Mellel 1.5
Découverte du logiciel

Au lancement, le logiciel affiche un panneau du plus bel effet, panneau orné d’une machine à écrire qui, pied de nez à l’informatique, rappelle qu’avant tout l’écriture est affaire de scripteur avant d'être un problème de machine à écrire ou d'ordinateur.

L'interface du logiciel frappe évidemment par son furieux air de ressemblance avec iTunes. Elle frappe également, par contraste, avec celle de Word. Par défaut, Mellel affiche en haut qu'une barre d'outils qui semblera peut-être pauvre et indigente aux habitués du logiciel de Microsoft. En bas, quatre icônes permettent de naviguer dans le document courant tandis qu'une liste offre la possibilité de définir le facteur de zoom. Un reproche, tout de suite : la fenêtre cherche toujours à occuper toute la hauteur de l'écran (du moins en 1024x768) et cela devient vite lassant de devoir en redéfinir les dimensions.

La barre d'outils se comprend d'un seul coup d'oeil. On trouve tout d'abord, à gauche, le tabulateur. Comme le rappelle l'aide du logiciel, les tabulations sont héritées des machines à écrire et permettent de définir l'emplacement du texte sur la page. Ici, placer un taquet de tabulation est des plus simples : il suffit de prendre avec la souris l'un des trois taquets et de le placer où l'on veut sur la règle au sommet de la page. Supprimer un taquet se fait tout aussi simplement en le saisissant et en le glissant hors de la règle.

Les quatre icônes sont connues de tout utilisateur tant soit peu occasionnel d'un traitement de texte. Chacune permet de définir l'alignement du paragraphe sur la page.
L'icône qui suit, en revanche, appelle une remarque. L'éditeur du logiciel est israélien. Le logiciel est donc capable d'écrire l'hébreu, une langue qui, comme l'arabe (supporté dans une prochaine version), s'écrit de droite à gauche. Un clic sur ce bouton et le texte s'aligne à droite tout en restant justifié le long des deux bords de la page. Mellel offre donc d'emblée ce que Microsoft Word ne permet toujours pas.
Au centre de cette barre, une fenêtre rappelle évidemment iTunes. Ici sont affichés les formats du paragraphe en cours et de la police de caractère. C'est esthétiquement très réussi.

Les dernières icônes définissent l'affichage de la règle : il n'y a qu'une règle, au sommet de la fenêtre du document. On peut en définir l'unité de mesure dans les Préférences et préférer au point, le centimètre ou le pouce. Les autres boutons permettent d'afficher, mais aussi de masquer, les palettes flottantes : palette de page, du paragraphe, de caractère et de document. Une palette ne peut être ainsi convoquée : la palette Tableaux. En effet, la toute dernière version du logiciel a introduit la gestion des tableaux mais, manifestement, l'interface n'a pas encore été revue. Cela fait un peu désordre.
La dernière icône de la barre d'outils demande qu'on s'y intéresse dans la mesure où appuyer sur ce bouton ne provoquera pas l'affichage d'une palette flottante mais déploiera un tiroir qui recense les informations sur le document. Deux onglets "Détails du fichier" et "Personnel" permettent pour le premier de prendre connaissance des caractéristiques du fichier ouvert (nom, dimension, localisation, dates de création et de modification) et, pour le second, de définir les attributs du même fichier (titre, sujet, auteur, mots clés, catégorie et commentaires). Un reproche : la plupart des logiciels qui adoptent un tel tiroir permetttent que la fenêtre principale se déplace pour que ledit tiroir se déploie bien à l'écran. Camino le fait, Mellel ne le permet pas et le tiroir pourra s'ouvrir dans la "coulisse" de l'écran. En revanche, comme c'est le cas avec les autres applications adoptant ce principe, le tiroir s'ouvrira à gauche ou à droite selon la place qui lui reste.



Juillet 2009