Test de MainStage 2
par Eric Chautrand le 21.01.2010 à 09:05
MainStage 2, application comprise dans la suite Logic Studio, répond aux besoins des musiciens qui souhaitent exploiter sur scène ou en conditions Live, le potentiel des bibliothèques de sons et d’effets fournis avec Logic Pro (voir notre test de Logic Pro 9). L’idée est séduisante d’autant qu’elle est gratuite, si l’on considère qu’elle est offerte aux utilisateurs de Logic. Cette version 2 se voit remaniée sur le fond plus que sur la forme en conservant une interface à géométrie variable, agréable et ergonomique. Presque unique en son genre pour les joueurs de clavier, MainStage 2 doit en revanche progresser pour égaler les nombreux simulateurs de sons de guitare du marché.
Nous passerons la (longue) phase d’installation de la suite Logic Studio largement décrite lors du test de Logic Pro 9. MainStage 2 se présente donc comme une application à part entière située dans le dossier éponyme du Mac. Avant de la lancer, il convient d’installer une carte son disposant d’entrées micro chant / guitare si tel est le but d’utilisation de MainStage 2. Un joueur de clavier peut éventuellement utiliser directement l’interface MIDI USB de son instrument et les sorties audio du Mac qu’il branchera sur le système d’amplification de son choix. Reste qu’une carte son externe demeure le meilleur choix, tant par ses qualités audio souvent supérieures à celles du Mac que par la souplesse qu’elle procure en studio ou home studio lors de prises instrumentales diverses.
Au premier lancement de MainStage 2, un scan des plug-ins installés sur la machine de l’utilisateur est effectué. Ceux-ci pourront être utilisés ultérieurement dans la personnalisation et l’édition d’un son, au besoin. Dès la fin des opérations, un sélecteur de tâches apparaît

Le sélecteur de tâches
Keyboards pour la construction d’un instrument type clavier, Guitar Rigs, des combinaisons amplificateurs/pédales d’effets, Vocals, un environnement d’effets dédiés voix avec piste d’accompagnement disponible, Drums, un ensemble de 16 pads programmables pour déclencher des sons de batterie / percussions et Mixers, une table de mixage 8 pistes disponibles pour le mixage et l’édition d’un titre complet. Les présélections d’instruments utilisées dans MainStage 2 prennent le nom de "concerts". Les concerts récents sont appelés à partir de la dernière rubrique du sélecteur de tâches en sachant que via les préférences du programme, il est possible de charger le dernier concert utilisé. Après sélection de l’un d’eux, il convient d’aller directement régler les préférences générales et plus particulièrement celles consacrées aux diverses interfaces à utiliser.

Ajustement des préférences audio
Audio permet de spécifier l’interface d’entrée et de sortie, les deux pouvant être différentes selon le cas. En effet, rien n’empêche d’employer la carte son externe pour adapter le signal de son instrument puis d’utiliser les sorties intégrées du Mac que l’on branche alors sur la console de mixage de la scène. Le réglage de la latence s’effectue dans le menu déroulant en regard de Taille du buffer d’E/S. D’une manière générale, celle-ci doit se situer dans une valeur inférieure à 10 ms afin de ne pas gêner l’exécutant. Au-delà, le risque d’entendre un décalage, entre la note jouée et entendue, est présent et pénible à endurer, à la longue. L’onglet MIDI est dédié à la désignation de l’interface de commande qui peut être, soit le clavier du musicien, soit le pédalier du guitariste, indispensable pour modifier ou appeler un concert en situation live. Notez que le modèle GIO d’Apogee est totalement compatible avec MainStage 2 et surtout adapté à l’utilisation de Loopback (voir plus loin). Dès lors, il devient possible de tester le matériel proposé.
Les claviers d’abord
Premier choix des concerts proposés, le concert clavier donne accès à un environnement propice à l’écoute des possibilités de MainStage dans ce genre. La partie gauche de l’interface permet de choisir une catégorie d’instruments (pianos, pianos électriques, orgues, etc.) puis d’en sélectionner un dans la famille retenue pour le jouer immédiatement. En mode Édition, celui qui apparaît par défaut à la sélection du concert, la partie centrale est occupée par la représentation graphique de l’instrument choisi. Un certain nombre de paramètres sont accessibles en temps réel dans la partie supérieure. Ceux-ci sont affectés et ajustés selon le patch choisi dans la colonne de la partie centrale. Un son peut être simple (un piano), composé de plusieurs sons en couches accessibles sur toute l’étendue du clavier et selon une plage de dynamique (piano + cordes selon la force d’appui sur les touches pour entendre les cordes) ou splittée, un instrument s’étend uniquement sur une plage de notes (basse + piano).

Un son composé de 3 couches d’instruments
C’est via les tranches de console situées à la droite de l’interface que le musicien établit les différents volumes de chaque instrument, gère le niveau de vélocité qui permettra le déclenchement, ajoute et dose des effets complémentaires en insertion (insert) ou en envoi (send) et ajoute au besoin d’autres tranches d’instruments pour compléter la sonorité en cours d’édition. Le musicien familier de Logic Pro 9 n’aura aucun mal à appréhender ce fonctionnement, les tranches de consoles y étant directement empruntées. Les autres non plus finalement, une fois le procédé assimilé, MainStage 2 se révèle intuitif à l’usage. Côté son, le musicien peut difficilement faire la fine bouche devant les choix qui lui sont proposés. Toute la puissance de l’EXS24, le nombre impressionnant de présélections en tout genre, les effets intégrés et les possibilités infinies d’empilages de sons permettent de réellement utiliser MainStage 2 comme un expandeur (un synthétiseur sans la partie clavier) à part entière. Yvan Cassar, arrangeur / pianiste pour de nombreux artistes français, fait partie de ceux qui l’utilisent sur scène. Seule crainte, le plantage pur et dur en live, l’un des principaux reproches de la première mouture du logiciel. Pour l’heure et pendant la phase de test (MacBook Pro 2.5 GHz/4Go de RAM), pas de plantage à déplorer. À confirmer par les lecteurs / utilisateurs, certains faisant part de soucis de ce genre dans les commentaires du test de Logic Pro 9.
Nous passerons la (longue) phase d’installation de la suite Logic Studio largement décrite lors du test de Logic Pro 9. MainStage 2 se présente donc comme une application à part entière située dans le dossier éponyme du Mac. Avant de la lancer, il convient d’installer une carte son disposant d’entrées micro chant / guitare si tel est le but d’utilisation de MainStage 2. Un joueur de clavier peut éventuellement utiliser directement l’interface MIDI USB de son instrument et les sorties audio du Mac qu’il branchera sur le système d’amplification de son choix. Reste qu’une carte son externe demeure le meilleur choix, tant par ses qualités audio souvent supérieures à celles du Mac que par la souplesse qu’elle procure en studio ou home studio lors de prises instrumentales diverses.
Au premier lancement de MainStage 2, un scan des plug-ins installés sur la machine de l’utilisateur est effectué. Ceux-ci pourront être utilisés ultérieurement dans la personnalisation et l’édition d’un son, au besoin. Dès la fin des opérations, un sélecteur de tâches apparaît

Le sélecteur de tâches
Keyboards pour la construction d’un instrument type clavier, Guitar Rigs, des combinaisons amplificateurs/pédales d’effets, Vocals, un environnement d’effets dédiés voix avec piste d’accompagnement disponible, Drums, un ensemble de 16 pads programmables pour déclencher des sons de batterie / percussions et Mixers, une table de mixage 8 pistes disponibles pour le mixage et l’édition d’un titre complet. Les présélections d’instruments utilisées dans MainStage 2 prennent le nom de "concerts". Les concerts récents sont appelés à partir de la dernière rubrique du sélecteur de tâches en sachant que via les préférences du programme, il est possible de charger le dernier concert utilisé. Après sélection de l’un d’eux, il convient d’aller directement régler les préférences générales et plus particulièrement celles consacrées aux diverses interfaces à utiliser.

Ajustement des préférences audio
Audio permet de spécifier l’interface d’entrée et de sortie, les deux pouvant être différentes selon le cas. En effet, rien n’empêche d’employer la carte son externe pour adapter le signal de son instrument puis d’utiliser les sorties intégrées du Mac que l’on branche alors sur la console de mixage de la scène. Le réglage de la latence s’effectue dans le menu déroulant en regard de Taille du buffer d’E/S. D’une manière générale, celle-ci doit se situer dans une valeur inférieure à 10 ms afin de ne pas gêner l’exécutant. Au-delà, le risque d’entendre un décalage, entre la note jouée et entendue, est présent et pénible à endurer, à la longue. L’onglet MIDI est dédié à la désignation de l’interface de commande qui peut être, soit le clavier du musicien, soit le pédalier du guitariste, indispensable pour modifier ou appeler un concert en situation live. Notez que le modèle GIO d’Apogee est totalement compatible avec MainStage 2 et surtout adapté à l’utilisation de Loopback (voir plus loin). Dès lors, il devient possible de tester le matériel proposé.
Les claviers d’abord
Premier choix des concerts proposés, le concert clavier donne accès à un environnement propice à l’écoute des possibilités de MainStage dans ce genre. La partie gauche de l’interface permet de choisir une catégorie d’instruments (pianos, pianos électriques, orgues, etc.) puis d’en sélectionner un dans la famille retenue pour le jouer immédiatement. En mode Édition, celui qui apparaît par défaut à la sélection du concert, la partie centrale est occupée par la représentation graphique de l’instrument choisi. Un certain nombre de paramètres sont accessibles en temps réel dans la partie supérieure. Ceux-ci sont affectés et ajustés selon le patch choisi dans la colonne de la partie centrale. Un son peut être simple (un piano), composé de plusieurs sons en couches accessibles sur toute l’étendue du clavier et selon une plage de dynamique (piano + cordes selon la force d’appui sur les touches pour entendre les cordes) ou splittée, un instrument s’étend uniquement sur une plage de notes (basse + piano).

Un son composé de 3 couches d’instruments
C’est via les tranches de console situées à la droite de l’interface que le musicien établit les différents volumes de chaque instrument, gère le niveau de vélocité qui permettra le déclenchement, ajoute et dose des effets complémentaires en insertion (insert) ou en envoi (send) et ajoute au besoin d’autres tranches d’instruments pour compléter la sonorité en cours d’édition. Le musicien familier de Logic Pro 9 n’aura aucun mal à appréhender ce fonctionnement, les tranches de consoles y étant directement empruntées. Les autres non plus finalement, une fois le procédé assimilé, MainStage 2 se révèle intuitif à l’usage. Côté son, le musicien peut difficilement faire la fine bouche devant les choix qui lui sont proposés. Toute la puissance de l’EXS24, le nombre impressionnant de présélections en tout genre, les effets intégrés et les possibilités infinies d’empilages de sons permettent de réellement utiliser MainStage 2 comme un expandeur (un synthétiseur sans la partie clavier) à part entière. Yvan Cassar, arrangeur / pianiste pour de nombreux artistes français, fait partie de ceux qui l’utilisent sur scène. Seule crainte, le plantage pur et dur en live, l’un des principaux reproches de la première mouture du logiciel. Pour l’heure et pendant la phase de test (MacBook Pro 2.5 GHz/4Go de RAM), pas de plantage à déplorer. À confirmer par les lecteurs / utilisateurs, certains faisant part de soucis de ce genre dans les commentaires du test de Logic Pro 9.



Mai 2013
