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Test de Word 2011

par Vincent Absous le 12.11.2010 à 10:16
Ainsi fait, le système des onglets et du ruban est astucieux et permet, parce qu’il est assez logique dans son fonctionnement, de mieux s’y retrouver dans la jungle des fonctionnalités qu’offre un logiciel comme Word. Si l’on travaille sur du texte, l’onglet Accueil offre tout ce qu’il faut le plus souvent : formatage des polices, des paragraphes, choix des styles (avec un aperçu qui permet d’avoir une idée immédiate de l’effet rendu) et des thèmes. Plus besoin de fouiller dans les menus ou de déplier les rubriques de la palette, tout est là à portée de souris. Le bonheur pour qui, sur un écran modeste, a pesté de devoir déployer, onglet après onglet, la boîte à outils pour se retrouver à l’étroit avec des outils invisibles faute de place ! La Boîte à outils de Word 2008 n’a pour autant pas disparu. Elle est toujours là, mais si elle donne encore accès aux outils de référence, à l’Album, aux Citations ou encore au rapport de compatibilité, pour ce qui est du formatage, elle donne désormais uniquement accès aux styles courants. Du coup, on ne la convoque plus vraiment. Pour autant, le système du ruban n’est peut-être pas l’idéal pour qui travaille sur un « petit » écran et les utilisateurs de MacBook Air 11 pouces le replieront peut-être d’un simple clic.


S’ils ne le font pas, et c’est là un dernier élément important concernant cette interface, ils passeront peut-être en plein écran. Si Word 2008 offrait déjà un mode ainsi nommé, cela n’avait rien, dans les faits, d’un vrai plein écran. Tout juste ce mode-là faisait-il le ménage en escamotant barre d’outils et palette de mise en forme. Avec Word 2011, comme dans Pages, l’utilisateur peut se concentrer sur sa page : d’un clic sur la petite icône en bas à gauche et tout disparaît sinon la page elle-même et quelques commandes essentielles, le tout s’affichant sur un fond noir par défaut qu’on peut modifier pour égayer un peu la vie.


À noter que le plein écran de Word 2011 offre deux modes distincts : un mode Écrire et un mode Lire. Dans ce dernier cas, c’est toute la page qui s’affiche (on peut aussi en afficher deux côte à côte), avec les commentaires le cas échéant. On passe alors d’une page à une autre en cliquant sur les vignettes latérales ou en jouant de la souris ou du trackpad, le tout dans un effet à la Time Machine (merci Core Animation).


Écrire avec Word 2011
Comme c’était le cas déjà dans Word 2008, travailler avec Word 2011 peut se faire dans différents environnements selon le type de document qu’on veut réaliser. Outre le mode plein écran qu’on vient de voir, on retrouve le mode Page, répondant au principe du fameux WYSIWYG (What You See Is What You Get, ce que vous voyez est ce que vous obtiendrez), propre au traitement de texte, le mode Brouillon, qui permet de taper du texte au kilomètre sans se préoccuper, pour le moment de sa mise en forme, le mode Plan, qui permet, lui, de travailler un document structuré logiquement, le mode Bloc-Notes où l’on « jette sur le papier » idées, notes, objets divers (sons, images, etc.) et le mode Publication qui permet, à l’instar de Pages par exemple, de mettre en page des compositions plus évoluées associant textes et images notamment. Encore une fois, Word se veut polyvalent.


Pour cette version, Microsoft n’a rien ajouté de spectaculaire à son logiciel vedette. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien de nouveau. Loin s’en faut. Word 2011 propose diverses améliorations qui facilitent la vie de l’utilisateur.

La bibliothèque de projets est devenue « Bibliothèque de documents Word ». Le principe est le même : à l’ouverture du logiciel, l’utilisateur accède à une série de modèles de documents qu’il peut utiliser et modifier pour ses propres compositions, modèles qui sont classés et qui s’avèrent de bonne facture même si, avis personnel, on leur préfère ceux, plus élégants à nos yeux, de Pages. Si ceux qui sont installés avec Word ne suffisent pas, on peut encore en récupérer facilement en ligne, proposés par d’autres utilisateurs. Comme toujours, de toute façon, les modèles sont peut-être plus adaptés à un public américain qu’à un public français, mais il y a de quoi faire.

La bonne idée est certainement de permettre leur personnalisation d’emblée. En effet, le modèle choisi, on peut immédiatement choisir un autre jeu de polices et un autre jeu de couleurs. Le simple fait d’opter pour des polices sans serif donne tout de suite une allure différente au document.

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