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Antennagate : crise de communication ou de management ?
par Jean-Marc Delorme le vendredi 30 Juillet 2010 à 15:15

La mauvaise série pompeusement appelée "Antennagate", a surtout été le révélateur un peu tardif d'un déphasage entre la stratégie de la firme de Cupertino et la stature internationale qu'elle a atteint aujourd'hui. Sans gestion de sa communication de crise, l'entreprise s'est laissée dicter son attitude par les médias et a bâclé une partie de la commercialisation de l'iPhone 4. Un indice supplémentaire d'une nécessaire réorganisation ?

Botter en touche, attendre que la tempête s'éteigne d'elle-même, pour finalement aller dans le sens du vent. C'est la voie suivie par Apple au fil de l'Antennagate, qui bien au-delà des simples problèmes techniques d'antenne, a totalement raté sa communication de crise et démontré qu'elle n'avait pas encore pris la mesure de son changement de taille et de stature. Revenons d'abord sur les faits. Comme toute crise rencontrée par les entreprises, l'Antennagate a commencé par une phase de gestation. Celle-ci va se développer sur quatre jours, entre le 22 et le 25 juin dernier.

stevejobsperfect
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bulletMatériel > L'eSATA fait son trou dans le nouvel iMac [31.07.2010 12:17 - FI]
Les connecteurs eSATA sur Mac sont, on le sait, aussi répandus que les équipements Blu-ray. Sauf à ajouter une carte d'extension on est privé de cette connectique permettant de très bonnes vitesses de transfert avec les disques durs externes.

OWC entend proposer prochainement une solution (à ses clients américains), pas forcément la plus élégante sur la forme, mais originale puisqu'elle vise les nouveaux iMac 27". Ceux-ci sont pourvus d'un connecteur SATA vacant sur la carte mère lorsqu'on n'a pas choisi l'option d'un SSD en complément au disque dur.

L'idée d'OWC est de réaliser une trépanation sous l'écran et de tirer un câble vers connecteur accessible à un disque eSATA externe. Avec à la clef un choix de SSD plus large que ceux proposés sur l'Apple Store.

imacesata

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iMac : bien soupeser l'option SSD
bulletLogiciels > 3D : Bryce 7 est disponible (et gratuit) [31.07.2010 12:16 - FI]
DAZ 3D sort une nouvelle version de son outil de modélisation 3D Bryce. L'application, ici en version 7, se décline en trois moutures, dont une Pro (100$ au lieu de 30$ pour la version standard) mais aussi une PLE gratuite pour un usage non commercial (270 Mo PPC ou Intel et 10.4). Cette version - qui n'a pas fait le saut vers le 64 bits mais reste compatible avec Tiger - s'améliore sur la gestion de la lumière, des particules, elle assure l'import/export des formats de fichiers FBX, Collada et et l'importation des éléments conçus avec Google SketchUp

bulletApple > Du Mac mini Server sur le refurb [31.07.2010 09:59 - FI]
Le Mac mini server avec Snow Leopard Server est la "nouveauté" actuellement sur le refurb. Il s'agit de la précédente configuration, celle d'avant la révision du design de la mi 2010.

Ce Mac mini 2,53 GHz est vendu 799€ (-150€) contre 1149€ pour son remplaçant. L'ancien est à peine moins rapide, la dotation RAM est la même, tout comme la capacité des deux disques dur (2x500 Go) mais ils sont en 5400 t/min au lieu de 7200 t/min aujourd'hui. Les autres différences portent sur la connectique et le chipset (lire Mac mini et iPhone 4 sortent ensemble).

macminirefurb

Pour le reste, ce refurb abonde toujours en portables et en iMac, de ce coté là ça ne change pas beaucoup depuis maintenant une dizaine de jours.

bulletApple > Apple doit-elle racheter Infineon ? [31.07.2010 09:34 - AZ]
skitchedPour Steve Cheney de TechCrunch, Apple a tout intérêt à se payer Infineon. Cette société fournit des puces radio pour l'iPhone et l'iPad. Pourquoi Apple devrait-elle faire l'acquisition d'Infineon ? Parce que l'intégration verticale est à la mode, parce que les synergies entre les deux sociétés sont fortes, parce qu'Apple se doit de posséder des compétences sur les puces radio en interne, et qu'Infineon est la proie parfaite pour la firme de Cupertino.

L'intégration verticale revient en effet en force : les grandes entreprises font de plus en plus d'acquisitions destinées à leur offrir la maîtrise de la chaîne de conception de leurs produits de A à Z. Si Apple sous-traite la production, elle se repose de moins en moins sur l'externalisation pour la conception des composants de ces produits : le processeur de l'iPad ou de l'iPhone sont désormais des créations maison conçues en collaboration avec Samsung, et elle n'hésite pas à s'associer à des spécialistes pour certains composants-clefs, comme cela a été le cas pour le processeur du MacBook Air, ou semble-t-il pour le gyromètre de l'iPhone 4.

Infineon a été au cœur de chaque iPhone et de l'iPad, c'est donc une société qu'Apple connaît bien. C'est surtout un des quatre seuls acteurs de l'informatique à posséder une licence sur l'architecture ARM : alors que la licence ARM classique offre des designs de processeurs prêts-à-produire, cette licence spécifique permet d'aller plus loin, et de rajouter des choses au design de base. Seuls Qualcomm, Marvell et Microsoft possèdent aussi une licence de ce type. En achetant Infineon, Apple renforcerait sa connaissance de l'architecture ARM, après les acquisitions de PA Semi et d'Intrinsity.

Si l'on combine ces deux premiers points, on obtient une combinaison qui semble logique. Apple pourrait maîtriser des technologies de haute volée (notamment sur les puces baseband 3G), ce qui la rendrait moins dépendante de ses partenaires, à la fois d'un point de vue matériel (conception de puces spécifiques à tel ou tel appareil plutôt qu'utilisation de puces génériques fabriquées par un sous-traitant pour plusieurs clients) et d'un point de vue financier (Apple aurait choisi Infineon plutôt que Broadcom pour équiper l'iPhone pour éviter de payer de très chères royalties à ce dernier). Indépendance technologique et financière et conception de produits uniques et maîtrisés de bout en bout, voilà qui sonne très Apple.

Cette acquisition est aussi à la taille d'Apple. Avec 45 milliards de dollars en réserve, et une action en état de grâce, Apple peut se permettre une acquisition d'envergure sans craindre la pression des financiers. L'étiquette est attractive : Infineon vaudrait environ 2 milliards de dollars — une grosse acquisition par rapport aux habitudes d'Apple, mais la firme de Cupertino a déjà affirmé qu'elle ne s'interdisait rien dans le domaine. Mais c'est en fait une petite acquisition : si la rumeur qui veut qu'Intel rachète Infineon finissait par se réaliser, Apple perdrait l'occasion de mettre un pied dans le secteur des puces radio, tous les autres acteurs du domaine étant bien trop gros et diversifiés pour être à la portée du porte-monnaie de Cupertino — c'est aussi un « petit » fournisseur de puces, dont le rachat par Apple pourrait être mieux accepté par les concurrents, qui pourraient toujours se fournir ailleurs, notamment chez Qualcomm.

Intel penserait à racheter Infineon pour combiner le savoir-faire d'Infineon dans les transmissions aux connaissances d'Intel dans le calcul, ce qui lui permettrait de développer des SoC (systèmes sur puces) complets. En effet, dans le monde du mobile, les composants sont de plus en plus intégrés les uns aux autres, et on retrouve maintenant sur une même puce plusieurs fonctions empilées : l'Apple A4 combine processeur central et mémoire vive. L'avantage d'avoir un tel sandwich est qu'Apple peut décider d'utiliser le processeur central de telle société et la mémoire de telle autre, puisqu'elle maîtrise la technologie.

La prochaine étape va être l'intégration des fonctions radio dans ses SoC : GPS, Wi-Fi, radio FM, Bluetooth, etc., toutes choses que sait faire Infineon. Si Intel rachète Infineon (Samsung serait aussi sur les rangs), et produit de SoC à tout faire, la firme de Santa Clara proposera à ses clients des systèmes propriétaires où l'on n'aura pas le choix des composants. On retombe dans le composant générique et dans la dépendance, chose qu'Apple déteste : on le voit avec le Mac mini resté bloqué au Core 2 Duo parce que la politique d'Intel interdit l'utilisation des chipsets NVIDIA avec les processeurs Core i. Apple ne voulant pas dépendre des chipsets Intel HD sur son entrée de gamme, et ne voulant pas non plus intégrer une carte graphique dédiée dans son Mac mini, elle a les mains liées. Laisser échapper Infineon augmente les chances pour Apple de se laisser dicter une partie de ses choix par ses fournisseurs.

Est-ce qu'Apple va acheter Infineon ? Rien n'est moins sûr. D'abord parce que d'autres sociétés seraient sur les rangs, mais Apple a les moyens de se battre avec Intel, qui n'a pas beaucoup plus d'argent en réserve, mais est peut-être plus prompt à manier des milliards pour racheter. Depuis l'acquisition ratée d'AdMob, Apple a cependant renforcé son équipe de spécialistes justement pour permettre ce genre d'acquisition au long cours.

Mais alors que certains se posent des questions sur la capacité d'Apple à contrôler sa croissance et constatent une véritable adéquation entre sa stature réelle (une multinationale ultra-influente de plus de 40.000 employés) et sa stature théorique (une startup, certes la plus grosse du monde), absorber Infineon sera peut-être une tâche difficile : on parle d'une société de plus de 30.000 employés, dont 6.000 en R&D. Le passage à une autre dimension pour Apple est peut-être à ce coût, et les connaissances qu'apporterait Infineon pourraient éviter de reproduire des erreurs comme celles de l'Antennagate.
bulletLogiciels > Valve va aider au développement de jeux sur Mac [31.07.2010 07:43 - AZ]
Jason Holtman, directeur du développement de Valve, a annoncé que la société fournira « une partie » de ses travaux autour des graphismes aux développeurs voulant porter leurs jeux sur Mac — et qui utiliseront évidemment Steamworks.

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Le but du jeu est d'aider les développeurs à créer la couche graphique de leurs jeux, « le plus dur dans le développement d'un jeu Mac » explique Holtman. Le pari est simple : aider les développeurs dans l'espoir que le développement de jeux Mac s'accélère, que les portages se multiplient, et donc que la croissance de Steam sur Mac se poursuive.

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- Steam : portrait robot d'un joueur
bulletLogiciels > Safari 5 : BetterSource, Naked YouTube et Exposer [30.07.2010 20:59 - FI]
L'extension BetterSource pour Safari 5 ajoute deux boutons dans la barre du navigateur pour afficher rapidement le code source HTML de votre page dans un nouvel onglet [1.0 - 43 Ko - Safari 5]. On a le choix entre le code reçu du serveur et celui généré par le navigateur ou par un script.

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Naked YouTube affiche automatiquement les vidéos YouTube au sein de pages complètement dépouillées de leurs contenus images et textes habituels [1.5 - 13 Ko - Safari 5]. Le clip tourne sur un simple fond gris.

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Exposer essaie d'appliquer aux onglets de Safari ce que fait Exposé aux fenêtres dans Mac OS X [1.1 - 36 Ko - Safari 5]. Cliquez sur le bouton avec son icône de grilles et une prévisualisation du contenu de chaque onglet actif apparaît, il suffit de cliquer celui que l'on veut amener au premier plan. L'idée est bonne, mais souffre encore de légers problèmes dans son exécution, le temps d'affichage des vignettes n'est pas encore instantané et l'on observe un effet de scintillement. À suivre.

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bulletApple > Quand un ancien d'Apple envisage de contre-switcher [30.07.2010 19:30 - AZ]
Après deux ans comme vendeur chez un revendeur Apple, David Sobotta, devenu salarié de la firme de Cupertino en 1984, et en est parti 20 ans plus tard. Il envisage maintenant de contre-switcher, la faute à l'évolution d'Apple : « quand je l'ai quitté, Apple était déjà en train de devenir une société bien différente de celle que j'avais rejoint en 1984 », explique-t-il dans une lettre adressée à un cadre d'Apple (qui n'est pas Steve Jobs).

« Apple est passée de la société aux ordinateurs pour le reste d'entre nous à la société aux ordinateurs pour les riches parmi nous », résume-t-il. Il reconnaît que la différence de tarif entre Apple et le reste des acteurs de l'informatique a toujours existé, mais qu'il n'avait pas de mal à la justifier jusqu'ici. Il conseillait il y a encore quelques mois à sa fille un iMac plutôt qu'un PC Windows un peu moins cher.

Mais quand s'est posé la question du renouvellement de son MacBook de 2006, il s'est étouffé sur le prix des MacBook Pro 13" : 1.199 $ pour le premier modèle (1.149 € en France) : « je ne peux que sourire face à la marge [qu'Apple] réalise sur les machines à base de Core i5 ou Core i7 ». Il donc acheté deux ordinateurs portables HP, un à Core i5 et écran 14", l'autre à écran 15" et Core i7 (il ne précise pas quels modèles, ni le reste de la configuration), le tout pour 1.500 $, « un prix qui n'est pas mauvais ».

« Je me souviens encore des jours où Apple était compétitive sur les prix. Je suppose que cela ne compte plus tant que plein de monde continue [à acheter] », poursuit-il. Il prend l'exemple des nouveaux iMac, regrettant par exemple de ne pas pouvoir choisir le modèle 21,5" avec un processeur Core i7, Apple réservant ce processeur au modèle 27" : « après quelques années, vous vous retrouvez avec un superbe écran, et un processeur obsolète ».

« Avec quelques regrets, je glisse progressivement en dehors du monde Apple ». Il explique ainsi qu'il n'aurait eu absolument aucun problème avec Windows 7, alors qu'il doit parfois forcer des applications à quitter sous Mac OS X. Il explique aussi que les services Web de Google « mettent la pâtée » à Apple, entre Google Apps for your Domain et Picasa : « je me rends compte qu'Apple est passée aux iPad et aux iPhone, et ça se voit »
Il ne trouve aucun argument pour contrer l'iPhone, mais comme beaucoup, trouve à redire sur le choix d'Apple de passer par un contrat d'exclusivité avec AT&T, qu'il a utilisé pendant trois ans. Sobotta utilise donc un Droid sous Verizon.

« Je déteste avoir à le dire : quand je devrai remplacer mes Mac les plus anciens, je vais peut-être devoir le faire avec des PC sous Windows », estimant que la différence de prix est maintenant trop grande, et qu'il n'est plus certain que Mac OS X est « le meilleur OS du monde ».

« Mes Mac me manqueront, mais Apple ne me manquera pas » : certains de ses arguments ont déjà été vus et revus (notamment la dent féroce contre le passage à Intel, peu après son départ), même si l'argument tarifaire révèle le malaise actuel (lire : Mac mini : le malaise). On sent cependant que Sobotta force le trait, notamment sur son expérience de Windows 7, trop belle pour être vraie [NdR : Windows 7 est sans aucun doute le meilleur des Windows, mais son expérience paraît vraiment angélique, surtout face à un Snow Leopard qui serait le pire des Mac OS X en comparaison]. L'ancien d'Apple a peut-être gardé une dent contre son employeur : son histoire au sein de la firme de Cupertino n'est pas de tout repos. Que pensez-vous de ses arguments ?
bulletApple > Brevets : une plainte de moins contre Apple, mais une plainte de plus [30.07.2010 17:40 - AZ]
Le service légal d'Apple a du travail en ce moment : à peine a-t-il résolu un problème qu'un autre lui tombe dessus.

Apple a en effet réglé le différent qui l'opposait à Minerva. Cette société avait en effet déposé un brevet sur le principe de l'iTunes Store sur iPhone ou iPod touch (un moyen d'enregistrer de la musique depuis Internet sur un appareil mobile) et sur l'utilisation d'un micro ou d'une caméra pour enregistrer audio et vidéo sur un téléphone, et avait attaqué Apple dans les heures qui avaient suivi son obtention en janvier 2008.

Mardi dernier, Apple et Minerva ont rempli une demande commune d'abandon des charges, signe que des discussions financières ont été conclues — c'est le fond de commerce de ce patent troll qui a déjà obtenu réparation de HP, RIM, Sony, Motorola, Nokia ou des opérateurs au nom des quelques brevets très généraux qu'il a déposé.

Dans le genre des brevets très généraux, on peut noter celui de la société israélienne Emblaze qui couvre « une méthode pour la diffusion en temps réel d'un ordinateur diffuseur à un ou plusieurs clients via le réseau ». Emblaze considère que la fonction HTTP Live Streaming qui est utilisée dans Mac OS X mais surtout dans l'iPhone, l'iPod touch ou l'iPad viole ce brevet.

Emblaze serait en discussion avec Apple depuis 2009, qui a évidemment refusé de prendre une licence sur ce brevet. Emblaze a notamment développé le Monolith, qui était censé « révolutionner le monde du mobile », mais qui s'est révélé décevant sur le plan matériel comme sur le plan logiciel et a eu le malheur d'arriver après l'iPhone. Microsoft sera sans doute la prochaine cible de cette société, qui considère que le système IIS Smooth Streaming enfreint le même brevet.
bulletLogiciels > OmniFocus est maintenant sur l'iPad [30.07.2010 16:06 - FI]
Après l'iPhone c'est au tour de l'iPad d'avoir sa version d'OmniFocus, nouvelle déclinaison mobile du gestionnaire de tâches pour Mac. OmniFocus for iPad affiche le tarif d'une application pour travailler (31,99 €). Cependant elle n'est encore qu'en anglais mais les deux autres ont été traduites en français, on peut espérer le même traitement pour celle-ci.

OmniFocusforiPad

L'outil peut être utilisé de manière autonome ou se synchroniser avec ses parents sur Mac et iPhone. Il assure les services habituels de ce genre d'application -son interface s'attache à donner rapidement accès aux tâches à venir et urgentes - et l'on a quelques orginalités comme de situer sur une carte des tâches liées à un lieu particulier.

OmniFocusforiPad2
bulletLogiciels > Lunettes : coup d'œil sur le remplaçant de VLC sur Mac [30.07.2010 14:34 - AZ]
On parlait ce matin d'une petite mise à jour de VLC, l'occasion de vérifier que vous êtes nombreux à attendre Lunettes, l'application qui devrait remplacer VLC sur Mac. L'occasion aussi d'y jeter un coup d'œil, alors que la communication autour du projet est volontairement limitée (lire : VLC Mac : "sa mort a été grandement exagérée").

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Premier constat : l'interface de Lunettes est un progrès indéniable par rapport à celle de VLC, et s'éloigne des racines du lecteur vidéo pour aller vers un gestionnaire de médias. Lunettes scanne votre dossier Séquences (on peut ajouter d'autres dossiers), et classe les fichiers selon qu'ils soient des films, des séries TV ou des clips. Il reconnaît le format de titre « Nom-de-la-série-TV SXX4XX » pour classer les séries et les épisodes, ce qui fera jaser les anti-piratage, et est capable d'aller chercher des informations sur Internet pour nommer les médias et appliquer une petite affichette dans la fenêtre principale. Même le panneau de préférences nous a tiré un soupir de soulagement, pour ceux qui connaissent la jungle d'options de VLC. Bref, Lunettes se la joue iTunes de la vidéo, et le fait bien : il est léger et rapide et occupe peu de mémoire vive (25 à 40 Mo).

Lunettes reconnaît aussi la Freebox, et propose alors la liste des chaînes de Freebox TV, y compris des chaînes en HD. On ne peut pas blâmer Lunettes pour le contenu qui s'affiche alors, mais on peut le féliciter pour l'interface bien pensée. En plein écran, on peut zapper avec l'Apple Remote.

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Comme Lunettes reste un lecteur vidéo, c'est sûrement une fonction à étudier de près : l'interface de lecture est indépendante de l'interface de gestion des vidéos. Pour le moment, Lunettes consomme plus de ressources que VLC : pour lire un fichier en HD 720p H.264 à 3Mo/sec., Lunettes requiert 40 % du processeur et 150 Mo de RAM sur notre machine (un MacBook 2010 de base), alors que VLC se contente de 35 % du processeur et 87 Mo de RAM. Mais il ne faut pas oublier que Lunettes n'est pour le moment qu'une bêta, et la lecture est plus fluide : alors que passer d'un point à un autre de la vidéo demande une bonne seconde sous VLC, il est instantané avec Lunettes. QuickTime X reste moins gourmand (11 % du processeur et 60 Mo de RAM), mais peut compter sur la carte graphique pour l'épauler dans le décodage du flux.

Mais la fonction la plus intéressante de Lunettes est le fait qu'il mémorise l'endroit où on a interrompu la lecture, pour la reprendre ensuite. Contrairement à iTunes, dont le module vidéo propose une interface similaire (gestion des vidéos + lecture), le lancement d'une vidéo est immédiat et la reprise de la lecture l'est tout autant. Lunettes n'a de plus aucun mal à lire des fichiers stockés en réseau local ou à distance, avec une gestion du cache

Lunettes reste largement un travail en cours, mais est d'ores et déjà prometteur. Vous pouvez en télécharger une pré-bêta (la 1.0ß test 8 date de la semaine dernière) sur le github de Pierre d'Herbemont, un des développeurs de la version Mac de VLC et de Lunettes.
bulletLogiciels > IE9 : la bêta en septembre [30.07.2010 11:43 - AZ]
Kevin Turner, directeur opérationnel de Microsoft, a annoncé que la première bêta d'Internet Explorer 9 serait disponible en septembre, après trois previews.

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IE9 devrait permettre à Microsoft de combler une partie de son retard dans le domaine des navigateurs, grâce à un meilleur support des standards du Web, notamment le HTML5, le CSS et (enfin !) le SVG. L'intégration de l'accélération matérielle et d'un meilleur moteur JavaScript permet à IE9 d'être plutôt performant.

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- Toute l'actu de IE9 sur MacGeneration
bulletInternet > YouTube : la limite de durée relevée à 15 minutes [30.07.2010 11:00 - AZ]
Sur son blog officiel, l'équipe YouTube a annoncé que la limite de durée des vidéos était désormais de 15 minutes, au lieu de 10 minutes précédemment. Cela ne change rien pour les comptes "partenaires", qui ont toujours pu outrepasser cette limite.

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L'augmentation du seuil de cette limite aurait été rendue possible par une amélioration du système Content ID de vérification des droits d'auteurs : YouTube ne peut pas simplement supprimer cette limite, au risque de devenir une plateforme parfaite pour la distribution illégale de concerts, séries TV ou films, la masse des utilisateurs du service étant capable d'aller plus vite que le système automatisé de vérification.

Pour fêter le passage aux 15 minutes, YouTube organise un mini-concours intitulé "15 minutes of fame" : il suffit de poster une vidéo personnelle de 15 minutes avec le tag "yt15minutes" avant le 4 août 2010. Les meilleures vidéo se retrouveront sur la page d'accueil de YouTube.
bulletMatériel > Ballmer : rendez-vous en 2011 pour les tablettes [30.07.2010 10:28 - FI]
La question des tablettes est venue sur la table chez Microsoft à l'occasion d'une conférence annuelle avec des analystes financiers. Steve Ballmer a mis l'accent dans une partie de sa présentation (document Word) sur l'activité grand public de son entreprise.

Apple, on l'a déjà dit, toute petite qu'elle soit sur le marché de l'ordinateur personnel, reste un point de fixation pour les analystes et les commentateurs alors Microsoft a une nouvelle fois voulu remettre les choses en perspective, au travers des niveaux de ventes d'ordinateurs de chacun (lire aussi Apple reste une obsession pour Microsoft).

Ballmer_FAM_2010_Part1
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bulletApple > Géolocalisation : Apple fait désormais cavalier seul [30.07.2010 10:03 - AZ]
skitchedDans un récent rapport remis au Congrès américain, Apple expliquait qu'elle était susceptible de partager les données de localisation des appareils iOS avec ses partenaires : Google, qui lui fournit cartes et mappage GPS, et Skyhook, qui lui fournit le mappage WiFi. TechCrunch a remarqué quelque chose que nous n'avions pas vu : depuis iPhone OS 3.2, Apple utilise sa propre base de données pour la géolocalisation.

« Pour les appareils utilisant iPhone OS 1.1.3 à 3.1, Apple utilisait (et utilise) des bases de données maintenues par Google et Skyhook Wireless pour fournir des services utilisant la géolocalisation. A partir de iPhone OS 3.2 sorti en avril 2010, Apple utilise ses propres bases de données », explique le document : alors que jusqu'ici, la firme de Cupertino n'avait pas le contrôle plein et entier de ses services de localisation, c'est désormais le cas.

Avec l'acquisition de Placebase et de Poly9, qui savent faire correspondre des données à une carte, Apple pourrait désormais lancer ses propres services de localisation, pas forcément pour lancer son propre service de cartographie, ce qui l'obligerait en plus à prendre une licence chez un des nombreux fournisseurs de fonds de carte. La principale utilisation de la géolocalisation se fait aujourd'hui dans le domaine de la publicité, pour proposer des annonces en rapport avec l'environnement de l'utilisateur, une direction que prend Google, et qu'a commencé à prendre Apple avec iAd.

Si les deux sociétés sont partenaires sur certains produits, Google fournissant par exemple des fonds de cartes à Apple pour l'application Plans et l'API Map kit, les deux sociétés sont devenus des rivales dans des domaines de plus en plus variés, la publicité mobile étant le dernier en date. La réaction de Skyhook à cette découverte est certainement celle qui résume le mieux les choses : « tous ceux qui ont une plateforme veulent contrôler la partie la plus grande possible de ses fonctions de localisation. Les données de localisation vont devenir énormes et les contrôler va être l'enjeu de la prochaine grande guerre dans le domaine du mobile ».

La collecte des données de localisation a lieu deux fois par jour sur iPhone OS 1.1.3 à 3.1 au moins. Depuis quelques jours, certains utilisateurs américains qui ont épluché leur facture se sont rendus compte que vers 1 ou 2h du matin, des données sortent de leur iPhone : il est possible qu'il s'agisse de la collecte de données de localisation (une douzaine de Mo), qui se ferait désormais une fois par jour.

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bulletMatériel > Mac Pro : début des commandes le 9 août [30.07.2010 08:16 - FI]
C'est à compter du 9 août que l'on pourra passer commande pour les nouveaux Mac Pro. Lors de leur présentation mardi, les conseillers sur l'Apple Store français étaient dans le flou le plus complet à propos de cette gamme simplement annoncée "pour août".

MacRumors a reçu plusieurs témoignages de clients ainsi que de vendeurs Apple Store lui confirmant cette date. Et semble qu'il s'agisse de commandes et non de pré-commande, la seconde impliquant des livraisons plus tardives.

Pour le nouvel écran LED Cinema Display 27" qui accompagnerait bien ces Mac Pro, on reste sur une disponibilité en septembre.

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