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Test de Premiere Elements 9 pour Mac

par Anthony Nelzin le 25.01.2011 à 16:00
Caméras de poche, appareils photo, smartphones… : ce ne sont pas les appareils qui manquent pour enregistrer des vidéos, souvent en « haute définition ». Les logiciels pour les exploiter, eux, ne se bousculent pas au portillon : il faut dire qu'Apple fournit avec chaque nouveau Mac son propre logiciel, iMovie. À l'opposé de ce logiciel grand public, on trouve des solutions puissantes, mais pas forcément évidentes à prendre en main, comme Final Cut ou Premiere. L'arrivée de Premiere Elements sur Mac, entre iMovie et Premiere, est donc un petit événement.

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En juillet 2003, Adobe a en effet pris la décision d’arrêter la commercialisation de Premiere sur Mac face à la concurrence d'iMovie et surtout de Final Cut, pour n'y revenir qu'en 2007 à la faveur de la transition à Intel et du nouveau succès du Mac. Trois ans plus tard, l'arrivée de Premiere Elements sur Mac vient répondre à la frustration engendrée par les nouvelles versions d'iMovie. La nouvelle interface du logiciel de montage d'Apple a ses adeptes, mais elle a aussi et peut-être surtout ses détracteurs, habitués à un logiciel datant de Mac OS 8. Vu son prix (99 €), Premiere Elements (PRE) se doit de faire mieux qu'iMovie (gratuit avec un nouveau Mac, 11,99 € dans le Mac App Store). Pari réussi ?


Cours de paléographie en Premiere
Adobe présente sa solution comme étant parfaite pour les débutants, puisqu'elle automatise de nombreuses fonctions et tente de réduire au maximum toute forme de friction. Premiere Elements nous accueille pourtant avec le même panneau que son grand frère, une incompréhensible liste de formats vidéo tous plus abscons les uns que les autres (allez savoir lequel des formats HD 720p correspond à celui de l'iPhone au premier coup d'œil…).

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La présence de ce panneau est d'autant plus frustrante que PRE gère les fichiers comme aucun autre. Si le premier clip glissé dans la ligne de montage ne correspond pas au format choisi, il modifie les paramètres du projet : le panneau de départ ne sert donc absolument à rien. Il ne modifie ensuite plus le format général du projet, mais si l'on monte avec deux définitions différentes (720p et 1080p par exemple), PRE essaye de s'en départir du mieux possible (mise à l'échelle, upscaling, etc.). Premiere gère le très populaire format AVCHD nativement, alors qu'iMovie et Final Cut le convertissent dans un format intermédiaire, le AIC (Apple Intermediate Codec), qui demande moins de ressources, mais se rattrape sur l'espace de stockage qu'il engloutit.

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Passé cette première petite complication, force est de constater que l'interface de Premiere Elements a été bien conçue par les équipes d'Adobe. Elle ressemble à un mélange entre l'interface de iMovie HD et celle de Premiere Pro, à se demander même pourquoi Apple n'y a pas pensé. Monteurs du dimanche comme amateurs de courts-métrages y retrouveront leurs petits : PRE possède deux interfaces en une, la première pour ceux qui veulent mettre des clips les uns à la suite des autres sans se fatiguer, la deuxième pour ceux qui ont en tête des projets un peu plus ambitieux.

Organisation de Premiere classe
Avant de monter, il faut importer ses clips. Adobe ne fournit plus Bridge avec ses produits « Elements », mais un Organizer, une application qui permet de gérer les fichiers multimédia. L'Organizer, lourd, très lourd, même sur un iMac Core 2 Duo 3,6 GHz de 2010 avec 8 Go de RAM, permet de regrouper les clips dans des albums, de leur donner des notes et leur adjoindre des mots-clefs. Cela permet de sortir la partie gestion des clips de Premiere (alors qu'iMovie l'intègre), ce qui est dans la logique d'Adobe.

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Si vous voulez vous faciliter la tâche, il faut passer quelques minutes dans l'Organizer. Il est en effet capable d'analyser automatiquement les clips et de leur assigner des balises qui décrivent leur contenu, des personnages et lieux en passant par la qualité, le contraste, la mise au point ou les mouvements. Ici, un clip est considéré comme de qualité moyenne avec un fort contraste (il est pris sur une plage au soleil couchant), tremblant (il est pris à main levée avec un reflex) avec un panoramique sur la gauche moyen (pour suivre les « acteurs » à la fin du clip).

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Cette analyse automatique permet de faire un premier tri des clips à jeter ou conserver, et une fois les clips utilisés dans Premiere Elements, elle définit des zones considérées comme intéressantes et des zones considérées comme plus moyennes (problèmes de mise au point, de qualité, etc.). On peut supprimer ces zones techniquement moyennes directement dans l'Organizer : un fondu croisé est alors automatiquement ajouté.

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Les zones hachurées sont considérées comme étant techniquement fautives. C'est vrai pour la deuxième partie : la mise au point est mauvaise, le panoramique trop peu stable. C'est beaucoup moins vrai pour la première partie : parce que les « acteurs » sautent dans tous les sens et que le contraste est très fort, Premiere « pense » que la vidéo est mauvaise. L'analyseur automatique est donc une bonne aide, mais n'est en aucun cas une solution miracle.

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On peut importer des clips directement dans Premiere, depuis une caméra ou tout autre appareil, ou depuis des fichiers placés sur le disque. Nous avons remarqué quelques instabilités avec l'importation depuis l'iPhone 4, et ce sur deux machines différentes. Aucun problème à signaler avec l'importation de fichiers d'un reflex (HD 720p et 1080p H.264) ou depuis une bande DV.

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