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Test de Word 2011

par Vincent Absous le 12.11.2010 à 10:16
Qu’on apprécie ou non son éditeur, toute nouvelle version de Word est un événement. C’est que le traitement de texte de Microsoft demeure, plus de vingt ans après sa première version sur Macintosh, un incontournable de la bureautique. Ce statut particulier, le programme le doit certainement avant tout à sa polyvalence. Si les texteurs et metteurs en page sont relativement nombreux sous Mac OS X (il n’en a pas toujours été ainsi), Word a pour lui des atouts que d’autres n’ont pas : il fait autant office de traitement de texte que de logiciel de P.A.O. légère. Il permet alors de rédiger sa dissertation, son rapport de stage, sa thèse de doctorat, le courrier de son patron, une note de service, de mettre en page le journal d’une association, de préparer l’affiche d’un vide-grenier, etc. À ce titre, il intéresse autant l’enseignant, l’étudiant, la secrétaire que Madame ou Monsieur le particulier. Et on le trouve dans les grandes entreprises comme sur l’ordinateur du fiston.

Aussi, l’arrivée d’une nouvelle version, près de trois ans après un Word 2008 qui n’avait pas fait, à l’usage, l’unanimité sur son nom, est-elle l’objet d’une attention particulière. Disons-le tout de suite : parce qu’il est parvenu à un certain degré de maturité, la nouvelle version du traitement de texte ne révolutionne pas les choses. Rien de plus normal. Si une nouvelle mouture de Pages peut être synonyme de grandes avancées, une énième évolution de Word ne peut pas prétendre à cela. Pour autant, Word 2011 marque une étape importante dans l’histoire du programme.

Une interface revue intelligemment

À première vue, l’interface de Word 2011 ressemble à celle de Word 2008. Mêmes tons gris et bleus, mêmes icônes, même page qui vient s’afficher devant soi. Pourtant, Microsoft a revu la devanture de son logiciel bien plus avant qu’une première impression peut le laisser penser.

Premier constat : Word 2011 pour Mac ressemble désormais beaucoup à Word 2010 pour Windows. Pour qui travaille avec les deux versions du logiciel, il y a là un vrai terrain connu. Et comme l’interface de Word 2010 est plutôt une réussite, celle de Word 2011 est du même tonneau. Plus dense que celle de Word 2008, elle s’avère surtout bien plus pratique à l’usage.


Plusieurs niveaux la composent par défaut. Tout d’abord, une barre d’outils (la version Windows en est d’ailleurs dépourvue) où l’on retrouve l’accès direct aux fonctions essentielles : enregistrement, copier-coller, affichage de telle ou telle palette, accès à l’aide, etc. Les icônes sont plus serrées et pourtant plus lisibles que dans la version précédente.


Au même niveau, Microsoft a eu l’idée, plutôt bonne, de placer une zone de recherche telle qu’on en trouve beaucoup sous Mac OS X. On y accède très vite d’un Command+F et les résultats s’affichent, surlignés, dans le document ou dans une liste d’occurrence à gauche du document. C’est d’ailleurs là que s’effectuent également les opérations de remplacement.



Vient ensuite une série d’onglets qui correspondent aux différentes activités qu’on peut être amené à faire dans un document (tableaux, graphique, insertion de divers objets, etc.). Chacun de ces onglets déroule un « ruban » où l’utilisateur retrouve les commandes essentielles qui vont lui permettre de travailler. Ce ruban, apparu dans la version 2008, est désormais le lieu où tout, ou presque, se passe. L’onglet Accueil reprend les principales fonctions de formatage du texte. Ces dernières ont donc quitté la palette flottante où elles avaient été logées dans Word 2008 pour revenir au dessus du texte qu’on saisit. L’onglet Disposition donne accès à tout ce qui concerne le document en soi (taille, format de papier, orientation de la page, du texte, nombre de colonnes, numérotation des lignes, arrière-plan entre autres fonctions de base. L’onglet Éléments de document permet de travailler sur différents aspects : insertion de pages, de tables des matières, de notes de bas de page ou de fin, de bibliographie, etc. C’est là qu’on trouvera l’inévitable WordArt (increvable, toujours kitsch dans ses résultats), et l’indispensable éditeur d’équations pour matheux et scientifiques. L’onglet Tableaux devrait pouvoir se passer de commentaires. Tout comme l’onglet Graphiques. SmartArt permet pour sa part d’intégrer des organigrammes, des diagrammes dans un document. L’onglet Révision, enfin, gère tout ce qui a trait au travail à plusieurs sur un même document. Le ruban s’adapte intelligemment. Un clic sur un tableau et c’est l’onglet idoine qui se déploie.

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