Antidote Prisme
par Vincent Absous le 30.03.2005 à 10:00
Cela fait longtemps maintenant que la correction orthographique est proposée aux utilisateurs des traitements de texte. Mac OS X offre d'ailleurs la vérification à la volée des textes saisis dans la plupart des applications qu'on est amené à utiliser quotidiennement. Pourtant, si ces modules signalent les fautes de frappe, les erreurs les plus courantes d'orthographe lexicale (les problèmes liés à l'existence des géminées, par exemple), ils ne sont pas capables de faire grand-chose de plus. Certains logiciels, Word notamment, possèdent un correcteur grammatical, mais il est fréquent alors qu'il ne brille pas par son efficacité. Surtout, la pratique régulière de l'écriture appelle des outils plus performants. Au-delà de la vérification des fautes d'orthographe lexicale et grammaticale, ce qu'une personne appelée à écrire fréquemment cherche, c'est une aide à la rédaction. C'est là que l'utilisation d'un logiciel comme Antidote Prisme prend tout son sens.

Édité par Druide Informatique, une société québécoise, Antidote est en effet loin de se contenter de vérifier l'orthographe et la grammaire du texte saisi. Une fois qu'on a découvert ce couteau suisse de l'écriture, il est bien difficile de s'en passer. C'est qu'Antidote offre toute une série d'outils que nous nous proposons de présenter ici.
L'utilisation courante : la correction orthographique et grammaticale d’un texte
Il existe plusieurs façons de recourir aux services du programme. La première, que nous allons détailler, consiste à appeler Antidote depuis une application Cocoa, (TextEdit, Pages, Safari, etc.). Après qu’on a sélectionné le texte déjà saisi, on choisit le Correcteur dans les Services > Antidote Prisme. Le logiciel se lance et deux fenêtres apparaissent à l’écran. La première est celle du “document de travail”, un éditeur de texte très basique où on retrouve le texte sélectionné, la seconde, celle du “correcteur” où on retrouve le même texte, mais avec différents types de soulignés. C’est cette seconde fenêtre qui est active. C’est normal, c’est de là que l’utilisateur va pratiquer l’essentiel des corrections que va lui suggérer Antidote.

Le logiciel signale de diverses façons différents éléments. Là où le correcteur orthographique de Mac OS X signale d’un même trait ondulé les seules fautes d’orthographe lexicale, Antidote joue dans la finesse et il faut en passer par une petite phase d’apprentissage pour comprendre ce que veulent dire ces traits rouges et droits, pleins ou pointillés, ces traits fins orange, ces traits ondulés orange et verticaux, etc.

On le comprend vite, on a tous été élèves : le rouge désigne l’erreur importante. Le trait est plein lorsque le logiciel considère qu’il n’y a pas de doute : le rédacteur a commis une faute et Antidote peut la corriger tout seul si on le lui demande. Le trait est discontinu si l’erreur est grave, mais que le correcteur a plusieurs possibilités à proposer. C’est à l’utilisateur de choisir.
Le trait orange peut être gras. C’est une erreur qui n’a rien de bien grave (une espace superflue, par exemple) qu’Antidote peut corriger seul, parce qu’il n’a pas de doute. Le trait peut également être fin. Druide appelle cela une alerte. Le Correcteur pense qu’une erreur a pu se glisser dans le texte et vous la signale. Sont notamment soulignés ainsi les mots ou expressions dont l’emploi ne correspond pas avec le registre de langue indiqué dans les préférences. Le trait sera ondulé pour signaler l’existence d’alternatives graphiques à un mot et pour inciter le rédacteur à vérifier qu’il ne s’est pas trompé (lorsqu’il y a doute, par exemple, sur l’accord d’un participe passé qui peut se faire avec le premier mot féminin ou le second masculin d’un groupe nominal).
Le trait, enfin, peut être vertical. C’est la façon qu’a Antidote de signaler qu’il bute sur une construction qu’il ne parvient pas à analyser. Un texte, qu’on pense avoir pourtant rédigé avec soin, peut voir fleurir de tels traits à l’analyse, parce qu’on a, par exemple, oublié de placer entre virgules un groupe circonstanciel et qu’Antidote ne sait plus alors quoi accorder avec quoi. La relecture attentive est alors nécessaire. Le simple fait de couper une phrase trop longue et de réorganiser une syntaxe trop lourde suffit parfois à faire disparaître ces marques. Il arrive qu’il faille se résoudre à en laisser pourtant quelques-unes, parce qu’on ne parvient pas finalement à résoudre la difficulté.

Les erreurs signalées, il faut bien les corriger. Antidote peut le faire tout seul, comme un grand. La barre d’outils du Correcteur propose en effet une icône “Autocorriger”. Le logiciel vous signale le nombre de fautes qu’il va traiter et demande si vous êtes certain de vouloir le laisser faire. En fait, il vaut mieux ne pas en passer par là. Antidote est un très bon logiciel, certes, il n’est pour autant pas infaillible. De toute façon, passer en revue ses erreurs, c’est encore la meilleure façon de ne plus les reproduire. Principe pédagogique de base.
Mieux vaut donc relire son texte pour approuver ou refuser les suggestions d’Antidote. On peut alors travailler au clavier ou à la souris. Au clavier, on passe d’une erreur à une autre grâce aux flèches directionnelles ; à la souris, on peut certes cliquer sur les flèches de la barre d'outils, mais on aura plus vite fait de pointer directement la faute. Quand une erreur est sélectionnée, une bulle s’affiche juste sous le mot et signale la correction possible ainsi que la nature de la faute. On peut alors cliquer sur le bouton “Corriger” ou choisir d’“ignorer”, ou alors d’“ajouter” pour entrer le mot, inconnu, dans le dictionnaire personnel de l’utilisateur.

Un double clic sur une faute soulignée d’un fort trait rouge ou orange, et la voilà corrigée et maintenant soulignée d’un joli trait vert. Mais si avant de double cliquer sur un mot, on choisit plutôt de cliquer sur la bulle qui signale la nature de l’erreur et propose la correction, on obtient alors une explication qui, dans bien des cas, suffira à trancher et à déterminer si, oui ou non, on doit corriger la faute. Encore une fois, Antidote peut être sûr de lui, souligner vigoureusement un mot, et se tromper pourtant. Et ce n’est pas tout ! un clic sur le petit “+” vert qui débute l’explication lance immédiatement une nouvelle fenêtre, celle du module de grammaire. À vous les joies alors de l’apprentissage. Avec Antidote, vous saurez tout sur l’accord du participe passé et sur les confusions possibles avec les formes infinitives. En l’affaire, la curiosité qu’on éprouve est un puissant moteur de progrès. Une fois qu’on a compris la nature de l’erreur, une pression sur la touche “—” du clavier pour refermer la fenêtre et retourner au Correcteur. S’il y a plusieurs explications, on trouvera autant de petits “+” que de points de grammaire à consulter si l’on veut.
En tout cas, une fois l’erreur corrigée, c’est la forme fautive qui prend place dans la bulle. On peut alors revenir à cette orthographe et la replacer dans le texte si on s’aperçoit après coup qu’on s’est en fait trompé.
On est parfois obligé d’agir dans la première fenêtre d’Antidote, dans l’éditeur. C’est notamment le cas lorsqu’Antidote a souligné un mot d’un trait rouge discontinu. Les deux fenêtres sont synchronisées. Dans la première, le mot sélectionné est celui qu’on a pointé dans la seconde. Une fois la correction faire, le logiciel procède à une nouvelle analyse du passage en question. Pendant ce temps, cette partie change de couleur. Joli effet.
Le texte corrigé, on n’a plus qu’à le coller dans le document d’origine. Il n’y a pratiquement jamais de problèmes. On retrouve normalement l’intégrité du texte et de sa mise en forme. Les préférences permettent par exemple de demander que le texte placé entre certains signes (les balises “<>” notamment) soit ignoré. Antidote ne s’occupera pas alors des liens Internet. Une fois le texte collé, on retrouve tout à sa place.
Antidote intégré

Antidote sait fonctionner de façon plus intime avec certains logiciels : AppleWorks, Word ou PowerPoint, par exemple. Dans ce cas, on ne passe pas par le Service lié. On a installé une petite barre d’icônes (pas très jolie) qui comporte cinq éléments. Quatre d’entre eux sont symbolisés par des lettres qu’on connaît déjà : Dictionnaire, Synonymes, Conjugueur et Grammaire. Pour lancer la correction du document courant, c’est sur la première qu’il faut cliquer. Dans ce cas, Antidote n’ouvre qu’une fenêtre, celle du Correcteur. La fenêtre de l’éditeur n’apparaît plus. C’est normal, c’est celle de Word, si on travaille depuis ce logiciel, qui fait office d’éditeur. C’est d’ailleurs dans le traitement de texte lui-même qu’on ira porter les corrections qu’Antidote ne peut pas faire seul. L’avantage est que les corrections sont automatiquement portées dans le document d’origine. Au fil des rectifications dans le Correcteur, le document d’origine défile et le mot concerné est sélectionné. Il suffit de refermer la fenêtre du correcteur (on peut laisser Antidote en fond) pour revenir au document Word.

Édité par Druide Informatique, une société québécoise, Antidote est en effet loin de se contenter de vérifier l'orthographe et la grammaire du texte saisi. Une fois qu'on a découvert ce couteau suisse de l'écriture, il est bien difficile de s'en passer. C'est qu'Antidote offre toute une série d'outils que nous nous proposons de présenter ici.
L'utilisation courante : la correction orthographique et grammaticale d’un texte
Il existe plusieurs façons de recourir aux services du programme. La première, que nous allons détailler, consiste à appeler Antidote depuis une application Cocoa, (TextEdit, Pages, Safari, etc.). Après qu’on a sélectionné le texte déjà saisi, on choisit le Correcteur dans les Services > Antidote Prisme. Le logiciel se lance et deux fenêtres apparaissent à l’écran. La première est celle du “document de travail”, un éditeur de texte très basique où on retrouve le texte sélectionné, la seconde, celle du “correcteur” où on retrouve le même texte, mais avec différents types de soulignés. C’est cette seconde fenêtre qui est active. C’est normal, c’est de là que l’utilisateur va pratiquer l’essentiel des corrections que va lui suggérer Antidote.

Le logiciel signale de diverses façons différents éléments. Là où le correcteur orthographique de Mac OS X signale d’un même trait ondulé les seules fautes d’orthographe lexicale, Antidote joue dans la finesse et il faut en passer par une petite phase d’apprentissage pour comprendre ce que veulent dire ces traits rouges et droits, pleins ou pointillés, ces traits fins orange, ces traits ondulés orange et verticaux, etc.

On le comprend vite, on a tous été élèves : le rouge désigne l’erreur importante. Le trait est plein lorsque le logiciel considère qu’il n’y a pas de doute : le rédacteur a commis une faute et Antidote peut la corriger tout seul si on le lui demande. Le trait est discontinu si l’erreur est grave, mais que le correcteur a plusieurs possibilités à proposer. C’est à l’utilisateur de choisir.
Le trait orange peut être gras. C’est une erreur qui n’a rien de bien grave (une espace superflue, par exemple) qu’Antidote peut corriger seul, parce qu’il n’a pas de doute. Le trait peut également être fin. Druide appelle cela une alerte. Le Correcteur pense qu’une erreur a pu se glisser dans le texte et vous la signale. Sont notamment soulignés ainsi les mots ou expressions dont l’emploi ne correspond pas avec le registre de langue indiqué dans les préférences. Le trait sera ondulé pour signaler l’existence d’alternatives graphiques à un mot et pour inciter le rédacteur à vérifier qu’il ne s’est pas trompé (lorsqu’il y a doute, par exemple, sur l’accord d’un participe passé qui peut se faire avec le premier mot féminin ou le second masculin d’un groupe nominal).
Le trait, enfin, peut être vertical. C’est la façon qu’a Antidote de signaler qu’il bute sur une construction qu’il ne parvient pas à analyser. Un texte, qu’on pense avoir pourtant rédigé avec soin, peut voir fleurir de tels traits à l’analyse, parce qu’on a, par exemple, oublié de placer entre virgules un groupe circonstanciel et qu’Antidote ne sait plus alors quoi accorder avec quoi. La relecture attentive est alors nécessaire. Le simple fait de couper une phrase trop longue et de réorganiser une syntaxe trop lourde suffit parfois à faire disparaître ces marques. Il arrive qu’il faille se résoudre à en laisser pourtant quelques-unes, parce qu’on ne parvient pas finalement à résoudre la difficulté.

Les erreurs signalées, il faut bien les corriger. Antidote peut le faire tout seul, comme un grand. La barre d’outils du Correcteur propose en effet une icône “Autocorriger”. Le logiciel vous signale le nombre de fautes qu’il va traiter et demande si vous êtes certain de vouloir le laisser faire. En fait, il vaut mieux ne pas en passer par là. Antidote est un très bon logiciel, certes, il n’est pour autant pas infaillible. De toute façon, passer en revue ses erreurs, c’est encore la meilleure façon de ne plus les reproduire. Principe pédagogique de base.
Mieux vaut donc relire son texte pour approuver ou refuser les suggestions d’Antidote. On peut alors travailler au clavier ou à la souris. Au clavier, on passe d’une erreur à une autre grâce aux flèches directionnelles ; à la souris, on peut certes cliquer sur les flèches de la barre d'outils, mais on aura plus vite fait de pointer directement la faute. Quand une erreur est sélectionnée, une bulle s’affiche juste sous le mot et signale la correction possible ainsi que la nature de la faute. On peut alors cliquer sur le bouton “Corriger” ou choisir d’“ignorer”, ou alors d’“ajouter” pour entrer le mot, inconnu, dans le dictionnaire personnel de l’utilisateur.

Un double clic sur une faute soulignée d’un fort trait rouge ou orange, et la voilà corrigée et maintenant soulignée d’un joli trait vert. Mais si avant de double cliquer sur un mot, on choisit plutôt de cliquer sur la bulle qui signale la nature de l’erreur et propose la correction, on obtient alors une explication qui, dans bien des cas, suffira à trancher et à déterminer si, oui ou non, on doit corriger la faute. Encore une fois, Antidote peut être sûr de lui, souligner vigoureusement un mot, et se tromper pourtant. Et ce n’est pas tout ! un clic sur le petit “+” vert qui débute l’explication lance immédiatement une nouvelle fenêtre, celle du module de grammaire. À vous les joies alors de l’apprentissage. Avec Antidote, vous saurez tout sur l’accord du participe passé et sur les confusions possibles avec les formes infinitives. En l’affaire, la curiosité qu’on éprouve est un puissant moteur de progrès. Une fois qu’on a compris la nature de l’erreur, une pression sur la touche “—” du clavier pour refermer la fenêtre et retourner au Correcteur. S’il y a plusieurs explications, on trouvera autant de petits “+” que de points de grammaire à consulter si l’on veut.
En tout cas, une fois l’erreur corrigée, c’est la forme fautive qui prend place dans la bulle. On peut alors revenir à cette orthographe et la replacer dans le texte si on s’aperçoit après coup qu’on s’est en fait trompé.
On est parfois obligé d’agir dans la première fenêtre d’Antidote, dans l’éditeur. C’est notamment le cas lorsqu’Antidote a souligné un mot d’un trait rouge discontinu. Les deux fenêtres sont synchronisées. Dans la première, le mot sélectionné est celui qu’on a pointé dans la seconde. Une fois la correction faire, le logiciel procède à une nouvelle analyse du passage en question. Pendant ce temps, cette partie change de couleur. Joli effet.
Le texte corrigé, on n’a plus qu’à le coller dans le document d’origine. Il n’y a pratiquement jamais de problèmes. On retrouve normalement l’intégrité du texte et de sa mise en forme. Les préférences permettent par exemple de demander que le texte placé entre certains signes (les balises “<>” notamment) soit ignoré. Antidote ne s’occupera pas alors des liens Internet. Une fois le texte collé, on retrouve tout à sa place.
Antidote intégré

Antidote sait fonctionner de façon plus intime avec certains logiciels : AppleWorks, Word ou PowerPoint, par exemple. Dans ce cas, on ne passe pas par le Service lié. On a installé une petite barre d’icônes (pas très jolie) qui comporte cinq éléments. Quatre d’entre eux sont symbolisés par des lettres qu’on connaît déjà : Dictionnaire, Synonymes, Conjugueur et Grammaire. Pour lancer la correction du document courant, c’est sur la première qu’il faut cliquer. Dans ce cas, Antidote n’ouvre qu’une fenêtre, celle du Correcteur. La fenêtre de l’éditeur n’apparaît plus. C’est normal, c’est celle de Word, si on travaille depuis ce logiciel, qui fait office d’éditeur. C’est d’ailleurs dans le traitement de texte lui-même qu’on ira porter les corrections qu’Antidote ne peut pas faire seul. L’avantage est que les corrections sont automatiquement portées dans le document d’origine. Au fil des rectifications dans le Correcteur, le document d’origine défile et le mot concerné est sélectionné. Il suffit de refermer la fenêtre du correcteur (on peut laisser Antidote en fond) pour revenir au document Word.
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Druide |
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Un Mac, sous Mac OS 8-9 ou sous Mac OS X (10.2 ou 10.3) |
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- 119 € |
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- Les outils multiples - Les performances de la correction - Fait aimer l'étude de la langue - Simplicité d'emploi - L'intégration à certains logiciels |
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- Le correcteur peut être un peu lent - La barre d'outils intégrée assez laide - L'intégration réservée à certains logiciels seulement |
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Juillet 2008





