À la une, Internet

L'accès à internet, un droit de l'homme ? [21.04.2012 09:00 - AZ]

L'accès à internet est-il un droit de l'homme ? C'était la question complexe posée lors de la conférence www2012 qui se déroulait cette semaine à Lyon. Proposition de réponse…
www2012
Internet a joué un rôle non négligeable dans les contestations populaires du Printemps arabe. Auraient-elles eu lieu sans le réseau ? Impossible de le dire, mais force est de constater que la connectivité mobile et les réseaux sociaux ont grandement facilité leur organisation, au point qu'on les a parfois surnommées « révolutions Facebook » ou « révolutions Twitter ». Le mouvement Occupy, qui a tiré les leçons de cette initiative populaire, a quant à lui été clairement structuré par l'usage du réseau. IRC et le web ont été des éléments incontournables de la communication entre les manifestants. Communication est ici le mot-clef : en tant que moyen de connecter les organisateurs de ces manifestations, internet a été la cible de la répression, de la perturbation des réseaux mobiles en Tunisie à la destruction du réseau de la Free Network Foundation au Zuccotti Park en passant par la coupure historique d'internet en Égypte.

Cette répression a été vécue comme une forme de censure, la négation même d'une liberté fondamentale, celle d'expression. Par amalgame, l'accès à internet a lui-même été élevé au rang de droit par ces manifestants. On retrouve ce vocable chez les détracteurs des lois « anti-piratage », notamment celles qui prévoient la coupure d'internet : comment un intérêt financier pourrait-il aller à l'encontre d'une liberté fondamentale sans décision judiciaire, a fortiori dans des démocraties ?

L'amendement 138 du Paquet télécom avait à l'été 2008 établit un précédent sémantique : « aucune restriction ne peut être imposée à l'encontre des droits fondamentaux et des libertés des utilisateurs finaux, sans décision préalable des autorités judiciaires, notamment conformément à l'article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne sur la liberté d'expression et d'information, sauf si la sécurité publique est menacée. »

Il semble pourtant que l'on assiste là à un glissement logique : l'accès à internet n'est pas un droit fondamental, mais un facilitateur d'accès aux droits fondamentaux. C'est un moyen et non une fin. Bien que sa position ait été parfois contestée, Vinton Cerf a sans doute résumé mieux que quiconque ce qui peut sembler être un paradoxe :

Quoique bien intentionné, cet argument [selon lequel l'accès à internet serait un droit fondamental] passe à côté d'une réflexion plus profonde : la technologie est un catalyseur de droits, pas un droit lui-même. La barre pour que quelque chose soit considéré comme un droit est très haute. Grossièrement, un droit est quelque chose dont nous, en tant qu'humains, avons besoin pour mener des vies saines et censées, comme la protection contre la torture et la liberté de conscience. Ce serait faire une erreur que de placer une technologie précise dans cette catégorie de la plus haute importance, car nous risquons peu à peu de tenir en estime les mauvaises choses. Il fut un temps où si vous n'aviez pas de cheval, il était difficile de gagner sa vie. Dans cette affaire, le plus important était le droit de gagner sa vie, pas le droit à un cheval. Aujourd'hui, si j'avais le droit à un cheval, je ne sais pas où je le mettrais.

L'ONU elle-même dit la même chose, quoique son rapport sur la liberté d'expression ait souvent été bien mal interprété. Elle ne proclame jamais que l'accès à internet est un droit fondamental, mais vante sa capacité à favoriser l'obtention et l'expression des droits fondamentaux :

De manière générale, en permettant à des individus d'échanger des informations et des idées de manière instantanée et peu onéreuse en faisant fi des frontières nationales, internet offre un degré d'accès à l'information et à la connaissance jusqu'ici impossible à atteindre. En retour, cela contribue à la découverte de la vérité et au progrès de la société. Internet est en effet devenu un moyen clef par lequel des individus peuvent exercer leur droit à la liberté d'opinion et d'expression […].

S'il est un moyen et non une fin, l'accès à internet doit néanmoins être protégé, en ce qu'il est aujourd'hui la manière la plus simple, la plus efficace, mais aussi une des plus fragiles d'exprimer ses droits fondamentaux.

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Tim Berners-Lee

Comme l'inventeur du web Tim Berners-Lee ne cesse de le répéter, internet et notamment sa couche web peuvent souffrir de leur architecture centralisée. Le système DNS d'interprétation des adresses internet est aujourd'hui un peu plus réparti à la surface du globe qu'il ne l'était il y a quelques années, mais il reste contrôlé par un nombre très limité d'États et de sociétés. Les États-Unis conservent ainsi la possibilité de verrouiller une très grande partie du réseau en un temps très court. Le système de certificats de sécurité souffre du même problème, puisqu'il est géré par un nombre très restreint de sociétés : le système TLS/SSL a récemment été complètement détourné par des hackers à la solde du gouvernement iranien.

La vice-présidente de la Commission européenne, Neelie Kroes, présente aussi lors de ces débats, s'inquiète d'une autre forme de centralisation, inhérente elle aussi à la nature d'internet. Ce réseau, on l'a dit, est un catalyseur : en tant que champ encore relativement nouveau, il offre de formidables occasions pour les entrepreneurs. C'est de fait devenu un espace d'innovation, mais les innovations peuvent se transformer en monopoles à la faveur de leur succès, reconstituant des espaces fermés ne communiquant pas les uns avec les autres dans un cadre ouvert : l'omniprésence de Google et de Facebook sur le web, ou même l'importance d'Apple dans le monde des applications mobiles, sont des risques pour le web.

À ces problèmes venant des composantes mêmes d'internet s'ajoutent des pressions extérieures, ou plutôt périphériques, provenant d'acteurs regardant d'un mauvais œil le réseau. Ce sont d'abord des forces économiques, des entreprises établies qui n'ont pas su ou voulu prendre le virage de la dématérialisation et/ou dont le modèle économique est remis en cause par l'ouverture d'internet. Ce sont ensuite des forces politiques, soient qu'internet serve à leur contestation, soit qu'elles s'enrichissent des idées des forces économiques — une proximité en forme de collusion lorsque les lobbies fournissent des brouillons des projets de loi (qui explique les réactions à des dispositions comme DeBill et le Digital Economy Act en Grande-Bretagne, DADVSI et Hadopi en France, ou SOPA et CISPA aux États-Unis).

Il ne faut pas pour autant oublier un fait d'une importance fondamentale : internet, son accès, et l'utilisation qu'on en fait doivent rester soumis aux lois. Non pas à des lois qui seraient taillées sur mesure pour cette technologie — elles seraient à la fois opportunistes et vaines, se battant sur une forme plutôt que sur le fond (on en revient au problème du cheval). Non, les lois telles qu'elles existent, quitte à ce qu'elles soient amendées pour prendre en compte les évolutions de la société. Internet n'est en effet pas un réseau virtuel évoluant dans un espace distinct : il n'est pas matériel, il est intangible, mais existe dans notre espace, et devrait donc en toute logique être soumis aux mêmes règles.

Le nœud du problème est donc de trouver un juste milieu permettant de garantir un accès neutre et ouvert à internet sans que cet accès ne franchisse ces lois. On ne s'encombrera ici pas d'un débat sur la neutralité du réseau, qui semble être l'évidence même puisqu'elle existe dans les autres réseaux : personne n'a jamais prétendu vous fournir « une meilleure expérience de l'électricité » qu'un autre. C'est la principale préoccupation de Neelie Kroes et de toute une partie du corps législatif européen : la régulation doit empêcher que l'innovation ne devienne le monopole, sans pour autant verser dans la censure. À l'échelon européen et international, la régulation doit aussi empêcher que les multiples régulations nationales ne soient elles aussi des formes de censure.

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L'accès à internet est-il un droit de l'homme ? La première réponse est sans doute négative. Mais parce que cet accès permet l'expression des droits de l'homme, il doit être protégé. Sans que cette protection ne devienne elle-même une forme de coercition. C'est toute la difficulté du problème, qui n'a pas de solution simple, et qui continuera sans doute à beaucoup faire parler — et quelque part, le simple fait qu'on en parle garantit, au moins pour un temps, qu'une certaine liberté à l'accès à internet soit préservée. C'était d'ailleurs une des conclusions du www2012.


bulletUne - Internet > Free riposte aux attaques de ses concurrents [25.01.2012 17:25 - CL]

Les différents opérateurs, notamment Orange, étaient partis en campagne ces derniers jours afin de tenter de contrer Free. Xavier Niel a profité de son passage à la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale pour essayer de mettre fin à certaines polémiques (cette audition peut être revue en ligne). Les membres de cette commission ont littéralement bombardé de questions le fondateur de Free sur les sujets du moment : la couverture du territoire, la 4G, la concurrence, le forfait social des opérateurs, la fibre optique ou encore les conséquences sur l’emploi… >> Lire la suite
bulletUne - Internet > La seconde révolution de Free [10.01.2012 09:55 - CL]

19,99 € ! C’est le nouveau prix “magique” de la téléphonie mobile en France. Après avoir fait son succès avec son offre ADSL à 29,90 €, Free espère à nouveau casser les prix dans la téléphonie mobile. Xavier Niel a appelé tous ses concurrents à s’aligner sur ses tarifs deux fois moins chers (lire aussi Free Mobile : les suites de l'annonce et les réactions).
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bulletInternet > Chrome s'installe en tête des navigateurs [21.05.2012 00:24 - CL]
Chrome est en train de devenir le navigateur web le plus utilisé au monde, si l'on en croit les statistiques de StatCounter. Depuis quelques semaines, le navigateur de Google s'emparait de la tête, mais uniquement le week-end (lire : Chrome a détrôné provisoirement Internet Explorer).



Petit à petit, la domination de Chrome est en train de s'affirmer. Durant la semaine 20 (du 14 au 20 mai), le logiciel de Chrome avait une part d'utilisation de 32,69 %, contre 32,01 % pour Internet Explorer. La semaine précédente, les deux applications étaient quasiment à égalité avec un très léger avantage au butineur de Microsoft.

Mais si l'on regarde les tendances de fond, cela ne fait pas de doute, Chrome est bel et bien appelé à dominer sur le marché des navigateurs dans les mois à venir.

Pondérons ces chiffres en rappelant que tous les instituts d'études n'ont pas encore consacré Chrome. Pour Net Applications qui surveille essentiellement des sites américains, Chrome est seulement le troisième navigateur le plus utilisé loin derrière Internet Explorer.
bulletInternet > Twitter supporte maintenant Do Not Track [18.05.2012 11:20 - SM]
Twitter rejoint Firefox, Safari ou bien encore Yahoo! dans le support de Do Not Track. C'est le directeur technique de la Federal Trade Commission qui l'a annoncé à l'événement Internet Week. L'information a depuis été confirmée par Twitter via un tweet. Mozilla, qui est à l'initiative de cette fonction, a salué le ralliement de Twitter.

Do Not Track permet à l'internaute de spécifier s'il accepte ou non que ses informations de navigation soient utilisées par les annonceurs afin de recevoir des publicités ciblées. Il s'agit d'une option réservée à l'entière discrétion des différents acteurs du web; libre à eux de l'implémenter ou pas. Il existe néanmoins des extensions pour les différents navigateurs — par exemple Ghostery — qui permettent de se soustraire aux trackers.
bulletInternet > Google Knowledge Graph : cap sur Wolfram Alpha [18.05.2012 08:32 - SM]
C'est en quelque sorte la réponse du berger à la bergère, mais sur un terrain différent. Alors que Microsoft a dévoilé la semaine dernière son « New » Bing qui va puiser dans les réseaux sociaux qu'il intègre également dans une barre latérale (lire : Bing en fera toujours +), Google vient de dévoiler le Knowledge Graph. Matérialisé par un panneau situé à droite des traditionnels résultats de la page de recherche, le Knowledge Graph (« graphe de connaissance » en français dans le texte) ambitionne de n'être rien de moins que l'équivalent du graphe social de Facebook appliqué à la connaissance.

La firme de Mountain View dit avoir recensé plus de 500 millions d' « objets » (bâtiments, personnalités, films, équipes de sports...), notamment piochés dans Wikipedia et Freebase, ainsi que plus de 3,5 milliards d'informations à leurs sujets. Autant d'éléments informationnels que Google a liés entre eux, d'où l'appellation de graphe.


Le Knowledge Graph apporte trois bénéfices selon son inventeur. Tout d'abord, le moteur de recherche comprendrait mieux les ambiguïtés de langage. Google saurait faire la différence entre Taj Mahal, le monument en Inde, et Taj Mahal le chanteur ou le restaurant du coin. En un clic l'utilisateur peut orienter la recherche vers le « bon » Taj Mahal.

Deuxième apport du Knowledge Graph, et certainement le plus visible, un nouvel élément d'interface qui vient afficher des informations basiques à propos de la requête effectuée. Tapez « Marie Curie » dans Google, un panneau fait son apparition avec les renseignements essentiels sur ce personnage célèbre. Un panneau qui, d'après les premières captures d'écrans, ressemble à s'y méprendre à l'infobox de Wikipedia. Plus besoin de quitter le moteur de recherche — et ses publicités — pour accéder au contenu de l'encyclopédie collaborative.

Panneau du Knowledge Graph à gauche, infobox Wikipedia à droite... (clic pour agrandir)

Troisième et dernière amélioration : le Knowledge Graph favoriserait la sérendipité — le fait de découvrir par hasard quelque chose que l'on ne cherchait pas au départ. En appliquant de nouvelles règles de confidentialité en mars qui poussait à une personnalisation plus poussée des résultats, Google avait été accusé par certains de réduire les chances de tomber sur un « hasard heureux » (lire : Nouvelles règles de confidentialité chez Google : Paranoid Android ?). L'ingénieur de Google auteur du billet explique qu'il a découvert quatre livres grâce à la fonctionnalité « People also search for » (« Les personnes recherchent également ») du Knowledge Graph.

Google s'éloigne donc du virage social que vient de prendre Bing — un virage en fait déjà entamé pour Mountain View avec « Search, plus Your World » qui intègre Google+ aux résultats de recherches — pour se diriger vers Wolfram Alpha. Wolfram Alpha c'est ce moteur de recherche — intégré à Siri dans sa version américaine — capable de « comprendre » le langage naturel et d'apporter une réponse plutôt qu'une liste de résultats. À la question « quel est le plus grand pays du monde ? », Wolfram Alpha répond « la Russie » quand Google en est toujours à renvoyer une liste de liens. Ce paradigme est sur le point de changer avec le Knowledge Graph.

Ce graphe de connaissance est en cours de déploiement sur la version étatsunienne du moteur de recherche. Mountain View n'a pas donné de précision quant à sa disponibilité dans le reste du monde. Autre nouveauté, plus mineure, à faire son arrivée aux États-Unis sur un service de Google : il sera bientôt possible de définir l'emplacement de son logement et de son travail dans Google Maps.
bulletInternet > Flickr adapte les photos au navigateur [16.05.2012 17:07 - SM]
Les pages de photos de Flickr s'adaptent dorénavant à la taille du navigateur. Jusque-là limitées à une largeur de 640 pixels, les photos sont redimensionnées automatiquement suivant la grandeur du navigateur web grâce à un algorithme qui calcule la taille la plus appropriée. « À partir d'aujourd'hui, nous allons afficher la plus grosse photo que nous pouvons sur la page photo pour votre écran » indique un développeur sur un blog de Yahoo.

L'ancienne vue (clic pour agrandir)
La nouvelle après avoir agrandi le navigateur (clic pour agrandir)

La semaine dernière Flickr avait commencé à déployer une nouvelle version de son outil d'import d'images (lire : Flickr : une nouvelle interface d'importation).
bulletInternet > Navigateurs : la Commission européenne surveille Windows RT [16.05.2012 12:43 - SM]
La place des navigateurs web dans Windows RT sera scrutée par la Commission européenne et également par le Comité judiciaire du Sénat des États-Unis. Cet intérêt tout particulier porté à l'égard de la prochaine version de Windows destinée à la plateforme ARM fait suite à des craintes exprimées par Mozilla et Google, ainsi qu'à un accord signé en 2009.

Mozilla, la fondation derrière Firefox, reproche à Microsoft d'imposer des limites au développement d'un navigateur sur Windows RT (lire : Mozilla dénonce les blocages de Microsoft sur Windows RT). Un éditeur tiers ne peut pas profiter des mêmes API qu'Internet Explorer, l'empêchant dès lors de fournir une vraie alternative. « En définitive, nous sommes privés de la possibilité de livrer un navigateur dans Classic, et on nous refuse celle de développer un navigateur compétitif face à IE dans Metro » explique Asa Dotzler, un des principaux ingénieurs de Mozilla.

Concept Firefox sur Windows 8

Google s'était fendu d'un communiqué pour appuyer la fondation : « Nous partageons les préoccupations que Mozilla a soulevées concernant l'environnement de Windows 8 (sic) qui restreint le choix de l'utilisateur et l'innovation. »
Le directeur juridique de Microsoft avait alors répondu que « les processeurs ARM [...] sont différents des puces x86. Ces puces ont de nouvelles exigences en gestion de la consommation et sur des critères de sécurité auxquelles seule Microsoft est capable de répondre. » Autre justification avancée, Windows RT « n'est plus Windows ».

Microsoft a un précédent dans la gestion des navigateurs dans son système d'exploitation. La Commission européenne avait accusé la firme de Redmond d'abus de position dominante pour la vente liée d'Internet Explorer. Microsoft avait alors signé un accord en 2009 avec Bruxelles et mis en place un écran permettant à l'utilisateur de choisir un autre navigateur par défaut.


En empêchant un navigateur tiers de fonctionner sur l'environnement Classic de Windows RT, Microsoft violerait l'accord passé avec la Commission européenne selon Mozilla. Antoine Colombani, porte-parole de l'institution européenne, a dit prêter attention aux déclarations de Mozilla et rester vigilant quant aux actions de Microsoft. M. Colombani a néanmoins souligné que l'accord signé en 2009 ne s'appliquait qu'aux PC.

Le Comité judiciaire du Sénat des États-Unis également débuté une enquête pour s'assurer que Windows RT n'entrave pas la compétition entre les navigateurs.

Concomitamment à ces annonces, Microsoft a mis à jour les applications de la Release Preview de Windows 8.
bulletInternet > Google+, le réseau social en forme de ville fantôme [16.05.2012 00:06 - AZ]
Si l'on en croit une étude de RJ Metric, Google+ ressemble à une ville fantôme. Le réseau social compte plus de 170 millions d'utilisateurs, mais ceux-ci sont peu actifs, bien que Google multiplie les points d'entrée vers son réseau social dans ses autres produits — parfois au chausse-pieds.

RJ Metrics a analysé les données publiées de 40 000 comptes publics et a remarqué que 30 % des utilisateurs n'avaient publié qu'un seul billet et que même ceux qui avaient publié plus de cinq billets avaient 15 % de chances de s'arrêter là. Le taux d'engagement est très faible : les billets sont en moyenne espacés de douze jours, et ne sont en moyenne marqués comme « +1 » qu'une seule fois. Les chances d'obtenir un commentaire sur une publication ou qu'un ami la partage avec ses cercles est encore plus faible.

Cette étude ne touche que les contenus publics, et une partie des interactions sur Google + sont privées : la firme de Mountain View l'a d'ailleurs remarqué et considère donc qu'elle est à oublier. RJ Metrics met néanmoins des chiffres sur le sentiment de nombreux utilisateurs : on entend parfois que Google+ est le réseau social où l'on se rend pour ne croiser personne. La firme d'analyse met en lumière un problème récurrent, celui de la différence entre utilisateurs et utilisateurs actifs : Facebook ne communique que sur les utilisateurs actifs (et se félicite de leur excellent taux d'engagement), tout comme Google elle-même pour YouTube.

D'aucuns verraient dans le refus de Google de fournir ce chiffre pour Google+ la preuve que ce réseau social a tout simplement du mal à décoller, alors que certains critiquent son inclusion à tout-va dans les services de la firme de Mountain View.
bulletInternet > Google Chrome : et de 19, en attendant une version iOS ? [15.05.2012 19:26 - CL]
Google propose au téléchargement une version stable de Chrome 19. Chez le géant de l'internet, "stable" signifie qu'elle est assez mature pour être utilisée en production. La grande nouveauté de cette version, c'est la possibilité de synchroniser automatiquement ses onglets sur les différents appareils sur lesquels vous utilisez le navigateur de Google.


Cette fonctionnalité nécessite d'associer un compte Google à son navigateur. Ce n'est pas la seule nouveauté de cette version, Chrome 19 comporte également des améliorations au niveau du moteur JavaScript. Selon Google, les performances sont jusqu'à 25 % plus rapides (lire : Le moteur JavaScript de Chrome toujours plus rapide).


Pour en revenir à Google Chrome, il se murmure que Google réfléchirait à proposer une version iOS de son navigateur web. C'est en tout cas ce que rapporte Ben Schacter, du cabinet Macquarie. Google pourrait officialiser sa position sur le sujet le mois prochain à l'occasion de Google I/O.

Vu les restrictions d'Apple sur ce genre de problématique, la marge de manoeuvre de Google est limitée. Au moins les deux entreprises partagent-elles un intérêt pour le moteur WebKit, même si chacune l'adapte pour ses navigateurs respectifs. C'est mieux que Mozilla qui n'a pu utiliser Gecko pour son app iOS.

Toutefois, la firme de Mountain View pourrait proposer un navigateur qui aurait l'avantage d'intégrer directement l'ensemble de ses services, comme la synchronisation des signets. Enfin, dans un contexte de plus en plus difficile avec Apple (rappelons qu'iOS 6 devrait se séparer de Google Maps pour Plans), cela permettrait à Google de bien mettre en avant son moteur de recherche.
bulletInternet > Le PDG de Yahoo, Scott Thompson, démissionne [14.05.2012 10:25 - SM]
Scott Thompson, le PDG de Yahoo qui avait pris ses fonctions il y a quatre mois, a démissionné hier. Thompson est accusé d'avoir falsifié son CV en ajoutant un diplôme universitaire en sciences informatiques qu'il n'a jamais obtenu. Quatre membres du conseil d'administration sont aussi sur le départ.


C'est l'actionnaire Daniel Loeb, qui détient 5,8 % des parts de Yahoo, qui a mis à jour cet enjolivement d'expérience. Loeb profite de ce scandale pour entrer au conseil d'administration et acquérir deux autres sièges pour ses alliés.

Ross Levinsohn, dirigeant de la branche média de Yahoo, va assurer l'intérim en attendant qu'un nouveau PDG soit nommé.

Yahoo, en pleine période de restructuration, fait face à de nombreuses turbulences depuis plusieurs mois et ne parvient pas à asseoir durablement un nouveau dirigeant (lire : Jerry Yang quitte Yahoo! et Yahoo change de tête sur un coup de fil).
bulletUne - Internet > SOPA, un super Hadopi à l'américaine [29.12.2011 17:31 - ADLG]
skitched Un projet de loi américain défraie actuellement la chronique. Nommé Stop Online Piracy Act, il se veut une sorte de super Hadopi et reprendrait à son compte le concept du firewall chinois : tout site internet considéré comme promouvant la violation du copyright devra être bloqué par les fournisseurs d'accès à Internet américains.

Largement inspiré par le lobbying des éditeurs de contenus (Motion Picture Association of America, Recording Industry Association of America, mais également la chambre de commerce US), ce projet suscite naturellement la controverse sur le web. >> Lire la suite
bulletUne - Internet > Flash : pourquoi il faut encore vous y faire [12.12.2011 19:35 - ADLG]
skitched
Après la défection de Flash sur les plateformes mobiles, les partisans du HTML5 ont en ligne de mire le champ de bataille suivant : les ordinateurs (lire Occupy Flash : pour un web meilleur… et inversement). Cependant les choses sont loin d'être gagnées d'avances, car Flash conserve quelques avantages auxquels le HTML5 ne peut encore prétendre.

Ubiquité du moteur d'exécution

Si Flash a bénéficié d'une adoption aussi rapide sur les navigateurs et les sites web, c'est qu'il offrait une solution à un véritable casse-tête pour les développeurs web : il offrait un moteur d'exécution unique et universel sur tous les navigateurs, alors que le HTML nécessite souvent une adaptation à chaque navigateur. C'est le fameux "write once, run anywhere" (écrivez une seule fois, exécutez n'importe où) qui fut autrefois la promesse de Java, pleinement remplie par Flash, du moins jusqu'à l'apparition des plateformes mobiles. >> Lire la suite
bulletUne - Internet > Flash se retire des navigateurs web mobiles [10.11.2011 19:45 - ADLG]

Incontournable sur les ordinateurs, Flash n’a pas réussi à négocier le virage du post-pc. Bloqué par Apple sur iOS, Adobe a échoué à créer un véritable engouement sur les autres plates-formes. L’éditeur de San Jose a donc décidé d’arrêter les frais, d’adopter une nouvelle stratégie et ouvre ainsi un boulevard au HTML5. Explications…
>> Lire la suite
bulletUne - Internet > Ciel nuageux à l'horizon [18.07.2011 17:07 - ADLG]
skitched
De nombreuses entreprises, Apple en tête, se jettent avec gourmandise sur le "cloud". Si les services qu'on nous promet nous simplifieront grandement la vie, comme toujours, la médaille a son revers.
>> Lire la suite

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