Test de Logic Pro 9
par Eric Chautrand le 20.11.2009 à 11:11
Mise en route
Trois groupes de propositions s’offrent au compositeur / musicien / utilisateur : "Explorer", démarrage sur un projet vide, projet guitaristique ou instrumental. "Composer", selon un style musical (Électronique, Hip-hop, RnB, Rock ou Parolier) et "Produire" (projet multipiste, musique de film, optimisation stéréo avant gravure et configuration pour fonctionnement avec du matériel Digidesign). Un clic sur l’un de ces projets aboutit à l’affichage d’une version optimisée de l’interface en fonction de la tâche à réaliser. Pour aborder les nouveautés de cette suite, nous lançons le projet de démo, fort bien fait au demeurant. Ce qui ne nous empêchera pas de vérifier l’intégralité des fonctions à partir de fichiers réalisés avec cette suite…
Retour sur les bases
Petits rappels à destination des non-spécialistes, la suite Logic Studio est constituée de plusieurs applications dont la principale est Logic Pro 9. Ce type de programme est de plus en plus souvent nommé DAW pour Digital Audio Workstation (station de travail audionumérique) plutôt que séquenceur audio et MIDI, l’ancienne appellation. Mais c’est pareil ! Une DAW permet donc d’enregistrer de l’audio provenant d’un micro chant/instrument ou d’un instrument raccordé, soit aux entrées physiques du Mac (mini jack stéréo peu adapté à cette utilisation) soit aux entrées dédiées d’une interface externe (USB ou FireWire) ou interne (carte PCI). Le signal entrant est alors numérisé (converti d’analogique en numérique / AN ou AD), enregistré et traité par la DAW et retransmis simultanément vers les sorties audio de la carte son (conversion numérique vers analogique / NA ou DA), en temps réel (pour que le chanteur entende sa voix et les autres instruments pendant qu’il chante, par exemple) et en multi pistes (plusieurs musiciens enregistrent en même temps). Vous comprendrez que l’acquisition audio est certainement l’une des disciplines les plus exigeantes qu’un ordinateur ait à traiter.
Le MIDI (pour Musical Instrument Digital Interface) est la technique qui consiste à enregistrer les signaux correspondant aux actions de jeu émanant (le plus souvent) d’un clavier et d’un pianiste. Dans les faits, il s’agit simplement d’un codage qui dit «j’ai enfoncé le do placé au milieu du clavier avec telle force, à telle vitesse et à tel moment». Une séquence complète à ce format ne pèse que quelques dizaines de Ko et sait retracer un arrangement complet à l’aide de tous les instruments qui composent un orchestre. Dans les années 80/90, les données jouées par l’ordinateur étaient reproduites par des synthétiseurs, des expandeurs (la partie électronique d’un synthé sans son clavier) ou des échantillonneurs hardware (les fameux Akai S900/1000/5000).
Aujourd’hui, Logic Pro offre directement au sein de son interface des équivalents logiciels à ces machines, que l’on nomme plus couramment, des instruments virtuels. C’est le Mac qui calcule en temps réel le son qui doit être joué en fonction des données du musicien. Ce sont également ces instruments qui peuvent être joués sur scène, en direct, à l’aide de Mainstage, l’autre application phare de Logic Studio. Et pour faire beau, on ne peut oublier la panoplie d’effets (réverbération, écho, distorsion, chorus, etc.) mise aussi à disposition de l’utilisateur, toujours calculés en temps réel. Le Mac hôte doit être puissant, rapide et fortement doté en RAM pour être à même de faire fonctionner sereinement Logic Studio. Cette partie ne traite que de Logic Pro 9 et Apple recommande un Mac Intel et 2 Go de RAM. Pour notre part, nous avons testé Logic Pro 9 sur un MacBook Pro 2.5 GHz à 4 Go de RAM sur 10.6.2.

Plongée dans l'interface
Ce labo n’a pas pour but de tester l’intégralité des fonctions de Logic Pro 9, elles sont trop nombreuses et surtout, commencent à être bien connues des spécialistes arpentant le web. Néanmoins, pour ceux qui découvrent ce qu’est une DAW, un rapide tour du propriétaire s’impose. Un arrangement est constitué d’un certain nombre de pistes, audio et/ou MIDI, placées verticalement, leur contenu s’affichant au centre de l’interface. Le fait d’en sélectionner une donne accès à un inspecteur de piste, placé verticalement dans la partie latérale gauche de la fenêtre. Cela permet au musicien d’ajuster son volume particulier, éventuellement d’y insérer différents effets, de gérer son routage au sein de la chaîne audio, de commander l’enregistrement, etc.
La partie droite est affichée de manière optionnelle ou masquée pour laisser la place à l’arrangement en cours. Affichée, elle bascule sur Notes (pour un descriptif textuel du titre), Listes divisées en Événement (un éditeur de positionnement d’événements classés selon leur ordre d’apparition), Marqueur (accès direct à certains endroits clé du titre), Tempo (le BPM du morceau et ses éventuelles variations), Altération (la tonalité et la mesure du titre) et Média divisé en Chutier (fichiers audio utilisés dans le titre), Boucles (les Apple Loops classées comme dans GarageBand), Bibliothèque (un accès direct à des préréglages type d’instruments audio) et Navigateur (le moteur de recherche interne).

L’éditeur d’échantillons
L’un des aspects plaisants de Logic Pro est le fait de pouvoir éditer n’importe quel événement, d’un double-clic sur sa représentation au sein de la fenêtre d’arrangement (rectangles colorés nommés parts) avec l’éditeur approprié (échantillon s’il s’agit d’une part audio, clavier pour une part MIDI).

L’éditeur clavier
Cet éditeur n’apparaît pas dans une fenêtre distincte, mais dans une division ajustable de l’interface, laissant ainsi un œil sur ce qui se passe ailleurs. La zone d’édition est aussi accessible en cliquant sur les boutons ad-hoc placés sous la fenêtre d’arrangement. De cet endroit, le musicien commutera à loisir entre Table de mixage, éditeur de partition et Hyper Editor (paramètres généraux du morceau).

La Table de mixage

L’éditeur Hyper Editor

Retour sur les bases
Petits rappels à destination des non-spécialistes, la suite Logic Studio est constituée de plusieurs applications dont la principale est Logic Pro 9. Ce type de programme est de plus en plus souvent nommé DAW pour Digital Audio Workstation (station de travail audionumérique) plutôt que séquenceur audio et MIDI, l’ancienne appellation. Mais c’est pareil ! Une DAW permet donc d’enregistrer de l’audio provenant d’un micro chant/instrument ou d’un instrument raccordé, soit aux entrées physiques du Mac (mini jack stéréo peu adapté à cette utilisation) soit aux entrées dédiées d’une interface externe (USB ou FireWire) ou interne (carte PCI). Le signal entrant est alors numérisé (converti d’analogique en numérique / AN ou AD), enregistré et traité par la DAW et retransmis simultanément vers les sorties audio de la carte son (conversion numérique vers analogique / NA ou DA), en temps réel (pour que le chanteur entende sa voix et les autres instruments pendant qu’il chante, par exemple) et en multi pistes (plusieurs musiciens enregistrent en même temps). Vous comprendrez que l’acquisition audio est certainement l’une des disciplines les plus exigeantes qu’un ordinateur ait à traiter.
Le MIDI (pour Musical Instrument Digital Interface) est la technique qui consiste à enregistrer les signaux correspondant aux actions de jeu émanant (le plus souvent) d’un clavier et d’un pianiste. Dans les faits, il s’agit simplement d’un codage qui dit «j’ai enfoncé le do placé au milieu du clavier avec telle force, à telle vitesse et à tel moment». Une séquence complète à ce format ne pèse que quelques dizaines de Ko et sait retracer un arrangement complet à l’aide de tous les instruments qui composent un orchestre. Dans les années 80/90, les données jouées par l’ordinateur étaient reproduites par des synthétiseurs, des expandeurs (la partie électronique d’un synthé sans son clavier) ou des échantillonneurs hardware (les fameux Akai S900/1000/5000).
Aujourd’hui, Logic Pro offre directement au sein de son interface des équivalents logiciels à ces machines, que l’on nomme plus couramment, des instruments virtuels. C’est le Mac qui calcule en temps réel le son qui doit être joué en fonction des données du musicien. Ce sont également ces instruments qui peuvent être joués sur scène, en direct, à l’aide de Mainstage, l’autre application phare de Logic Studio. Et pour faire beau, on ne peut oublier la panoplie d’effets (réverbération, écho, distorsion, chorus, etc.) mise aussi à disposition de l’utilisateur, toujours calculés en temps réel. Le Mac hôte doit être puissant, rapide et fortement doté en RAM pour être à même de faire fonctionner sereinement Logic Studio. Cette partie ne traite que de Logic Pro 9 et Apple recommande un Mac Intel et 2 Go de RAM. Pour notre part, nous avons testé Logic Pro 9 sur un MacBook Pro 2.5 GHz à 4 Go de RAM sur 10.6.2.

Plongée dans l'interface
Ce labo n’a pas pour but de tester l’intégralité des fonctions de Logic Pro 9, elles sont trop nombreuses et surtout, commencent à être bien connues des spécialistes arpentant le web. Néanmoins, pour ceux qui découvrent ce qu’est une DAW, un rapide tour du propriétaire s’impose. Un arrangement est constitué d’un certain nombre de pistes, audio et/ou MIDI, placées verticalement, leur contenu s’affichant au centre de l’interface. Le fait d’en sélectionner une donne accès à un inspecteur de piste, placé verticalement dans la partie latérale gauche de la fenêtre. Cela permet au musicien d’ajuster son volume particulier, éventuellement d’y insérer différents effets, de gérer son routage au sein de la chaîne audio, de commander l’enregistrement, etc.
La partie droite est affichée de manière optionnelle ou masquée pour laisser la place à l’arrangement en cours. Affichée, elle bascule sur Notes (pour un descriptif textuel du titre), Listes divisées en Événement (un éditeur de positionnement d’événements classés selon leur ordre d’apparition), Marqueur (accès direct à certains endroits clé du titre), Tempo (le BPM du morceau et ses éventuelles variations), Altération (la tonalité et la mesure du titre) et Média divisé en Chutier (fichiers audio utilisés dans le titre), Boucles (les Apple Loops classées comme dans GarageBand), Bibliothèque (un accès direct à des préréglages type d’instruments audio) et Navigateur (le moteur de recherche interne).

L’éditeur d’échantillons
L’un des aspects plaisants de Logic Pro est le fait de pouvoir éditer n’importe quel événement, d’un double-clic sur sa représentation au sein de la fenêtre d’arrangement (rectangles colorés nommés parts) avec l’éditeur approprié (échantillon s’il s’agit d’une part audio, clavier pour une part MIDI).

L’éditeur clavier
Cet éditeur n’apparaît pas dans une fenêtre distincte, mais dans une division ajustable de l’interface, laissant ainsi un œil sur ce qui se passe ailleurs. La zone d’édition est aussi accessible en cliquant sur les boutons ad-hoc placés sous la fenêtre d’arrangement. De cet endroit, le musicien commutera à loisir entre Table de mixage, éditeur de partition et Hyper Editor (paramètres généraux du morceau).

La Table de mixage

L’éditeur Hyper Editor



Mai 2012