Labo de iStopMtion 1.9
par Ange Heureux le 02.02.2006 à 17:23
La sortie de la dernière version (1.9) de iStopMotion incluant enfin une version française est l'occasion de faire un labo de ce logiciel, placé dans la niche des logiciels d'animation. Si vous vous sentez l'âme d'un réalisateur de films d'animation, pour peu que vous ayez une iSight ou une camera DV, ou même un "simple" appareil photo numérique, iStopMotion va vous permettre de faire vos premiers pas dans la réalisation de films d'animation de bonne qualité avec votre Mac.

Installation
Commençons par l'installation qui propose déjà deux petites choses amusantes : tout d'abord, dans la fenêtre du Finder qui affiche le contenu du disque virtuel (le .dmg), il y a un fichier alias du dossier application : ainsi, il suffit de glisser au sein de la même fenêtre l'application sur cet alias et l'installation est faite : bonne idée !
La mise en œuvre de la licence est aussi originale : un copier-coller de tout le mail et l'application s'occupe de retrouver la licence dedans, probablement à l'aide des 2 étoiles qui encadrent le numéro de série. En passant, 4 niveaux de licences sont possibles :
- Demo : gratuite et valable 8 jours : un bon moyen pour tester ce logiciel même si une phrase rappelant le mode demo se superpose aux images.
- version DV : 40$, et se limite aux résolutions PAL/NTSC (640x320, typiquement licence à prendre dans le cadre familial,
- Still camera plug-in : 20$ pour permettre de récupérer directement les images de votre appareil numérique dans le logiciel.
- version HD : sans limitation de résolution, incluant le le plug-in still camera... mais coûtant 349 $ ! Si vous êtes prêt à mettre ce prix, c'est peut-être que vous avez la caméra Haute Définition qui va avec.
Moralité, la version DV est amplement suffisante pour s'amuser, et vous verrez bien plus tard si vous devenez un pro du film d'animation.
L'application
Par défaut, au lancement, l'application lance l'assistant pour créer un nouveau projet et propose de définir les grandes caractéristiques du film, c'est-à-dire sa résolution, le nombre d'images par seconde (20 par défaut), et un time code initial. Cette référence de time code initial s'avère pratique au moment du montage de films comportant différentes séquences. Il est à noter que la résolution maximale possible en fonction de la caméra branchée se sélectionne automatiquement.


Puis apparaît la fenêtre unique de iStopMotion, affichant ce que filme la source (une iSight dans cet article).

Toutes les fonctions principales de l'application sont regroupées dans cette interface : la vue, les boutons de capture, lecture, déplacement, puis en dessous la chronologie des captures (avec un effet agrandissement sur les vues. Très pratique pour se repérer) et un tiroir avec quelques options d'aide à la capture des images.
Le principe du logiciel est de capturer image par image la scène à tourner en affichant simultanément la dernière image prise et en superposition l'image courante : ainsi, on voit quel mouvement on fait faire aux objets statiques (observez la double position de la lance) :

Lors de la sauvegarde (export aux formats Quicktime ou DV, voir image par image), et grâce à la magie du cinéma qui utilise la persistance rétinienne, vous obtenez un film où les objets s'animent....
Les options du tiroir permettent de régler cette notion de superposition d'images prises et d'image courante :




Si on n'utilise pas la capture à intervalle régulier, la capture d'une image se fait en appuyant sur la touche espace. Mais pour permettre de donner un effet moins rapide aux mouvements, il est possible de saisir plus d'une image à la fois (jusqu'à 4). Ainsi, il y aura moins d'images différentes par seconde, donc l'effet de mouvement s'en retrouvera ralenti. Je vous laisse vous référer à l'aide de iStopMotion, qui explique un peu ces notions de nombre d'images par seconde. C'est d'ailleurs le seul conseil de cette aide.
Le choix des touches de capture est réglable par les préférences :

Il est dommage que l'espace soit représenté par un blanc et non par un mot clef "espace" comme le font la plupart des logiciels. Ce blanc donne l'impression qu'il n'y a aucune touche de sélectionnée pour la capture... Quant à la reconnaissance vocale, elle ne vous sera utile que si vous prenez l'accent américain, même si vous mettez des mots français !
Au passage, un petit tour dans les préférences, ce qui permet souvent de se rappeler des options pratiques que peut offrir une application :



Le commentaire de la dernière préférence (stocker temporairement les fichiers films" rappelle bien que iStopMotion est là pour faire de la saisie de film image par image et non un banc de montage. Il faudra utiliser d'autres applications telles que iMovie pour faire "finir" votre film ! (monter les séquences, ajouter la bande son,etc.) Par contre, il est déjà possible dans iStopMotion, d'insérer des images dans la chronologie, soit par copier-coller, soit par téléchargement de photos depuis l'appareil photo si vous avez acheté l'option. Par exemple, vous voulez transformer un personnage en un autre dans votre séquence, vous prenez la dernière image prise par iStopMotion, vous l'utilisez dans un logiciel de morphing, faites la transformation vers le nouveau personnage, puis vous insérez la série d'images générée dans iStopMotion, puis vous remplacez le personnage initial par le second à la même position devant la caméra, et vous continuez le mouvement. Et voilà...
Dans la version HD, il est possible d'importer une bande-son (format wave), mais aucun outil ne permet de manipuler cette bande-son (hormis fixer un time code initial différent de celui du film), elle ne peut servir que de support de repérage. D'ailleurs, cette fonction n'est que partiellement traduite en français, ce qui tend à montrer que peu de personnes achètent la version pro. Dommage, vu le prix.

Quelques effets sont possibles sur l'image : symétries et rotation, plus à utiliser en fonction des possibilités de positionnement de la camera que pour appliquer un effet graphique :

Par contre, vous pouvez jouer avec les effets qu'offrent les réglages de votre système d'acquisition, comme dans le cas de l'iSight :



Enfin, il est possible "d'imprimer" sa séquence, c'est-à-dire faire un "folioscope" selon le terme consacré :

ce qui permet par exemple de mettre des notes sur chaque image afin de préparer son montage. Dommage que seul le numéro d'ordre de l'image soit affiché, en option ; il aurait été bien utile de pouvoir mettre le time code ou un repère temporel dans ce folioscope. Seule la taille des vignettes, et par là même leur nombre par page, est réglable. Cela aurait été pratique de pouvoir ajouter un titre, des commentaires. D'ailleurs, il pourrait être intéressant de pouvoir ajouter des commentaires aux images une par une.
À noter que l'application est applescriptable et que le dictionnaire permet d'atteindre pratiquement toutes les fonctions.
Conclusion
iStopMotion est l'outil parfait pour démarrer dans le film d'animation, et on se fait plaisir dès le début. Pour les fictions, le plus difficile est de conserver une luminosité constante entre les images, puis entre les séquences (l'idéal est donc d'utiliser un éclairage artificiel et de masquer la lumière du jour). Cela se voit d'ailleurs sur les nombreux exemples qui se trouvent sur le site de l'éditeur. Mais iStopMotion trouve aussi son utilité pour les films naturalistes : montrer en accéléré la nature. Par contre, il est dommage que la politique de prix, hormis pour la version DV qui se trouve être la plus utile, soit si mercantile. Pourquoi la version HD est-elle pratiquement dix fois plus chère que la version DV ?
Une fois que vous aurez ce logiciel, il ne vous restera plus qu'à trouver l'inspiration pour pondre un scénario et vous voilà prêt à concurrencer les créateurs de Wallace et Gromit....
Installation
Commençons par l'installation qui propose déjà deux petites choses amusantes : tout d'abord, dans la fenêtre du Finder qui affiche le contenu du disque virtuel (le .dmg), il y a un fichier alias du dossier application : ainsi, il suffit de glisser au sein de la même fenêtre l'application sur cet alias et l'installation est faite : bonne idée !
La mise en œuvre de la licence est aussi originale : un copier-coller de tout le mail et l'application s'occupe de retrouver la licence dedans, probablement à l'aide des 2 étoiles qui encadrent le numéro de série. En passant, 4 niveaux de licences sont possibles :
- Demo : gratuite et valable 8 jours : un bon moyen pour tester ce logiciel même si une phrase rappelant le mode demo se superpose aux images.
- version DV : 40$, et se limite aux résolutions PAL/NTSC (640x320, typiquement licence à prendre dans le cadre familial,
- Still camera plug-in : 20$ pour permettre de récupérer directement les images de votre appareil numérique dans le logiciel.
- version HD : sans limitation de résolution, incluant le le plug-in still camera... mais coûtant 349 $ ! Si vous êtes prêt à mettre ce prix, c'est peut-être que vous avez la caméra Haute Définition qui va avec.
Moralité, la version DV est amplement suffisante pour s'amuser, et vous verrez bien plus tard si vous devenez un pro du film d'animation.
L'application
Par défaut, au lancement, l'application lance l'assistant pour créer un nouveau projet et propose de définir les grandes caractéristiques du film, c'est-à-dire sa résolution, le nombre d'images par seconde (20 par défaut), et un time code initial. Cette référence de time code initial s'avère pratique au moment du montage de films comportant différentes séquences. Il est à noter que la résolution maximale possible en fonction de la caméra branchée se sélectionne automatiquement.


Puis apparaît la fenêtre unique de iStopMotion, affichant ce que filme la source (une iSight dans cet article).

Toutes les fonctions principales de l'application sont regroupées dans cette interface : la vue, les boutons de capture, lecture, déplacement, puis en dessous la chronologie des captures (avec un effet agrandissement sur les vues. Très pratique pour se repérer) et un tiroir avec quelques options d'aide à la capture des images.
Le principe du logiciel est de capturer image par image la scène à tourner en affichant simultanément la dernière image prise et en superposition l'image courante : ainsi, on voit quel mouvement on fait faire aux objets statiques (observez la double position de la lance) :

Lors de la sauvegarde (export aux formats Quicktime ou DV, voir image par image), et grâce à la magie du cinéma qui utilise la persistance rétinienne, vous obtenez un film où les objets s'animent....
Les options du tiroir permettent de régler cette notion de superposition d'images prises et d'image courante :
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permet de régler le niveau de transparence entre les 2 images superposées : l'idéal est de laisser le curseur sur la position médiane, mais vous pouvez préférer de ne voir que la dernière image enregistrée (pour vérifier sa qualité sans être perturbé par ce qu'affiche la caméra), ou, au contraire, ne voir que ce qu'affiche la caméra. |
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affiche en alternance les 2 images à vitesse variable : quel est l'intérêt ? surtout de la fatigue visuelle... |
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sous le terme amusant, mais bien imagé de "pelure d'oignon", on règle le nombre d'images vues en superposition simultanément (jusqu'à 5). Le nombre d'images prises en compte est rappelé par une bande jaune sur la chronologie. Sur cette image, trois pelures d'image : |

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permet de régler le niveau de rendu des pelures d'oignon. L'effet n'est pas transcendant avec les images issues de l'iSight, peut-être avec une caméra HD ? |
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un outil très utile. Il permet de lancer à intervalles réguliers une capture. Par exemple, vous pouvez l'utiliser sur de simples séquences en faisant une capture toutes les dix secondes, dix secondes pendant lesquelles vous savez que vous avez le temps de modifier une position d'un objet. Par contre, il est dommage de ne pas pouvoir régler le nombre d'images prises (voir plus loin). Autre exemple : En prenant une image par heure, vous pouvez réaliser des films naturalistes sur par exemple l'évolution du soleil dans une journée, ou de l'ombre autour d'un arbre... |
| outil utilisé par les pros, permettant de filmer plus large que ne sera l'image dans le film (cela permet des recadrages par exemple), ou de montrer ce que donnerait ce film dans un autre format 4/3, typiquement le 16/9°. |



Si on n'utilise pas la capture à intervalle régulier, la capture d'une image se fait en appuyant sur la touche espace. Mais pour permettre de donner un effet moins rapide aux mouvements, il est possible de saisir plus d'une image à la fois (jusqu'à 4). Ainsi, il y aura moins d'images différentes par seconde, donc l'effet de mouvement s'en retrouvera ralenti. Je vous laisse vous référer à l'aide de iStopMotion, qui explique un peu ces notions de nombre d'images par seconde. C'est d'ailleurs le seul conseil de cette aide.
Le choix des touches de capture est réglable par les préférences :

Il est dommage que l'espace soit représenté par un blanc et non par un mot clef "espace" comme le font la plupart des logiciels. Ce blanc donne l'impression qu'il n'y a aucune touche de sélectionnée pour la capture... Quant à la reconnaissance vocale, elle ne vous sera utile que si vous prenez l'accent américain, même si vous mettez des mots français !
Au passage, un petit tour dans les préférences, ce qui permet souvent de se rappeler des options pratiques que peut offrir une application :



Le commentaire de la dernière préférence (stocker temporairement les fichiers films" rappelle bien que iStopMotion est là pour faire de la saisie de film image par image et non un banc de montage. Il faudra utiliser d'autres applications telles que iMovie pour faire "finir" votre film ! (monter les séquences, ajouter la bande son,etc.) Par contre, il est déjà possible dans iStopMotion, d'insérer des images dans la chronologie, soit par copier-coller, soit par téléchargement de photos depuis l'appareil photo si vous avez acheté l'option. Par exemple, vous voulez transformer un personnage en un autre dans votre séquence, vous prenez la dernière image prise par iStopMotion, vous l'utilisez dans un logiciel de morphing, faites la transformation vers le nouveau personnage, puis vous insérez la série d'images générée dans iStopMotion, puis vous remplacez le personnage initial par le second à la même position devant la caméra, et vous continuez le mouvement. Et voilà...
Dans la version HD, il est possible d'importer une bande-son (format wave), mais aucun outil ne permet de manipuler cette bande-son (hormis fixer un time code initial différent de celui du film), elle ne peut servir que de support de repérage. D'ailleurs, cette fonction n'est que partiellement traduite en français, ce qui tend à montrer que peu de personnes achètent la version pro. Dommage, vu le prix.

Quelques effets sont possibles sur l'image : symétries et rotation, plus à utiliser en fonction des possibilités de positionnement de la camera que pour appliquer un effet graphique :

Par contre, vous pouvez jouer avec les effets qu'offrent les réglages de votre système d'acquisition, comme dans le cas de l'iSight :



Enfin, il est possible "d'imprimer" sa séquence, c'est-à-dire faire un "folioscope" selon le terme consacré :

ce qui permet par exemple de mettre des notes sur chaque image afin de préparer son montage. Dommage que seul le numéro d'ordre de l'image soit affiché, en option ; il aurait été bien utile de pouvoir mettre le time code ou un repère temporel dans ce folioscope. Seule la taille des vignettes, et par là même leur nombre par page, est réglable. Cela aurait été pratique de pouvoir ajouter un titre, des commentaires. D'ailleurs, il pourrait être intéressant de pouvoir ajouter des commentaires aux images une par une.
À noter que l'application est applescriptable et que le dictionnaire permet d'atteindre pratiquement toutes les fonctions.
Conclusion
iStopMotion est l'outil parfait pour démarrer dans le film d'animation, et on se fait plaisir dès le début. Pour les fictions, le plus difficile est de conserver une luminosité constante entre les images, puis entre les séquences (l'idéal est donc d'utiliser un éclairage artificiel et de masquer la lumière du jour). Cela se voit d'ailleurs sur les nombreux exemples qui se trouvent sur le site de l'éditeur. Mais iStopMotion trouve aussi son utilité pour les films naturalistes : montrer en accéléré la nature. Par contre, il est dommage que la politique de prix, hormis pour la version DV qui se trouve être la plus utile, soit si mercantile. Pourquoi la version HD est-elle pratiquement dix fois plus chère que la version DV ?
Une fois que vous aurez ce logiciel, il ne vous restera plus qu'à trouver l'inspiration pour pondre un scénario et vous voilà prêt à concurrencer les créateurs de Wallace et Gromit....
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Boinx Software |
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- Camera DV ou Webcam USB/FireWire, Mac OS X v10.3, QuickTime 6.4, carte graphique supportant OpenGL |
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- De 39,95$ (version DV) à 349$ (version HD) |
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- superposition dernière image et image courante - capture automatique à intervalles réguliers - capture images multiples - capture au clavier, à la souris et à la voix |
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- prix de la version HD - options d'impression - pas de commentaires par image |
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Mai 2008










