Test de MacSpeech Dictate
par Arnauld de La Grandière le 30.09.2009 à 17:14
Un Mac aux ordres
Pour ce qui est du pilotage du Mac, MacSpeech Dictate semble quelque peu inachevé : peu de cohérence entre les commandes ("ouvrir le site web Google" et "aller au signet un", "copier sélection" et "copier du presse-papier"), voire de la traduction littérale ("aller à prochain lien"). Il faut connaître les commandes par cœur au lieu de tenter ce qui semble le plus logique (bien que certaines commandes soient proposées sous plusieurs formulations). En mode dictée, une commande mal interprétée sera consciencieusement écrite par le logiciel.
Heureusement la fenêtre des commandes affiche la liste des celles disponibles de manière contextuelle, mais la pléthore de commandes en rend la navigation difficile (Safari dispose ainsi d'une commande vocale qui permet… d'afficher la licence du navigateur d'Apple !).
On peut filtrer cette liste en tapant un mot susceptible de figurer dans la commande qu'on cherche, mais cela peut s'avérer hasardeux, et rend l'utilisation du logiciel particulièrement frustrante. Vous pouvez également désactiver les commandes qui ne vous servent pas. Cependant après quelques jours d'utilisation, on finit par se fier à quelques commandes qu'on aura retenues. Et lorsqu'on parvient à effectuer une série de tâches sans se heurter à ces problèmes, résolument, c'est magique. On peut naturellement rajouter ses propres commandes ou modifier les commandes existantes, qui sont basées sur AppleScript (en n'oubliant pas qu'Automator permet de créer un AppleScript sans la moindre programmation). En plus des commandes globales, MacSpeech Dictate est livré avec un jeu de commandes pour le Finder, iCal, iChat, Mail, Safari, et TextEdit.
Le fait que la documentation intégrée soit en Anglais (Application Systems le distributeur du logiciel promet une version française à télécharger pour le 15 octobre) n'est pas pour rien dans ce sentiment d'inachevé, d'autant plus que même si vous maîtrisez la langue de Shakespeare, elle ne vous sera pas de grande utilité puisqu'il vous faudra connaître la version française exacte des commandes pour pouvoir les utiliser. Fort heureusement on peut les retrouver en consultant la fenêtre de commande, mais ça n'est pas du plus grand confort pour la prise de contact avec le logiciel.
Pire encore, certaines commandes qu'on peut trouver dans le fichier de bienvenue, bien que correctement reconnues, n'ont pas l'effet escompté : "avancer/reculer de x caractères" déplace le curseur de mot en mot! De même, si on sélectionne tout le texte et qu'on dit "effacer ça", le seul effet est de désélectionner le texte et de placer le curseur au début. Si la sélection du texte entre deux mots spécifiques fonctionne bien, elle n'a cours que sur la première occurrence des mots concernés, ce qui peut rendre l'opération hasardeuse. Lorsqu'un mot est mal interprété, il devient donc très délicat de piloter le Mac à la voix pour aller le corriger, ce qui rend l'utilisation de MacSpeech parfois très frustrante. Mais MacSpeech vous apprend la tempérance : si un quiproquo vous donne l'envie de laisser un juron vous échapper, celui-ci sera invariablement noté par le Mac, ne faisant qu'ajouter à votre énervement…
Moralité, la navigation dans le texte requiert souvent de s'en remettre au clavier ou à la souris, ce qui fera sans doute déchanter les utilisateurs qui comptaient pouvoir contrôler leur Mac intégralement à la voix, comme les personnes en situation de handicap par exemple. Cependant, Application Systems indique avoir collaboré avec l'AFM pour l'élaboration de la version française, et que les testeurs en sont très satisfaits.
Ormis ces petits reproches, on ne peut qu'être impressionné par le résultat lorsque tout se passe bien, en espérant qu'une future mise à jour viendra corriger les quelques griefs qu'on peut avoir concernant les commandes.
Pour ce qui est du pilotage du Mac, MacSpeech Dictate semble quelque peu inachevé : peu de cohérence entre les commandes ("ouvrir le site web Google" et "aller au signet un", "copier sélection" et "copier du presse-papier"), voire de la traduction littérale ("aller à prochain lien"). Il faut connaître les commandes par cœur au lieu de tenter ce qui semble le plus logique (bien que certaines commandes soient proposées sous plusieurs formulations). En mode dictée, une commande mal interprétée sera consciencieusement écrite par le logiciel.
Heureusement la fenêtre des commandes affiche la liste des celles disponibles de manière contextuelle, mais la pléthore de commandes en rend la navigation difficile (Safari dispose ainsi d'une commande vocale qui permet… d'afficher la licence du navigateur d'Apple !).
On peut filtrer cette liste en tapant un mot susceptible de figurer dans la commande qu'on cherche, mais cela peut s'avérer hasardeux, et rend l'utilisation du logiciel particulièrement frustrante. Vous pouvez également désactiver les commandes qui ne vous servent pas. Cependant après quelques jours d'utilisation, on finit par se fier à quelques commandes qu'on aura retenues. Et lorsqu'on parvient à effectuer une série de tâches sans se heurter à ces problèmes, résolument, c'est magique. On peut naturellement rajouter ses propres commandes ou modifier les commandes existantes, qui sont basées sur AppleScript (en n'oubliant pas qu'Automator permet de créer un AppleScript sans la moindre programmation). En plus des commandes globales, MacSpeech Dictate est livré avec un jeu de commandes pour le Finder, iCal, iChat, Mail, Safari, et TextEdit.
Le fait que la documentation intégrée soit en Anglais (Application Systems le distributeur du logiciel promet une version française à télécharger pour le 15 octobre) n'est pas pour rien dans ce sentiment d'inachevé, d'autant plus que même si vous maîtrisez la langue de Shakespeare, elle ne vous sera pas de grande utilité puisqu'il vous faudra connaître la version française exacte des commandes pour pouvoir les utiliser. Fort heureusement on peut les retrouver en consultant la fenêtre de commande, mais ça n'est pas du plus grand confort pour la prise de contact avec le logiciel.
Pire encore, certaines commandes qu'on peut trouver dans le fichier de bienvenue, bien que correctement reconnues, n'ont pas l'effet escompté : "avancer/reculer de x caractères" déplace le curseur de mot en mot! De même, si on sélectionne tout le texte et qu'on dit "effacer ça", le seul effet est de désélectionner le texte et de placer le curseur au début. Si la sélection du texte entre deux mots spécifiques fonctionne bien, elle n'a cours que sur la première occurrence des mots concernés, ce qui peut rendre l'opération hasardeuse. Lorsqu'un mot est mal interprété, il devient donc très délicat de piloter le Mac à la voix pour aller le corriger, ce qui rend l'utilisation de MacSpeech parfois très frustrante. Mais MacSpeech vous apprend la tempérance : si un quiproquo vous donne l'envie de laisser un juron vous échapper, celui-ci sera invariablement noté par le Mac, ne faisant qu'ajouter à votre énervement…
Moralité, la navigation dans le texte requiert souvent de s'en remettre au clavier ou à la souris, ce qui fera sans doute déchanter les utilisateurs qui comptaient pouvoir contrôler leur Mac intégralement à la voix, comme les personnes en situation de handicap par exemple. Cependant, Application Systems indique avoir collaboré avec l'AFM pour l'élaboration de la version française, et que les testeurs en sont très satisfaits.
Ormis ces petits reproches, on ne peut qu'être impressionné par le résultat lorsque tout se passe bien, en espérant qu'une future mise à jour viendra corriger les quelques griefs qu'on peut avoir concernant les commandes.
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Application Systems |
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1 Go de RAM, 2,2 Go d'espace dique, Mac OS X 10.5.6 minimum et processeur Intel, connexion internet pour l'activation du logiciel |
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229 € |
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- Bonne reconnaissance vocale, bien qu'imparfaite - Livré avec un micro-casque pliable - Contrôle du Mac "magique"… quand ça marche |
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- Pas de manuel français à la livraison - Commandes hétéroclites/mal traduites - Parfois frustrant à utiliser (mais c'est le genre qui veut ça) |
Le verdict de MacGeneration
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Février 2012




