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Aperçu du Fujifilm X100

par Luc Proton le 15.06.2011 à 18:00
Dès son annonce lors de la Photokina 2010, le Fujfilm X100 s'est fait remarquer. La marque n'a jamais particulièrement impressionné dans le monde du numérique : cette annonce surfant à la fois sur la vague rétro et sur la vague des appareils sans miroir était donc attendue au tournant.

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Sur le papier, cet appareil au look rappelant les meilleurs télémétriques argentiques mais à la fiche technique plus que moderne peut rendre jaloux plus d'un fabricant. Qu'en est-il en réalité ? La réponse dans notre aperçu !

NB : cet article est un aperçu du X100 axé sur l'utilisation. Pour un test technique détaillé, DPReview reste la référence.

Un look, une ergonomie
L'alliance du métal et du (faux) cuir n'est pas sans rappeler les appareils que vous pouvez trouver dans le grenier de vos grands-parents — on adore ou on déteste. Le poids du X100 est bien réparti ce qui rend agréable sa prise en mains : il s'affranchit de la lourdeur des systèmes optiques d'un reflex, tout en en gardant le grand capteur, à la manière d'un Sony NEX-5 (lire : Test du Sony NEX-5).

Dans la continuité de l'esprit des argentiques traditionnels, chaque molette, bague ou bouton est dédié à une et une seule tâche, démultipliant ainsi les contrôles manuels. Une molette vitesse, une bague pour l'ouverture, un bouton pour le réglage de la sensibilité… Une fois pris en mains il est assez surprenant de voir tous les boutons apparaître sous vos doigts. Le bouton de changement de mise au point qui vient se placer sous le pouce gauche permet un basculement très rapide pour pallier un éventuel problème de focus.

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De par son apparence qui pourrait le faire passer pour une antiquité inoffensive et par son grand silence (une fois les — trop — nombreux bips électroniques désactivés), on retrouve vraiment le plaisir de pouvoir photographier dans la rue presque incognito. Les passants font bien moins attention à un petit appareil silencieux qui disparaît presque dans les mains qu'à un gros reflex mitraillant à 15 images par seconde.

Un viseur hybride
Cette apparence rétro est en grande partie la conséquence de l'utilisation d'un viseur, une espèce que l'on croyait disparu dans les compacts, même experts. Fujifilm assure avoir créé un viseur du XXIe siècle : c'est un viseur hybride, optique et numérique.

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Le système hybride.

Ce viseur contient en effet un système « classique » de visée optique (qui n'est techniquement pas un viseur télémétrique) et un système de visée numérique : on peut passer de l'un à l'autre par un petit loquet situé sous le majeur droit, sur la face avant.

En mode optique, on dispose d'un viseur standard avec une couche numérique, à la manière d'un viseur de reflex. L'ensemble affiche toutes les informations utiles à la prise de vue : exposition, valeur des réglages, horizon numérique… Toutefois, le cadrage peut parfois s'avérer assez technique : le viseur couvre un champ plus large que l'image et décalé par rapport au capteur, ce qui nécessite un temps d'adaptation. Le cadre « guide » ne se déplace pas en visée manuelle : il faut faire confiance à son œil et son expérience.

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Le viseur en mode optique : une grille d'informations s'affiche par-dessus. On remarque le champ couvert est plus large que l'image, ce qui permet de prévoir le cadrage… de voir le bout de l'objectif. (© DPR)

En mode numérique, on dispose d'un viseur entièrement numérique, à la manière de certains compacts et des bridges. La combinaison des deux systèmes, optique et numérique, est une belle prouesse technique, mais à l'intérêt limité : la visée numérique est peu pratique à l'utilisation, lente et assez peu fidèle. Le mode optique rapproche par contre le X100 d'un télémétrique : parce que le viseur couvre un champ plus large que l'image, on a le temps de voir entrer les éléments dans le cadre avant de déclencher, parfait pour la photo de rue.

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Le même en mode numérique.