Test de Sparrow
par Florian Innocente le 08.04.2011 à 14:50
Apparu en octobre dernier, Sparrow, réalisé par une toute petite équipe française, a rejoint une liste assez variée de logiciels de courrier électronique pour Mac. Notre plateforme n'est pas en reste entre des applications bien connues et parfois anciennes comme Mail, Outlook (test de la version 2011), Thunderbird, PowerMail, ou une plus récente comme Postbox. Sparrow a toutefois amené un petit vent frais grâce à une interface singulière, mais pas étrangère. Elle est un hommage assumé et revendiqué à Tweetie, devenu le client officiel de Twitter (lire aussi Retour sur le développement de Sparrow).
Une interface venue d'un univers sans rapport aucun avec le mail, assaisonné de quelques bonnes idées, le tout vendu 7,99€ suffisent-ils à concurrencer une application comme Mail, accessible au plus grand nombre tant par sa relative simplicité que par sa présence sur tous les Mac ?
Une interface aux multiples origines
L'interface de Sparrow a pris congé des designs que l'on rencontre dans ce type d'applications. Elle impose l'horizontale qui sied bien aux écrans panoramiques et se divise en trois colonnes. De Tweetie/Twitter, Sparrow a repris la colonne de gauche regroupant le ou les comptes de l'utilisateur, avec ses différentes boîtes à lettres. Suit la colonne des titres de messages et à droite encore, leur visualisation.
Il n'y a aucune option pour varier cet agencement, on peut tout au plus réduire la fenêtre aux deux premières colonnes. On gagne en place et on garde un oeil sur les mails qui arrivent (leur décompte est aussi tenu dans le Dock, dans la barre des menus et Growl est supporté pour des notifications). Ces colonnes sont surplombées par une barre d'outils limitée à quatre actions : nouveau mail, répondre, archiver (façon Gmail, avec un dossier que l'on peut désigner comme dossier d'archive par défaut, c'est très pratique) et mise à la corbeille. Enfin, un raccourci clavier à définir peut ramener d'un coup Sparrow au premier plan.
On est donc à la fois dans l'esprit de Tweetie avec ces icônes de comptes dont on peut personnaliser l'aspect d'un logo ou d'une photo, et de Mail sur iPad (impression renforcée par les grosses icônes et la petite barre d'outils à peu près identique). Rendez-vous a été pris également avec les dernières productions d'Apple : icônes grises et stylisées façon iTunes 10, Mac App Store et bientôt Lion. Ou encore l'ascenseur d'iOS (que l'on trouvera aussi dans le 10.7) et qui ne s'affiche qu'au moment du défilement d'une colonne (inconvénient, au repos, lorsqu'il est invisible, on ne sait jamais quelle est la longueur de cette colonne…).
En somme, une interface originale, plus dépouillée encore que Mail (qui se défend bien sûr ce terrain), et éloignée du très coloré Outlook de Microsoft. Interface originale, mais aussi déroutante de prime abord. Il faut cependant souligner que Sparrow est jeune, qu'il a déjà bien évolué et que ses géniteurs ont une roadmap assez remplie. Certaines lacunes que l'on va pointer ne devraient être que temporaires.
Dossiers et sous-dossiers restent cachés
La première surprise est la manière dont sont présentés les comptes mail. L'arborescence de vos dossiers n'apparaît pas dans la colonne des comptes. Sparrow, qui a débuté en ne gérant que Gmail, n'y fait figurer que les principaux dossiers : boîte d'arrivée, éléments envoyés, brouillons, favoris, corbeille. Pour aller dans les dossiers d'archives, on déroule un menu dans le coin inférieur gauche.
Visuellement, ça a le mérite de la simplicité, mais ça n'est guère pratique si l'on fréquente souvent ces sous-dossiers, et encore moins lorsqu'ils sont très nombreux et forment un menu à rallonge. Une future mise à jour doit amener un aménagement dans cette colonne pour y insérer les dossiers dont on a le plus souvent besoin.
Un bouton placé sous la barre d'outils donne à voir uniquement les mails non lus dans la boîte d'arrivée sélectionnée. Mais pas moyen de changer l'affichage de la liste : par nom d'expéditeur ou date par exemple. L'heure d'arrivée prime.
Ensuite, lorsqu'on gère plusieurs comptes, il manque des boîtes unifiées : pour consulter globalement les nouveaux mails reçus, tous ceux que l'on a envoyés ou ceux mis à la corbeille. Dans Mail on cliquera sur une boîte générale pour chaque catégorie, dans Sparrow, il faut sauter de compte en compte. Cela se fait rapidement avec un raccourci clavier ou via son trackpad, mais ça n'est qu'un pis aller (là aussi une amélioration est promise prochainement), surtout qu'en passant entre les comptes il vous replace d'autorité dans la boite d'arrivée, au lieu du dossier que vous aviez laissé.
Sparrow fait d'ailleurs grand usage des raccourcis clavier (une option permet d'activer ceux de Gmail), mais aussi des trackpad multitouch, avec toute une série de gestes pour manipuler ses messages et naviguer dans l'interface. On écarte ou referme les doigts pour ouvrir/fermer un message ; lorsque la souris est sur la colonne des comptes, on passe de l'un à l'autre avec trois doigts, etc.
Un point à préciser au passage, Sparrow ne prend en compte que les comptes IMAP (Gmail, Yahoo, MobileMe…). Si votre messagerie est restée campée sur du POP. Ce n'est pas dramatique en soi, le premier protocole a perdu de son intérêt depuis le temps. Autre absence, une option pour régler le délai de relève. Sur des comptes comme Gmail ou MobileMe cela se fait automatiquement avec leur système de push. Sinon, sauf instruction du serveur IMAP, Sparrow va automatiquement chercher les mails toutes les deux minutes.
Une interface venue d'un univers sans rapport aucun avec le mail, assaisonné de quelques bonnes idées, le tout vendu 7,99€ suffisent-ils à concurrencer une application comme Mail, accessible au plus grand nombre tant par sa relative simplicité que par sa présence sur tous les Mac ?
Une interface aux multiples origines
L'interface de Sparrow a pris congé des designs que l'on rencontre dans ce type d'applications. Elle impose l'horizontale qui sied bien aux écrans panoramiques et se divise en trois colonnes. De Tweetie/Twitter, Sparrow a repris la colonne de gauche regroupant le ou les comptes de l'utilisateur, avec ses différentes boîtes à lettres. Suit la colonne des titres de messages et à droite encore, leur visualisation.
Il n'y a aucune option pour varier cet agencement, on peut tout au plus réduire la fenêtre aux deux premières colonnes. On gagne en place et on garde un oeil sur les mails qui arrivent (leur décompte est aussi tenu dans le Dock, dans la barre des menus et Growl est supporté pour des notifications). Ces colonnes sont surplombées par une barre d'outils limitée à quatre actions : nouveau mail, répondre, archiver (façon Gmail, avec un dossier que l'on peut désigner comme dossier d'archive par défaut, c'est très pratique) et mise à la corbeille. Enfin, un raccourci clavier à définir peut ramener d'un coup Sparrow au premier plan.
On est donc à la fois dans l'esprit de Tweetie avec ces icônes de comptes dont on peut personnaliser l'aspect d'un logo ou d'une photo, et de Mail sur iPad (impression renforcée par les grosses icônes et la petite barre d'outils à peu près identique). Rendez-vous a été pris également avec les dernières productions d'Apple : icônes grises et stylisées façon iTunes 10, Mac App Store et bientôt Lion. Ou encore l'ascenseur d'iOS (que l'on trouvera aussi dans le 10.7) et qui ne s'affiche qu'au moment du défilement d'une colonne (inconvénient, au repos, lorsqu'il est invisible, on ne sait jamais quelle est la longueur de cette colonne…).
En somme, une interface originale, plus dépouillée encore que Mail (qui se défend bien sûr ce terrain), et éloignée du très coloré Outlook de Microsoft. Interface originale, mais aussi déroutante de prime abord. Il faut cependant souligner que Sparrow est jeune, qu'il a déjà bien évolué et que ses géniteurs ont une roadmap assez remplie. Certaines lacunes que l'on va pointer ne devraient être que temporaires.
Dossiers et sous-dossiers restent cachés
La première surprise est la manière dont sont présentés les comptes mail. L'arborescence de vos dossiers n'apparaît pas dans la colonne des comptes. Sparrow, qui a débuté en ne gérant que Gmail, n'y fait figurer que les principaux dossiers : boîte d'arrivée, éléments envoyés, brouillons, favoris, corbeille. Pour aller dans les dossiers d'archives, on déroule un menu dans le coin inférieur gauche.
Visuellement, ça a le mérite de la simplicité, mais ça n'est guère pratique si l'on fréquente souvent ces sous-dossiers, et encore moins lorsqu'ils sont très nombreux et forment un menu à rallonge. Une future mise à jour doit amener un aménagement dans cette colonne pour y insérer les dossiers dont on a le plus souvent besoin.
Un bouton placé sous la barre d'outils donne à voir uniquement les mails non lus dans la boîte d'arrivée sélectionnée. Mais pas moyen de changer l'affichage de la liste : par nom d'expéditeur ou date par exemple. L'heure d'arrivée prime.
Ensuite, lorsqu'on gère plusieurs comptes, il manque des boîtes unifiées : pour consulter globalement les nouveaux mails reçus, tous ceux que l'on a envoyés ou ceux mis à la corbeille. Dans Mail on cliquera sur une boîte générale pour chaque catégorie, dans Sparrow, il faut sauter de compte en compte. Cela se fait rapidement avec un raccourci clavier ou via son trackpad, mais ça n'est qu'un pis aller (là aussi une amélioration est promise prochainement), surtout qu'en passant entre les comptes il vous replace d'autorité dans la boite d'arrivée, au lieu du dossier que vous aviez laissé.
Sparrow fait d'ailleurs grand usage des raccourcis clavier (une option permet d'activer ceux de Gmail), mais aussi des trackpad multitouch, avec toute une série de gestes pour manipuler ses messages et naviguer dans l'interface. On écarte ou referme les doigts pour ouvrir/fermer un message ; lorsque la souris est sur la colonne des comptes, on passe de l'un à l'autre avec trois doigts, etc.
Un point à préciser au passage, Sparrow ne prend en compte que les comptes IMAP (Gmail, Yahoo, MobileMe…). Si votre messagerie est restée campée sur du POP. Ce n'est pas dramatique en soi, le premier protocole a perdu de son intérêt depuis le temps. Autre absence, une option pour régler le délai de relève. Sur des comptes comme Gmail ou MobileMe cela se fait automatiquement avec leur système de push. Sinon, sauf instruction du serveur IMAP, Sparrow va automatiquement chercher les mails toutes les deux minutes.



Mai 2012