Test du MacBook Air 11" (1,4 GHz, 2010)
par Anthony Nelzin le 27.10.2010 à 15:00
La rumeur a un peu éventé la surprise, mais qu'importe : le MacBook Air 11" est certainement une des machines les plus intrigantes qu'ait conçues Apple ces dernières années. À mi-chemin entre l'iPad et le MacBook/Pro, n'est-il qu'un simple netbook ? Son écran, son clavier, son trackpad, son autonomie, ses performances, sa finition (et son prix diront les mauvaises langues) le placent à des années-lumières de cette catégorie. Est-il pourtant meilleur qu'un iPad ou qu'un MacBook/Pro sur certains points ?
MacBook Air 11" : tout est plus petit, même le prix
Écran d'une diagonale de 11,6", clavier affleurant : ce MacBook Air rappelle beaucoup le PowerBook 12", dont il est le lointain descendant. Malgré cette prestigieuse ascendance, il est plus facilement comparé aux netbooks, ces petits ordinateurs pas chers, mais « bons à rien » selon Steve Jobs. D’après Apple, il emprunte beaucoup à l'iPad, mais ce faisant, il perd aussi des spécificités propres à son prédécesseur, au risque de presque ruiner le concept avant même le déballage de la machine. Pari risqué donc, mais ce pari est-il réussi ?
Le tour de la machine est vite fait : le MacBook Air 11" abandonne les rondeurs de la précédente génération au profit d'un profil plus anguleux, tranchant même sur le bord le plus fin. Ce bord, justement, ne mesure que 3 mm, le bord le plus épais mesurant 1,7 cm : Apple a passé un nouveau coup de rabot sur son portable, qui gagne jusqu'à 2 mm d'épaisseur. Le MacBook Air avait été le premier portable d'Apple monocorps, et ce nouveau modèle pousse le concept un peu plus loin en étant entièrement monocorps, capot de l'écran compris : malgré cette finesse, le MBA fait solide, notamment au niveau de la charnière, qui ressemble à celle des MacBook Pro, et inspire infiniment plus confiance que celle des modèles précédents. L'ensemble semble même assez dense, malgré le poids plume de 1060 grammes : le MacBook Air une sorte de feuille A4 (29,95 cm x 19,2 cm) un peu lourde qui cacherait un ordinateur.
Légèrement biseautés, les maigres flancs de cette machine abritent côté gauche une prise MagSafe, un port USB, une prise casque et un microphone, côté droit un port mini DisplayPort et un deuxième port USB. Les ports USB sont trop proches des autres prises : même inversé, le MagSafe obstrue partiellement le port USB de gauche, et il ne faut pas espérer brancher un écran et un lecteur de carte SD. Si ce point peut se comprendre, on se demande quelle mouche a bien pu piquer Apple pour qu'elle se décide à priver son MacBook Air d'une entrée audio ! Le MacBook utilise lui aussi une seule prise jack, mais celle-ci sert à la fois d'entrée et de sortie audio. Si vous envisagiez de glisser un MacBook Air dans la poche avant de votre étui à guitare, vous repasserez, sauf à utiliser une carte son USB autoalimentée. On peut cependant (et heureusement) brancher un micro-casque d'iPhone ou un micro-casque compatible, qui active un curieux « Port d'entrée microphone », et qui permettra tout de même d'utiliser FaceTime, iChat ou Skype. Cette limitation est tout simplement incompréhensible et injustifiable, économie de bout de chandelle plus qu'une économie d'espace. Le microphone est, comme toujours, anecdotique, mais bien suffisant pour la conférence audio/vidéo.
Une fois le MacBook Air ouvert, on se retrouve en terrain connu : un écran un peu perdu autour d'un cadre gris acier un peu trop épais, une webcam, un clavier, un trackpad. Il est pourtant facile de jouer au jeu des 7 erreurs. L'écran d'abord : Apple abandonne son traditionnel format 16⁄10 au profit d'un format 16⁄9 qui étire encore un peu plus l'écran. La dalle possède une définition de 1366x768 : un œil avisé aura de suite reconnu la définition standard d'un écran 13" au format 16⁄9 : c'est toute l'astuce d'Apple, qui fait passer ce 11" pour un 13", et procure un très bon confort d'affichage. Il faut cependant que vous soyez conscient du fait que l'interface de Mac OS X n'étant pas encore indépendante de la résolution, les éléments seront un peu plus petits : selon vos préférences, vous adorerez ou bien détesterez cette montée en définition et donc en résolution, offrant des textes clairs, nets, définis. Malgré nos mauvais yeux, nous avons beaucoup aimé cette dalle, dont les couleurs riches et saturées ne sont pas franchement fidèles, mais indéniablement flatteuses. Le contraste de cette dalle est très bon, et participe au confort global.
En extérieur, la luminosité se révèle plutôt bonne : c'est certainement le premier portable Apple qui nous convainc sur ce plan, offrant par défaut une luminosité ni trop agressive ni trop faible. Il s'agit d'une question de préférences personnelles, mais on ne regrette pas la disparition du capteur de luminosité ambiante qui réglait automatiquement la luminosité de l'écran. Contrairement à ceux des MacBook Pro, l'écran du MacBook Air n'est pas recouvert par une vitre : la dalle est certes recouverte d'un film brillant, mais celui-ci l'est moins que sur l'écran du MacBook et reflète assez peu. L'écran du MacBook serait-il équipé de la technologie IPS que l'on serait aux anges : la technologie TN reproduit moins bien les couleurs, mais est moins chère, plus économe, et un poil plus contrastée. Qu'importe : cet écran est un des plus beaux écrans jamais disponibles sur un MacBook pour qui veut écrire, surfer, regarder des photos et des vidéos (ceux qui se serviront de cette machine pour décharger des photos passeront un coup de sonde : les couleurs sont alors plutôt neutres, gardant tout de même une certaine chaleur).
Au-dessus de ce très bon écran pour une machine bureautique et multimédia, on trouve une webcam : la « caméra FaceTime » n'est rien d'autre qu'une iSight renommée, avec la même définition de 640x480, la même reproduction assez neutre en plein jour et très bruitée à la moindre ombre, et le même intérêt en chat vidéo, d'autant plus maintenant que FaceTime est disponible sur Mac. Apple a eu la bonne idée de ne pas centrer la webcam par rapport au cadre, ce qui peut paraître un détail, mais est en fait assez important : tous les propriétaires de MacBook Air savent qu'en ouvrant leur portable, ils mettent le doigt sur la webcam et la salissent. Pas avec cette nouvelle disposition.

Lors de la présentation du premier MacBook Air, Steve Jobs avait largement critiqué les choix de Sony en matière d'ultraportables, de l'écran (11 à 12") au clavier en passant par le processeur — il avait repris les mêmes arguments au sujet des netbooks. Le patron d'Apple s'est-il déjugé ? Non : de la même manière que l'écran 11,6" offre une résolution d'écran 13", le clavier de ce modèle 11" est en tous points comparable avec tous les autres claviers Apple, de celui des MacBook Pro au modèle compact fourni avec l'iMac. À la manière du PowerBook 12", le clavier du MacBook Air 11" s'étale sur toute la largeur disponible, au point que l'on suspecte Apple d'avoir choisi un écran 16⁄9 pour profiter de quelques millimètres de largeur supplémentaires. Les touches lettrées et chiffrées sont donc de la même taille que sur un clavier normal : la frappe est ferme et précise, caractéristique de ce type de clavier. Apple a par contre légèrement aplati la dernière rangée de touches, et considérablement rogné les touches de fonction, un choix qui n'a que peu de conséquences pratiques.
Il faut d'ailleurs s'arrêter sur les touches de fonction : on s'amusera toujours autant de la présence d'une touche d'éjection sur un ordinateur dépourvu de lecteur (même si elle sert dans quelques raccourcis et permet d'éjecter un disque distant), un peu moins de l'absence des touches de réglage du rétro-éclairage. C'est bien simple : il a disparu et est désormais réservé aux seuls MacBook Pro. Chacun verra midi à sa porte : il ne nous a pas manqué (beaucoup moins que l'entrée son, par exemple), les picots des lettres F et J nous servant à nous replacer (les cours de dactylo ont payé), la luminosité de l'écran étant bien suffisante pour trouver cette satanée touche %. Chez certains, cette absence sera pourtant rédhibitoire : il faudra peser le pour et le contre, et peut-être accepter de sacrifier ce rétro-éclairage pour gagner en portabilité. Enfin, le trackpad est un peu plus petit que sur les autres MacBook/Pro, mais adopte un format trapu qui correspond à celui de l'écran 16⁄9. Toujours aussi confortable, réactif et pratique, ce trackpad multitouch dont vous connaissez désormais bien le fonctionnement possède un clic distinctif dont le son sourd rappelle celui des premiers MacBook Pro et étonne sur un ordinateur aussi compact.
MacBook Air 11" : tout est plus petit, même le prix
Écran d'une diagonale de 11,6", clavier affleurant : ce MacBook Air rappelle beaucoup le PowerBook 12", dont il est le lointain descendant. Malgré cette prestigieuse ascendance, il est plus facilement comparé aux netbooks, ces petits ordinateurs pas chers, mais « bons à rien » selon Steve Jobs. D’après Apple, il emprunte beaucoup à l'iPad, mais ce faisant, il perd aussi des spécificités propres à son prédécesseur, au risque de presque ruiner le concept avant même le déballage de la machine. Pari risqué donc, mais ce pari est-il réussi ?
Le tour de la machine est vite fait : le MacBook Air 11" abandonne les rondeurs de la précédente génération au profit d'un profil plus anguleux, tranchant même sur le bord le plus fin. Ce bord, justement, ne mesure que 3 mm, le bord le plus épais mesurant 1,7 cm : Apple a passé un nouveau coup de rabot sur son portable, qui gagne jusqu'à 2 mm d'épaisseur. Le MacBook Air avait été le premier portable d'Apple monocorps, et ce nouveau modèle pousse le concept un peu plus loin en étant entièrement monocorps, capot de l'écran compris : malgré cette finesse, le MBA fait solide, notamment au niveau de la charnière, qui ressemble à celle des MacBook Pro, et inspire infiniment plus confiance que celle des modèles précédents. L'ensemble semble même assez dense, malgré le poids plume de 1060 grammes : le MacBook Air une sorte de feuille A4 (29,95 cm x 19,2 cm) un peu lourde qui cacherait un ordinateur.
Légèrement biseautés, les maigres flancs de cette machine abritent côté gauche une prise MagSafe, un port USB, une prise casque et un microphone, côté droit un port mini DisplayPort et un deuxième port USB. Les ports USB sont trop proches des autres prises : même inversé, le MagSafe obstrue partiellement le port USB de gauche, et il ne faut pas espérer brancher un écran et un lecteur de carte SD. Si ce point peut se comprendre, on se demande quelle mouche a bien pu piquer Apple pour qu'elle se décide à priver son MacBook Air d'une entrée audio ! Le MacBook utilise lui aussi une seule prise jack, mais celle-ci sert à la fois d'entrée et de sortie audio. Si vous envisagiez de glisser un MacBook Air dans la poche avant de votre étui à guitare, vous repasserez, sauf à utiliser une carte son USB autoalimentée. On peut cependant (et heureusement) brancher un micro-casque d'iPhone ou un micro-casque compatible, qui active un curieux « Port d'entrée microphone », et qui permettra tout de même d'utiliser FaceTime, iChat ou Skype. Cette limitation est tout simplement incompréhensible et injustifiable, économie de bout de chandelle plus qu'une économie d'espace. Le microphone est, comme toujours, anecdotique, mais bien suffisant pour la conférence audio/vidéo.
Une fois le MacBook Air ouvert, on se retrouve en terrain connu : un écran un peu perdu autour d'un cadre gris acier un peu trop épais, une webcam, un clavier, un trackpad. Il est pourtant facile de jouer au jeu des 7 erreurs. L'écran d'abord : Apple abandonne son traditionnel format 16⁄10 au profit d'un format 16⁄9 qui étire encore un peu plus l'écran. La dalle possède une définition de 1366x768 : un œil avisé aura de suite reconnu la définition standard d'un écran 13" au format 16⁄9 : c'est toute l'astuce d'Apple, qui fait passer ce 11" pour un 13", et procure un très bon confort d'affichage. Il faut cependant que vous soyez conscient du fait que l'interface de Mac OS X n'étant pas encore indépendante de la résolution, les éléments seront un peu plus petits : selon vos préférences, vous adorerez ou bien détesterez cette montée en définition et donc en résolution, offrant des textes clairs, nets, définis. Malgré nos mauvais yeux, nous avons beaucoup aimé cette dalle, dont les couleurs riches et saturées ne sont pas franchement fidèles, mais indéniablement flatteuses. Le contraste de cette dalle est très bon, et participe au confort global.
En extérieur, la luminosité se révèle plutôt bonne : c'est certainement le premier portable Apple qui nous convainc sur ce plan, offrant par défaut une luminosité ni trop agressive ni trop faible. Il s'agit d'une question de préférences personnelles, mais on ne regrette pas la disparition du capteur de luminosité ambiante qui réglait automatiquement la luminosité de l'écran. Contrairement à ceux des MacBook Pro, l'écran du MacBook Air n'est pas recouvert par une vitre : la dalle est certes recouverte d'un film brillant, mais celui-ci l'est moins que sur l'écran du MacBook et reflète assez peu. L'écran du MacBook serait-il équipé de la technologie IPS que l'on serait aux anges : la technologie TN reproduit moins bien les couleurs, mais est moins chère, plus économe, et un poil plus contrastée. Qu'importe : cet écran est un des plus beaux écrans jamais disponibles sur un MacBook pour qui veut écrire, surfer, regarder des photos et des vidéos (ceux qui se serviront de cette machine pour décharger des photos passeront un coup de sonde : les couleurs sont alors plutôt neutres, gardant tout de même une certaine chaleur).
Au-dessus de ce très bon écran pour une machine bureautique et multimédia, on trouve une webcam : la « caméra FaceTime » n'est rien d'autre qu'une iSight renommée, avec la même définition de 640x480, la même reproduction assez neutre en plein jour et très bruitée à la moindre ombre, et le même intérêt en chat vidéo, d'autant plus maintenant que FaceTime est disponible sur Mac. Apple a eu la bonne idée de ne pas centrer la webcam par rapport au cadre, ce qui peut paraître un détail, mais est en fait assez important : tous les propriétaires de MacBook Air savent qu'en ouvrant leur portable, ils mettent le doigt sur la webcam et la salissent. Pas avec cette nouvelle disposition.

La « caméra FaceTime » est légèrement décalée dans l'axe horizontal : une manière de ne pas poser les doigts dessus lors de l'ouverture du MacBook Air.
Lors de la présentation du premier MacBook Air, Steve Jobs avait largement critiqué les choix de Sony en matière d'ultraportables, de l'écran (11 à 12") au clavier en passant par le processeur — il avait repris les mêmes arguments au sujet des netbooks. Le patron d'Apple s'est-il déjugé ? Non : de la même manière que l'écran 11,6" offre une résolution d'écran 13", le clavier de ce modèle 11" est en tous points comparable avec tous les autres claviers Apple, de celui des MacBook Pro au modèle compact fourni avec l'iMac. À la manière du PowerBook 12", le clavier du MacBook Air 11" s'étale sur toute la largeur disponible, au point que l'on suspecte Apple d'avoir choisi un écran 16⁄9 pour profiter de quelques millimètres de largeur supplémentaires. Les touches lettrées et chiffrées sont donc de la même taille que sur un clavier normal : la frappe est ferme et précise, caractéristique de ce type de clavier. Apple a par contre légèrement aplati la dernière rangée de touches, et considérablement rogné les touches de fonction, un choix qui n'a que peu de conséquences pratiques.
Il faut d'ailleurs s'arrêter sur les touches de fonction : on s'amusera toujours autant de la présence d'une touche d'éjection sur un ordinateur dépourvu de lecteur (même si elle sert dans quelques raccourcis et permet d'éjecter un disque distant), un peu moins de l'absence des touches de réglage du rétro-éclairage. C'est bien simple : il a disparu et est désormais réservé aux seuls MacBook Pro. Chacun verra midi à sa porte : il ne nous a pas manqué (beaucoup moins que l'entrée son, par exemple), les picots des lettres F et J nous servant à nous replacer (les cours de dactylo ont payé), la luminosité de l'écran étant bien suffisante pour trouver cette satanée touche %. Chez certains, cette absence sera pourtant rédhibitoire : il faudra peser le pour et le contre, et peut-être accepter de sacrifier ce rétro-éclairage pour gagner en portabilité. Enfin, le trackpad est un peu plus petit que sur les autres MacBook/Pro, mais adopte un format trapu qui correspond à celui de l'écran 16⁄9. Toujours aussi confortable, réactif et pratique, ce trackpad multitouch dont vous connaissez désormais bien le fonctionnement possède un clic distinctif dont le son sourd rappelle celui des premiers MacBook Pro et étonne sur un ordinateur aussi compact.



Mai 2012