Test de Photoshop Elements 8
Elements ?
Photoshop Elements est l’avatar grand public de Photoshop, le logiciel phare de retouche photographique. S’il fait l’impasse sur quelques fonctions de son aîné, comme les masques de fusion ou l’outil Plume, Elements est loin, très loin de démériter, et pourra suffire à tous ceux qui ne gagnent pas leur vie avec leurs images. Si vous n’êtes pas familier avec Photoshop Elements, n'hésitez pas à consulter le test que nous avions consacré à sa précédente version : ce test-ci n’abordera que les nouveautés — et elles sont nombreuses — de ce cru 2009.

Comme à son habitude, Adobe permet de tester Photoshop Elements (PSE) avant de l’acheter. Armez-vous de patience, il vous faudra tout de même télécharger 1,24 Go de données avant de pouvoir installer la version de démonstration (et là comptez un bon quart d’heure). Si vous possédez un Mac à processeur PowerPC, passez votre chemin : PSE ne fonctionne que sur les Mac Intel, et uniquement avec Mac OS X 10.4.11 minimum. La version boîte vous coûtera 99,27 € sur la boutique en ligne d’Adobe, prix qui peut sembler justifié au vu de la puissance de PSE. On notera d’un air amusé (ou consterné, c’est au choix) que la version à télécharger coûte 10 € de plus, et qu’Amazon vous fera économiser 5 € sur l’achat de PSE. Quant à la mise à jour depuis la version 6, elle vous coûtera 82,62 € : l’écart avec la version normale est bien maigre, mais Adobe n’est pas connue pour ses politiques tarifaires logiques et pondérées.
Ce que l’on manque (ou pas) sur Mac
PSE est disponible à la fois sur Mac OS X et sous Windows, mais les deux boîtes renferment un contenu légèrement différent. La version Windows possède en effet un Organiseur pour gérer ses photos, successeur de feu Photoshop Album. Ce logiciel, qui ne dépaysera pas les habitués de Picasa, est dédié à la visualisation et au tri des clichés, à l’ajout de mots-clefs (avec des fonctions plus ou moins utiles comme les collections intelligentes ou le nuage de mots-clefs), et possède une fonction de reconnaissance des visages.

Bridge est peut-être un peu intimidant, mais il est puissant, personnalisable, et inclut Camera Raw.
Toutes choses que sait faire iPhoto, livré avec tous les Mac neufs : Adobe a donc renoncé à porter son Organiseur sur notre plate-forme, et propose en lieu et place son bon vieux Bridge CS4. Pas sûr que l’on y perde au change : si Bridge est austère, il est d’une efficacité à toute épreuve. Alors que l’Organiseur est dédié à la photo et aux vidéos (pour Premiere Elements, auquel nous n’avons pas le droit sur Mac, lire : Elements 8 : détails sur la conférence d'Adobe), Bridge est un véritable complément au Finder. Bien qu’un peu intimidant, il est flexible, avec une interface entièrement personnalisable. Enfin, les amateurs de photographie apprécieront certainement de retrouver le module Camera Raw pour développer les fichiers bruts de capteur de leurs compacts experts, reflex amateurs ou semi-pros.



Mai 2013