Test de Outlook 2011
par Florian Innocente le 15.11.2010 à 10:46
Outlook Express puis Entourage et à nouveau Outlook (tout court), livré seul ou avec Office… en une quinzaine d'années le client de messagerie de Microsoft a connu plusieurs vies au gré des évolutions de sa suite bureautique et de Mac OS.

Outlook Express dans les années 90

Entourage 2008
À l'occasion d'Office 2011, c'est une application réécrite en Cocoa qui s'avance. À certains égards, elle est mieux intégrée à Mac OS X. Elle est très similaire à sa cousine sur Windows dont elle emprunte des éléments d'interface significatifs et se veut plus à l'aise avec les serveurs Exchange (pour les utilisateurs en entreprises). Pour autant, on le verra plus loin, cette compatibilité n'est pas sans sérieuses lacunes et globalement Outlook 2011 alterne entre avancées, reculades et fonctions pas complètement abouties.

Outlook 2011
Il faut rappeler qu'Outlook n'est offert qu'avec Office 2011 "Édition Famille et Petite Entreprise" (379 €). Microsoft estime que les utilisateurs de la version plus abordable, dite "Famille et Étudiants" (139 €), n'ont pas forcément besoin d'autre chose que Mail d'Apple, d'un Gmail ou Hotmail (lire aussi Interview : Microsoft dévoile Office 2011). Un constat qu'on ne disputera pas, car Outlook est nettement plus riche que Mail (dont il importe les informations et messages), mais cette profusion est loin d'être indispensable à tous.
Carnet d'adresses synchronisé, iCal ignoré
Pour qui n'a jamais pratiqué Entourage, le prédécesseur d'Outlook, on reste sur le principe d'un outil intégré. Un tout-en-un avec messagerie, calendrier, répertoire de contacts, gestionnaire de notes et de tâches. Là où Apple préfère avoir une application pour chaque grande activité, Outlook vise à les réunir et à remplacer Mail, iCal et Carnet d'adresses.
Cependant, une option permet de récupérer les contacts de Carnet d'adresses dans Outlook sans rompre le lien entre les deux logiciels. Toute modification ou suppression d'une fiche dans l'une des applications est immédiatement répercutée dans l'autre. C'est d'autant plus nécessaire que Carnet d'adresses servira de passerelle pour synchroniser les contacts Outlook avec MobileMe ou les appareils iOS. Tout seul, Outlook ne sait pas dialoguer avec un iPhone ou un iPad.
Mais ce qui vaut pour Carnet d'adresses ne vaut pas pour iCal qui reste ignoré par ce service de synchronisation. Ce n'est pas un oubli, Microsoft n'a pas réussi à intégrer en temps en heure une fonction de synchronisation d'événements satisfaisante et plus fiable que celle d'Entourage (lire ce billet d'explication du responsable du développement d'Outlook pour les détails).
Elle devrait arriver à la faveur d'une future mise à jour intermédiaire (celle de la mi-novembre ne la contenait pas ; lire Première mise à jour d'Office 2011), mais aucune date n'est fournie.
Et pas d'ouverture non plus vers des services web comme Google Calendar ou l'agenda de MobileMe puisque le support de CalDAV est lui aussi absent. En somme, seuls les propriétaires d'iPhone titulaires d'un compte Exchange pourront synchroniser leur agenda entre Outlook et leur téléphone.
Autre absent notable pour certains habitués d'Entourage, le Centre de projets. Il permettait de rassembler, dans une sorte de super dossier, des contacts, des mails, événements, documents ou notes relatifs à un travail en cours engageant plusieurs personnes. Il est passé à la trappe. Microsoft le justifie par un désintérêt à son égard d'une majorité d'utilisateurs. Seconde raison possible à cette éviction, l'absence d'équivalent dans Outlook Windows avec qui Outlook Mac entend se conformer. Tant pis pour ceux qui l'avaient apprivoisé, il n'y a aucun substitut dans Office. Enfin, beaucoup plus anecdotique, l'abandon du support des newgroups Usenet…
Time Machine en service minimum
Time Machine est (enfin) mieux géré par Outlook, en cela que ses messages ne sont plus enfermés dans une base de données monolithique pouvant peser plusieurs giga-octets. Une masse qui rendait fastidieuses les sauvegardes avec l'outil d'Apple. Maintenant, à chaque message correspond un fichier qui peut être sauvegardé isolément.
Outlook s'appuie en fait sur deux éléments. Un dossier contenant ces messages (mais aussi les pièces jointes, les préférences, les contacts…) et une base de données d'appoint (une sorte d'index de la précédente). Cette dernière aide aux fonctions de recherche de Spotlight. Si vous la supprimez, Outlook la reconstruit immédiatement (on peut le provoquer manuellement avec un appui sur la touche "alt" au lancement de l'application pour la réparer le cas échéant). On peut donc l'exclure des sauvegardes Time Machine.
Cependant il manque une fonction non négligeable de Time Machine. Celle d'aller récupérer un message effacé par erreur sans quitter son application d'origine (comme le font Mail, iPhoto ou Carnet d'Adresses pour ne citer qu'eux). Là, lorsque vous êtes dans Outlook et que vous "entrez dans la Time Machine", ce sont les différents points de sauvegarde du Finder qui s'affichent sur le fond étoilé. Vous ne pouvez que farfouiller au sein des sauvegardes du dossier "Données utilisateurs Microsoft" mais le chemin d'accès aux messages individuels est complètement abscons. On peut alors utiliser le moteur de recherche du Finder pour retrouver le fichier du message en tapant par exemple un mot-clef de son texte.
Cependant, lorsqu'on retrouve et restaure ce fichier dans son dossier d'origine, Outlook ne le réaffiche pas avec les autres mails. Et ce, même après une reconstruction de sa base. Et si l'on double clique ce fichier de message, en espérant l'ouvrir dans Outlook, ce dernier s'y refuse avec un message d'erreur.
La solution est alors de restaurer le dossier Données Utilisateur Microsoft dans son intégralité ou tout au moins l'un de ses principaux sous-dossiers.

Outlook Express dans les années 90

Entourage 2008
À l'occasion d'Office 2011, c'est une application réécrite en Cocoa qui s'avance. À certains égards, elle est mieux intégrée à Mac OS X. Elle est très similaire à sa cousine sur Windows dont elle emprunte des éléments d'interface significatifs et se veut plus à l'aise avec les serveurs Exchange (pour les utilisateurs en entreprises). Pour autant, on le verra plus loin, cette compatibilité n'est pas sans sérieuses lacunes et globalement Outlook 2011 alterne entre avancées, reculades et fonctions pas complètement abouties.

Outlook 2011
Il faut rappeler qu'Outlook n'est offert qu'avec Office 2011 "Édition Famille et Petite Entreprise" (379 €). Microsoft estime que les utilisateurs de la version plus abordable, dite "Famille et Étudiants" (139 €), n'ont pas forcément besoin d'autre chose que Mail d'Apple, d'un Gmail ou Hotmail (lire aussi Interview : Microsoft dévoile Office 2011). Un constat qu'on ne disputera pas, car Outlook est nettement plus riche que Mail (dont il importe les informations et messages), mais cette profusion est loin d'être indispensable à tous.
Carnet d'adresses synchronisé, iCal ignoré
Pour qui n'a jamais pratiqué Entourage, le prédécesseur d'Outlook, on reste sur le principe d'un outil intégré. Un tout-en-un avec messagerie, calendrier, répertoire de contacts, gestionnaire de notes et de tâches. Là où Apple préfère avoir une application pour chaque grande activité, Outlook vise à les réunir et à remplacer Mail, iCal et Carnet d'adresses.

Cependant, une option permet de récupérer les contacts de Carnet d'adresses dans Outlook sans rompre le lien entre les deux logiciels. Toute modification ou suppression d'une fiche dans l'une des applications est immédiatement répercutée dans l'autre. C'est d'autant plus nécessaire que Carnet d'adresses servira de passerelle pour synchroniser les contacts Outlook avec MobileMe ou les appareils iOS. Tout seul, Outlook ne sait pas dialoguer avec un iPhone ou un iPad.

Mais ce qui vaut pour Carnet d'adresses ne vaut pas pour iCal qui reste ignoré par ce service de synchronisation. Ce n'est pas un oubli, Microsoft n'a pas réussi à intégrer en temps en heure une fonction de synchronisation d'événements satisfaisante et plus fiable que celle d'Entourage (lire ce billet d'explication du responsable du développement d'Outlook pour les détails).
Elle devrait arriver à la faveur d'une future mise à jour intermédiaire (celle de la mi-novembre ne la contenait pas ; lire Première mise à jour d'Office 2011), mais aucune date n'est fournie.
Et pas d'ouverture non plus vers des services web comme Google Calendar ou l'agenda de MobileMe puisque le support de CalDAV est lui aussi absent. En somme, seuls les propriétaires d'iPhone titulaires d'un compte Exchange pourront synchroniser leur agenda entre Outlook et leur téléphone.
Autre absent notable pour certains habitués d'Entourage, le Centre de projets. Il permettait de rassembler, dans une sorte de super dossier, des contacts, des mails, événements, documents ou notes relatifs à un travail en cours engageant plusieurs personnes. Il est passé à la trappe. Microsoft le justifie par un désintérêt à son égard d'une majorité d'utilisateurs. Seconde raison possible à cette éviction, l'absence d'équivalent dans Outlook Windows avec qui Outlook Mac entend se conformer. Tant pis pour ceux qui l'avaient apprivoisé, il n'y a aucun substitut dans Office. Enfin, beaucoup plus anecdotique, l'abandon du support des newgroups Usenet…
Time Machine en service minimum
Time Machine est (enfin) mieux géré par Outlook, en cela que ses messages ne sont plus enfermés dans une base de données monolithique pouvant peser plusieurs giga-octets. Une masse qui rendait fastidieuses les sauvegardes avec l'outil d'Apple. Maintenant, à chaque message correspond un fichier qui peut être sauvegardé isolément.
Outlook s'appuie en fait sur deux éléments. Un dossier contenant ces messages (mais aussi les pièces jointes, les préférences, les contacts…) et une base de données d'appoint (une sorte d'index de la précédente). Cette dernière aide aux fonctions de recherche de Spotlight. Si vous la supprimez, Outlook la reconstruit immédiatement (on peut le provoquer manuellement avec un appui sur la touche "alt" au lancement de l'application pour la réparer le cas échéant). On peut donc l'exclure des sauvegardes Time Machine.

Cependant il manque une fonction non négligeable de Time Machine. Celle d'aller récupérer un message effacé par erreur sans quitter son application d'origine (comme le font Mail, iPhoto ou Carnet d'Adresses pour ne citer qu'eux). Là, lorsque vous êtes dans Outlook et que vous "entrez dans la Time Machine", ce sont les différents points de sauvegarde du Finder qui s'affichent sur le fond étoilé. Vous ne pouvez que farfouiller au sein des sauvegardes du dossier "Données utilisateurs Microsoft" mais le chemin d'accès aux messages individuels est complètement abscons. On peut alors utiliser le moteur de recherche du Finder pour retrouver le fichier du message en tapant par exemple un mot-clef de son texte.

Cependant, lorsqu'on retrouve et restaure ce fichier dans son dossier d'origine, Outlook ne le réaffiche pas avec les autres mails. Et ce, même après une reconstruction de sa base. Et si l'on double clique ce fichier de message, en espérant l'ouvrir dans Outlook, ce dernier s'y refuse avec un message d'erreur.

La solution est alors de restaurer le dossier Données Utilisateur Microsoft dans son intégralité ou tout au moins l'un de ses principaux sous-dossiers.



Mai 2013