Test des iMac 27" Quad Core i5 et i7
par Sylvain ALLAIN le 01.12.2009 à 15:14
Il y a quelques jours nous vous proposions le test de l'iMac 27" Core 2 Duo 3.06 GHz. Les aléas de livraison de l'Apple Store réglés, ses deux grands frères Core Quad i5 et Core Quad i7 sont arrivés et ont été confrontés à nos bancs d’essai. Nous les avons soumis à de nombreux tests dans de multiples situations et simulé plusieurs usages. Alors, quatre cœurs processeurs valent-ils, réellement, mieux que deux ? La réponse en détail.

Identiques en tout point…
Après un rapide tour du propriétaire, rien ne distingue esthétiquement les modèles Core 2 Duo des Core Quad. La conception, particulièrement soignée, demeure en tout point identique. L’écran impressionne toujours autant par ses dimensions et la qualité d’affichage reste incontestablement très bonne. Cependant, nous appréhendions quelque peu ce dernier point. Il faut dire que ces derniers jours les critiques à l’encontre de l’écran sont allées bon train (voir les articles Des iMac 27" ont mal à l'écran et Les iMac 27" et les écrans qui sautent).
Tout cela pouvait laisser présager le pire, mais après deux jours d’utilisation nous n’avons rien constaté. Les deux exemplaires en notre possession, sans doute issus de séries plus récentes, n’ont montré aucune faiblesse d’affichage même après plusieurs heures d’un usage intensif. Peut-être que les unités à problèmes ont fait partie des premières séries en mises en production. Il a aussi été fait état de vitres brisées dans un angle alors que le carton de transport ne présentait aucun dommage. Rien non plus de ce côté, mais si l'une de ces machines de test a été achetée directement sur l'Apple Store, l'autre nous a été prêtée par le service de presse d'Apple.
Ou presque…
Comme bien souvent, c’est au cœur des entrailles électroniques des ces iMac "Géants" que les modifications s'avèrent importantes. Le Core 2 Duo E7600 à 3.06 GHz qui équipe en standard le modèle d’entrée de gamme, laisse la place à une puce de la famille des Intel Core i5 (sur le modèle de base) à 2.66 GHz ou, en option, à une version Core i7 Nehalem cadencée à 2,8 GHz.
Nous passons donc d’une architecture bi processeurs à une structure quadri processeurs. Du moins physiquement pour le modèle Quad i5, mais pas dans les faits pour le Core i7. Grâce à la technologie de l’Hyper-Threading, déjà exploitée sur les Mac Pro millésime 2009 (revoir notre test) eux-mêmes équipés de puces Intel Xeon Nehalem EP (les déclinaisons serveurs), cet iMac tout en superlatifs voit ses cœurs doublés (8 Threads). L’adoption par les iMac de processeurs Core i7 permet donc au tout en un de Cupertino de profiter de la fameuse virtualisation des cœurs processeur. Le résultat est plus que probant. Nous l’avons constaté à maintes reprises au travers de nos tests… cependant il est moins impressionnant qu’espéré.
Puissant sur le papier
Doté donc de processeurs quadri cœurs cadencés respectivement à 2.66 et 2.8 GHz qui embarquent une coquette mémoire cache de niveau 3 d’une capacité de 8 Mo (3 Mo pour le modèle Core 2 Duo 3.06 GHz et 6 Mo pour la version Core 2 Duo 3.33 GHz), nos deux protagonistes disposent d’un véloce moteur à calculs. D’autant plus véloce, qu’en sus de pouvoir faire grimper leur mémoire vive à 16 Go (le tarif reste prohibitif actuellement, compter 1260 € sur l'Apple Store), la RAM bénéficie elle aussi de très gros avantages. Tout comme sur les Mac Pro, le fameux FSB (Frontal Side Bus) a disparu au profit d’un contrôleur intégré inspiré de celui des puces Xeon. Il assure des échanges directs entre le CPU et la RAM. Nous le verrons plus loin, les gains sont conséquents à l’image de ceux obtenus sur les machines de la gamme pro.
Outre les nouveaux moteurs, nos belles Ferrari s’appuient aussi sur une puce graphique ATI Radeon HD 4850 (dotée de 512 Mo de VRAM GDDR3) relativement performante - à défaut d’être très puissante - qui permet la majorité des usages : jeu, vidéo, traitement vidéo, prévisualisation 3D etc. On aurait cependant apprécié de pouvoir choisir entre d’autres modèles plus adaptés, voire carrément des modèles pro comme le GeForce Quadro FX. Mais on verse là dans l'utopie ! Un paradoxe d’autant plus marquant que les technologies d’Intel intégrées (l’Hyper-Threading et Turbo Boost) sont particulièrement mises en avant sur les Xeon Nehalem EP des Mac Pro. Bref, vous l’avez compris, ces iMac Quad s’annoncent véloces…
Rappel technologique
Comme nous avons pu le voir, l’iMac Core i7 adopte la technologie l’Hyper-Threading ce qui, pour mémoire et pour simplifier, permet aux cœurs processeur (quatre cœurs par unité processeur, un en l’occurrence) de traiter deux fois plus d’opérations par cycle d’horloge. L’Hyper-Threading va simuler, ou émuler si vous préférez, quatre autres cœurs, mais logiques cette fois. Cette technologie appelée communément aujourd’hui "Virtualisation" permet à Intel de proposer de puces capables de délivrer une puissance de calcul quasi équivalente à un processeur Octo-core de génération précédente. Mais attention, si la virtualisation autorise des gains significatifs, elle ne permet pas d’obtenir les performances d’une puce seulement dotée de cœurs physiques. Les performances sont loin d’être doublées, un aspect qui mérite d’être signalé (lire ci-après).
En revanche, le mode Turbo Boost, présent aussi sur la famille des Core i5, constitue un intérêt tout particulier surtout pour l’iMac Quad 2.66 GHz qui ne jouit pas de l’Hyper-Threading. Doté de quatre cœurs physiques, il arrive très souvent que tous les cœurs ne soient pas actifs ou sollicités par les applications sur Mac OS X. La technologie du Turbo Boost permet aux cœurs inexploités de se désactiver au profit de ceux, ou le cas présent de celui, en activité. S'agissant de cet iMac 2.66 GHz, les quatre cœurs physiques ne sont pas tous appelés par Photoshop CS4. Si un seul cœur travaille (une situation courante) les trois autres seront désactivés tout en incrémentant par palier de 133 MHz la fréquence du cœur actif qui pourra alors atteindre jusqu’à 3.0 GHz, celle du Core i7 3.3 GHz. Ce qui, finalement, est plutôt positif pour le modèle d’entrée de gamme au regard de son grand frère… Ce que nous allons vérifier maintenant.

Identiques en tout point…
Après un rapide tour du propriétaire, rien ne distingue esthétiquement les modèles Core 2 Duo des Core Quad. La conception, particulièrement soignée, demeure en tout point identique. L’écran impressionne toujours autant par ses dimensions et la qualité d’affichage reste incontestablement très bonne. Cependant, nous appréhendions quelque peu ce dernier point. Il faut dire que ces derniers jours les critiques à l’encontre de l’écran sont allées bon train (voir les articles Des iMac 27" ont mal à l'écran et Les iMac 27" et les écrans qui sautent).
Tout cela pouvait laisser présager le pire, mais après deux jours d’utilisation nous n’avons rien constaté. Les deux exemplaires en notre possession, sans doute issus de séries plus récentes, n’ont montré aucune faiblesse d’affichage même après plusieurs heures d’un usage intensif. Peut-être que les unités à problèmes ont fait partie des premières séries en mises en production. Il a aussi été fait état de vitres brisées dans un angle alors que le carton de transport ne présentait aucun dommage. Rien non plus de ce côté, mais si l'une de ces machines de test a été achetée directement sur l'Apple Store, l'autre nous a été prêtée par le service de presse d'Apple.
Ou presque…
Comme bien souvent, c’est au cœur des entrailles électroniques des ces iMac "Géants" que les modifications s'avèrent importantes. Le Core 2 Duo E7600 à 3.06 GHz qui équipe en standard le modèle d’entrée de gamme, laisse la place à une puce de la famille des Intel Core i5 (sur le modèle de base) à 2.66 GHz ou, en option, à une version Core i7 Nehalem cadencée à 2,8 GHz.
Nous passons donc d’une architecture bi processeurs à une structure quadri processeurs. Du moins physiquement pour le modèle Quad i5, mais pas dans les faits pour le Core i7. Grâce à la technologie de l’Hyper-Threading, déjà exploitée sur les Mac Pro millésime 2009 (revoir notre test) eux-mêmes équipés de puces Intel Xeon Nehalem EP (les déclinaisons serveurs), cet iMac tout en superlatifs voit ses cœurs doublés (8 Threads). L’adoption par les iMac de processeurs Core i7 permet donc au tout en un de Cupertino de profiter de la fameuse virtualisation des cœurs processeur. Le résultat est plus que probant. Nous l’avons constaté à maintes reprises au travers de nos tests… cependant il est moins impressionnant qu’espéré.
Puissant sur le papier
Doté donc de processeurs quadri cœurs cadencés respectivement à 2.66 et 2.8 GHz qui embarquent une coquette mémoire cache de niveau 3 d’une capacité de 8 Mo (3 Mo pour le modèle Core 2 Duo 3.06 GHz et 6 Mo pour la version Core 2 Duo 3.33 GHz), nos deux protagonistes disposent d’un véloce moteur à calculs. D’autant plus véloce, qu’en sus de pouvoir faire grimper leur mémoire vive à 16 Go (le tarif reste prohibitif actuellement, compter 1260 € sur l'Apple Store), la RAM bénéficie elle aussi de très gros avantages. Tout comme sur les Mac Pro, le fameux FSB (Frontal Side Bus) a disparu au profit d’un contrôleur intégré inspiré de celui des puces Xeon. Il assure des échanges directs entre le CPU et la RAM. Nous le verrons plus loin, les gains sont conséquents à l’image de ceux obtenus sur les machines de la gamme pro.
Outre les nouveaux moteurs, nos belles Ferrari s’appuient aussi sur une puce graphique ATI Radeon HD 4850 (dotée de 512 Mo de VRAM GDDR3) relativement performante - à défaut d’être très puissante - qui permet la majorité des usages : jeu, vidéo, traitement vidéo, prévisualisation 3D etc. On aurait cependant apprécié de pouvoir choisir entre d’autres modèles plus adaptés, voire carrément des modèles pro comme le GeForce Quadro FX. Mais on verse là dans l'utopie ! Un paradoxe d’autant plus marquant que les technologies d’Intel intégrées (l’Hyper-Threading et Turbo Boost) sont particulièrement mises en avant sur les Xeon Nehalem EP des Mac Pro. Bref, vous l’avez compris, ces iMac Quad s’annoncent véloces…
Rappel technologique
Comme nous avons pu le voir, l’iMac Core i7 adopte la technologie l’Hyper-Threading ce qui, pour mémoire et pour simplifier, permet aux cœurs processeur (quatre cœurs par unité processeur, un en l’occurrence) de traiter deux fois plus d’opérations par cycle d’horloge. L’Hyper-Threading va simuler, ou émuler si vous préférez, quatre autres cœurs, mais logiques cette fois. Cette technologie appelée communément aujourd’hui "Virtualisation" permet à Intel de proposer de puces capables de délivrer une puissance de calcul quasi équivalente à un processeur Octo-core de génération précédente. Mais attention, si la virtualisation autorise des gains significatifs, elle ne permet pas d’obtenir les performances d’une puce seulement dotée de cœurs physiques. Les performances sont loin d’être doublées, un aspect qui mérite d’être signalé (lire ci-après).
En revanche, le mode Turbo Boost, présent aussi sur la famille des Core i5, constitue un intérêt tout particulier surtout pour l’iMac Quad 2.66 GHz qui ne jouit pas de l’Hyper-Threading. Doté de quatre cœurs physiques, il arrive très souvent que tous les cœurs ne soient pas actifs ou sollicités par les applications sur Mac OS X. La technologie du Turbo Boost permet aux cœurs inexploités de se désactiver au profit de ceux, ou le cas présent de celui, en activité. S'agissant de cet iMac 2.66 GHz, les quatre cœurs physiques ne sont pas tous appelés par Photoshop CS4. Si un seul cœur travaille (une situation courante) les trois autres seront désactivés tout en incrémentant par palier de 133 MHz la fréquence du cœur actif qui pourra alors atteindre jusqu’à 3.0 GHz, celle du Core i7 3.3 GHz. Ce qui, finalement, est plutôt positif pour le modèle d’entrée de gamme au regard de son grand frère… Ce que nous allons vérifier maintenant.



Mai 2013