logiciel

Test d'Aperture 3

par Anthony Nelzin le 18.03.2010 à 15:47
Importation et organisation : du mieux
La fenêtre d'importation de photos a elle aussi été remaniée : fini les effets et les flèches, place à un panneau plus sobre, et surtout plus fonctionnel.

Il est maintenant possible de définir quels sont les éléments qui constituent ce panneau d'importation, par exemple pour y ajouter le contrôle des mots-clefs, des informations de copyright. Toute la barre latérale du panneau d'importation va dans le sens d'un travail plus séquentiel, et plus automatisé (on peut ainsi appliquer à la volée des préréglages d'image, dont on reparlera plus tard, mais aussi de sauvegarder les images dès l'importation).


Aperture est désormais capable de séparer les images en plusieurs projets définis selon des intervalles temporels (journée, mais aussi semaine ou intervalles de 2 ou 8 heures), même si le plus simple est encore de sélectionner des images et d'utiliser les cases à cocher pour désigner les images à importer. Enfin, Aperture gère désormais mieux la fonction permettant aux reflex d'enregistrer un fichier RAW et un fichier JPG à chaque cliché, et l'on pourra choisir d'importer la paire (avec le JPG comme master, le RAW comme master, ou un master différent pour chaque), ou un des deux seulement.

Il y aussi du mieux dans la manière dont Aperture gère les bibliothèques. S'il était jusque-là parfois ennuyeux de passer d'une bibliothèque à l'autre, Aperture 3 gère désormais cette situation de manière élégante, en permettant de passer d'une photothèque à l'autre par un élément de menu (Fichier > Activer la photothèque), où les plus bibliothèque les plus récentes sont listées. Le nom de la photothèque en cours apparaît clairement dans l'interface pour éviter de se mélanger les pinceaux. Un ajout bienvenu pour une fonction qui faisait défaut à Aperture depuis le début.


Si vous avez l'habitude de travailler sur deux ordinateurs (un en shooting et un au studio par exemple) ou plus, Aperture propose désormais une fonction de fusion et de synchronisation des bibliothèques assez simple. Il suffit de glisser la photothèque que l'on souhaite fusionner dans la fenêtre Aperture d'une photothèque déjà ouverte, et Aperture ajoutera non seulement les clichés manquants à la bibliothèque maîtresse, mais proposera aussi de mettre à jour les fichiers présents dans les deux bibliothèques, mais qui ont été modifiés dans la bibliothèque que l'on importe. Une fonction là encore bienvenue pour accélérer le workflow, même si l'on regrette qu'à l'inverse, il soit toujours aussi difficile de diviser une bibliothèque en bibliothèques plus petites.

Une fois dans la bibliothèque, on remarquera de petits ajustements cosmétiques qui ont une portée pratique. À la manière des événements d'iPhoto, les projets Aperture ont désormais un petit panneau d'informations, permettant de leur ajouter une description et de les localiser, et ils peuvent aussi être regroupés par date ou par dossier.


Enfin, drapeaux et étiquettes font leur apparition, étendant d'autant les possibilités de tri des clichés.

Visages et Lieux : l'influence d'iPhoto
D'iPhoto, justement, Aperture s'inspire en récupérant Visages et Lieux. On connaît bien les deux fonctions : la première permet de reconnaître les personnes présentes sur les photos de manière plus ou moins automatique, et la seconde permet de géolocaliser ses images.

Rien à dire sur la fonction Lieux : bien intégrée au logiciel, elle tire parti des rares modules GPS, parfois intégrés aux appareils (comme le Nikon Coolpix P6000… ou l'iPhone), et permet sinon de placer ses photos à la main sur une carte. Carte fournie par Google Maps, ce qui nécessite une connexion à Internet, mais on se consolera peut-être avec la nouvelle vue "Terrain" qui permet d'apprécier le relief de la zone, mais avec un niveau de zoom un peu trop limité.


La plupart des appareils étant dépourvus d'un module GPS, et le placement à la main étant fastidieux, Aperture permet aussi d'utiliser l'iPhone comme module GPS. Il suffit, pendant une séance photo, de prendre des photos-repères avec l'iPhone (doté d'un GPS depuis le modèle 3G). De retour dans Aperture, on pourra assigner les photos localisées prises avec l'iPhone aux photos importées depuis le reflex, pour retracer l'itinéraire de la prise de vue. Une fonction qui sera certainement appréciée par ceux qui aiment se perdre pour prendre des photos.


Si Lieux est plutôt bien intégré, il en va tout autrement de Visages. Cette fonction ne détonne pas dans le logiciel, permettant une autre forme de navigation, mais elle est lente, archi-lente. D'abord lors du passage d'Aperture 2 vers Aperture 3, qui impose de parcourir toutes les images à la recherche de visages : comptez une nuit pour 10.000 clichés en RAW 10MP. Ensuite dans sa manipulation, qui si elle est identique à celle de la même fonction dans iPhoto, est entâchée de nombreux bogues, recensés dans les forums d'Apple comme dans ceux de MacGeneration. En l'état, et sans même discuter de l'utilité de cette fonction, Visages est donc inutilisable sur Aperture 3 — même si la mise à jour 3.0.1 lui a redonné quelques couleurs.

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