Test de l'Eye-Fi Pro
par Anthony Nelzin le 13.10.2010 à 15:42
L'Eye-Fi est une carte SD un peu à part : elle dispose d'une puce WiFi qui permet le transfert des photos de l'appareil à l'ordinateur, sans avoir jamais besoin de sortir la carte de son logement ou de brancher un câble. Mieux : elle permet l'envoi direct vers des services en ligne. Nous avions eu l'occasion de tester une carte Eye-Fi Explore l'an dernier (lire : Test de la carte SD Wi-Fi Eye-Fi). Il lui manquait le support des fichiers RAW, entre autres : c'est un point que règle la Eye-Fi Pro que nous testons aujourd'hui.
Toujours une Eye-Fi Comme ses petites sœurs, l'Eye-Fi Pro est livré avec un adaptateur USB : celui-ci est à la fois beaucoup trop large et beaucoup trop épais, et bloquera des ports à la fois sur les portables et les machines de bureau. L'essentiel de la gamme Apple étant doté d'un lecteur de carte, on y glissera l'Eye-Fi, qui sera parfaitement reconnu.
Les fonctions avancées de l'Eye-Fi s'activent à l'aide de l'Eye-Fi Center, composé d'Eye-Fi Helper, un démon tournant en tâche de fond qui convoque l'Eye-Fi Center proprement dit, une application Adobe AIR simple de prise en mains qui permet de paramétrer la carte. L'Eye-Fi Center requiert la création d'un compte qui listera toutes vos cartes Eye-Fi et qui permet la sécurisation des réglages : malheureusement, le système est parfois capricieux et empêche l'accès aux réglages (pas aux données), un gros point noir.

La première étape est d'indiquer à l'Eye-Fi le réseau Wi-Fi à utiliser : elle peut enregistrer jusqu'à 32 réseaux différents. L'Eye-Fi Pro partage avec l'Eye-Fi Explore sa capacité à se connecter à des réseaux partagés du type SFR WiFi ou Freewifi : il vous suffit de spécifier vos identifiants pour votre Eye-Fi puisse s'y connecter.
La fonction première de cette liaison WiFi est bien évidemment le transfert des images directement de l'appareil vers l'ordinateur, y compris à distance. Cette configuration est idéale en studio, ou même sur le terrain, car elle permet de rapidement prévisualiser ses photos et de les mettre à l'abri comme en mode tethered, sans pour autant avoir un fil à la patte. On peut importer les photos dans un dossier ou dans iPhoto, mais pas dans Aperture par exemple, un comble pour une carte nommée « Pro ».
Il y a heureusement une astuce, du moins pour Aperture : à l'aide d'Automator, créez une action de dossier qui surveille le dossier d'importation Eye-Fi, et ajoutez l'action « Importer des photos ». Cela paraît tellement simple que l'on se demande pourquoi ce n'est pas prévu par défaut. Lightroom possède une fonction similaire de surveillance d'un dossier (
Le fonctionnement est transparent et ne nous a jamais fait défaut, sur des réseaux WiFi 802.11n comme 802.11g moins rapides : on appuie sur le déclencheur, la photo est enregistrée sur la carte (qui est une Classe 6 fabriquée par Lexar, assurant de bons débits même si on a parfois réussi à la saturer lors d'une rafale de 7 images de 18 MP en RAW+JPEG), et aussitôt la photo part vers l'ordinateur. Elle apparaît dans une petite fenêtre affichant un aperçu de la photo et une jauge de progression. Pour des fichiers entre 4 et 10 Mo, le transfert prend moins de dix secondes.
Transfert brut Contrairement aux autres cartes Eye-Fi, l'Eye-Fi Pro permet le transfert de fichiers RAW, ces fichiers bruts de capteur. La majorité des formats sont supportés, du CRW / CR2 (Canon) au NEF (Nikon), en passant par le PTX et PEF (Pentax), le ARW (Sony), le RW2 (Panasonic), et évidemment le DNG (format universel d'Adobe utilisé notamment par Pentax et Leica).
On peut là encore choisir un dossier d'importation, qui peut être différent de celui des JPEG, mais cette fois, il n'y aura pas de petit aperçu avec jauge. Le support du RAW+JPEG relève aussi de la bidouille : comme deux fichiers sont enregistrés sur la carte, ils seront tous deux transférés… si on a bien activé les deux partages. Le transfert d'un fichier RAW est un peu plus long que celui d'un fichier JPEG : il faut dire que les fichiers 18 MP sortant de notre Canon EOS 550D pèsent plus de 25 Mo. Notons que le transfert de vidéo est tout à fait similaire, avec les mêmes contraintes de temps de transfert s'allongeant selon le poids des clips.
Toujours une Eye-Fi Comme ses petites sœurs, l'Eye-Fi Pro est livré avec un adaptateur USB : celui-ci est à la fois beaucoup trop large et beaucoup trop épais, et bloquera des ports à la fois sur les portables et les machines de bureau. L'essentiel de la gamme Apple étant doté d'un lecteur de carte, on y glissera l'Eye-Fi, qui sera parfaitement reconnu.
Les fonctions avancées de l'Eye-Fi s'activent à l'aide de l'Eye-Fi Center, composé d'Eye-Fi Helper, un démon tournant en tâche de fond qui convoque l'Eye-Fi Center proprement dit, une application Adobe AIR simple de prise en mains qui permet de paramétrer la carte. L'Eye-Fi Center requiert la création d'un compte qui listera toutes vos cartes Eye-Fi et qui permet la sécurisation des réglages : malheureusement, le système est parfois capricieux et empêche l'accès aux réglages (pas aux données), un gros point noir.

L'Eye-Fi Helper veille.
La première étape est d'indiquer à l'Eye-Fi le réseau Wi-Fi à utiliser : elle peut enregistrer jusqu'à 32 réseaux différents. L'Eye-Fi Pro partage avec l'Eye-Fi Explore sa capacité à se connecter à des réseaux partagés du type SFR WiFi ou Freewifi : il vous suffit de spécifier vos identifiants pour votre Eye-Fi puisse s'y connecter.
La fonction première de cette liaison WiFi est bien évidemment le transfert des images directement de l'appareil vers l'ordinateur, y compris à distance. Cette configuration est idéale en studio, ou même sur le terrain, car elle permet de rapidement prévisualiser ses photos et de les mettre à l'abri comme en mode tethered, sans pour autant avoir un fil à la patte. On peut importer les photos dans un dossier ou dans iPhoto, mais pas dans Aperture par exemple, un comble pour une carte nommée « Pro ».
Il y a heureusement une astuce, du moins pour Aperture : à l'aide d'Automator, créez une action de dossier qui surveille le dossier d'importation Eye-Fi, et ajoutez l'action « Importer des photos ». Cela paraît tellement simple que l'on se demande pourquoi ce n'est pas prévu par défaut. Lightroom possède une fonction similaire de surveillance d'un dossier (
Fichier > Importation automatique).
Le fonctionnement est transparent et ne nous a jamais fait défaut, sur des réseaux WiFi 802.11n comme 802.11g moins rapides : on appuie sur le déclencheur, la photo est enregistrée sur la carte (qui est une Classe 6 fabriquée par Lexar, assurant de bons débits même si on a parfois réussi à la saturer lors d'une rafale de 7 images de 18 MP en RAW+JPEG), et aussitôt la photo part vers l'ordinateur. Elle apparaît dans une petite fenêtre affichant un aperçu de la photo et une jauge de progression. Pour des fichiers entre 4 et 10 Mo, le transfert prend moins de dix secondes.
Transfert brut Contrairement aux autres cartes Eye-Fi, l'Eye-Fi Pro permet le transfert de fichiers RAW, ces fichiers bruts de capteur. La majorité des formats sont supportés, du CRW / CR2 (Canon) au NEF (Nikon), en passant par le PTX et PEF (Pentax), le ARW (Sony), le RW2 (Panasonic), et évidemment le DNG (format universel d'Adobe utilisé notamment par Pentax et Leica).
On peut là encore choisir un dossier d'importation, qui peut être différent de celui des JPEG, mais cette fois, il n'y aura pas de petit aperçu avec jauge. Le support du RAW+JPEG relève aussi de la bidouille : comme deux fichiers sont enregistrés sur la carte, ils seront tous deux transférés… si on a bien activé les deux partages. Le transfert d'un fichier RAW est un peu plus long que celui d'un fichier JPEG : il faut dire que les fichiers 18 MP sortant de notre Canon EOS 550D pèsent plus de 25 Mo. Notons que le transfert de vidéo est tout à fait similaire, avec les mêmes contraintes de temps de transfert s'allongeant selon le poids des clips.



Mai 2012