Test du MacBook Air 11" mi-2011 Core i5 bicœur 1,6 GHz
par Anthony Nelzin le 02.08.2011 à 19:00
Le MacBook Air est bien la nouvelle star de la gamme Mac : mis en avant aux côtés de Lion comme l'ordinateur par excellence, il a le droit à une mise à jour après huit mois d'existence. Comme le reste de la gamme, il passe à la plateforme Sandy Bridge, qui fait des merveilles, et récupère au passage son clavier rétroéclairé. Est-ce suffisant pour en faire le « portable de tous les jours » comme le dit Apple, un portable qui a remplacé le MacBook ?
Le même…
Les différences externes entre le MacBook Air fin 2010 et le MacBook Air début 2011 sont minimes : il n'y a guère que le petit éclair au-dessus du port DisplayPort devenu Thunderbolt qui permet de distinguer les deux machines.
Le profil est toujours aussi anguleux, presque tranchant sur le bord le plus fin. Ce bord, justement, ne mesure que 3 mm, le bord le plus épais mesurant 1,7 cm. Cette finesse n'est pas obtenue au détriment de la solidité, le MacBook Air étant entièrement fabriqué en aluminium avec une construction monocorps, capot de l'écran y compris. 1060 grammes pour 29,95 cm x 19,2 cm : cette machine est une feuille de papier A4 métallique.
Apple n'ayant pas revu le moindre détail externe, des problèmes de conception subsistent. Les ports USB sont par exemple trop proches des autres prises : même inversé, le MagSafe obstrue partiellement le port USB de gauche, et il ne faut pas espérer brancher un écran et un lecteur de carte SD côté droit. La prise jack reste désespérément une simple sortie audio et non une entrée/sortie combinée, une économie franchement mesquine — comme le sont les malheureux 2 Go de RAM fournis. Microphone et haut-parleurs sont anecdotiques, mais on parle après tout d'une machine pas loin d'être minuscule.
Minuscule peut-être, mais avec un clavier complet et très semblable à celui du reste de la gamme : seuls le premier et le dernier rang sont un peu moins hauts que d'habitude, mais les touches alphabétiques sont strictement identiques à celles des autres claviers Apple. Les touches de fonction ont d'ailleurs été revues : exit la touche d'éjection, inutile à un raccourci clavier près, bienvenue aux touches dédiées à Lion (Mission Control et Launchpad) et au contrôle du rétroéclairage.
Car le rétroéclairage, absent de la première génération, est de retour. Avait-il manqué ? Tout est question de préférences personnelles et du degré d'aisance avec l'AZERTY, mais son addition est dans tous les cas bienvenue. Rien à dire sur sa réalisation, comme toujours parfaite : le réseau de fibres optiques assure un éclairage puissant et homogène.
Trackpad, écran, caméra FaceTime… : tout le reste est identique. L'écran est toujours très bon, avec une luminosité bien balancée et une dalle peu brillante, quoiqu'on aurait préféré un moniteur IPS. À une autre époque, il aurait mérité l'appellation « HD » : il case 1366x768 px, la résolution d'un 13" 16/9, dans 11". La webcam FaceTime, elle, ne passe à la « HD » : elle cale à une définition de 640x480 px.
…en mieux
Grâce à la plateforme Sandy Bridge, la gamme Mac a pris un sacré coup de fouet ces derniers mois. Le MacBook Air nécessite quelques ajustements : pour préserver son autonomie et sa qualité de fonctionnement, l'enveloppe thermique de l'ensemble processeur + chipset + puce graphique ne peut pas dépasser les 25W.
Avec son Core 2 Duo 1,4 GHz et sa puce Nvidia GeForce 320M, le précédent MacBook Air 11" pointait à 22W. Moins d'un an plus tard, les choses sont bien différentes : le Core i5-2467M qui équipe le MacBook Air 11" 2011 affiche un TDP de 17W, mais est bien plus puissant. Doté de deux cœurs physiques cadencés à 1,6 GHz, il est en effet compatible HyperThreading et Turbo Boost : il possède donc quatre cœurs logiques et peut monter jusqu'à 2,3 GHz sur un cœur.
La puce graphique est en partie responsable de cette baisse de consommation générale : cette version de la Intel HD Graphics 3000 possède une fréquence de base de 350 MHz seulement, et peut monter jusqu'à 1,15 GHz. Les puces Intel ont souvent été décriées, mais ont bien changé en quelques mois : elles ont rattrapé leur retard dans le domaine des jeux face aux solutions comparables d’AMD et Nvidia, tout en conservant leur spécialité dans la compression/décompression vidéo. La Intel HD Graphics 3000 n'est pas un foudre de guerre, mais est un choix logique et raisonnable dans cette machine ultraportable.

Plusieurs problèmes ont été soulevés par les choix faits par Apple pour cette génération. Le premier provient de la puce Thunderbolt : la carte-mère laissant peu de place aux composants, le MacBook Air est doté d'un contrôleur Intel L123TA46 « Eagle Ridge » dans sa version miniature. Supportant deux flux bidirectionnels 10 Gbps et un canal DisplayPort, il est la moitié d'un contrôleur Intel L051NB32 « Light Ridge », celui que l'on trouve dans les MacBook Pro ou les iMac : les MacBook Air ne supportent qu'un seul écran externe, alors que l'on peut chaîner deux écrans derrière un MacBook Pro (lire : Thunderbolt : un seul écran externe pour les MacBook Air).

Le deuxième provient de la barrette SSD, déclinée en version 256 Go pour la première fois sur un modèle 11". Apple a reconduit ce format mSATA qui permet de gagner en épaisseur (2,45mm contre 5,12mm pour un format « disque ») et en poids (35 grammes d'économie), format prôné par Sandisk, Samsung et Toshiba. C'est auprès de ces deux dernières sociétés qu'Apple se fournit, et tous les SSD utilisés dans les MacBook Air ne se valent pas. Il semble qu'en général, les disques Samsung soient plus rapides que ceux de Toshiba, mais il est difficile d'arriver aux conclusions avec au mieux quelques dizaines de machines : nous avons par exemple pu tester un SSD Toshiba bien plus rapide qu'un SSD Samsung dans un MacBook Air. Les niveaux de performances sont tels que vous aurez de toute manière bien du mal à voir une quelconque différence.
Les différences externes entre le MacBook Air fin 2010 et le MacBook Air début 2011 sont minimes : il n'y a guère que le petit éclair au-dessus du port DisplayPort devenu Thunderbolt qui permet de distinguer les deux machines.
Le profil est toujours aussi anguleux, presque tranchant sur le bord le plus fin. Ce bord, justement, ne mesure que 3 mm, le bord le plus épais mesurant 1,7 cm. Cette finesse n'est pas obtenue au détriment de la solidité, le MacBook Air étant entièrement fabriqué en aluminium avec une construction monocorps, capot de l'écran y compris. 1060 grammes pour 29,95 cm x 19,2 cm : cette machine est une feuille de papier A4 métallique.
Apple n'ayant pas revu le moindre détail externe, des problèmes de conception subsistent. Les ports USB sont par exemple trop proches des autres prises : même inversé, le MagSafe obstrue partiellement le port USB de gauche, et il ne faut pas espérer brancher un écran et un lecteur de carte SD côté droit. La prise jack reste désespérément une simple sortie audio et non une entrée/sortie combinée, une économie franchement mesquine — comme le sont les malheureux 2 Go de RAM fournis. Microphone et haut-parleurs sont anecdotiques, mais on parle après tout d'une machine pas loin d'être minuscule.
Minuscule peut-être, mais avec un clavier complet et très semblable à celui du reste de la gamme : seuls le premier et le dernier rang sont un peu moins hauts que d'habitude, mais les touches alphabétiques sont strictement identiques à celles des autres claviers Apple. Les touches de fonction ont d'ailleurs été revues : exit la touche d'éjection, inutile à un raccourci clavier près, bienvenue aux touches dédiées à Lion (Mission Control et Launchpad) et au contrôle du rétroéclairage.
Car le rétroéclairage, absent de la première génération, est de retour. Avait-il manqué ? Tout est question de préférences personnelles et du degré d'aisance avec l'AZERTY, mais son addition est dans tous les cas bienvenue. Rien à dire sur sa réalisation, comme toujours parfaite : le réseau de fibres optiques assure un éclairage puissant et homogène.
Trackpad, écran, caméra FaceTime… : tout le reste est identique. L'écran est toujours très bon, avec une luminosité bien balancée et une dalle peu brillante, quoiqu'on aurait préféré un moniteur IPS. À une autre époque, il aurait mérité l'appellation « HD » : il case 1366x768 px, la résolution d'un 13" 16/9, dans 11". La webcam FaceTime, elle, ne passe à la « HD » : elle cale à une définition de 640x480 px.
…en mieux
Grâce à la plateforme Sandy Bridge, la gamme Mac a pris un sacré coup de fouet ces derniers mois. Le MacBook Air nécessite quelques ajustements : pour préserver son autonomie et sa qualité de fonctionnement, l'enveloppe thermique de l'ensemble processeur + chipset + puce graphique ne peut pas dépasser les 25W.
Avec son Core 2 Duo 1,4 GHz et sa puce Nvidia GeForce 320M, le précédent MacBook Air 11" pointait à 22W. Moins d'un an plus tard, les choses sont bien différentes : le Core i5-2467M qui équipe le MacBook Air 11" 2011 affiche un TDP de 17W, mais est bien plus puissant. Doté de deux cœurs physiques cadencés à 1,6 GHz, il est en effet compatible HyperThreading et Turbo Boost : il possède donc quatre cœurs logiques et peut monter jusqu'à 2,3 GHz sur un cœur.
La puce graphique est en partie responsable de cette baisse de consommation générale : cette version de la Intel HD Graphics 3000 possède une fréquence de base de 350 MHz seulement, et peut monter jusqu'à 1,15 GHz. Les puces Intel ont souvent été décriées, mais ont bien changé en quelques mois : elles ont rattrapé leur retard dans le domaine des jeux face aux solutions comparables d’AMD et Nvidia, tout en conservant leur spécialité dans la compression/décompression vidéo. La Intel HD Graphics 3000 n'est pas un foudre de guerre, mais est un choix logique et raisonnable dans cette machine ultraportable.

En vert, la puce Thunderbolt des MacBook Air. Image CC iFixit.
Plusieurs problèmes ont été soulevés par les choix faits par Apple pour cette génération. Le premier provient de la puce Thunderbolt : la carte-mère laissant peu de place aux composants, le MacBook Air est doté d'un contrôleur Intel L123TA46 « Eagle Ridge » dans sa version miniature. Supportant deux flux bidirectionnels 10 Gbps et un canal DisplayPort, il est la moitié d'un contrôleur Intel L051NB32 « Light Ridge », celui que l'on trouve dans les MacBook Pro ou les iMac : les MacBook Air ne supportent qu'un seul écran externe, alors que l'on peut chaîner deux écrans derrière un MacBook Pro (lire : Thunderbolt : un seul écran externe pour les MacBook Air).

Un seul moniteur externe pour le MacBook Air.
Le deuxième provient de la barrette SSD, déclinée en version 256 Go pour la première fois sur un modèle 11". Apple a reconduit ce format mSATA qui permet de gagner en épaisseur (2,45mm contre 5,12mm pour un format « disque ») et en poids (35 grammes d'économie), format prôné par Sandisk, Samsung et Toshiba. C'est auprès de ces deux dernières sociétés qu'Apple se fournit, et tous les SSD utilisés dans les MacBook Air ne se valent pas. Il semble qu'en général, les disques Samsung soient plus rapides que ceux de Toshiba, mais il est difficile d'arriver aux conclusions avec au mieux quelques dizaines de machines : nous avons par exemple pu tester un SSD Toshiba bien plus rapide qu'un SSD Samsung dans un MacBook Air. Les niveaux de performances sont tels que vous aurez de toute manière bien du mal à voir une quelconque différence.

Des pointes à 190 MB/s en écriture et 210 MB/s en lecture sur ce SSD Toshiba. On a vu mieux dans l'absolu, mais les SSD des MacBook Air sont plus linéaires (réguliers) que certains des SSD les plus rapides.



Mai 2013