sécurité, l’atelier de Vupen ait fait salle comble et ait attiré l’intérêt de représentants de la grande distribution, des télécommunications ou encore de l’Armée.
Pour iOS, c’est encore Safari qui a servi de porte d’entrée. Et c’est un habitué qui s’est attelé à la tâche : Charlie Miller. Analyste Sécurité chez Independent Security Evaluators, Charlie Miller a été quatre fois distingué lors de Pwn2Own. Sur Twitter, il se décrit comme le «monsieur 0-day d’Apple», autrement dit celui qui déroule des failles inconnues jusque-là dans les logiciels de la firme à la pomme. L’une des spécialités de Miller, c’est le Fuzzing. Une approche de la recherche de vulnérabilités développée notamment par Ari Takanen, directeur technique du finlandais Codenomicon. Avec Jared DeMott et Charlie Miller, il a co-signé un ouvrage dédié au sujet, «Fuzzing, for software security testing and quality assurance», publié en 2008 par Artech House. À la fin de cet ouvrage, un cas pratique est d’ailleurs consacré à la recherche de vulnérabilités dans Quicktime Player.
Le concept de base du Fuzzing est relativement simple : il s’agit de chercher les interfaces des applications accessibles de l’extérieur et de les saturer de données corrompues - au sens où elles ne sont pas cohérentes avec ce que l’application est censée traiter - avant de voir ce qui se passe... D’une certaine façon, on peut voir là un parallèle avec la compromission de sites Web par injections SQL : dans les deux cas, le logiciel n’est pas suffisamment protégé contre les tentatives d’injection de données ne correspondant pas à ce qu’il doit attendre d’un utilisateur légitime...
L’an passé, Charlie Miller soulignait notamment qu’OS X «présente une vaste surface d’attaque regroupant composants Open Source, composants tiers fermés [dont Flash], et composants Apple fermés [Aperçu, etc.]». Chacun de ces éléments logiciels pouvant constituer un vecteur d’attaque. Récemment, dans le cadre d’un entretien accordé au magazine allemand Heise, il explique son opiniâtreté à attaquer les logiciels d’Apple : «J’utilise différents produits Apple et il est dans mon intérêt qu’ils soient aussi sûrs que possible [...] Si vous n’écoutez qu’Apple (ou les fanboys Mac), vous croirez que les Mac sont impossibles à pirater; ce qui n’est pas le cas.»
Surtout, pour lui, s’il est important de connaître les failles pour mesurer le niveau de sûreté d’un logiciel, cela ne se résume pas à cela : «vous devez prendre en compte ceux qui vous menacent, les ressources dont ils disposent.» Du coup, pour lui aussi, à l’heure actuelle, «un Mac avec Snow Leopard est le choix le plus sûr [pour surfer sur Internet] principalement en raison de sa part de marché.» Mais l’OS des Mac est-il plus sécurisé ? Non, répond-il sans réserve : «dans mon expérience, il a été plus facile de trouver et d’exploiter des vulnérabilités dans Mac OS X que dans les systèmes Windows modernes (Vista et 7).» D’ailleurs pour lui, le navigateur Web le plus sûr est Chrome, de Google. Et de recommander au passage de désactiver toute extension superflue.
Des failles, oui, mais encore faut-il pouvoir les exploiter...
Mais il y a d’un côté les failles et, de l’autre, la possibilité de les exploiter. Avec Mac OX 10.5, Apple a introduit deux dispositifs pour protéger son système d’exploitation contre cela : l’ASLR et le DEP. Le premier, ou Address Space Layout Randomization, consiste à introduire une part de hasard dans la distribution des zones de données dans la mémoire virtuelle. Et de limiter ainsi les possibilités d’exécution d’un code malicieux introduit en mémoire par dépassement de la mémoire tampon, par exemple. Le DEP vient compléter le premier dispositif en interdisant l’exécution de code injecté malgré tout dans des zones mémoires réservées à des données. Le DEP repose étroitement sur l’architecture matérielle de l’ordinateur.
Dans Mac OS X 10.5 et 10.6, l’ASLR est trop partiel. Charlie Miller souligne ainsi «qu’il y a beaucoup de choses qui ne sont pas aléatoires, comme l’emplacement du dynamic linker [qui s’occupe de chercher en mémoire et de lier les librairies partagées lorsqu’un applicatif est lancé], ou encore de la pile et du tas [deux espaces de la mémoire où sont stockées temporairement certaines données].» Et, pour le DEP, la situation n’est pas meilleure : il ne s’applique qu’aux processus 64 bits. Pour Charlie Miller, il faut rapporter cela au monde d’en face : «Dans Windows, l’ASLR est complet et ils ont le DEP.» Et si, pour Apple, le passage au 64 bits améliore la sécurité, pour Miller, «cela ne rend le contournement de DEP que plus difficile.» Mais pas impossible.
Certes, comme le souligne Charlie Miller, Apple a mis à la disposition des développeurs - et utilise dans Safari - des outils venant encore renforcer la sécurité : les «canaris.» Il s’agit de valeurs de références qui sont placées dans une mémoire tampon et permettent de vérifier les données stockées dans la pile pour surveiller d’éventuels dépassements de mémoire tampon : la première donnée corrompue dans ce cas devant être justement le canari. Mais là encore, l’expert souligne que l’utilisation de ce type de systèmes de sécurité s’appuyant sur des spécificités de compilation peut nécessiter une migration d’environnement de développement et n’est donc pas totalement adapté aux gros projets avec un fort historique.
Safari, victime de son âge ?
Mais s’il y a bien une application à laquelle on pourrait être tenté d’appliquer cette perspective, c’est Safari. Une porte-fenêtre d’autant plus sensible qu’elle est ouverte sur un monde où l’hostilité ne manque pas. Et là, Apple a pris un retard sensible sur Google et son Chrome : ce dernier est intégralement conçu pour isoler les uns des autres les processus de rendu HTML et les extensions; c’est le concept du sandboxing, l’enfermement dans des bacs à sable, littéralement.
Safari pour Mac pourrait donner l’impression de recourir au sandboxing pour les plug-ins comme flash, mais l’isolation n’est pas complète - elle est juste là pour empêcher le composant de faire planter le navigateur. Mac OS X Lion pourrait changer quelque peu la donne : un nouveau processus est associé à Safari, et il pourrait être exclusivement dédié au rendu HTML, Safari Web Content (lire : Safari 5.1 : processus séparés et WebGL). Mais on reste loin de Chrome qui isole chaque onglet dans un processus dédié. Et puis, pour Miller, Apple «n’a pas réussi - ou n’a pas cherché» à rendre régulièrement disponibles pour Safari les mises à jour apportées à son moteur de rendu, Webkit. Comme pour mieux illustrer cette affirmation, Chrome a déjà profité d’un correctif de la faille exploitée lors du dernier Pwn2Own pour le faire tomber (lire : Pwn2Own : Google corrige déjà une faille de sécurité).
Changement de stratégie ?
De manière globale, c’est toute l’approche de la sécurité d’Apple que Charlie Miller fustigeait ainsi début mars, même s’il lui concédait d’être «plutôt réactive aux bugs» qu’il a pu lui soumettre : «Apple ne paie pas de chercheurs en sécurité. Apple part du principe qu’il n’y a pas de problème de sécurité et qu’il n’a pas besoin de travailler avec chercheurs.» Pire, selon lui, «Apple est certainement capable de produire un produit sûr, mais il n’en a juste pas encore fait l’effort.» Et, justement, Apple a peut-être changé son fusil d’épaule : il lui a d’ailleurs soumis - parmi d’autres - une pré-version de Mac OS X Lion (lire : Mac OS X Lion : Apple sollicite l'avis d'experts en sécurité).
En outre, Apple a récemment recruté plusieurs spécialistes de la sécurité informatique : David Rice, un ancien de la NSA, Ivan Krstic, ancien directeur de l’OLPC, ou encore Windows Snyder, qui a notamment contribué au renforcement de la sécurité de Firefox.
Et puis il y a cette apparente convergence entre Mac OS X iOS. Apple utilise le sandboxing de manière étendue dans iOS, mais pas dans Mac OS X; c’est peut-être appelé à évoluer. ALSR est arrivé dans iOS avec la version 4.3; son utilisation sera peut-être étendue avec Lion. La signature du code est également mise à profit pour sécuriser iOS. Avec le Mac App Store, elle est employée pour protéger les applications distribuées par ce biais, contre le piratage. Mais Apple prévoit peut-être d’aller plus loin...
image : Jake Turcotte
« Back to the Mac », disait Apple en présentant un (très) bref aperçu de Mac OS X Lion et en dévoilant le Mac App Store. De fait, la boutique d’applications pour Mac OS X est un « retour sur le Mac » d’un concept ayant fait le succès d’iOS. Pour autant, ce progrès est-il positif ?Haro sur les HIG
Le point qui fait certainement le plus débat depuis le lancement du Mac App Store concerne l’interface de la boutique d’Apple, mais aussi celle d’applications populaires, en violation complète des Human Interface Guidelines.
Avec ses Human Interface Guidelines (HIG), Apple fixe le cadre général des interfaces d’application dans Mac OS X, ce qui est facilité par le fait qu’elle fournit outils de développement et éléments graphiques standard. Le but n’est pas de créer des applications identiques les unes aux autres, mais cohérentes les unes par rapport aux autres : le but est de créer un sens d’uniformité, des repères facilitant l’utilisation des applications. >> Lire la suite
Peu après la présentation « succincte » de Mac OS X Lion, Apple faisait discrètement savoir qu’elle allait cesser de proposer sa propre implémentation de Java avec son système d’exploitation. L’affaire a fait grand bruit jusqu’à ce qu’Apple et Oracle annoncent qu’elles allaient travailler conjointement au portage d’OpenJDK pour Mac OS X (lire : Java : un accord entre Apple et Oracle). D’autre part, Apple s’engage à fournir Java SE 6 avec Snow Leopard et Lion. Par contre, les prochaines versions à commencer par Java SE 7 seront disponibles auprès d’Oracle. Pour Bertrand Serlet, senior vice president of Software Engineering d’Apple, c’est une bonne nouvelle pour les utilisateurs Mac : « Nous sommes ravis de travailler avec Oracle pour que nos utilisateurs continuent de bénéficier d'une version Java très performante sur Mac ».
Cet accord est-il une bonne chose pour l’utilisateur Mac ? Va-t-on vers une meilleure prise en charge de Java sur Mac OS X ? Comme l’indiquait Steve Jobs à un utilisateur mécontent, Java sur Mac a presque toujours un train de retard (lire : Steve Jobs répond sur Java et Mac OS X). De plus, en matière de sécurité, Apple n’a pas toujours été irréprochable (lire : Java sur Mac se traîne des failles depuis six mois).
Afin de faire le point, nous avons demandé à Emmanuel Puybaret et Henri Gomez, deux spécialistes de Java sur Mac ce qu’ils pensaient des récentes annonces d’Apple et d’Oracle.
Emmanuel Puybaret est développeur et formateur Java, il a écrit plusieurs ouvrages spécialisés (notamment Les Cahiers du programmeur : Java 1) et est l’auteur de Sweet Home 3D, un logiciel libre d'aménagement d'intérieur lequel est écrit en Java (lire : Sweet Home 3D passe la troisième).
De son côté, Henri Gomez est un développeur Java de longue date impliqué dans bon nombre de projets open source. Il tient un blog sur lequel il partage ses découvertes sur (entre autres) tout ce qui touche à OpenJDK. >> Lire la suite

Apple avait déjà oblitéré la notion même de fichier sur iOS, elle poussera la logique encore plus loin avec Lion. Qui d'entre nous ne s'est jamais retrouvé rageant contre un funeste plantage, intervenu "inopinément" avant la moindre sauvegarde du travail en cours ? Et à l'inverse, qui n'a jamais regretté une sauvegarde malencontreuse, défigurant bien involontairement des heures de travail suite à une fausse manip' ?
Tout ceci, Apple promet d'en faire un mauvais souvenir avec Mac OS X Lion.
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Avec Lion, Apple change en profondeur la déclinaison Server de son système. Jusqu'à Leopard, Mac OS X Server coûtait 500 € pour 10 utilisateurs, ou 1000 € sans limite ; avec la version 10.6, Apple avait déjà baissé ses prix en supprimant la version limitée à 10 utilisateurs et en ne vendant plus que la version illimitée à 499 €.
Apple va beaucoup plus loin encore avec son prochain système puisque l'entreprise supprime tout simplement Mac OS X Server en tant que système et en fait une application pour Mac OS X Lion client. À partir du mois de juillet, pour 39,99 € seulement, n'importe quel Mac tournant sur Lion pourra se transformer en serveur et assumer toutes les fonctions réservées jusque-là Mac OS X Server. Un changement important qui va dans le sens d'une simplification générale des fonctions serveur : Apple ambitionne de créer rien de moins que "Le serveur pour tous."

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Apple va beaucoup plus loin encore avec son prochain système puisque l'entreprise supprime tout simplement Mac OS X Server en tant que système et en fait une application pour Mac OS X Lion client. À partir du mois de juillet, pour 39,99 € seulement, n'importe quel Mac tournant sur Lion pourra se transformer en serveur et assumer toutes les fonctions réservées jusque-là Mac OS X Server. Un changement important qui va dans le sens d'une simplification générale des fonctions serveur : Apple ambitionne de créer rien de moins que "Le serveur pour tous."

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De l'absence de thèmes d'interface dans Mac OS X à l'analogie entre le design d'Apple et l'industrie de la mode, John Gruber suggère que l'on peut s'affranchir des carcans et des guidelines d'interface qui prévalaient aux débuts du Mac. Et que les utilisateurs ne devraient pas s'en émouvoir outre-mesure. Explications…
John Gruber, le blogueur de Daring Fireball, participait la semaine dernière à la conférence Webstock 2011 en Nouvelle-Zélande. Son intervention d'une quarantaine de minutes, baptisée "The Gap Theory of UI Design", mettait l'accent sur l'évolution du rapport à l'interface chez Apple. Pour faire court : entre le Mac de 1984 et le retour de Jobs en 1997, le design du système n'avait que très peu évolué. Puis avec Jobs à nouveau aux commandes, l'interface de Mac OS et de ses applications n'a cessé de se transformer. Non seulement c'est une excellente chose, mais c'est une opportunité pour les développeurs d'interfaces.
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Depuis le début du mois, les développeurs Mac OS et iOS disposent d'une nouvelle et quatrième version d'Xcode, leur environnement de création d'applications. Un logiciel disponible, c'était d'ailleurs une surprise, en téléchargement sur le Mac App Store [4.0 - 3,99€]. Cette version intégrant pas mal de changements, ne serait-ce que dans son interface, nous avons demandé leur opinion à quatre développeurs
[MàJ] : les remarques d'un cinquième développeur, Alexandre Bournier, ont été ajoutées après la première publication de l'article.
Ils racontent, en détail, leur expérience du nouvel Xcode. Il se dégage de ces témoignages qu'Apple a apporté des changements appréciables et utiles. Mais ils obligent à revoir quelques habitudes et il faut aussi compter avec des manques de finitions ça et là. Il est conseillé de se plonger dans Xcode 4 puisque l'avenir passe par lui, mais il n'est pas inutile de conserver une copie de la version 3 à portée de souris…
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"Mac OS X est le futur du Macintosh". Ni plus, ni moins… Tels étaient les propos de Steve Jobs lors de la présentation de la première bêta publique de Mac OS X à l'Apple Expo en septembre 2000. Six mois plus tard, le 24 mars 2001, il y avait de quoi être dubitatif tant la première version sortie dans le commerce ressemblait à une démonstration technologique inaboutie. >> Lire la suite
Avec Mac OS X Lion, Apple rapporte au Mac divers éléments d'interface mis au point pour iOS. Si cet effort de cohérence a du sens à plus d'un égard, ne serait-ce que commercialement, ces choix soulèvent toutefois quelques questions, et permettent quelques hypothèses.
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Si Mac OS X est né commercialement le 13 septembre 2000, l'histoire du système d'exploitation d'Apple remonte encore quelques années auparavant, avec le limogeage de Steve Jobs par John Sculley en 1985, un 13 septembre également.
C'est lors d'un déjeuner dans la Silicon Valley donné en l'honneur du Président de la République Française d'alors, François Mitterrand, que Jobs rencontrera Paul Berg, prix Nobel de chimie. Celui-ci se plaint auprès de Jobs des mauvaises conditions pour l'enseignement relatif à l'ADN recombinant, et l'enjoint de créer un ordinateur "3M" : 1 méga-octet de RAM, 1 méga-pixel pour l'affichage, et 1 megaFLOPS pour la puissance.
Steve Jobs fonde NeXT avec l'objectif de créer un ordinateur hautes performances, notamment pour la recherche et l'enseignement. Il débauche cinq salariés d'Apple, et embauche Avie Tevanian, alors âgé de 24 ans, qui avait mené le prometteur projet de micro-noyau Mach durant ses études à l'université de Carnegie Mellon. Ce noyau (la partie de bas niveau du système qui se charge de l'interface avec le matériel) se retrouvera au cœur du système d'exploitation basé sur Unix, nommé NeXTSTEP. Celui-ci sera tout dévolu à la programmation orientée objet, un procédé permettant d'instancier du code avec des variables individuelles (propriétés) et un système d'héritage, offrant plus de souplesse et une meilleure productivité pour les développeurs par opposition à la programmation procédurale. >> Lire la suite
C'est lors d'un déjeuner dans la Silicon Valley donné en l'honneur du Président de la République Française d'alors, François Mitterrand, que Jobs rencontrera Paul Berg, prix Nobel de chimie. Celui-ci se plaint auprès de Jobs des mauvaises conditions pour l'enseignement relatif à l'ADN recombinant, et l'enjoint de créer un ordinateur "3M" : 1 méga-octet de RAM, 1 méga-pixel pour l'affichage, et 1 megaFLOPS pour la puissance.
Steve Jobs fonde NeXT avec l'objectif de créer un ordinateur hautes performances, notamment pour la recherche et l'enseignement. Il débauche cinq salariés d'Apple, et embauche Avie Tevanian, alors âgé de 24 ans, qui avait mené le prometteur projet de micro-noyau Mach durant ses études à l'université de Carnegie Mellon. Ce noyau (la partie de bas niveau du système qui se charge de l'interface avec le matériel) se retrouvera au cœur du système d'exploitation basé sur Unix, nommé NeXTSTEP. Celui-ci sera tout dévolu à la programmation orientée objet, un procédé permettant d'instancier du code avec des variables individuelles (propriétés) et un système d'héritage, offrant plus de souplesse et une meilleure productivité pour les développeurs par opposition à la programmation procédurale. >> Lire la suite
9 janvier 2007. Steve Jobs présente l'iPhone en grande pompe, et souffle son audience en annonçant que le téléphone d'Apple utilise OS X. Trois ans et demi plus tard, alors que la mise à jour d'une partie de la gamme des Mac se fait attendre, certains prédisent la mort du Mac face aux appareils iOS. Qu'en est-il vraiment ?OS X, sur l'iPhone comme sur le Mac
En 2007, les consignes venant d'Apple sont claires : n'appelez plus le système d'exploitation équipant ses ordinateurs Mac OS X, mais OS X, tout court. La raison est simple : OS X ne se cantonne désormais plus au Mac, mais équipe aussi l'iPhone.
En présentant son téléphone tactile, Steve Jobs a réussi à estomaquer son audience : comme le Mac, l'iPhone utilise OS X, ce qui lui « confère cinq bonnes années d'avance sur sa concurrence ». Comme l'Apple TV, il utilise une version « allégée » de OS X, taillée sur mesure pour rentrer au chausse-pied dans moins d'un demi-gigaoctet.
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Steve Jobs a précautionneusement choisi ses termes : en signifiant que le devenir de l'informatique était mobile et que le rôle de l'ordinateur, s'il ne devait pas disparaître, allait tout du moins s'amoindrir, l'inventeur de « l'informatique pour le reste d'entre nous » a tracé un sillon limpide. Mac OS ne dispose plus de sa complète attention. La société californienne, toujours précise dans l'allocation de ses ressources, va-t-elle poursuivre les efforts de développements entrepris voilà près de 25 ans, à la fondation de NeXT, la seconde société de Jobs ? Rien n'est moins sûr, mais on peut imaginer quelques scénarios pour l'avenir de Mac OS.Quatre freins à la redéfinition de Mac OS
Les arguments en défaveur de Mac OS sont multiples. Le premier est stratégique : Jobs et son équipe ont compris quels étaient les ingrédients d'une recette réussie depuis l'iPod et le raz-de-marée de son succès. Ils sont divers, et chacun d'entre eux nécessite une concentration sans relâche : les problèmes de réception du dernier iPhone montrent combien cette attention doit être prenante. Dans la culture d'entreprise d'Apple, cela signifie donc que l'ensemble des troupes se doit d'être en ordre de bataille. Et si Jobs envisage une transformation rapide du secteur de l'informatique vers un monde numérique nomade et des fonctions informatiques « masquées », il devra redéployer ses troupes, ne laissant que quelques employés continuer à vanter les mérites des Mac. Après tout, l'iPod touch, l'iPhone et l'iPad représentent déjà plus des deux tiers du chiffre d'affaires d'Apple, et la croissance de la part de marché des Mac pourrait ne pas y changer grand-chose. Jobs préférera brûler ses vaisseaux, plutôt que de laisser un seul risque le faire dévier de son objectif : atteindre sa vision de l'avenir de l'informatique, conjuguant mobilité et connectivité. C'est la raison pour laquelle iPhone OS est devenu iOS et que Mac OS est désormais considéré par les observateurs comme une « iOS Development Platform », même si ce n'est pas le point de vue d'Apple. Ringardisé, le système d'exploitation de feu Apple Computer ? >> Lire la suite
Un lourd héritageIl y a près de 18 ans, le 2 décembre 1991, Apple dévoilait au monde QuickTime, le premier logiciel dédié à la vidéo numérique faisant abstraction des capacités matérielles. Les utilisations modernes de la vidéo, de la Télévision Numérique Terrestre jusqu'au Blu-Ray en passant par les caméscopes numériques ou encore les set-top box, doivent beaucoup à QuickTime.
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Sur Mac en revanche, les fichiers n'avaient pas d'extension : en lieu et place, ils intégraient une signature, qui précisait à la fois le format de fichier, et l'application qui l'avait créé (sur 4 caractères chacun). Non seulement chaque format de fichier a droit à sa propre icône permettant de l'identifier, mais celle-ci varie également en fonction du logiciel qui l'a créé (Apple fournissant des guides pour que le tout soit clair et cohérent). >> Lire la suite
Apple annonce la commercialisation de Snow Leopard. Le successeur de Leopard sera disponible à la vente dès vendredi au prix de 29 € (CHF 39) pour les possesseurs de Leopard. Il est d'ores et déjà possible de le précommander la MacBoxSet sur l'Apple Store. Ceux qui sont restés fidèles à Tiger, devront faire l'acquisition de la qui comprend également les dernières versions d'iLife et d'iWork. Le pack en question est vendu 169 € (CHF 219). Des éditions familiales (5 utilisateurs) sont aussi en vente : 49 € (CHF 69) pour Snow Leopard, et 229 € (CHF 299) pour le Mac Box Set. Enfin, si vous avez fait l'acquisition d'un Macintosh depuis le 8 juin, vous pouvez obtenir via ce formulaire Snow Leopard au prix de 8,95 €.
Au niveau de l'utilisateur "lambda", Snow Leopard représente certainement la mise à jour la plus modeste proposée par Apple depuis la sortie de la première version de Mac OS X voilà huit ans.
Toutefois, le nouveau système d'Apple embarque certaines technologies (64 bits, OpenCL, Grand Central) qui ne manqueront sans doute pas de charme le jour où les logiciels les exploiteront. Autre atout de Mac OS X 10.6 : la gestion d'Exchange qui devrait faciliter l'intégration des Macintosh dans le monde de l'entreprise. Cette décision a d'ailleurs poussé la Macintosh Business Unit à réagir. La division Mac de Microsoft annonce la sortie d'Outlook pour Mac en 2010 (lire : Microsoft annonce Office 2010 Mac et revoit Office 2008).
Trois éléments clés du système ont été revus en profondeur : le Finder qui a été réécrit en Cocoa, le Dock qui continue sa mue initiée avec Leopard, et QuickTime X, présentée par Apple comme la plus grosse mise à jour de sa technologie depuis fort longtemps.
Les applications livrées avec le système n'ont pas forcément beaucoup évolué, mais elles ont été revues afin d'améliorer le quotidien des utilisateurs. Les options de paramétrage du système ont également évolué et sont nettement plus claires que dans Leopard.
Apple insiste sur le fait que Snow Leopard est nettement moins volumineux que son précédesseur. Cela s'explique en grande partie par le fait que le 10.6 laisse sur le carreau les Macintosh équipés de processeurs pour PowerPC.
La déclinaison Server a été actualisée en même temps. Snow Leopard Server comprend notamment Podcast Producer 2 et Mobile Access Server. Ce dernier permet d'avoir un accès à distance sécurisé à votre réseau d'entreprise. Prix : 499 € (CHF 649).
Sur le même sujet :
- Tout sur l'installation de Snow Leopard






Juin 2013
