Conversions vidéo : quels utilitaires choisir ?
par Eric Chautrand le 08.02.2010 à 11:41
Le passage à HTML 5, les appareils photo numériques, la sortie de l’iPad, l’iPhone, l’iPod… autant de raisons de disposer des bons outils de traitement de la vidéo. Car avant de mettre ses chefs-d’œuvre personnels en ligne ou dans son mobile multimédia, il est impératif de convertir les sources au bon format et avec le meilleur rapport qualité / encombrement. Plus proches d’un panorama pédagogique que d'un comparatif stricto sensu, les lignes qui suivent proposent de recenser les indispensables freewares / sharewares à conserver à portée de clic.
Il est encore un temps pas si lointain sur Mac où, pour convertir un film d’un format vers un autre, il fallait en passer par un logiciel de montage évolué ou se baser sur QuickTime. Les développeurs d’applications Mac et PC avaient l’obligation de compresser leurs films avec les codecs jouables sur les deux plates-formes - comme le Cinepack - en pestant contre la terrible dégradation infligée à la source. Et QuickTime pour Windows avait toujours un temps de retard sur son homologue Mac, rendant leur tâche peu aisée. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, les versions de QuickTime proposées au téléchargement (7.6) sont identiques jusqu'aux mises à jour et autorisent les mêmes fonctions. On omet volontairement QuickTime X, livrée avec Snow Leopard, dont les possibilités d’édition sont encore limitées. En version dite « Pro » Lecture QuickTime 7.6 demeure très efficace dans ses options d’exportation et reste même la solution lorsqu’aucune autre ne fonctionne. C’est même la seule application de ce panorama à proposer des fonctions d’édition évoluées avant conversion.
QuickTime 7
Pour débloquer les fonctions d’édition et d’exportation de QuickTime 7, il est nécessaire de se délester de 30 € via le site d’Apple pour obtenir un code de déblocage de l’application. Bizarrement, Apple n’a jamais libéré QuickTime de cette contrainte, au grand dam de nombre de possesseurs de Mac !

QuickTime 7.6
On ajoutera éventuellement l’extension MPEG-2 (20 €) pour lire du contenu à ce format (à noter que l’extension est installée automatiquement avec Final Cut Studio…). Ainsi équipé, le Mac peut se vanter de lire la plupart des formats vidéo ou presque ! Mais pour ratisser plus large encore, n’oubliez pas d'ajouter le composant Perian pour la lecture des formats spécifiques Windows (AVI, Video For Windows et WMA en audio, entre autres) et Flip4Mac pour la lecture / exportation des flux Windows Media Video via les applications s’appuyant sur QuickTime Pro. On peut encore remplir le coffre avec le composant DivX (bien que facultatif, car déjà décodé par Perian) de manière à s’assurer la compatibilité avec tous les films qui circulent… Dès lors, QuickTime Player devient une application très performante à utiliser pour la lecture et l’exportation.
Ouverture / acquisition / montage
Lecture QuickTime sait ouvrir à peu près tout ce qui existe en matière de vidéo (et d’audio) hormis les fichiers HDV ou certains fichiers MPEG-2 (malgré l’extension) multiplexés (dont le son AC3 et la vidéo sont mixés sur une seule piste) en provenance de caméras Sony, entre autres. Pour traiter de tels fichiers, il faut faire appel à MPEG StreamClip et/ou HandBrake (voir plus loin), remettant en cause l’utilisation du seul QuickTime pour la conversion vidéo. L’application d’Apple sait ouvrir localement des séquences vidéo / audio situées sur le web (entrée de l’URL via le menu Fichier/Ouvrir une URL), enregistrer du son à partir du micro interne et de la vidéo via l’iSight d’un iMac ou d’un MacBook.

Ouverture d’une séquence en ligne
et préférences caméra de Lecture QuickTime
Côté montage, les fonctions de couper, copier, coller d’une séquence, dans une nouvelle ou une autre vidéo ouverte en parallèle, ne posent aucun problème. Il est même possible d’adapter une bande-son sur la longueur du film ou le contraire (fonctions Ajouter à la séquence et Ajouter à la sélection et mettre à l’échelle du menu Édition). Le montage réalisé est enregistrable tel quel dans une séquence à faire tourner en local (les fichiers originaux doivent être conservés aux mêmes emplacements sur le disque dur) ou dans une nouvelle séquence autonome. C’est ici qu’interviennent les fonctions d’exportation / conversion.
Exportation / conversion
C’est en effet via le dialogue d’exportation que l’utilisateur utilise QuickTime pour convertir d’un format vers un autre. Si la destination est Internet et qu’aucune modification des paramètres de la vidéo n’est nécessaire, il est possible d’exporter via le menu Exporter pour le Web… puis de choisir parmi 3 présélections : iPhone bas et haut débit ou Bureau (la meilleure qualité).

Exportation pour le Web
S’il est impératif de modifier les dimensions de la vidéo ou de choisir le codec de sortie et d'ajuster manuellement les paramètres, il faut en passer par le type d’export puis ses options propres.

Sélection du type d’exportation
On note au passage la richesse des propositions côté vidéo et sa relative pauvreté côté son. Impossible d’exporter en MP3 directement, il faudra d’abord pratiquer un export Son vers AIFF puis utiliser un autre logiciel de conversion, ou iTunes par exemple, pour réaliser cette opération. Après avoir payé 30 € on espérait mieux… Un clic sur Options dans la boîte de dialogue d’export donne accès aux options du codec retenu.

Options du codec retenu
Des menus déroulants facilitent la tâche de l’opérateur concernant la destination finale du média (CD/DVD-ROM, diffusion), la taille d’image ou la fréquence (i/s), mais le laissent décider quant au débit, options du codec en lui-même et images clés.

Choix de la taille cible
Le débutant doit faire avec les options de base et modifier en fonction du résultat obtenu. Après la vidéo, il convient de déterminer le paramétrage du codec audio attribué selon le codec vidéo retenu. Globalement, c’est sur le débit (128 Kbps correspond à la qualité dite CD) qu’il est nécessaire d’agir, toujours en fonction du poids espéré en sortie et du taux de dégradation supporté.

Choix du débit audio
Ne reste plus qu’à valider, déterminer l’emplacement de la future vidéo et attendre…

Conversion vers format Flash (.flv)
Notons que la mode actuelle (à bon escient) veut que l’on exporte le plus souvent en MPEG-4 mais qu’il reste possible d'exploiter d’autres codecs en utilisant Exporter Séquence vers séquence QuickTime. Dans ce cas, l’utilisateur retrouve des codecs comme Animation (parfait pour tout ce qui est graphique, provenant d’illustrations, screencast, etc.), Sorenson vidéo 3 (aujourd’hui supplanté par le MP4) ou n’importe quel autre codec supporté par QuickTime.

Sélection manuelle des codecs vidéo et audio
Tout doit alors être paramètré à la main, tant en audio qu’en vidéo, un avantage certain lorsque l’on sait ce que l’on fait. De plus, par ce biais, Apple offre l’accès à divers filtres et effets spéciaux basiques directement applicables sur la vidéo.

Application d’effets
Au final, Lecture QuickTime avec les options d’exportation / conversion est un outil incontournable dès lors que l’on manipule fréquemment les séquences vidéo. Il permet de plus de se familiariser avec tous les termes liés aux différentes conversions ainsi qu’aux options d’exportation. Un plus pour aborder les autres outils disponibles de ce secteur.
Il est encore un temps pas si lointain sur Mac où, pour convertir un film d’un format vers un autre, il fallait en passer par un logiciel de montage évolué ou se baser sur QuickTime. Les développeurs d’applications Mac et PC avaient l’obligation de compresser leurs films avec les codecs jouables sur les deux plates-formes - comme le Cinepack - en pestant contre la terrible dégradation infligée à la source. Et QuickTime pour Windows avait toujours un temps de retard sur son homologue Mac, rendant leur tâche peu aisée. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, les versions de QuickTime proposées au téléchargement (7.6) sont identiques jusqu'aux mises à jour et autorisent les mêmes fonctions. On omet volontairement QuickTime X, livrée avec Snow Leopard, dont les possibilités d’édition sont encore limitées. En version dite « Pro » Lecture QuickTime 7.6 demeure très efficace dans ses options d’exportation et reste même la solution lorsqu’aucune autre ne fonctionne. C’est même la seule application de ce panorama à proposer des fonctions d’édition évoluées avant conversion.
QuickTime 7
Pour débloquer les fonctions d’édition et d’exportation de QuickTime 7, il est nécessaire de se délester de 30 € via le site d’Apple pour obtenir un code de déblocage de l’application. Bizarrement, Apple n’a jamais libéré QuickTime de cette contrainte, au grand dam de nombre de possesseurs de Mac !

QuickTime 7.6
On ajoutera éventuellement l’extension MPEG-2 (20 €) pour lire du contenu à ce format (à noter que l’extension est installée automatiquement avec Final Cut Studio…). Ainsi équipé, le Mac peut se vanter de lire la plupart des formats vidéo ou presque ! Mais pour ratisser plus large encore, n’oubliez pas d'ajouter le composant Perian pour la lecture des formats spécifiques Windows (AVI, Video For Windows et WMA en audio, entre autres) et Flip4Mac pour la lecture / exportation des flux Windows Media Video via les applications s’appuyant sur QuickTime Pro. On peut encore remplir le coffre avec le composant DivX (bien que facultatif, car déjà décodé par Perian) de manière à s’assurer la compatibilité avec tous les films qui circulent… Dès lors, QuickTime Player devient une application très performante à utiliser pour la lecture et l’exportation.
Ouverture / acquisition / montage
Lecture QuickTime sait ouvrir à peu près tout ce qui existe en matière de vidéo (et d’audio) hormis les fichiers HDV ou certains fichiers MPEG-2 (malgré l’extension) multiplexés (dont le son AC3 et la vidéo sont mixés sur une seule piste) en provenance de caméras Sony, entre autres. Pour traiter de tels fichiers, il faut faire appel à MPEG StreamClip et/ou HandBrake (voir plus loin), remettant en cause l’utilisation du seul QuickTime pour la conversion vidéo. L’application d’Apple sait ouvrir localement des séquences vidéo / audio situées sur le web (entrée de l’URL via le menu Fichier/Ouvrir une URL), enregistrer du son à partir du micro interne et de la vidéo via l’iSight d’un iMac ou d’un MacBook.

Ouverture d’une séquence en ligne
et préférences caméra de Lecture QuickTime
Côté montage, les fonctions de couper, copier, coller d’une séquence, dans une nouvelle ou une autre vidéo ouverte en parallèle, ne posent aucun problème. Il est même possible d’adapter une bande-son sur la longueur du film ou le contraire (fonctions Ajouter à la séquence et Ajouter à la sélection et mettre à l’échelle du menu Édition). Le montage réalisé est enregistrable tel quel dans une séquence à faire tourner en local (les fichiers originaux doivent être conservés aux mêmes emplacements sur le disque dur) ou dans une nouvelle séquence autonome. C’est ici qu’interviennent les fonctions d’exportation / conversion.
Exportation / conversion
C’est en effet via le dialogue d’exportation que l’utilisateur utilise QuickTime pour convertir d’un format vers un autre. Si la destination est Internet et qu’aucune modification des paramètres de la vidéo n’est nécessaire, il est possible d’exporter via le menu Exporter pour le Web… puis de choisir parmi 3 présélections : iPhone bas et haut débit ou Bureau (la meilleure qualité).

Exportation pour le Web
S’il est impératif de modifier les dimensions de la vidéo ou de choisir le codec de sortie et d'ajuster manuellement les paramètres, il faut en passer par le type d’export puis ses options propres.

Sélection du type d’exportation
On note au passage la richesse des propositions côté vidéo et sa relative pauvreté côté son. Impossible d’exporter en MP3 directement, il faudra d’abord pratiquer un export Son vers AIFF puis utiliser un autre logiciel de conversion, ou iTunes par exemple, pour réaliser cette opération. Après avoir payé 30 € on espérait mieux… Un clic sur Options dans la boîte de dialogue d’export donne accès aux options du codec retenu.

Options du codec retenu
Des menus déroulants facilitent la tâche de l’opérateur concernant la destination finale du média (CD/DVD-ROM, diffusion), la taille d’image ou la fréquence (i/s), mais le laissent décider quant au débit, options du codec en lui-même et images clés.

Choix de la taille cible
Le débutant doit faire avec les options de base et modifier en fonction du résultat obtenu. Après la vidéo, il convient de déterminer le paramétrage du codec audio attribué selon le codec vidéo retenu. Globalement, c’est sur le débit (128 Kbps correspond à la qualité dite CD) qu’il est nécessaire d’agir, toujours en fonction du poids espéré en sortie et du taux de dégradation supporté.

Choix du débit audio
Ne reste plus qu’à valider, déterminer l’emplacement de la future vidéo et attendre…

Conversion vers format Flash (.flv)
Notons que la mode actuelle (à bon escient) veut que l’on exporte le plus souvent en MPEG-4 mais qu’il reste possible d'exploiter d’autres codecs en utilisant Exporter Séquence vers séquence QuickTime. Dans ce cas, l’utilisateur retrouve des codecs comme Animation (parfait pour tout ce qui est graphique, provenant d’illustrations, screencast, etc.), Sorenson vidéo 3 (aujourd’hui supplanté par le MP4) ou n’importe quel autre codec supporté par QuickTime.

Sélection manuelle des codecs vidéo et audio
Tout doit alors être paramètré à la main, tant en audio qu’en vidéo, un avantage certain lorsque l’on sait ce que l’on fait. De plus, par ce biais, Apple offre l’accès à divers filtres et effets spéciaux basiques directement applicables sur la vidéo.

Application d’effets
Au final, Lecture QuickTime avec les options d’exportation / conversion est un outil incontournable dès lors que l’on manipule fréquemment les séquences vidéo. Il permet de plus de se familiariser avec tous les termes liés aux différentes conversions ainsi qu’aux options d’exportation. Un plus pour aborder les autres outils disponibles de ce secteur.



Juillet 2010