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Chromebook : test du Samsung Series 5

par Anthony Nelzin le 08.07.2011 à 16:17
Avec Chrome OS, Google entend révolutionner l'informatique personnelle : finie la gestion des fichiers, finies les mises à jour, les virus et les failles de sécurité, bienvenue au démarrage instantané, à la synchronisation continue, mais aussi au tout Google et tout en ligne. Chrome OS est en effet un système entièrement déporté dans le nuage – les serveurs de Google – ne faisant tourner que des applications Web, puisqu'après tout les PC sont avant tout utilisés pour surfer. Avec le Samsung Series 5, premier ordinateur sous Chrome OS, Google parvient-elle à impressionner, ou est-elle en avance sur son temps ?

08072011_samsung-series-5_IMG_4178 Samsung Series 5 : un bon netbook
Pour 400 €, le Samsung Series 5 est un bon « grand » netbook : avec un écran 12", il est à la frontière avec les ordinateurs portables classiques et bien qu'il soit construit en plastique, il est plutôt bien fini. Sa partie supérieure, assez fine, est recouverte d'un plastique blanc brillant salissant et attirant les traces de doigts, alors que le reste de la machine est habillée d'un plastique noir mat du plus bel effet rappelant par exemple celui des MacBook noirs d'antan.

D'autres traits de ce netbook rappellent les ordinateurs portables d'Apple, à commencer par le couple clavier/trackpad. Le clavier est un de ces claviers « chicklet » à touches séparées : il est un peu plus confortable que celui du MacBook Air 11", et possède une course rapide et une frappe sèche.

Google a personnalisé certaines touches pour adapter le clavier aux besoins de Chrome OS : le verrouillage majuscule est remplacé par une touche de recherche, et les touches de fonction méritent leur nom (précédent/suivant, rafraîchir, passer en plein écran, changer de fenêtre, réglage de la luminosité et du volume). Enfin, on trouve une touche dédiée à l'allumage et l'extinction, là encore à la manière des MacBook Air.

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Comme celui des MacBook, le trackpad du Series 5 est plutôt confortable : c'est un trackpad entièrement cliquable, sans bouton, qui reconnaît un nombre limité de gestes tactile (tap, double tap, tap à deux doigts, défilement, mais rien de plus). Il apparaît néanmoins comme étant moins précis que d'autres modèles, ceux des Mac ou des HP Envy par exemple. Vous pourrez bien évidemment brancher une souris, mais la portabilité en prendra un coup, d'autant qu'il n'y a pas de Bluetooth.

Si la finition est bonne et les dispositifs d'entrée agréables à utiliser, l'écran, lui, est une véritable plaie. Disposer de 12" avec une définition de 1280x800 sur un ordinateur de 29,4 x 21,95 x 1,99 cm et 1,48 kg est appréciable, on avait déjà fait le constat pour le MacBook Air 11". Le choix d'une dalle matte et d'un rétro-éclairage par diodes promettait une bonne expérience. Las, il n'en est rien : le contraste est absent, la luminosité trop forte, les couleurs complètement délavées. Rien, pas même le prix puisque d'autres netbooks possèdent de bien meilleurs écrans, ne justifie ce ratage en règle.

Enfin, Samsung cache derrière des trappes l'essentiel des ports. Sur le côté gauche, on trouve la prise secteur, un évent de ventilation (heureusement discret), une trappe masquant un port vidéo rare, le mini-VGA (un adaptateur VGA est fourni) et un port USB, et enfin une prise jack entrée/sortie audio. Côté droit, on trouve un deuxième port USB et une trappe masquant un emplacement SIM et un interrupteur permettant d'activer le mode développeur de Chrome OS. Devant enfin, on trouve un lecteur SD(HD/XC).

Des partis-pris difficiles à comprendre
À l'extérieur donc, malgré cet écran raté, ce Samsung Series 5 est plutôt agréable : c'est un beau netbook, bien dessiné, sans les protubérances et évents divers et variés que l'on retrouve parfois sur ce segment. À l'intérieur, le Samsung Series 5 est un netbook tout ce qu'il y a de plus classique pour 2011, de son processeur Intel Atom « Pine Trail » N570 double-cœur cadencé à 1,66 GHz à ses 2 Go de RAM DDR3 en passant par son stockage SSD 16 Go au format mSATA.

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La véritable star de ce Chromebook est cependant sa batterie 6 cellules : elle est tout simplement increvable. L'explication est simple : Chrome OS étant un OS très léger, que l'on peut résumer à un gros navigateur, il est très peu demandeur en ressources. On atteint ainsi sans peine 8 à 9 heures d'autonomie (Samsung annonce 8h30), 8 heures en passant un peu de temps sur YouTube, 9 heures en passant un peu plus de temps à lire et un peu moins à regarder des vidéos.

Cette excellente autonomie permet d'oublier le chargeur secteur à la maison, et c'est heureux : ce n'est pas le plus compact de la catégorie. On finit par utiliser ce Chromebook comme on utilise un iPad : il peut passer plusieurs jours loin d'une prise de courant et être utilisé quelques heures par jour, toujours à disposition grâce à sa sortie de veille très rapide. On en revient encore une fois à la légèreté de Chrome OS et on peut donc se demander à quoi sert ce processeur double-cœur : n'aurait-il pas fallu sacrifier un peu en puissance brute (pour encore gagner en autonomie), et par exemple muscler la partie graphique (utile pour l'accélération et la décompression vidéo) ?