Test du MacBook Air 11" mi-2012 Core i5 à 1,7 GHz
par Anthony Nelzin le 19.06.2012 à 16:30
Performances brutes : le coup d'accélérateur
On commence à avoir l'habitude que chaque nouvelle génération de puces Intel amène un franc gain de performances, et c'est à nouveau le cas avec Ivy Bridge. Les tests bruts, toujours très indicatifs, donnent un bon ordre d'idée du niveau général de performances. Geekbench, qui exploite bien le processeur et teste la mémoire, est catégorique : le MacBook Air « bas de gamme » est au niveau du « haut de gamme » de la précédente génération et des MacBook Pro de 2011. Le gain par rapport au précédent modèle correspondant est de l'ordre de 20 % : c'est précisément ce à quoi on s'attendait.

Cinebench exploite lui aussi plusieurs cœurs de processeur, mais permet aussi de tester les performances graphiques. Sans surprise, la puce Intel HD Graphics 4000 surpasse d'une bonne tête la HD Graphics 3000 : l'écart dépasse les 30 %.

À ces tests bruts doit être ajoutée notre habituelle batterie de tests d'application, qui permet de juger les machines sur des actions quotidiennes. Cette fois, nous avons glissé un iMac 21,5" dans le lot pour comparer cet ultraportable à une machine de bureau : grâce à sa puce quadricore, l'iMac écrase logiquement le MacBook Air dans des tâches parallélisées comme l'exportation de vidéos. Mais le MacBook Air 11" est plus réactif dans la manipulation de fichiers, et est dans tous les autres tests au niveau du haut de gamme et des MacBook Pro d'ancienne génération. On remarquera le bon comportement de la carte graphique dans Starcraft II avec les options poussées au maximum.

Plus que la puissance brute, c'est d'ailleurs la fluidité du MacBook Air qui favorise le confort d'utilisation — et c'est le SSD qui la procure. Le SSD du MacBook Air est toujours au format barrette, ici fourni par Toshiba, dont les connecteurs ont légèrement changé de forme par rapport à la précédente génération. Les fabricants ont néanmoins d'ores et déjà annoncé qu'ils travaillaient à des modèles compatibles. La grande différence est le passage à la norme SATA III : le SSD du MacBook Air n'a jamais été lent, il est maintenant extrêmement rapide. Quel que soit le test, nous avons atteint sans coup férir la barre des 430 MB/s aussi bien en lecture qu'en écriture.
Pour ne pas ajouter une puce supplémentaire à ses cartes-mères à l'espace compté, Apple a attendu qu'Intel intègre un contrôleur USB 3.0 à sa plateforme pour l'adopter. On aura donc attendu, mais les résultats sont au rendez-vous : comme le SSD, l'USB 3.0 favorise l'impression que le MacBook Air est une machine plus puissante qu'elle ne l'est réellement. L'USB 2.0 limitait les transferts de gros fichiers : que le volume externe soit un disque dur ou un SSD, transférer un film de 4,7 Go prenait deux bonnes minutes, pour un taux de transfert moyen de 40 Mo/s. L'USB 3.0 fait sauter ce bouchon et libère les débits : il ne faut plus que 43 secondes pour transférer 4,7 Go vers un disque externe, et à peine 26 secondes pour les transférer vers un SSD externe. On frôle les 200 Mo/s dans de bonnes conditions, et on passe ainsi moins de temps à attendre devant les barres de défilement.
Ivy Bridge, Thunderbolt, SSD, USB 3.0 : le MacBook Air 11" d'entrée de gamme est au niveau du haut de gamme de la génération précédente, et talonne parfois les machines de bureau. Dans tous les cas, il est plus fluide et plus agréable à utiliser — mais a-t-il conservé son autonomie royale ?
On commence à avoir l'habitude que chaque nouvelle génération de puces Intel amène un franc gain de performances, et c'est à nouveau le cas avec Ivy Bridge. Les tests bruts, toujours très indicatifs, donnent un bon ordre d'idée du niveau général de performances. Geekbench, qui exploite bien le processeur et teste la mémoire, est catégorique : le MacBook Air « bas de gamme » est au niveau du « haut de gamme » de la précédente génération et des MacBook Pro de 2011. Le gain par rapport au précédent modèle correspondant est de l'ordre de 20 % : c'est précisément ce à quoi on s'attendait.

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Cinebench exploite lui aussi plusieurs cœurs de processeur, mais permet aussi de tester les performances graphiques. Sans surprise, la puce Intel HD Graphics 4000 surpasse d'une bonne tête la HD Graphics 3000 : l'écart dépasse les 30 %.

À ces tests bruts doit être ajoutée notre habituelle batterie de tests d'application, qui permet de juger les machines sur des actions quotidiennes. Cette fois, nous avons glissé un iMac 21,5" dans le lot pour comparer cet ultraportable à une machine de bureau : grâce à sa puce quadricore, l'iMac écrase logiquement le MacBook Air dans des tâches parallélisées comme l'exportation de vidéos. Mais le MacBook Air 11" est plus réactif dans la manipulation de fichiers, et est dans tous les autres tests au niveau du haut de gamme et des MacBook Pro d'ancienne génération. On remarquera le bon comportement de la carte graphique dans Starcraft II avec les options poussées au maximum.

Plus que la puissance brute, c'est d'ailleurs la fluidité du MacBook Air qui favorise le confort d'utilisation — et c'est le SSD qui la procure. Le SSD du MacBook Air est toujours au format barrette, ici fourni par Toshiba, dont les connecteurs ont légèrement changé de forme par rapport à la précédente génération. Les fabricants ont néanmoins d'ores et déjà annoncé qu'ils travaillaient à des modèles compatibles. La grande différence est le passage à la norme SATA III : le SSD du MacBook Air n'a jamais été lent, il est maintenant extrêmement rapide. Quel que soit le test, nous avons atteint sans coup férir la barre des 430 MB/s aussi bien en lecture qu'en écriture.
Pour ne pas ajouter une puce supplémentaire à ses cartes-mères à l'espace compté, Apple a attendu qu'Intel intègre un contrôleur USB 3.0 à sa plateforme pour l'adopter. On aura donc attendu, mais les résultats sont au rendez-vous : comme le SSD, l'USB 3.0 favorise l'impression que le MacBook Air est une machine plus puissante qu'elle ne l'est réellement. L'USB 2.0 limitait les transferts de gros fichiers : que le volume externe soit un disque dur ou un SSD, transférer un film de 4,7 Go prenait deux bonnes minutes, pour un taux de transfert moyen de 40 Mo/s. L'USB 3.0 fait sauter ce bouchon et libère les débits : il ne faut plus que 43 secondes pour transférer 4,7 Go vers un disque externe, et à peine 26 secondes pour les transférer vers un SSD externe. On frôle les 200 Mo/s dans de bonnes conditions, et on passe ainsi moins de temps à attendre devant les barres de défilement.
Ivy Bridge, Thunderbolt, SSD, USB 3.0 : le MacBook Air 11" d'entrée de gamme est au niveau du haut de gamme de la génération précédente, et talonne parfois les machines de bureau. Dans tous les cas, il est plus fluide et plus agréable à utiliser — mais a-t-il conservé son autonomie royale ?



Mai 2013